Sommaire
- Quels paramètres influencent la qualité du sertissage d’un flexible hydraulique ?
- Quels sont les différents types de sertisseuses pour flexibles hydrauliques ?
- Quels critères pour choisir une sertisseuse hydraulique professionnelle ?
- Comment assurer un sertissage hydraulique précis et reproductible ?
- FAQ
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Sommaire
- Quels paramètres influencent la qualité du sertissage d’un flexible hydraulique ?
- Quels sont les différents types de sertisseuses pour flexibles hydrauliques ?
- Quels critères pour choisir une sertisseuse hydraulique professionnelle ?
- Comment assurer un sertissage hydraulique précis et reproductible ?
- FAQ
Temps de lecture estimé : 13min
💡 Ce qu'il faut retenir :
- Les sertisseuses pour flexibles hydrauliques se répartissent en six grandes familles : manuelles, portatives, d'atelier compactes, industrielles, automatisées/CNC et spécialisées, chaque famille répond à un profil d'usage distinct.
- Le choix du jeu de mors (dies) conditionne directement la conformité du sertissage : un mors non adapté à la série d'embouts utilisée expose à des fuites, à l'arrachement sous pression ou à l'écrasement du flexible.
- Le diamètre serti obtenu après sertissage se vérifie systématiquement avec une jauge ou un pied à coulisse ; toute valeur hors tolérance impose le rebut de l'ensemble flexible-embout.
- Les tables de sertissage fournies par le fabricant de l'embout constituent la référence obligatoire : elles précisent le diamètre serti cible, la profondeur d'insertion et le jeu de mors à utiliser pour chaque combinaison flexible/embout.
- Un atelier traitant des flexibles de DN 6 à DN 51 sur des chantiers TP, agricoles ou en maintenance industrielle nécessite a minima une sertisseuse d'atelier compacte monophasée, avec un parc de mors couvrant l'ensemble des séries d'embouts utilisées.
Le sertissage d'un flexible hydraulique conditionne directement la tenue en pression de l'ensemble monté. Une connexion mal sertie provoque des fuites, un arrachement de l'embout sous pression ou une rupture du flexible, avec des conséquences potentiellement graves en termes de sécurité des personnes et de perte de production. Pour les professionnels de la maintenance, du TP, de l'agriculture ou de l'hydraulique industrielle, choisir le bon type de sertisseuse hydraulique revient à arbitrer entre mobilité, capacité de sertissage, répétabilité et exigences qualité.
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Quels paramètres influencent la qualité du sertissage d’un flexible hydraulique ?
Un sertissage hydraulique met en jeu trois composants solidaires :
- le flexible (tuyau avec son âme, sa ou ses tresses/spirales et sa gaine extérieure)
- l'embout (raccord fileté ou bridé fixé à chaque extrémité) et la bague de sertissage (ferrule)
- manchon métallique qui vient serrer l'ensemble lors du sertissage
La conformité du sertissage repose sur deux paramètres clés : le diamètre serti obtenu après écrasement de la ferrule, et la profondeur d'insertion du flexible dans l'embout avant sertissage. Ces deux valeurs sont fixées par les tables de sertissage du fabricant de l'embout, pour chaque combinaison diamètre de flexible / série d'embouts / référence de ferrule.
Un diamètre serti trop grand indique un sertissage insuffisant (risque de glissement sous pression) ; un diamètre trop petit écrase le flexible et réduit sa durée de vie. La référence aux tables fabricant n'est pas optionnelle : c'est la seule garantie d'un sertissage conforme, quels que soient la machine et les mors utilisés.
Les risques d'incompatibilité surviennent fréquemment lorsqu'on associe des embouts d'une série avec des mors prévus pour une autre série, ou lorsqu'on utilise des composants de fabricants différents sans validation croisée. Ce point mérite une attention particulière dans les ateliers multi-fabricants.
Quels sont les différents types de sertisseuses pour flexibles hydrauliques ?
Sertisseuses manuelles : dépannage et petits diamètres sur chantier
La sertisseuse hydraulique manuelle fonctionne par levier ou par pompe manuelle. Elle n'embarque aucune motorisation et ne nécessite aucune alimentation électrique ou pneumatique. Sa plage de diamètre se limite généralement aux flexibles de petite section, autour de DN 6 à DN 12, selon les fabricants. La force de sertissage reste modeste comparée aux machines motorisées.
