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Quelles sont les réglementations sur les stations de lavage automobile ?

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đź’ˇ Ce qu'il faut retenir :
  • Toute station ou aire de lavage automobile est soumise Ă  la rubrique ICPE 2930 selon le volume d'activitĂ© : dĂ©claration en dessous de 150 vĂ©hicules/jour, enregistrement entre 150 et 500, autorisation au-delĂ  de 500.
  • Le rejet des eaux de lavage dans le rĂ©seau public exige une autorisation prĂ©alable de dĂ©versement (article L1331-10 du Code de la santĂ© publique), dĂ©livrĂ©e par la mairie ou le gestionnaire du rĂ©seau d'assainissement.
  • Un sĂ©parateur d'hydrocarbures conforme NF EN 858-1 est obligatoire avant tout rejet ; la classe I garantit une teneur rĂ©siduelle infĂ©rieure Ă  5 mg/L.
  • Le rejet direct en milieu naturel ou vers le rĂ©seau pluvial est interdit sans autorisation environnementale spĂ©cifique et traitement adaptĂ©.
  • Les boues et hydrocarbures extraits du sĂ©parateur sont des dĂ©chets dangereux Ă  Ă©vacuer par prestataire agréé avec traçabilitĂ© (bordereau de suivi, registre).
  • La compatibilitĂ© avec le PLU et l'obtention d'un permis de construire doivent ĂŞtre vĂ©rifiĂ©es avant tout dĂ©marrage de travaux.
  • Les stations poids lourds font l'objet d'exigences renforcĂ©es : sĂ©parateur de capacitĂ© adaptĂ©e, entretien trimestriel et analyses semestrielles selon prescriptions locales.
Devis pour une station de lavage automobile
L'exploitation d'une station de lavage automobile engage des obligations rĂ©glementaires prĂ©cises, articulĂ©es autour de trois piliers : la conformitĂ© des rejets d'eaux usĂ©es, les dĂ©marches administratives liĂ©es Ă  l'implantation et au classement de l'installation, et le respect des règles d'exploitation en continu. Ces exigences dĂ©coulent du Code de l'environnement, du Code de la santĂ© publique et des prescriptions ICPE, auxquelles s'ajoutent les règlements locaux d'assainissement qui varient selon la commune et le mode de rejet retenu. Il convient de se rĂ©fĂ©rer aux rĂ©glementations des stations de lavage automobile applicables au site (assainissement, urbanisme, prescriptions prĂ©fectorales).

Quelles démarches et autorisations pour ouvrir une station de lavage automobile ?

Assurances pour exploiter une station de lavage automobile

L'exploitation d'une station de lavage automobile expose à des risques spécifiques que les contrats génériques ne couvrent pas toujours. Plusieurs garanties doivent être anticipées dès l'ouverture :
  • La ResponsabilitĂ© Civile Professionnelle (RC Pro) couvre les dommages causĂ©s aux vĂ©hicules des clients lors du lavage.
  • L'assurance multirisque professionnelle protège les Ă©quipements, les locaux et l'activitĂ© contre les sinistres courants.
  • Une garantie perte d'exploitation maintient le chiffre d'affaires en cas d'arrĂŞt forcĂ© d'activitĂ©.
  • Une extension responsabilitĂ© environnementale prend en charge les consĂ©quences d'une pollution accidentelle vers les rĂ©seaux ou le milieu naturel.
Certains bailleurs ou collectivités imposent des garanties précises dans les baux ou conventions d'occupation. En cas de non-conformité au régime ICPE applicable, certains assureurs peuvent refuser la prise en charge d'un sinistre survenu pendant cette période.

