Sommaire
- Prix d’un dégazeur
- Quels sont les différents types de dégazeurs ?
- Pourquoi utiliser un dégazeur ?
- Comment bien installer son dégazeur ?
- Comment choisir son dégazeur ?
- Dégazeur, séparateur de microbulles et purgeur : quel budget ?
- FAQ : prix et choix d'un dégazeur de chauffage et chaudière
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Sommaire
- Prix d’un dégazeur
- Quels sont les différents types de dégazeurs ?
- Pourquoi utiliser un dégazeur ?
- Comment bien installer son dégazeur ?
- Comment choisir son dégazeur ?
- Dégazeur, séparateur de microbulles et purgeur : quel budget ?
- FAQ : prix et choix d'un dégazeur de chauffage et chaudière
Temps de lecture estimé : 9min
đź’ˇ Ce qu'il faut retenir :
- Le prix d'un dégazeur pour circuits de chauffage ou chaudière oscille entre 20 et 1 300 €, selon la technologie et le débit traité.
- Un dégazeur thermique convient aux chaudières à vapeur industrielles et atteint des températures de travail proches de 105°C pour réduire l'oxygène dissous à moins de 7 ppb.
- Un dégazeur sous vide traite l'eau d'appoint et les réseaux de chauffage collectif en abaissant la pression pour libérer O₂ et CO₂ dissous, avec une performance atteignant moins de 0,1 mg/L d'oxygène résiduel.
- Le débit traité (en m³/h), la pression de service, les matériaux du corps (inox ou acier galvanisé) et le niveau d'automatisation sont les principaux facteurs qui font varier le budget.
- Un séparateur de microbulles ou un purgeur automatique suffit dans les installations HVAC simples sans dégazage profond des gaz dissous ; un vrai dégazeur se justifie lorsque l'on recherche une sous-saturation en gaz dans le circuit.
Le prix d'un dégazeur se situe généralement entre 20 et 1 300 € pour les circuits de chauffage, de climatisation et les chaudières. Les dégazeurs industriels ou pressurisés destinés à la production de vapeur atteignent des ordres de grandeur nettement supérieurs. Le budget varie fortement selon la technologie retenue (thermique ou sous vide), le débit à traiter et le niveau de performance en oxygène résiduel exigé. Les appareils de chauffage associés bénéficient directement de la réduction de la corrosion et des boues induite par le dégazage.
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Estimation de prix
Prix d’un dégazeur
Estimation de prix
Les dégazeurs pour circuits de chauffage et chaudières coûtent entre 20 et 1 300 €. Plusieurs critères expliquent cet écart de prix :
- Le débit d'eau traitée, exprimé en m³/h : les modules sous vide atteignent jusqu'à 22 m³/h sur des configurations compactes, tandis que les petits appareils couvrent des débits inférieurs à 1 m³/h.
- La température de fonctionnement : un dégazeur thermique opère proche de 105°C sous pression, ce qui implique des matériaux et une conception plus robustes qu'un appareil basse température.
- La performance en oxygène résiduel visée : descendre à moins de 7 ppb (dégazeurs industriels haute efficacité) coûte sensiblement plus cher qu'atteindre simplement 0,1 mg/L sur un réseau de chauffage tertiaire.
- La technologie de traitement : thermique par injection de vapeur, sous vide par dépression, à membrane ou à tour garnie.
- Les matériaux du corps de l'appareil : acier inoxydable, acier galvanisé ou acier au carbone, selon les niveaux de pression et de température maxima admissibles.
- Le volume du réservoir et le niveau d'automatisation (régulation intégrée, surveillance en continu).
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Quels sont les différents types de dégazeurs ?
Sur le marché, on retrouve des dégazeurs entièrement automatiques ou semi-automatiques. L'élimination des gaz dissous dans les circuits de chauffage s'effectue alors de manière continue et sans intervention manuelle. Deux grandes familles de dégazeurs coexistent selon le mode de traitement :
- Le dégazeur thermique, par injection de vapeur, convient aux chaudières à vapeur industrielles et aux installations à forte pression.
- Le dégazeur sous vide, par dépression, traite l'eau d'appoint et les réseaux de chauffage collectif ou tertiaire.