Son usage principal est le dépannage d'urgence sur chantier, là où aucune alimentation n'est disponible : en forêt pour des engins forestiers, dans un champ en période de récolte, ou lors d'une intervention isolée en maintenance mobile. La répétabilité est faible : l'effort exercé varie selon l'opérateur, ce qui rend le contrôle du diamètre serti après chaque opération indispensable. La cadence est lente, et la fatigue opérateur limite les volumes possibles. L'investissement reste faible, de l'ordre de quelques centaines d'euros, mais les contraintes de contrôle qualité et les risques d'écarts dimensionnels la réservent à un usage ponctuel et non à une production régulière.
Sertisseuses portatives : intervenir sur site avec une machine motorisée
La sertisseuse portative embarque un groupe de puissance compact : électro-hydraulique sur batterie lithium-ion, alimentée en 12 V ou 24 V sur la prise de courant d'un véhicule, ou pneumo-hydraulique raccordée à un compresseur mobile. Elle traite généralement des flexibles allant de DN 6 à DN 25/32 selon les modèles. Ce type de machine cible les techniciens itinérants :
- maintenance de parcs de matériels TP
- dépannage agricole entre les champs
- interventions sur engins de manutention
La version batterie offre une autonomie de quelques dizaines de sertissages par charge, suffisante pour une tournée de maintenance. La version 12/24 V assure une alimentation continue depuis le véhicule de service. La version pneumo-hydraulique nécessite un compresseur fourni, mais offre un cycle rapide. Le point de vigilance commun à toutes ces variantes porte sur la stabilité de la machine pendant l'opération : un positionnement incorrect du flexible dans les mors fausse le diamètre serti et génère un sertissage non conforme. L'investissement se situe typiquement entre 1 500 et 5 000 € selon les capacités et l'alimentation.
Sertisseuses d'atelier compactes : standardiser la production en monophasé
La sertisseuse d'atelier compacte fonctionne sur secteur monophasé 230 V et s'installe sur un établi ou sur un chariot atelier. Elle couvre une plage typique de DN 6 à DN 38/40, avec des jeux de mors adaptés à plusieurs séries d'embouts. La sertisseuse électro-hydraulique assure un cycle automatique et reproductible. Elle s'adresse aux petits ateliers de réparation de flexibles, aux services de maintenance industrielle de taille intermédiaire et aux concessionnaires de matériels agricoles ou TP.
La répétabilité est nettement supérieure à celle des solutions manuelles ou portatives, grâce à un réglage par butée ou micrométrique. L'encombrement reste contenu : une machine de ce type tient sur 60 à 100 cm de plan de travail. L'investissement se situe généralement entre 3 000 et 8 000 €. La contrainte principale reste la limite de diamètre : les gros flexibles spiralés (4SP, 4SH, R15) dépassent généralement ses capacités maximales.
Sertisseuses d'atelier industrielles : gros diamètres et production en série
La sertisseuse d'atelier industrielle fonctionne en triphasé 400 V et développe une force de sertissage nettement supérieure, généralement entre 400 et 1 000 kN selon les modèles. Elle traite des flexibles allant jusqu'à DN 51 voire DN 63 pour certaines configurations, incluant les flexibles multi-spirales haute pression. Ce type de machine de sertissage s'intègre dans les ateliers de fabrication de flexibles hydrauliques à volume significatif : fabricants de machines hydrauliques, ateliers de négoce hydraulique, services maintenance de grands sites industriels.
La cadence peut atteindre plusieurs dizaines de sertissages par heure selon le diamètre traité. La robustesse mécanique et la durabilité des composants sont dimensionnées pour un usage intensif. L'investissement se situe entre 10 000 et 30 000 € ou plus selon la capacité et les options. L'installation requiert une alimentation triphasée, un espace atelier adapté et, dans certains cas, une fixation au sol pour absorber les forces générées.
Sertisseuses de production automatisées et CNC : répétabilité et traçabilité
La sertisseuse automatisée ou CNC intègre un réglage automatique du diamètre cible, des mémoires de programmes (parfois plusieurs centaines de recettes), un contrôle en temps réel du diamètre serti, et des fonctions de traçabilité (horodatage, numéro de pièce, opérateur). Certains modèles embarquent une mesure directe du diamètre serti par capteur intégré.