Règles d'assainissement encadrant le rejet des eaux usées

Conformément à l'article L1331-10 du Code de la santé publique, tout rejet d'eaux usées non domestiques dans le réseau public d'assainissement nécessite une autorisation préalable de déversement. Cette autorisation est délivrée par le maire ou le président de l'établissement public compétent pour la collecte des eaux usées. La demande donne lieu à un arrêté d'autorisation de déversement (AAD) et, lorsque les effluents présentent des caractéristiques particulières, à une convention spéciale de déversement (CSD). Ces documents fixent les valeurs limites admissibles, les obligations de prétraitement, les modalités de contrôle et les responsabilités de chaque partie. Les pièces généralement demandées lors de la demande comprennent :
  • Un descriptif de l'activitĂ© et du process de lavage.
  • Le plan de masse des rĂ©seaux internes et points de rejet.
  • La nature et les caractĂ©ristiques des effluents produits.
  • Les Ă©quipements de prĂ©traitement installĂ©s ou prĂ©vus.
  • La localisation d'un regard d'Ă©chantillonnage permettant les prĂ©lèvements de contrĂ´le.
Les prescriptions varient selon le règlement local d'assainissement. Il convient de contacter le service d'assainissement de la collectivité dès la phase de conception pour anticiper les exigences.
Station

Prétraitements à installer avant rejet des eaux de lavage

Afin de se conformer aux réglementations environnementales, il est obligatoire de mettre en place un dispositif de traitement des eaux usées avant tout rejet. Ce dispositif comprend au minimum :
  • Un dĂ©canteur pour piĂ©ger les particules lourdes.
  • Un dĂ©bourbeur pour retenir les boues et sables en suspension.
  • Un dĂ©shuileur couplĂ© Ă  un filtre Ă  coalescence pour agglomĂ©rer et sĂ©parer les microgouttelettes d'hydrocarbures.
  • Un obturateur automatique Ă  flotteur qui ferme la sortie lorsque la capacitĂ© en hydrocarbures est atteinte, Ă©vitant tout relargage accidentel.
  • Un regard d'Ă©chantillonnage en sortie pour les prĂ©lèvements de contrĂ´le.
  • Une pompe basse pression pour assurer la circulation des effluents vers le rĂ©seau.
Le séparateur doit être conforme à la norme NF EN 858-1/2. La classe I est fréquemment exigée par les services d'assainissement et garantit une concentration résiduelle en hydrocarbures inférieure à 5 mg/L. Le dimensionnement du séparateur repose sur la norme NF EN 858-2, en tenant compte du débit de pointe, des programmes de lavage et de la présence de détergents, qui peuvent émulsifier les hydrocarbures et nécessiter un traitement complémentaire. Les réseaux internes doivent séparer strictement les eaux de lavage des eaux pluviales. Mélanger ces deux flux augmente les volumes à traiter et peut compromettre la conformité des rejets.

DREAL/DRIEAT pour une station de lavage

La DREAL (ou DRIEAT en Île-de-France) constitue l'interlocuteur de référence pour clarifier le statut réglementaire d'une installation avant ouverture. Une consultation en amont permet de vérifier les points suivants :
  • Le rĂ©gime ICPE applicable selon le volume d'activitĂ© prĂ©vu (dĂ©claration, enregistrement ou autorisation).
  • La prĂ©sence Ă©ventuelle d'autres activitĂ©s sur le site (atelier d'entretien, vidange, rĂ©paration) susceptibles de modifier le classement.
  • Les prescriptions techniques locales relatives aux rejets, Ă©quipements de prĂ©traitement et contrĂ´les.
  • L'existence d'une procĂ©dure IOTA si un rejet en milieu naturel est envisagĂ©.
  • Les dĂ©lais d'instruction selon le rĂ©gime identifiĂ© : quelques semaines pour une dĂ©claration, cinq Ă  sept mois pour un enregistrement, douze Ă  dix-huit mois pour une autorisation.
Cette démarche préventive évite les blocages administratifs en cours de chantier et garantit que le dossier déposé en préfecture correspond au bon régime réglementaire.
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Quelles obligations respecter pendant l'exploitation d'une station de lavage ?

Une fois la station en service, la conformité s'appuie sur trois piliers continus : la maîtrise des rejets et du prétraitement, la maintenance des équipements avec traçabilité documentaire, et le respect des contrôles imposés par le service d'assainissement, l'inspection ICPE ou la police de l'eau. Les exigences précises dépendent du régime ICPE retenu et des prescriptions locales inscrites dans l'autorisation ou la convention de déversement.

