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Comment choisir un viscosimètre ?

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đź’ˇ Ce qu'il faut retenir :
  • Le choix d'un viscosimètre repose avant tout sur le type de fluide Ă  analyser : newtonien ou non newtonien, clair ou chargĂ©, de faible ou de forte viscositĂ©.
  • Le viscosimètre rotatif convient Ă  la majoritĂ© des contrĂ´les qualitĂ© et des travaux de R&D pour les fluides non newtoniens (peintures, gels, crèmes, adhĂ©sifs).
  • Le viscosimètre Ă  tube capillaire reste la rĂ©fĂ©rence pour les fluides newtoniens en laboratoire, notamment pour obtenir la viscositĂ© cinĂ©matique.
  • Le viscosimètre Ă  corps vibrant s'impose pour les mesures en continu en conditions industrielles sĂ©vères (haute pression, zone ATEX, forte tempĂ©rature).
  • Toute mesure de viscositĂ© doit documenter la tempĂ©rature, la gĂ©omĂ©trie ou le mobile utilisĂ©, la vitesse de rotation et le temps de stabilisation pour garantir la comparabilitĂ© des rĂ©sultats.
  • Une variation de 1 °C peut entraĂ®ner jusqu'Ă  10 % d'Ă©cart sur la viscositĂ© mesurĂ©e selon les fluides.
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Choisir un viscosimètre adapté nécessite d'identifier en amont le type de fluide à mesurer, le contexte d'utilisation (contrôle qualité, R&D ou mesure en ligne en production) et les exigences de traçabilité ou de conformité normative. Les paramètres à cadrer avant tout achat d'un viscosimètre sont la plage de viscosité attendue, la sensibilité à la température, la dépendance au cisaillement, le volume d'échantillon disponible et le budget alloué.

Combien coûte un viscosimètre ?

Estimation de prix
Entre 1 000 € et 15 000 €
Le prix d'un viscosimètre varie de 1 000 Ă  plus de 15 000 euros selon le modèle et ses options. Un viscosimètre Ă  tube capillaire en verre dĂ©bute autour de 1 500 euros hors taxe. Un viscosimètre rotatif d'entrĂ©e de gamme se situe aux alentours de 1 000 Ă  3 000 euros hors taxe, tandis que les versions numĂ©riques avec capteur de tempĂ©rature intĂ©grĂ© montent Ă  5 000 Ă  7 000 euros. Une version Ă  corps vibrant pour usage industriel dĂ©passe gĂ©nĂ©ralement les 5 000 euros. Les appareils de type Stabinger, capables de mesurer simultanĂ©ment la viscositĂ© dynamique et la densitĂ©, affichent des prix compris entre 10 000 et 15 000 euros hors taxe

Plusieurs facteurs font varier le prix d'un viscosimètre :
  • La prĂ©sence d'un contrĂ´le de tempĂ©rature intĂ©grĂ© (sonde PT100, bain Ă  circulation) augmente le coĂ»t selon le niveau de prĂ©cision thermique requis.
  • Le nombre de mobiles ou de broches fournis avec l'appareil impacte directement le prix ; un kit complet de broches peut reprĂ©senter plusieurs centaines d'euros supplĂ©mentaires.
  • Les exigences normatives (ASTM D2196, ISO 3219, ASTM D4402…) orientent vers des gĂ©omĂ©tries spĂ©cifiques et des appareils certifiĂ©s dont le coĂ»t est plus Ă©levĂ©.
  • Le niveau d'automatisation et de traçabilitĂ© (logiciel d'acquisition, export USB ou RS-232, conformitĂ© 21 CFR Part 11 pour le pharmaceutique) se rĂ©percute sur le tarif final.
  • L'usage process ou industriel (zones ATEX, haute pression, haute tempĂ©rature) requiert des modèles renforcĂ©s nettement plus onĂ©reux qu'un appareil de laboratoire standard.
Types de viscosimètres Estimation de prix
Viscosimètre à tube capillaire À partir de 1 500 euros
Viscosimètre rotationnel Près de 3 000 euros
Viscosimètre à corps vibrant Plus de 5 000 euros
Viscosimètre de grande marque Plus de 8 000 euros
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Dans quels contextes utiliser un viscosimètre en entreprise ?