Elle répond aux exigences des ateliers multi-opérateurs et des productions sériées : fabrication de circuits hydrauliques pour engins, aéronautique, marine ou industrie lourde, où chaque ensemble monté doit être traçable et conforme à un dossier qualité.
Le changement de programme s'effectue en quelques secondes, ce qui réduit les erreurs de réglage entre séries. La limite principale est le coût d'acquisition, souvent au-delà de 20 000 à 50 000 €, et la nécessité de former les opérateurs à l'interface de paramétrage et à la gestion des programmes.
Sertisseuses spécialisées : tête ouverte, interlock et configurations particulières
Plusieurs variantes spécialisées complètent la gamme :
- La sertisseuse à tête ouverte (ou tête à ouverture latérale) permet de sertir un embout positionné sur un flexible déjà monté sur un circuit, sans démonter l'ensemble. Elle est utilisée dans les interventions sur site où le remplacement partiel d'un circuit ne permet pas de retirer le flexible du poste. La tête s'ouvre sur le côté pour envelopper l'embout en place.
- La sertisseuse à changement rapide de tête accélère la transition entre deux séries de diamètres différents en atelier polyvalent, sans opération d'outillage longue.
- Les sertisseuses pour flexibles interlock (flexibles métalliques à spirale interverrouillée) et pour flexibles spiralés haute pression nécessitent des géométries de mors spécifiques, incompatibles avec les mors standards. Utiliser des mors inadaptés sur ces flexibles génère des non-conformités systématiques.
- La distinction avec les sertisseuses pour tubes rigides mérite d'être claire : les sertisseuses de raccords à sertir sur tube rigide (type press-fitting) utilisent des mâchoires et des géométries totalement différentes. Elles ne sertissent pas des ferrules sur flexibles textiles ou spiralés et ne s'interchangent pas avec les machines dédiées aux flexibles hydrauliques.
| Type de sertisseuse | Mobilité | Capacité (ordre de grandeur) | Cadence | Investissement relatif | Profils utilisateurs typiques |
|---|---|---|---|---|---|
| Manuelle (levier/pompe) | Totale, sans alimentation | Petits diamètres, DN 6 à DN 12 | Faible, effort opérateur | Faible (quelques centaines d'€) | Dépannage chantier isolé, urgences terrain |
| Portative (batterie/12-24V) | Élevée, véhicule de service | DN 6 à DN 25/32 selon modèle | Moyenne, quelques dizaines/charge | Moyen (1 500 à 5 000 €) | Technicien itinérant TP, agri, manutention |
| Atelier compacte (monophasé) | Fixe ou sur chariot atelier | DN 6 à DN 38/40 | Bonne, cycle automatique | Moyen-haut (3 000 à 8 000 €) | Petit atelier, maintenance usine, concessionnaire |
| Atelier industrielle (triphasé) | Fixe, installation dédiée | DN 6 à DN 51 et plus | Élevée, usage intensif | Élevé (10 000 à 30 000 €) | Atelier hydraulique, fabrication, maintenance lourde |
| Automatisée/CNC | Fixe, production | Large plage, multi-séries | Très élevée, changement auto | Très élevé (20 000 à 50 000 €+) | Production sériée, multi-opérateurs, traçabilité |
| Spécialisée (tête ouverte, interlock) | Variable selon modèle | Selon spécification | Variable | Variable selon spécialisation | Interventions sur circuit monté, flexibles spéciaux |
| Type de sertisseuse : Manuelle (levier/pompe) | |
|---|---|
| Mobilité | Totale, sans alimentation |
| Capacité (ordre de grandeur) | Petits diamètres, DN 6 à DN 12 |
| Cadence | Faible, effort opérateur |
| Investissement relatif | Faible (quelques centaines d'€) |
| Profils utilisateurs typiques | Dépannage chantier isolé, urgences terrain |
| Type de sertisseuse : Portative (batterie/12-24V) | |
|---|---|
| Mobilité | Élevée, véhicule de service |
| Capacité (ordre de grandeur) | DN 6 à DN 25/32 selon modèle |
| Cadence | Moyenne, quelques dizaines/charge |
| Investissement relatif | Moyen (1 500 à 5 000 €) |
| Profils utilisateurs typiques | Technicien itinérant TP, agri, manutention |
| Type de sertisseuse : Atelier compacte (monophasé) | |
|---|---|
| Mobilité | Fixe ou sur chariot atelier |