Interdictions s'appliquant aux hydrocarbures et substances nocives

L'article R211-60 du Code de l'environnement interdit strictement le rejet de substances dangereuses (huiles moteur, hydrocarbures, carburants) dans les eaux souterraines, superficielles ou marines. Les stations de lavage doivent respecter cette interdiction en s'assurant que les effluents transitent intégralement par le séparateur d'hydrocarbures avant tout rejet. La présence de détergents et d'agents moussants dans les eaux de lavage peut provoquer une émulsification des hydrocarbures, rendant leur séparation gravitaire moins efficace. Dans ce cas, les prescriptions du service d'assainissement peuvent exiger un traitement physico-chimique complémentaire. L'obturateur automatique du séparateur joue un rôle de sécurité actif : en cas de surcharge, il ferme la sortie et empêche le relargage accidentel vers le réseau. Des contrôles visuels réguliers permettent de vérifier son bon fonctionnement. Les seuils exacts de rejet sont fixés par l'autorisation de déversement ou la convention, et peuvent varier selon le règlement local.

Quand une station de lavage peut-elle relever de l'ICPE ?

Le classement d'une station de lavage au titre des Installations ClassĂ©es pour la Protection de l'Environnement (ICPE) dĂ©pend de plusieurs critères Ă  Ă©valuer au cas par cas. La rubrique 2930 s'applique aux installations de lavage et nettoyage de vĂ©hicules, avec trois rĂ©gimes distincts selon le volume d'activitĂ© :
  • DĂ©claration (D) pour moins de 150 vĂ©hicules par jour : dĂ©pĂ´t d'un formulaire Cerfa en prĂ©fecture avant ouverture, application de prescriptions gĂ©nĂ©rales, contrĂ´le pĂ©riodique par organisme agréé tous les cinq ans.
  • Enregistrement (E) entre 150 et 500 vĂ©hicules par jour : dossier technique avec consultation du public, instruction de cinq Ă  sept mois, arrĂŞtĂ© de prescriptions.
  • Autorisation (A) au-delĂ  de 500 vĂ©hicules par jour : enquĂŞte publique, Ă©tude d'impact, dĂ©lai de douze Ă  dix-huit mois.
La présence d'une activité complémentaire sur le site peut modifier le classement applicable. Des décisions contradictoires existent sur la portée exacte de la jurisprudence station de lavage selon les configurations. La vérification auprès de la DREAL reste la démarche la plus sûre pour sécuriser le statut réglementaire de l'installation et éviter une exploitation sans régime déclaré, qui engage la responsabilité de l'exploitant et peut conduire à un refus de couverture assurantielle en cas de sinistre.

Quels modes de rejet sont possibles pour une aire de lavage ?

Le choix du mode de rejet conditionne l'ensemble des dĂ©marches administratives et les Ă©quipements Ă  installer. Trois options sont envisageables selon la configuration du site et l'infrastructure disponible. 
  • Rejet au rĂ©seau d'assainissement collectif (eaux usĂ©es non domestiques) : c'est la solution gĂ©nĂ©ralement privilĂ©giĂ©e. Elle requiert une autorisation prĂ©alable de dĂ©versement (article L1331-10 du Code de la santĂ© publique) et peut ĂŞtre accompagnĂ©e d'une convention spĂ©ciale de dĂ©versement fixant les valeurs limites admissibles, les prĂ©traitements obligatoires et les modalitĂ©s d'autosurveillance. Un regard d'Ă©chantillonnage en sortie du sĂ©parateur permet les prĂ©lèvements de contrĂ´le par le service d'assainissement. 
  • Rejet au rĂ©seau industriel : cette option nĂ©cessite une convention de dĂ©versement avec le gestionnaire du rĂ©seau industriel. Les effluents doivent prĂ©alablement passer par le sĂ©parateur d'hydrocarbures et respecter des valeurs limites fixĂ©es dans la convention. La teneur rĂ©siduelle en hydrocarbures ne doit pas dĂ©passer 5 mg/L selon les prescriptions couramment appliquĂ©es.
  • Rejet en milieu naturel ou vers le rĂ©seau pluvial : ces deux modes sont interdits sans autorisation depuis la loi sur l'eau de 1992. Un rejet vers le milieu naturel ou le rĂ©seau pluvial ne peut ĂŞtre envisagĂ© qu'après obtention d'une autorisation environnementale spĂ©cifique relevant de la procĂ©dure IOTA (Installations, Ouvrages, Travaux et ActivitĂ©s), un traitement complet des effluents, et la mise en place d'analyses rĂ©gulières dĂ©montrant le respect des paramètres fixĂ©s par l'autoritĂ© compĂ©tente (DDT(M) ou DREAL selon le cas). 
Les seuils exigés pour un rejet en milieu naturel sont nettement plus stricts : les matières en suspension sont limitées à 100 mg/L, voire à des niveaux inférieurs selon les prescriptions locales. En cas de doute sur le réseau disponible ou sur les conditions d'autorisation, le service d'assainissement de la collectivité et la DREAL constituent les interlocuteurs à consulter avant tout choix définitif.