Le viscosimètre s'utilise dans de nombreux secteurs industriels et de laboratoire pour garantir la conformitĂ© des produits finis et surveiller les procĂ©dĂ©s de fabrication. Les trois contextes d'utilisation principaux sont le contrĂ´le qualitĂ©, la R&D et la mesure en ligne en production.

Cet instrument permet de mesurer la viscosité de produits variés, notamment :
  • les peintures, laques, encres et revĂŞtements de surface
  • les solvants, rĂ©sines et polymères liquides
  • les huiles, les produits pĂ©troliers et les carburants
  • les dĂ©rivĂ©s laitiers, gĂ©latines, chocolats et les produits de brasserie
  • les produits pharmaceutiques sous forme liquide ou semi-solide
  • les cosmĂ©tiques tels que les crèmes, gels corporels et lotions
  • le bĂ©ton fluide et les mortiers en BTP
Pour un fonctionnement fiable d'un viscosimètre, deux paramètres conditionnent la pertinence de chaque mesure. La tempĂ©rature de l'Ă©chantillon doit ĂŞtre stabilisĂ©e avant toute lecture, car une variation de 1 °C peut entraĂ®ner jusqu'Ă  10 % d'Ă©cart sur le rĂ©sultat. Le taux de cisaillement appliquĂ© au fluide doit Ă©galement ĂŞtre documentĂ©, en particulier pour les produits non newtoniens dont la viscositĂ© varie selon la vitesse de dĂ©formation.
viscosimètre rotatif

Quel type de viscosimètre choisir ?

Pour identifier le bon type de viscosimètre, il convient de répondre à quelques questions clés avant de comparer les technologies disponibles :
  • Le fluide est-il newtonien (viscositĂ© stable quelle que soit la vitesse d'Ă©coulement) ou non newtonien (viscositĂ© variable selon le cisaillement) ?
  • Quelle est la plage de viscositĂ© attendue : faible (eau, solvants), moyenne (huiles lĂ©gères, peintures fluides) ou Ă©levĂ©e (gels, pâtes, caoutchouc) ?
  • La mesure de viscositĂ© se rĂ©alise-t-elle en laboratoire ponctuel, en contrĂ´le qualitĂ© sĂ©riĂ© ou en continu sur une ligne de production ?
  • Le fluide est-il exposĂ© Ă  des conditions extrĂŞmes lors de la mesure : haute pression, tempĂ©rature Ă©levĂ©e, zone explosive ?
  • Une norme spĂ©cifique (ASTM D562, ASTM D2196, ISO 3219, ASTM D1646…) impose-t-elle une mĂ©thode ou une gĂ©omĂ©trie particulière ?
  • Quel volume d'Ă©chantillon est disponible, notamment pour des produits coĂ»teux ou disponibles en quantitĂ© limitĂ©e ?
Les réponses à ces questions orientent directement vers une famille technologique.

Le viscosimètre à tube capillaire

Le viscosimètre à tube capillaire mesure la viscosité en calculant le temps d'écoulement d'un volume de liquide à travers un tube de dimensions contrôlées. La mesure se fonde sur la durée que met le fluide à franchir deux repères calibrés, du point A au point B. Le résultat obtenu est la viscosité cinématique, exprimée en mm²/s ou en centistokes (cSt).

Ce type d'appareil convient en priorité aux fluides newtoniens clairs ou peu chargés : solvants, huiles légères, carburants, polymères dilués. Il produit des résultats précis et reproductibles sous réserve d'un contrôle thermique rigoureux. Les familles courantes en laboratoire sont les capillaires Ostwald, Ubbelohde et Cannon-Fenske.

Avantages et limites Ă  retenir :
  • La viscositĂ© cinĂ©matique est obtenue directement, sans nĂ©cessiter de mesure de densitĂ© sĂ©parĂ©e dans les configurations simples.
  • La maĂ®trise de la tempĂ©rature est indispensable : un bain thermostatique est nĂ©cessaire pour tout essai normĂ© (ex. ASTM D445 pour les huiles et carburants).
  • Le capillaire est inadaptĂ© aux fluides non newtoniens : la viscositĂ© mesurĂ©e ne reprĂ©sente qu'un point sans renseigner sur la dĂ©pendance au cisaillement.
  • Les fluides chargĂ©s ou fibreux risquent d'obstruer le capillaire et faussent les mesures.
  • Le nettoyage doit ĂŞtre rigoureux entre chaque essai pour Ă©viter toute contamination croisĂ©e.