La distinction entre ces appareils et d'autres équipements proches (purgeur, séparateur de microbulles) repose sur leur capacité à agir non seulement sur les bulles visibles, mais aussi sur les gaz dissous dans le fluide. Un purgeur automatique évacue les poches d'air accumulées, notamment aux points hauts du circuit lors du remplissage. Un séparateur de microbulles capture les bulles déjà en circulation sans énergie auxiliaire. Le dégazeur thermique ou sous vide va plus loin en permettant une sous-saturation du fluide, c'est-à -dire une capacité de l'eau à absorber de nouvelles entrées de gaz sans former de bulles.
Le dégazeur thermique
Le dégazeur thermique coûte entre 100 et 1 300 €, selon le débit traité, le niveau de pression et le degré d'automatisation. Cette fourchette couvre les appareils destinés aux chaudières à vapeur de petite à moyenne capacité ; les équipements industriels pressurisés intégrés sur bâche d'alimentation dépassent largement ce seuil.
Le dégazeur thermique ou dégazeur à vaporisation est particulièrement adapté aux installations de production de vapeur où l'eau d'alimentation contient de 8 à 10 mg/L d'oxygène dissous. Son principe repose sur la loi de Henry : la solubilité des gaz dans l'eau diminue lorsque la température augmente. La vapeur est injectée pour porter l'eau à une température proche de la saturation, autour de 105°C selon les modèles et la pression de service. Les gaz libérés sont évacués par un évent. Les dégazeurs à plateaux perforés assurent un contact vapeur-eau sur plusieurs étages successifs, tandis que les modèles à pulvérisation dispersent l'eau en fines gouttelettes pour maximiser la surface d'échange.
Deux paramètres font monter le prix : le niveau de conformité réglementaire à la pression (DESP pour les équipements pressurisés) et l'intégration sur une bâche d'alimentation avec stockage tampon. Un appareil haute efficacité descend à moins de 7 ppb d'oxygène résiduel, contre environ 40 ppb pour une simple chaufferette de dégazage. Le corps est généralement en acier inoxydable ou en acier au carbone, avec calorifugeage possible (laine de verre) pour limiter les pertes thermiques.
Prix d'un dégazeur sous vide
Estimation de prix
Le dégazeur sous vide coûte entre 20 et 800 € pour les applications de chauffage collectif, tertiaire et traitement de l'eau d'appoint. Les modules compacts de faible débit constituent l'entrée de gamme ; les configurations sur châssis (skid) avec pompe à vide intégrée et débits atteignant 22 m³/h se situent en haut de la fourchette.
Son principe repose sur la création d'une dépression à l'intérieur du dispositif pour abaisser la pression sous la pression atmosphérique et libérer les CO₂ et O₂ dissous sous forme de bulles évacuées. L'eau traitable présente généralement une température d'entrée comprise entre 40 et 90°C. La performance atteint moins de 0,1 mg/L d'oxygène résiduel sur les appareils dimensionnés pour l'eau d'appoint. Deux variantes techniques sont disponibles :
- La tour de dégazage sous vide fait circuler l'eau par gravité à travers une tour garnie, souvent en polypropylène, sous atmosphère raréfiée. La grande surface de contact entre l'eau dispersée et la phase gazeuse accélère la libération des gaz.
- Le dégazeur à membrane sépare la phase gazeuse de la phase liquide par une membrane perméable aux gaz mais imperméable à l'eau. Cette technologie convient aux débits modérés et aux installations où l'encombrement est limité.
Les appareils de désaération sous vide sont fabriqués en acier galvanisé ou inoxydable selon les conditions de pression et de qualité d'eau. Le prix monte lorsque l'installation intègre une pompe à vide dédiée, une régulation automatique du niveau de vide ou un raccordement à un système de déminéralisation. Les dégazeurs ultrasoniques, qui éliminent les microbulles en suspension par ondes sonores, restent une technologie de niche : leur prix avoisine 400 € et leur usage concerne principalement des applications spécifiques à faible débit.
Pourquoi utiliser un dégazeur ?
Les circuits de chauffage et de climatisation restent des réseaux fermés, mais l'air s'y infiltre continuellement. Les principales voies d'entrée sont :
- L'eau de remplissage et les appoints réguliers, qui introduisent de l'oxygène dissous à chaque ajout.
- Les raccords de plomberie insuffisamment étanches ou soumis à des cycles de pression-dépression.
- Le système d'expansion, lorsque le vase est sous-dimensionné ou mal gonflé, qui provoque des alternances de pression pouvant aspirer de l'air.