Quelles obligations de maintenance, d'analyses et de traçabilité prévoir ?

Contrôles et vidanges pour le séparateur d'hydrocarbures

Le séparateur d'hydrocarbures fait l'objet d'un suivi régulier dont les fréquences sont fixées par l'autorisation de déversement, la convention associée ou les prescriptions ICPE. Les opérations attendues sont les suivantes :
  • ContrĂ´le visuel mensuel : vĂ©rification du niveau de boues dans le dĂ©bourbeur et de l'Ă©paisseur de la couche d'hydrocarbures en surface, ainsi que du bon fonctionnement de l'obturateur automatique.
  • VĂ©rification trimestrielle du fonctionnement des organes de sĂ©curitĂ© et du mĂ©dia coalescent, conformĂ©ment aux prĂ©conisations de la norme NF EN 858-1.
  • Vidange semestrielle (ou trimestrielle pour les stations Ă  fort dĂ©bit ou poids lourds) : pompage des boues et des hydrocarbures retenus par prestataire agréé, avec Ă©mission d'un bordereau de suivi des dĂ©chets.
  • Inspection et nettoyage annuels complets du dĂ©bourbeur, du sĂ©parateur et de la canalisation d'Ă©vacuation, avec vĂ©rification de l'ensemble des organes selon la norme NF EN 858-2.
  • Analyses des rejets au regard d'Ă©chantillonnage, gĂ©nĂ©ralement Ă  frĂ©quence annuelle pour les stations VL, par laboratoire accrĂ©ditĂ©, afin de vĂ©rifier la conformitĂ© aux paramètres fixĂ©s dans l'autorisation (hydrocarbures totaux, MES, pH, tempĂ©rature).
L'ensemble des opérations doit être consigné dans un registre d'entretien chronologique, tenu à disposition lors des contrôles du service d'assainissement ou de l'inspection ICPE.

Gestiondes boues et hydrocarbures extraits du traitement

Les boues de débourbeur et les hydrocarbures retenus par le séparateur constituent des déchets dangereux (code 13 05 02* selon la nomenclature déchets). Leur gestion obéit à des règles strictes de traçabilité. Chaque opération d'enlèvement doit être réalisée par un prestataire agréé pour le transport et le traitement des déchets dangereux. Un bordereau de suivi des déchets (BSD) est établi à chaque vidange. La dématérialisation via la plateforme Trackdéchets est obligatoire pour les déchets dangereux. Les documents à conserver sont les suivants :
  • Les bordereaux de suivi des dĂ©chets (BSD), Ă  conserver pendant cinq ans.
  • Le registre chronologique des dĂ©chets, Ă  conserver pendant trois ans minimum.
  • Les factures et bons d'intervention du prestataire de vidange.
  • Les rapports d'analyses des rejets en sortie de sĂ©parateur.
Ces documents doivent être disponibles immédiatement lors d'un contrôle de l'inspection ICPE (DREAL), de la police de l'eau (OFB) ou du service d'assainissement. L'absence de traçabilité peut entraîner une mise en demeure, une astreinte jusqu'à 4 500 € par jour, ou des poursuites pénales pour pollution des eaux.

Quelles règles d'urbanisme, de bruit et d'affichage respecter ?

Autorisations d'urbanisme selon l'implantation de la station

L'implantation d'une station de lavage automobile nĂ©cessite de vĂ©rifier en amont la compatibilitĂ© du terrain avec le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de la commune. Les zones industrielles ou commerciales autorisent gĂ©nĂ©ralement ce type d'activitĂ© ; les zones urbaines mixtes peuvent imposer des conditions particulières ; les zones agricoles ou naturelles excluent en principe ce type de projet. Selon la nature et l'ampleur des travaux, une demande de permis de construire doit ĂŞtre dĂ©posĂ©e en mairie avant tout commencement de chantier. 