Le viscosimètre à chute de bille

Le viscosimètre Ă  chute de bille repose sur le mĂŞme principe temporel que le capillaire : la mesure de viscositĂ© se calcule Ă  partir du temps que met une bille sphĂ©rique Ă  parcourir une distance dĂ©finie Ă  l'intĂ©rieur d'un tube rempli du liquide Ă  analyser. En gĂ©nĂ©ral, trois mesures successives sont retenues pour Ă©tablir un temps moyen de chute. Le rĂ©sultat est une viscositĂ© dynamique, calculĂ©e Ă  partir du temps mesurĂ©, de la diffĂ©rence de densitĂ© entre la bille et le fluide, et d'une constante d'Ă©talonnage propre Ă  l'appareil.

Ce type d'appareil convient principalement aux fluides newtoniens transparents, dans des conditions de laboratoire. Points de vigilance à considérer avant tout achat :
  • La prĂ©sence de bulles d'air dans l'Ă©chantillon perturbe la chute et fausse le rĂ©sultat ; la prĂ©paration de l'Ă©chantillon doit exclure toute aĂ©ration.
  • La tempĂ©rature doit ĂŞtre stabilisĂ©e et identique entre les essais ; un bain thermostatique est recommandĂ© pour les mesures normĂ©es.
  • La densitĂ© de la bille et celle de l'Ă©chantillon doivent ĂŞtre connues pour calculer la viscositĂ© dynamique avec prĂ©cision.
  • La rĂ©pĂ©tabilitĂ© dĂ©pend du protocole opĂ©rateur : un chronomĂ©trage manuel introduit une variabilitĂ© qu'une version automatisĂ©e (capteur inductif) rĂ©duit significativement.

Le viscosimètre à corps chutant

Les viscosimètres à corps chutant mesurent le temps de chute libre d'un corps solide dans le liquide visqueux. Les modèles à bille chutante sont les plus répandus. Ce type d'appareil se destine à l'étude de liquides soumis à de hautes pressions, ce qui en fait une solution spécialisée pour des applications en génie pétrolier, en chimie sous pression ou en recherche sur les fluides purs dans des conditions extrêmes.

Trois critères orientent le choix vers ce type d'appareil :
  • Le fluide est mesurĂ© sous haute pression et les mĂ©thodes Ă  l'air libre ne permettent pas de reproduire les conditions rĂ©elles de process.
  • Les essais s'inscrivent dans un cadre de laboratoire spĂ©cialisĂ© ou de recherche, et non dans un contrĂ´le qualitĂ© de routine.
  • Le fluide est newtonien ou supposĂ© tel dans la gamme de pression et de tempĂ©rature considĂ©rĂ©e, car la mĂ©thode ne permet pas de caractĂ©riser un comportement non newtonien.

Le viscosimètre à corps vibrant

Dans le viscosimètre à corps vibrant, une sonde ou une tige est mise en vibration à fréquence contrôlée à l'intérieur du fluide à analyser. L'amortissement de la vibration par le fluide varie selon sa viscosité, ce qui permet de calculer la valeur recherchée en temps réel. Ce principe autorise des mesures continues sans prélèvement d'échantillon.

Ce type d'appareil se choisit avant tout pour les mesures en ligne sur une ligne de production. Ses caractéristiques opérationnelles sont les suivantes :
  • Il supporte les conditions industrielles sĂ©vères : haute pression, haute tempĂ©rature, zone ATEX (atmosphère explosive), vibrations mĂ©caniques du process.
  • Il traite des substances très visqueuses, fibreuses ou chargĂ©es qui obstrueraient un capillaire ou complexifieraient l'utilisation d'un rotatif.
  • Son temps de rĂ©ponse rapide permet un suivi en temps rĂ©el de la viscositĂ© lors de rĂ©actions de polymĂ©risation ou de changements de formulation.
  • La comparaison directe des rĂ©sultats avec des mesures de laboratoire nĂ©cessite de documenter les conditions de process (tempĂ©rature, pression, vitesse d'Ă©coulement) pour interprĂ©ter correctement les valeurs relevĂ©es.

