- Quelles obligations couvre le RNDTS dans le BTP ?
- Qui doit déclarer au RNDTS dans le BTP ?
- Quels déchets et terres excavées faut-il déclarer ?
- Quelles informations faut-il renseigner dans le RNDTS ?
- Quels seuils et délais faut-il respecter pour le RNDTS ?
- Comment effectuer une déclaration RNDTS dans Trackdéchets ?
- Quelles sanctions sont prévues en cas de non-respect du RNDTS ?
- Comment respecter les obligations RNDTS sur un chantier ?
- Quelles obligations couvre le RNDTS dans le BTP ?
- Qui doit déclarer au RNDTS dans le BTP ?
- Quels déchets et terres excavées faut-il déclarer ?
- Quelles informations faut-il renseigner dans le RNDTS ?
- Quels seuils et délais faut-il respecter pour le RNDTS ?
- Comment effectuer une déclaration RNDTS dans Trackdéchets ?
- Quelles sanctions sont prévues en cas de non-respect du RNDTS ?
- Comment respecter les obligations RNDTS sur un chantier ?
- Les obligations liées au RNDTS dans le BTP concernent tout acteur produisant, transportant, traitant ou valorisant des déchets, des terres excavées ou des sédiments sur des chantiers en France.
- Depuis le 5 mai 2025, les déclarations au registre national ne se font plus sur le site RNDTS mais directement dans Trackdéchets, sans changement des obligations réglementaires.
- Les terres excavées et sédiments sont soumis à déclaration dès que le volume dépasse 500 m³ par chantier ou par opération de valorisation, sauf si les terres restent dans l'emprise du chantier à moins de 30 km.
- Le délai de déclaration pour les terres excavées et sédiments est fixé au dernier jour du mois suivant le fait générateur ; pour les déchets dangereux (dont les POP), un délai de 7 jours s'applique selon les textes en vigueur, avec une tolérance à un mois évoquée pour certains cas.
- En cas de non-transmission, les sanctions peuvent aller jusqu'à 4 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende selon l'article L.541-46 du Code de l'environnement.
- Une période de tolérance court jusqu'au 31 décembre 2025 pour permettre aux acteurs soumis aux registres (hors déchets dangereux) de transmettre leurs données 2025 de manière rétroactive dans Trackdéchets.
Le registre national des déchets, terres excavées et sédiments (RNDTS) centralise les données permettant d'assurer la traçabilité des déchets et des terres issus des chantiers. Il concerne notamment les entreprises de terrassement, de travaux publics, de démolition, les maîtres d'ouvrage, les plateformes de transit et les installations de traitement ou de valorisation. Depuis le 5 mai 2025, les déclarations au registre national sont réalisées dans Trackdéchets. Pour les entreprises qui gèrent de nombreux flux ou plusieurs chantiers, un logiciel de gestion des déchets permet également de centraliser les informations nécessaires à la traçabilité et de préparer les données à transmettre.
Quelles obligations couvre le RNDTS dans le BTP ?
Dans le BTP, le registre national permet de suivre l'origine, le transport et la destination des matières produites ou évacuées lors des travaux.
Il concerne principalement :
- les terres excavées issues des opérations de terrassement, d'aménagement et de construction ;
- les sédiments issus notamment des opérations de dragage ;
- les déchets dangereux et non dangereux soumis à une obligation de transmission au registre national ;
- les matières provenant d'opérations de valorisation ou de sortie du statut de déchet.
Pour les terres excavées et les sédiments, la traçabilité doit notamment permettre d'identifier précisément leur site d'origine, leur quantité et leur destination ou lieu de valorisation.
Cette obligation complète les autres dispositifs de traçabilité des déchets utilisés sur les chantiers.
Qui doit déclarer au RNDTS dans le BTP ?
| Acteur | Principales obligations |
|---|---|
| Maître d'ouvrage ou producteur | Assurer la traçabilité des terres et déchets produits par le chantier |
| Entreprise de terrassement | Enregistrer les flux évacués lorsqu'elle intervient comme producteur, expéditeur ou déclarant pour le chantier |
| Plateforme de transit ou de regroupement | Suivre les terres ou déchets reçus puis réexpédiés |
| Centre de traitement ou de valorisation | Enregistrer les flux reçus et les opérations réalisées |
| Site receveur ou de valorisation | Identifier les terres reçues et leur provenance |
| Transporteur | Tenir les informations réglementaires relatives aux matières transportées selon le type de flux |
Les obligations varient selon le rôle de l'entreprise dans la production, l'expédition, la réception ou le traitement des flux.
Maîtres d'ouvrage et entreprises de travaux
Le maître d'ouvrage doit s'assurer que les flux générés par son chantier sont correctement tracés. La saisie des informations peut être réalisée par une entreprise intervenant sur le chantier lorsque cette organisation est prévue entre les parties.
Sur les grands chantiers de terrassement ou de démolition, cette organisation permet de suivre les volumes évacués, transporteurs, destinations et exutoires.
Transporteurs de déchets et de terres excavées
Le transporteur doit disposer des informations permettant d'identifier les matières prises en charge, leur origine et leur destination.
Lorsque le transport concerne des déchets soumis à Trackdéchets, les règles applicables dépendent de la nature du déchet. Les obligations propres à Trackdéchets pour les transporteurs complètent alors le suivi réalisé dans le cadre du registre national.
Quels déchets et terres excavées faut-il déclarer ?