Un permis est requis notamment en cas de construction neuve, de modification de bâtiment existant ou de réalisation d'ouvrages de génie civil (cuves enterrées, caniveaux, réseaux séparatifs). Une déclaration préalable de travaux suffit pour des aménagements plus légers selon les seuils réglementaires. Le dossier de permis doit intégrer dès la conception les éléments liés aux eaux usées non domestiques : plan des réseaux internes séparatifs, localisation des ouvrages de prétraitement, point de raccordement et regard d'échantillonnage. Les contraintes de voirie et d'accès (largeur de voie, distance aux intersections, gabarits pour stations PL) doivent également être anticipées.

Limites de bruit et horaires

Les stations de lavage relèvent de la rĂ©glementation sur les bruits de voisinage. Les valeurs d'Ă©mergence maximales admises Ă  la limite de propriĂ©tĂ© d'un tiers sont de +5 dB(A) le jour (7h–22h) et de +3 dB(A) la nuit (22h–7h). Des niveaux maximum Ă  la limite de propriĂ©tĂ© de 70 dB(A) le jour et 60 dB(A) la nuit sont gĂ©nĂ©ralement retenus. Il n'existe pas d'horaires nationaux uniformes pour les stations de lavage. 

Les arrêtés municipaux peuvent fixer des plages horaires d'exploitation, avec des restrictions fréquentes le dimanche et les jours fériés. Avant d'ouvrir une station en zone résidentielle ou péri-urbaine, il convient de vérifier l'existence de tels arrêtés auprès de la mairie. Pour les stations relevant d'un régime ICPE, les prescriptions acoustiques peuvent également être intégrées dans l'arrêté préfectoral, s'ajoutant aux pouvoirs de police du maire.

Obligations d'affichage des prix en station de lavage

Les exploitants de stations de lavage sont tenus d'afficher les prix TTC de l'ensemble des programmes et prestations proposés, de manière lisible et visible par le client avant tout engagement. Les caractères doivent avoir une hauteur minimale de 5 mm et les tarifs doivent être cohérents avec ceux pratiqués aux bornes de paiement. L'absence ou l'insuffisance d'affichage expose l'exploitant à des contrôles de la DGCCRF et à des sanctions pour non-respect des obligations d'information du consommateur. L'affichage des consignes d'utilisation et de sécurité sur les pistes de lavage est également attendu par les prescriptions d'exploitation.

Quelles obligations spécifiques pour une station de lavage poids lourds ?

Une station de lavage poids lourds traite des volumes d'effluents nettement plus importants et des polluants plus concentrés que pour les véhicules légers. Ces caractéristiques justifient des exigences renforcées sur le prétraitement, les analyses et la fréquence de maintenance. Le régime ICPE applicable est plus souvent en enregistrement ou en autorisation, et les prescriptions locales de rejet sont généralement plus strictes.
stations de lavage pour poids-lourds

Exigences de rejet pour le poids lourd

Le rejet des eaux de lavage pour poids lourds et bus doit être orienté vers le réseau d'eau industrielle, distinct du réseau d'eaux usées domestiques. Une convention de déversement est conclue avec le gestionnaire du réseau pour fixer les conditions d'admission. Avant rejet, les eaux subissent un processus de débourbage et de déshuilage via un séparateur d'hydrocarbures de capacité adaptée aux débits générés par le lavage PL. La teneur résiduelle en hydrocarbures ne doit pas dépasser 5 mg/L, conformément aux exigences du séparateur de classe I selon la norme NF EN 858-1. Un regard d'échantillonnage permet les prélèvements par le service compétent. Les réseaux pluviaux et les réseaux de lavage doivent être strictement séparés sur l'ensemble du site pour éviter toute confusion de flux et tout risque de non-conformité.