Le viscosimètre rotatif

Le viscosimètre rotatif, ou rotationnel, est la technologie la plus polyvalente pour le contrôle qualité et la R&D. Son principe repose sur la rotation d'une broche ou d'un mobile immergé dans le fluide : le couple nécessaire pour maintenir la rotation à une vitesse donnée est proportionnel à la viscosité dynamique. Cette approche couvre une plage allant des fluides très peu visqueux jusqu'aux pâtes et gels de très haute viscosité.

Ce type d'appareil convient particulièrement aux fluides non newtoniens (peintures, crèmes, gels, adhésifs, aliments) pour lesquels la viscosité varie selon la vitesse de cisaillement. En mesurant à plusieurs vitesses de rotation, on obtient un profil de comportement rhéologique qui renseigne sur la thixotropie ou l'effet rhéo-fluidifiant du produit.

Quatre paramètres doivent être documentés pour garantir la comparabilité des mesures :
  • Le mobile ou la broche utilisĂ©e : chaque gĂ©omĂ©trie (broche cylindrique, cĂ´ne-plan, double entrefer) gĂ©nère un taux de cisaillement diffĂ©rent pour une mĂŞme vitesse ; il faut conserver le mĂŞme mobile d'un essai Ă  l'autre.
  • La vitesse de rotation (en rpm) : pour les fluides non newtoniens, la viscositĂ© mesurĂ©e dĂ©pend directement de cette valeur ; il convient de viser une zone de couple exploitable, gĂ©nĂ©ralement entre 20 et 90 % du couple maximal de l'appareil.
  • La tempĂ©rature de l'Ă©chantillon : elle doit ĂŞtre stabilisĂ©e et consignĂ©e Ă  chaque mesure, avec les mĂŞmes conditions thermiques entre lots.
  • La durĂ©e de mise en rotation avant lecture : certains fluides thixotropes nĂ©cessitent un temps de stabilisation dĂ©fini et reproductible avant d'enregistrer la valeur.
Pour les fluides très sensibles au cisaillement ou les petits volumes d'échantillon, la géométrie cône-plan assure un taux de cisaillement homogène dans l'entrefer et améliore la répétabilité. Les normes ASTM D2196 et ISO 3219 encadrent les méthodes de mesure rotative pour les fluides non newtoniens.

Le viscosimètre de Couette

Le viscosimètre de Couette est une variante du viscosimètre rotatif à géométrie coaxiale : deux cylindres concentriques sont utilisés, le premier fixe (cylindre intérieur) et le second en rotation (cylindre extérieur). Le fluide visqueux est placé dans l'entrefer entre les deux cylindres. La viscosité se détermine par l'analyse de la force nécessaire pour provoquer ou empêcher le mouvement rotatif du second cylindre.

Cette configuration géométrique définie présente plusieurs atouts :
  • Le taux de cisaillement est calculable avec prĂ©cision grâce aux dimensions connues de l'entrefer, ce qui permet d'obtenir une viscositĂ© dynamique absolue plutĂ´t que relative.
  • Cette gĂ©omĂ©trie rĂ©duit le risque de turbulence lors des mesures Ă  haute vitesse, comparĂ©e Ă  une broche standard plongeante.
  • Le viscosimètre de Couette convient aux fluides de viscositĂ© faible Ă  moyenne pour lesquels la prĂ©cision de la mesure et la reproductibilitĂ© entre opĂ©rateurs ou entre sites sont requises.
Par rapport à une broche standard, le viscosimètre de Couette s'impose lorsqu'une géométrie normalisée est exigée par le cahier des charges ou lorsque la comparabilité des résultats entre laboratoires doit être garantie.

Le viscosimètre Stabinger

Le viscosimètre Stabinger fonctionne sur un principe Couette modifié : un tube rempli de l'échantillon tourne à vitesse constante tandis qu'un rotor interne libre est entraîné par le fluide. La vitesse d'équilibre du rotor, mesurée par capteur, est directement liée à la viscosité dynamique. Un frein magnétique par courants de Foucault assure la stabilité du système. Une cellule de densité intégrée (oscillateur à tube en U) permet de calculer simultanément la viscosité cinématique à partir de la viscosité dynamique et de la densité mesurée.