Les terres excavées et sédiments constituent un enjeu particulier pour les entreprises du BTP. Leur suivi peut être obligatoire même lorsqu'ils ne possèdent pas le statut de déchet.
| Flux | Exemples sur un chantier |
|---|---|
| Terres excavées | Terres issues de terrassements, fouilles ou travaux de fondation |
| Sédiments | Matières issues de dragages ou curages |
| Déchets non dangereux | Béton, briques, matériaux minéraux, déchets de chantier selon le régime applicable |
| Déchets dangereux | Terres polluées, matériaux contaminés ou déchets présentant une propriété dangereuse |
Pour les terres excavées, le site d'excavation correspond à l'emprise des travaux. Une utilisation des terres au sein de cette emprise peut donc relever d'un régime différent d'une évacuation vers un site extérieur.
Les déchets dangereux restent soumis à des règles de traçabilité spécifiques. Les entreprises peuvent notamment se référer aux obligations relatives aux déchets dangereux dans le BTP.
Quelles informations faut-il renseigner dans le RNDTS ?
Les données enregistrées doivent permettre de reconstituer le parcours d'un lot depuis son origine jusqu'à sa destination.
Les principales informations concernent :
- la nature du flux ;
- le code déchet lorsqu'il s'applique ;
- la date de l'expédition, de la réception ou du traitement ;
- la quantité en tonnes ou en m³ ;
- le site ou chantier d'origine ;
- l'établissement expéditeur ;
- l'identité du transporteur ;
- l'établissement ou le site destinataire ;
- le type d'opération réalisée ;
- la destination ou l'opération de valorisation prévue.
Pour les terres excavées, l'identification du lieu d'origine et du lieu de destination est particulièrement importante afin d'assurer la continuité de la traçabilité.
Ces informations peuvent également être intégrées dans un registre de suivi des déchets utilisé en interne par l'entreprise.
Quels seuils et délais faut-il respecter pour le RNDTS ?
Seuil de 500 mÂł
Les producteurs de terres excavées provenant d'une opération d'aménagement ou de construction sont exemptés des obligations spécifiques au registre des terres excavées lorsque le volume total produit est inférieur à 500 m³.
Le mĂŞme seuil s'applique :
- aux opérations de dragage produisant moins de 500 m³ de sédiments ;
- aux opérations de valorisation utilisant moins de 500 m³ de terres excavées ou de sédiments.
Le seuil doit donc être évalué à l'échelle de l'opération concernée et non uniquement camion par camion ou évacuation par évacuation.
Délais de transmission
Pour les terres excavées et les sédiments, les données doivent être transmises au plus tard le dernier jour du mois suivant l'expédition, la réception, le traitement ou la valorisation.
Pour les données relevant du registre national des déchets, la transmission doit être réalisée au plus tard un mois après l'opération concernée.
Le respect de ces délais suppose de collecter les informations au fur et à mesure des rotations et des évacuations réalisées sur le chantier.
Comment effectuer une déclaration RNDTS dans Trackdéchets ?
Depuis mai 2025, les déclarations au registre national sont centralisées dans Trackdéchets. L'ancien téléservice RNDTS n'est donc plus utilisé comme point d'entrée distinct.
La déclaration suit généralement les étapes suivantes :
- accéder au compte Trackdéchets de l'entreprise ;
- rattacher l'établissement concerné avec son numéro SIRET ;
- sélectionner le registre correspondant au flux traité ;
- préparer les informations relatives au lot ;
- saisir ou importer les données ;
- vérifier les SIRET, dates, quantités et destinations ;
- transmettre les informations au registre.
Pour un faible nombre d'opérations, les déclarations peuvent être saisies directement dans l'interface.
Pour les entreprises qui gèrent plusieurs chantiers ou un volume important de rotations, les données peuvent également être transmises par import de fichier ou API. Un logiciel de gestion des déchets BTP peut alors centraliser les informations de chantier avant leur transmission vers les outils réglementaires.
Quelles sanctions sont prévues en cas de non-respect du RNDTS ?
Le non-respect des obligations de tenue du registre ou de transmission des informations peut entraîner une contravention de 4e classe.
Les situations pouvant entraîner une non-conformité comprennent notamment :
- l'absence de déclaration alors que l'opération est soumise au registre ;
- le non-respect des délais de transmission ;
- des informations obligatoires manquantes ;
- l'impossibilité de présenter les informations lors d'un contrôle.
Des sanctions pénales plus importantes peuvent également s'appliquer en cas de refus de fournir les informations demandées par l'administration ou de transmission volontaire d'informations inexactes.
Une organisation rigoureuse des données de chantier permet donc de limiter les erreurs et de conserver une traçabilité complète des mouvements réalisés.
Comment respecter les obligations RNDTS sur un chantier ?
La préparation du suivi doit commencer avant les premières évacuations de terres ou de déchets.
Les entreprises peuvent notamment :
- estimer le volume de terres excavées prévu sur le chantier ;
- identifier les flux soumis au registre national ;
- renseigner les SIRET des entreprises et installations concernées ;
- référencer les transporteurs et les exutoires ;
- enregistrer quotidiennement les volumes évacués ;
- vérifier la destination finale des matières ;
- centraliser les données provenant de plusieurs chantiers ;
- contrôler les informations avant leur transmission dans Trackdéchets.
Pour les déchets dangereux nécessitant un bordereau, le suivi du registre doit également être coordonné avec le fonctionnement du BSD dans le transport de déchets.
Sur les opérations générant de nombreuses rotations, la digitalisation du suivi permet enfin de rapprocher chantier, volume de déblais, camion, transporteur et exutoire afin de disposer des informations nécessaires aux déclarations réglementaires.