Rejet en milieu naturel

Le rejet direct des eaux de lavage en milieu naturel est interdit depuis la loi sur l'eau de 1992. Ce type de rejet ne peut être envisagé qu'après l'obtention d'une autorisation environnementale au titre de la procédure IOTA, sur la base d'un dossier technique justifiant le mode de rejet, le traitement mis en place et les mesures d'autosurveillance. Selon les cas, l'autorité instructrice (DDT(M) et/ou services de l'État, avec appui de la DREAL) peut exiger des analyses régulières (MES, hydrocarbures, pH, température, et autres paramètres selon les produits utilisés) ainsi que des valeurs limites spécifiques. En pratique, ces exigences rendent ce scénario nettement plus contraignant que le raccordement à un réseau d'assainissement ou à un réseau industriel, lorsqu'ils sont disponibles.

Limites pH, température et MES selon le type de rejet

La réglementation impose un pH situé entre 5,5 et 8,5, ainsi qu’une température inférieure à 30°C pour les eaux usées rejetées dans le réseau. En termes de matières en suspension, la limite est fixée à 600 mg/L pour l'assainissement public et à 100 mg/L pour un rejet en milieu naturel. Ces valeurs sont souvent reprises comme repères dans des règlements et conventions, mais doivent être confirmées par l’autorisation de déversement, la convention de déversement et/ou les prescriptions locales applicables au site.

Recyclage de l’eau

Pour limiter la consommation d'eau, les stations de lavage pour poids-lourds peuvent être équipées d'un système de recyclage des eaux. Ce dispositif permet de réutiliser entre 75 % et 90 % des eaux traitées, en fonction du niveau de pollution. Le recyclage peut aussi contribuer à la continuité d’exploitation en période de tension sur la ressource (arrêtés préfectoraux sécheresse), sous réserve de respecter les prescriptions locales, la maintenance des équipements et, le cas échéant, des analyses de suivi.

Utilisation de l’eau de pluie sans non-conformité de réseau

Les stations peuvent installer des systèmes de récupération des eaux de pluie pour diminuer la consommation d'eau potable. Pour éviter toute non-conformité, il faut notamment préserver la séparation des réseaux (pluvial vs eaux de lavage), prévoir un stockage adapté et, si nécessaire, une filtration selon l’usage prévu sur site. La récupération d’eau de pluie ne dispense pas des obligations de prétraitement et des prescriptions de rejet applicables aux eaux de lavage.

FAQ

Une aire de lavage doit-elle être raccordée aux eaux usées industrielles ?

Pas nécessairement. Le scénario le plus courant est un raccordement au réseau public d’assainissement (eaux usées non domestiques), sous réserve d’obtenir l’autorisation prévue par l’article L1331-10 du Code de la santé publique et de respecter les prescriptions du service d’assainissement (prétraitements, modalités de contrôle, éventuelle convention spéciale de déversement). Le rejet vers le réseau pluvial ou le milieu naturel reste en principe interdit sans autorisation environnementale spécifique.

Une station de lavage est-elle forcément une ICPE ?

Cela dépend de l’activité exacte (lavage seul, detailing, atelier associé), des caractéristiques du site et des seuils applicables à la rubrique concernée. Pour sécuriser votre situation, il faut identifier les activités présentes, estimer les flux/volumes, vérifier les rubriques potentielles et valider le régime (déclaration, enregistrement, autorisation) auprès de la DREAL/DRIEAT. Dans certains cas, un contrôle périodique par organisme agréé peut aussi s’appliquer selon le régime retenu.

Qu’implique la norme NF EN 858 pour une station de lavage ?

La NF EN 858-1 et la NF EN 858-2 constituent un référentiel technique utilisé pour la conception/dimensionnement et l’exploitation des séparateurs d’hydrocarbures (performances, organes de sécurité, maintenance). En pratique, les prescriptions du service d’assainissement ou les exigences ICPE peuvent demander un séparateur (souvent de classe I) dimensionné selon ce référentiel, avec des justificatifs d’entretien et de fonctionnement.

Que recouvre la jurisprudence sur les stations de lavage ?

La jurisprudence station de lavage peut concerner, selon les dossiers, le classement réglementaire (ICPE/IOTA), les nuisances (bruit, voisinage) ou encore des questions liées à l’exploitation et à l’information du public. Pour limiter les risques, il est recommandé de vérifier le cadre applicable localement (assainissement, urbanisme, arrêtés), de consulter la DREAL/DRIEAT en cas de doute sur le régime, et de conserver des preuves de conformité (entretien, analyses, traçabilité des déchets).
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