Ce viscosimètre répond à un besoin précis : obtenir à la fois la viscosité dynamique et la viscosité cinématique sur un seul appareil, avec une précision comparable aux méthodes capillaires de référence. Il couvre une plage étendue, de l'ordre de 0,2 à 30 000 mPa·s selon les configurations. Il s'adresse principalement aux secteurs des lubrifiants, des produits pétroliers et des carburants, où la viscosité cinématique est la grandeur normée (ASTM D7042). Son choix se justifie lorsque les exigences sectorielles ou le cahier des charges imposent un instrument capable de délivrer les deux grandeurs avec une seule procédure d'essai.

Le viscosimètre Mooney

Le viscosimètre Mooney tire son nom du physicien américain Melvin Mooney. Il mesure la résistance d'un rotor immergé dans une chambre chauffée contenant un composé de caoutchouc non vulcanisé. Le résultat est exprimé en unités Mooney, qui renseignent sur la transformabilité du mélange lors des opérations d'extrusion ou de moulage.

Ce type de viscosimètre cible exclusivement les professionnels de la fabrication et du traitement du caoutchouc et des élastomères. Il permet de vérifier la consistance des mélanges entrants, de détecter les risques de vulcanisation prématurée lors du process, et de valider la conformité des formulations avant production en série. Il intervient dans la fabrication d'articles en caoutchouc, de pièces automobiles et de composants pour l'électroménager. La norme ASTM D1646 encadre les mesures réalisées avec cet instrument.

Quels critères techniques garantissent des mesures de viscosité comparables ?

Obtenir des mesures de viscosité exploitables et comparables entre lots, entre opérateurs ou entre sites implique de figer et de documenter systématiquement les conditions de chaque essai. Une mesure isolée sans contexte ne permet ni le contrôle qualité inter-lots, ni la validation d'une formulation.

Les paramètres à consigner pour chaque essai sont les suivants :
  • La tempĂ©rature de l'Ă©chantillon au moment de la mesure, exprimĂ©e en °C avec une prĂ©cision de ±0,1 °C pour les fluides très sensibles ; une variation de 1 °C peut gĂ©nĂ©rer jusqu'Ă  10 % d'Ă©cart selon le fluide.
  • La mĂ©thode de contrĂ´le thermique utilisĂ©e : sonde PT100 intĂ©grĂ©e Ă  l'appareil, bain Ă  circulation thermostatĂ© ou Ă©tuve ; le mode de thermostatisation doit ĂŞtre le mĂŞme d'un essai Ă  l'autre.
  • Le temps de stabilisation thermique de l'Ă©chantillon avant lecture : pour la plupart des fluides industriels, un minimum de 5 Ă  15 minutes est nĂ©cessaire pour atteindre l'Ă©quilibre thermique.
  • La gĂ©omĂ©trie ou le mobile utilisĂ© : rĂ©fĂ©rence exacte de la broche ou du système (cylindres coaxiaux, cĂ´ne-plan, broche numĂ©rotĂ©e), qui conditionne le calcul du taux de cisaillement et donc la valeur obtenue.
  • La vitesse de rotation en rpm et le taux de cisaillement correspondant, en particulier pour les fluides non newtoniens dont la viscositĂ© varie avec la vitesse.
  • La durĂ©e de rotation avant lecture (temps de cisaillement) : pour les fluides thixotropes, ce paramètre dĂ©termine l'Ă©tat structural du produit au moment de la mesure.
  • La prĂ©paration de l'Ă©chantillon : agitation prĂ©alable, absence de bulles, homogĂ©nĂ©itĂ© ; tout Ă©cart de prĂ©paration se rĂ©percute sur la valeur mesurĂ©e.
Ces paramètres doivent figurer dans le protocole de mesure et être archivés avec chaque résultat pour assurer la traçabilité et la comparabilité des données dans un système qualité.
Technologie Fluides typiques Contexte (labo/QC/process) Points de vigilance
Capillaire Solvants, huiles légères, carburants, fluides newtoniens Laboratoire / contrôle ponctuel Température à stabiliser, nettoyage, inadapté aux fluides non newtoniens et aux produits chargés
Chute de bille Fluides newtoniens transparents, huiles, solutions Laboratoire / QC simple Bulles, contrôle température, dépendance au protocole opérateur (chronométrage)
Rotatif Peintures, gels, crèmes, adhésifs, aliments (non newtoniens) Laboratoire / QC / R&D Figer mobile, vitesse, temps de stabilisation et température ; viser une zone de couple exploitable
Couette Fluides faible à moyenne viscosité, besoin de géométrie définie Laboratoire / QC avec exigence de comparabilité Paramètres géométriques et vitesse à documenter ; attention à la propreté/conditionnement de l'entrefer
Vibrant process Produits très visqueux, chargés, fibreux, suivi de polymérisation Process / mesure en ligne Température/pression/débit à consigner pour interpréter ; corrélation à établir avec mesures labo si besoin
Mooney Mélanges de caoutchouc non vulcanisé / élastomères Process (formulation/transformabilité) / QC spécifique Température de chambre et protocole à standardiser ; méthode dédiée, non transposable aux autres familles
Technologie : Capillaire
Fluides typiques Solvants, huiles légères, carburants, fluides newtoniens
Contexte (labo/QC/process) Laboratoire / contrĂ´le ponctuel
Points de vigilance Température à stabiliser, nettoyage, inadapté aux fluides non newtoniens et aux produits chargés
Technologie : Chute de bille
Fluides typiques Fluides newtoniens transparents, huiles, solutions
Contexte (labo/QC/process) Laboratoire / QC simple
Points de vigilance Bulles, contrôle température, dépendance au protocole opérateur (chronométrage)
Technologie : Rotatif
Fluides typiques Peintures, gels, crèmes, adhésifs, aliments (non newtoniens)
Contexte (labo/QC/process) Laboratoire / QC / R&D
Points de vigilance Figer mobile, vitesse, temps de stabilisation et température ; viser une zone de couple exploitable
Technologie : Couette
Fluides typiques Fluides faible à moyenne viscosité, besoin de géométrie définie
Contexte (labo/QC/process) Laboratoire / QC avec exigence de comparabilité
Points de vigilance Paramètres géométriques et vitesse à documenter ; attention à la propreté/conditionnement de l'entrefer
Technologie : Vibrant process
Fluides typiques Produits très visqueux, chargés, fibreux, suivi de polymérisation
Contexte (labo/QC/process) Process / mesure en ligne
Points de vigilance Température/pression/débit à consigner pour interpréter ; corrélation à établir avec mesures labo si besoin
Technologie : Mooney
Fluides typiques Mélanges de caoutchouc non vulcanisé / élastomères
Contexte (labo/QC/process) Process (formulation/transformabilité) / QC spécifique
Points de vigilance Température de chambre et protocole à standardiser ; méthode dédiée, non transposable aux autres familles
viscosimètres