| Capacité (ordre de grandeur) | DN 6 à DN 38/40 |
| Cadence | Bonne, cycle automatique |
| Investissement relatif | Moyen-haut (3 000 à 8 000 €) |
| Profils utilisateurs typiques | Petit atelier, maintenance usine, concessionnaire |
| Type de sertisseuse : Atelier industrielle (triphasé) | |
|---|---|
| Mobilité | Fixe, installation dédiée |
| Capacité (ordre de grandeur) | DN 6 à DN 51 et plus |
| Cadence | Élevée, usage intensif |
| Investissement relatif | Élevé (10 000 à 30 000 €) |
| Profils utilisateurs typiques | Atelier hydraulique, fabrication, maintenance lourde |
| Type de sertisseuse : Automatisée/CNC | |
|---|---|
| Mobilité | Fixe, production |
| Capacité (ordre de grandeur) | Large plage, multi-séries |
| Cadence | Très élevée, changement auto |
| Investissement relatif | Très élevé (20 000 à 50 000 €+) |
| Profils utilisateurs typiques | Production sériée, multi-opérateurs, traçabilité |
| Type de sertisseuse : Spécialisée (tête ouverte, interlock) | |
|---|---|
| Mobilité | Variable selon modèle |
| Capacité (ordre de grandeur) | Selon spécification |
| Cadence | Variable |
| Investissement relatif | Variable selon spécialisation |
| Profils utilisateurs typiques | Interventions sur circuit monté, flexibles spéciaux |
La lecture de ce tableau confirme que le profil d'usage prime sur tous les autres critères. Un technicien de maintenance agricole en zone rurale n'a pas besoin d'une machine CNC, mais il a besoin d'une portative fiable sur batterie. À l'inverse, un atelier fabricant des circuits hydrauliques pour engins de TP traite des volumes et des diamètres qui imposent une machine industrielle triphasée avec un parc de mors complet.
Quels critères pour choisir une sertisseuse hydraulique professionnelle ?
Force, ouverture et plage de sertissage : dimensionner la capacité utile
La méthode consiste à partir des diamètres extérieurs des flexibles et des embouts effectivement utilisés dans l'atelier ou sur le terrain, puis à vérifier que la machine couvre l'ensemble de la plage avec une marge de sécurité. L'ouverture maximale des mors doit être supérieure au plus grand diamètre de ferrule à sertir. La profondeur utile de la tête doit permettre d'engager la ferrule sans contrainte.
Pour les gros diamètres (au-delà de DN 38), la force de sertissage nécessaire augmente fortement. Une machine sous-dimensionnée n'atteint pas le diamètre serti cible malgré un réglage en butée, ce qui conduit à des sertissages non conformes. Il vaut mieux anticiper en sélectionnant une machine à sertir dont la capacité nominale dépasse légèrement les besoins actuels.
Mors et compatibilités : sécuriser l'ensemble embout-bague-machine
Le jeu de mors représente généralement 10 à 30 % du coût total d'équipement d'un atelier. Chaque série d'embouts (et chaque diamètre) requiert un mors dédié, référencé par le fabricant de la sertisseuse ou de l'embout. Les mors ne sont généralement pas interchangeables entre fabricants de machines différents. Les principaux points de vigilance sont les suivants :
- Le stockage et la gestion du parc de mors constituent un coût indirect significatif (espace, inventaire, remplacement).
- Le changement rapide de mors (systèmes à baïonnette ou à double cônes) réduit le temps de transition entre séries dans un atelier polyvalent.
- L'usage de mors usés ou de mors d'un autre fabricant que celui recommandé par la table de sertissage génère des écarts dimensionnels invisibles à l'œil nu, détectables uniquement par mesure du diamètre serti.
- Une politique atelier claire (référentiel interne des combinaisons flexibles/embouts/mors validées) réduit les risques de mélanges non contrôlés.
Réglage et répétabilité : micrométrique, butée et programmes mémorisés
Trois approches coexistent.
- Le réglage par cales ou butée mécanique est simple et robuste, mais requiert une vérification du diamètre serti à chaque changement de série.
- Le réglage micrométrique permet un ajustement fin en dixièmes de millimètre et améliore la répétabilité pour des productions moyennes.