- Les tubes PER sans barrière anti-oxygène, à travers lesquels l'O₂ diffuse lentement dans le fluide.
La présence prolongée d'oxygène et de dioxyde de carbone dans le circuit entraîne des conséquences mesurables sur les installations :
- La corrosion des composants métalliques, notamment les radiateurs et les corps de chaudière, avec formation de boues ferrugineuses (magnétite) qui obstruent les circuits.
- La dégradation des transferts thermiques : une couche de boues de seulement 1 mm sur la paroi d'un échangeur suffit à réduire sensiblement son rendement.
- Les bruits de fonctionnement (gargouillement, claquements) liés au contact eau-air dans les conduites et les émetteurs.
- La cavitation des pompes de circulation en présence de microbulles, accélérant l'usure des organes hydrauliques.
Sur une chaudière à vapeur, réduire l'oxygène dissous via un dégazage thermique limite le recours aux produits chimiques capteurs d'oxygène (sulfite de sodium, amines), ce qui réduit les contraintes de traitement de l'eau et les coûts d'exploitation associés.
Comment bien installer son dégazeur ?
L'installation d'un dégazeur sur un réseau de chauffage ou une chaufferie repose sur plusieurs règles de positionnement et d'intégration hydraulique :
- Le dégazeur se positionne en sortie de chaudière ou de générateur, au point le plus chaud du circuit, là où la solubilité des gaz est la plus faible et où les bulles se forment naturellement. Pour un réseau de refroidissement ou d'eau glacée, l'emplacement privilégié est le retour en amont du groupe froid.
- Un by-pass d'isolement avec deux vannes d'arrêt et une vanne de by-pass permet d'intervenir sur l'appareil sans purger ni arrêter l'installation. Ce dispositif facilite la maintenance et les contrôles périodiques sans interruption de service.
- L'évent d'évacuation des gaz doit être raccordé vers l'extérieur ou vers un point d'évacuation sécurisé, avec un diamètre suffisant pour ne pas créer de contre-pression qui réduirait l'efficacité du dégazage.
- Le tuyau d'alimentation doit être raccordé conformément aux préconisations du fabricant, en respectant le sens de circulation et les diamètres de raccordement indiqués (fileté, à brides ou à souder selon la pression de service).
- Pour les dégazeurs sous vide raccordés à un système d'eau d'appoint ou de déminéralisation, la connexion au point d'injection d'appoint doit être vérifiée pour éviter tout retour d'eau non dégazée dans le circuit traité.
Comment choisir son dégazeur ?
Le choix d'un dégazeur se base sur l'objectif de performance en oxygène résiduel, le débit à traiter et les conditions de service de l'installation. Les critères déterminants sont les suivants :
- Le débit d'eau à traiter en m³/h : un réseau de chauffage tertiaire de taille moyenne nécessite généralement un appareil couvrant 1 à 5 m³/h, tandis que des réseaux plus étendus ou des bâches d'alimentation de chaudières vapeur exigent des modules atteignant 10 à 22 m³/h.
- L'objectif en oxygène résiduel : descendre à moins de 0,1 mg/L convient pour la plupart des réseaux de chauffage collectif ; atteindre moins de 7 ppb se justifie pour les chaudières à vapeur et les circuits acier au carbone sans protection complémentaire.
- La technologie retenue : le dégazeur thermique convient aux installations à vapeur où la pression de service dépasse 1 bar et où la température d'alimentation peut atteindre 105°C. Le dégazeur sous vide traite l'eau à température modérée (40 à 90°C) et s'adapte aux réseaux d'eau d'appoint ou aux circuits HVAC à faible delta T.
- La température et la pression de service maximales : elles déterminent le type de matériau du corps (acier galvanisé suffisant en basse pression ; acier inoxydable ou acier au carbone pour les conditions plus sévères) et la conformité réglementaire requise (DESP pour les équipements sous pression).
- Le niveau d'automatisation : les désaérateurs entièrement automatiques intègrent une régulation du niveau de vide, des capteurs de pression et de température et un système d'évacuation automatique des gaz. Ces options augmentent le budget mais réduisent les interventions manuelles.
- Le type de raccordement disponible sur l'installation : fileté pour les faibles pressions et petits débits, à brides pour les équipements industriels ou les débits importants.