FAQ

Comment calculer la viscosité à partir d’un essai ?

Le calcul dépend du type d'appareil et du protocole d'essai : sur un capillaire, la viscosité est déterminée à partir du temps d'écoulement et d'une constante d'étalonnage (on obtient souvent la viscosité cinématique) ; sur un rotatif, l'appareil convertit le couple mesuré à une vitesse donnée en viscosité via la géométrie/mobile ; sur une chute de bille, la valeur est déduite du temps de chute et des paramètres d'étalonnage. En pratique, l'utilisateur exploite les constantes d'appareil et/ou le logiciel fourni, mais doit toujours consigner la température, la géométrie (ou le mobile) et les conditions de cisaillement afin que le résultat soit comparable et interprétable.

Pourquoi la température change-t-elle autant les résultats ?

La viscosité varie fortement avec la température : un léger écart thermique modifie la résistance à l'écoulement, ce qui change immédiatement la valeur mesurée. Pour des fluides sensibles, une variation de 1 °C peut entraîner jusqu'à 10 % d'écart. Pour limiter cet effet, il faut définir une température de référence, utiliser le même mode de contrôle (sonde/bain) et respecter un temps de stabilisation avant lecture.

Quel viscosimètre choisir pour un fluide non newtonien ?

Pour un fluide non newtonien, un viscosimètre rotatif est généralement le plus adapté car il permet de mesurer à une ou plusieurs vitesses et de fixer un protocole reproductible (mobile, vitesse, durée, température). L'essentiel est de comparer des mesures réalisées avec les mêmes paramètres, car la valeur dépend du cisaillement et de l'historique de mise en mouvement ; si une caractérisation plus complète est nécessaire (balayages, modèles, contraintes imposées), il peut être pertinent d'orienter le choix vers un rhéomètre.
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