- Le réglage par programme mémorisé (machines automatisées) supprime l'intervention manuelle lors des changements de série et garantit la constance du paramètre entre opérateurs.
Qualité et sécurité : vérifier le diamètre serti et prévenir les incidents
Le contrôle du diamètre serti après chaque sertissage constitue la seule validation fiable de la conformité. Il s'effectue avec un pied à coulisse ou une jauge dédiée, selon la tolérance indiquée dans la table de sertissage. Toute mesure hors tolérance impose le rebut de l'ensemble sans exception : un flexible non conforme ne s'utilise pas, même provisoirement.
Les éléments de sécurité machine à vérifier à la réception d'une sertisseuse incluent :
- le carter de protection des mors en mouvement
- le bouton d'arrêt d'urgence accessible par l'opérateur
- le retour automatique en position ouverte à la fin du cycle
- la limitation de force pour éviter l'écrasement accidentel
Énergie, mobilité et environnement : adapter le choix au contexte terrain
Le choix de l'alimentation d'une sertisseuse de flexibles hydrauliques découle directement du contexte d'utilisation.
- Sur site sans alimentation fixe, la batterie lithium-ion ou le 12/24 V véhicule conviennent.
- En atelier avec prise monophasée, la machine compacte 230 V offre le meilleur rapport coût/capacité.
- En atelier industriel avec triphasé disponible, la machine industrielle triphasée s'impose pour les gros diamètres.
L'environnement conditionne également le choix : poussière, humidité, vibrations et températures extrêmes imposent des machines avec indice de protection adapté et des consignes de maintenance renforcées.
Maintenance et calibration : assurer la constance des sertissages dans le temps
La maintenance préventive d'une sertisseuse comprend le graissage régulier des mors et des surfaces de glissement (selon les préconisations fabricant), le nettoyage des mors après chaque série pour éviter les contaminations, la vérification périodique des niveaux hydrauliques, et l'inspection visuelle des joints et flexible hydraulique interne. La calibration (vérification de l'exactitude du diamètre produit par rapport au réglage) doit être planifiée selon la fréquence d'utilisation et les exigences du système qualité.
Les signes de dérive à surveiller incluent : des diamètres sertis progressivement supérieurs au réglage (mors usés), des cycles irréguliers (pression hydraulique interne insuffisante) ou des fuites du circuit interne de la machine.
Comment assurer un sertissage hydraulique précis et reproductible ?
La qualité d'un sertissage dépend autant de la machine que du processus opérationnel appliqué. Les étapes suivantes structurent un process conforme et reproductible.
- La coupe du flexible doit être nette et perpendiculaire à l'axe, sans écrasement de l'âme. Un outil de coupe dédié (coupe-flexible ou scie à ruban lente) évite les déformations qui compromettent l'insertion de l'embout.
- L'ébarbage élimine les bavures en bout de flexible après coupe, et le soufflage à air comprimé nettoie l'intérieur pour éviter les contaminations de circuit.
- La profondeur d'insertion de l'embout dans le flexible, avant mise en place de la ferrule, se vérifie avec un marquage au marqueur ou selon la cote indiquée dans la table du fabricant. Une insertion insuffisante génère un sertissage non conforme même si le diamètre serti est correct.
- Le choix des mors se fait exclusivement à partir de la table de sertissage du fabricant de l'embout, en croisant la référence de la ferrule, le type de flexible et le diamètre nominal.
- La vérification du diamètre serti avec un pied à coulisse ou une jauge calibrée clôture chaque opération. La valeur mesurée se compare à la plage de tolérance de la table fabricant.
- Le marquage de l'ensemble serti (date, opérateur, référence flexible et embout) et son enregistrement dans un registre ou un système de traçabilité numérique permettent de retrouver l'historique de fabrication en cas d'incident.
- La propreté des mors et de la zone de travail conditionne la répétabilité : des copeaux ou des particules métalliques coincés dans les mors faussent le diamètre serti produit.
FAQ
Quelle est la différence entre un sertissage skive et no-skive ?
Le sertissage skive (ou avec dénudage) consiste à retirer partiellement la gaine extérieure du flexible avant l'insertion de l'embout. Cette opération permet à l'embout d'agir directement sur les tresses ou spirales de renfort. Le sertissage no-skive ne nécessite pas ce retrait : l'embout est conçu pour s'insérer sous la gaine sans dénudage préalable. Les deux techniques existent et répondent à des gammes d'embouts spécifiques. La table de sertissage du fabricant précise obligatoirement laquelle s'applique pour chaque référence d'embout.