Dégazeur, séparateur de microbulles et purgeur : quel budget ?
Sur un réseau HVAC, trois types d'équipements assurent la gestion de l'air et des gaz, avec des niveaux d'action et des prix très différents. Le choix entre ces solutions dépend du type de gaz à traiter (bulles visibles, microbulles en circulation ou gaz dissous) et de l'objectif de qualité d'eau visé.
- Le purgeur automatique évacue les poches d'air accumulées aux points hauts du circuit lors de la mise en eau ou de l'appoint. Son prix oscille entre 5 et 50 € pour les modèles courants. Il ne traite pas les gaz dissous ni les microbulles en circulation et n'est pas adapté à un dégazage continu en fonctionnement.
- Le séparateur de microbulles capte les bulles entraînées dans le flux grâce à une grille interne qui favorise leur coalescence, puis les évacue via un purgeur intégré. Il fonctionne sans énergie auxiliaire. Son prix se situe généralement entre 80 et 400 € selon le diamètre de raccordement. Il permet d'atteindre au mieux une saturation en gaz, mais pas une sous-saturation : les nouvelles entrées de gaz peuvent encore former des bulles dans les zones défavorisées.
- Le dégazeur thermique ou sous vide agit sur les gaz dissous, au-delà des seules bulles visibles. Il permet d'obtenir une eau sous-saturée, capable d'absorber de nouvelles entrées de gaz sans former de bulles. Son budget démarre autour de 100 à 200 € pour les appareils compacts et monte jusqu'à 1 300 € pour les modèles à débit élevé ou à haute performance.
La combinaison d'un séparateur de microbulles et d'un dégazeur sur le même circuit n'apporte pas de bénéfice supplémentaire : si l'un répond aux conditions de l'installation, l'autre est superflu. Le choix se fait donc en fonction de l'objectif réel de l'exploitation.
FAQ : prix et choix d'un dégazeur de chauffage et chaudière
Quel budget prévoir pour un dégazeur chaudière ?
Un dégazeur chaudière thermique coûte entre 100 et 1 300 € pour les équipements courants en chaufferie. Trois facteurs expliquent principalement l'écart : la conformité à la réglementation sur les équipements sous pression (DESP), applicable dès que la pression de service dépasse certains seuils ; le niveau de performance en oxygène résiduel visé (moins de 7 ppb pour les chaudières à vapeur acier au carbone) ; et l'intégration de l'appareil sur une bâche d'alimentation avec stockage tampon, qui augmente à la fois le volume et la complexité de l'ensemble. Les équipements industriels pressurisés à grande capacité, destinés à des chaufferies vapeur de forte puissance, dépassent largement cette fourchette.
Un dégazeur sous vide est-il adapté au chauffage collectif ?
Le dégazeur sous vide se justifie en chauffage collectif lorsque l'installation présente un appoint d'eau fréquent, une grande ramification avec des vitesses d'écoulement faibles, ou un faible différentiel de température qui limite l'efficacité d'un séparateur de microbulles. Il convient également quand la hauteur statique au-dessus du point le plus chaud dépasse la hauteur critique au-delà de laquelle les gaz restent dissous et ne sont pas captables par un simple séparateur. Pour un réseau de chauffage collectif standard, un module compact de 1 à 5 m³/h entre 150 et 500 € couvre la majorité des besoins. Le prix monte avec le débit traité et l'intégration d'une pompe à vide dédiée.
Quels coûts annexes prévoir pour la pose et la maintenance ?
Au prix de l'appareil s'ajoutent plusieurs postes à anticiper. La pose par un chauffagiste ou un technicien CVC représente une heure à deux heures d'intervention selon la complexité du raccordement et la configuration de la chaufferie, soit un coût de 50 à 150 € environ selon le tarif horaire du prestataire. Les accessoires d'installation (vannes d'isolement, raccords de by-pass, raccordement de l'évent) représentent un budget complémentaire de 30 à 100 €. Pour les dégazeurs sous vide intégrant une pompe à vide, la vérification annuelle de la pompe s'ajoute à l'entretien courant de l'installation. La maintenance périodique consiste à contrôler l'absence de fuite au niveau du purgeur, à vérifier l'encrassement éventuel de la membrane ou de la grille interne, et à surveiller les mesures d'oxygène dissous dans l'eau du circuit : une hausse anormale signale un dysfonctionnement du dégazage.