Comment vérifier qu'un sertissage est conforme ?
La vérification s'effectue par mesure du diamètre extérieur de la ferrule après sertissage, à l'aide d'un pied à coulisse ou d'une jauge spécifique. La valeur mesurée doit se situer dans la plage de tolérance indiquée par la table de sertissage du fabricant de l'embout. Le contrôle visuel complète la mesure : absence de fissure sur la ferrule, alignement concentrique entre ferrule et embout, et marquage de profondeur d'insertion visible ou conforme.
Pourquoi ne pas utiliser les tables de sertissage d'un fabricant avec les embouts d'un autre ?
Les tables de sertissage sont établies par chaque fabricant pour des combinaisons spécifiques : leurs propres embouts, ferrules, flexibles et mors. La géométrie interne des embouts, l'épaisseur des ferrules et la dureté des matériaux varient selon les fabricants. Appliquer la table d'un fabricant A à des embouts du fabricant B génère des diamètres sertis non validés, avec des risques de tenue en pression insuffisante ou d'écrasement du flexible.
Qu'est-ce qu'un flexible interlock et pourquoi nécessite-t-il une sertisseuse spécifique ?
Un flexible interlock est constitué d'une spirale métallique dont les spires s'imbriquent mécaniquement. Il transmet la flexibilité tout en résistant à la compression axiale, et s'utilise dans des applications vibratoires ou de protection de câbles. Son profil extérieur ondulé et sa rigidité imposent des mors de géométrie particulière, incompatibles avec les mors conçus pour les flexibles textiles ou spiralés classiques.
À partir de quel volume de production passer à une machine industrielle ou CNC ?
La transition vers une machine industrielle se justifie dès que les diamètres traités dépassent régulièrement DN 38, que la cadence dépasse les capacités d'une machine compacte monophasée, ou que des exigences de traçabilité imposent une gestion de programmes. Pour une production multi-séries avec plusieurs opérateurs et des exigences qualité documentées, la machine automatisée ou CNC devient le choix adapté dès que le volume d'activité amortit l'investissement sur deux à trois ans.
Peut-on utiliser des mors d'une marque différente de celle de la sertisseuse ?
Techniquement, certains mors sont physiquement interchangeables entre machines de différents fabricants si les cotes d'adaptation correspondent. Cependant, la conformité du sertissage produit dépend de la validation de la combinaison mors/embout/ferrule par le fabricant de l'embout. Utiliser des mors non référencés dans la table de sertissage de l'embout annule toute garantie de conformité. La prudence impose de ne valider que les combinaisons explicitement référencées.
Quels sont les risques concrets d'un mauvais sertissage ?
Un sertissage insuffisant provoque le glissement de l'embout hors du flexible sous pression, avec projection possible du raccord et du fluide sous haute pression. Un sertissage excessif écrase l'âme du flexible, réduit sa section de passage et fragilise les tresses ou spirales, accélérant la rupture par fatigue. Dans les deux cas, les conséquences sont des fuites, des pertes de pression dans le circuit et, dans le pire des cas, des accidents corporels.
Comment gérer la compatibilité quand l'atelier utilise plusieurs séries d'embouts ?
La démarche consiste à établir un référentiel interne documentant chaque combinaison validée : référence flexible, référence embout, référence ferrule, référence mors, diamètre serti cible et tolérance. Ce document prend la forme d'une table de travail affichée au poste de sertissage. Chaque nouvelle combinaison doit faire l'objet d'une validation par mesure du diamètre serti sur plusieurs pièces avant d'être intégrée au référentiel. Cette approche élimine les erreurs de mors et les sertissages non conformes liés aux mélanges de séries.
Comment entretenir les mors pour maintenir la précision de sertissage ?
Les mors doivent être nettoyés après chaque série pour éliminer les résidus métalliques et les traces de lubrifiant contaminé. Un graissage léger des surfaces de contact avec la machine (selon la préconisation du fabricant) évite l'usure prématurée. L'état des mors se contrôle visuellement à la recherche de fissures, de déformations ou d'usure de la surface active. Des mors usés produisent des diamètres sertis progressivement supérieurs à la cible, détectables uniquement par mesure systématique.
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