Sommaire
- Quand utiliser une sertisseuse hydraulique ?
- Comment fonctionne une sertisseuse hydraulique ?
- Quels sont les différents types de sertisseuses hydrauliques ?
- Quelles sont les applications d'une sertisseuse hydraulique ?
- Comment choisir une sertisseuse hydraulique ?
- Comment utiliser une sertisseuse hydraulique ?
- Quelles règles de sécurité respecter avec une sertisseuse hydraulique ?
- FAQ
Cet article vous plaît ?
Partagez-le !
Sommaire
- Quand utiliser une sertisseuse hydraulique ?
- Comment fonctionne une sertisseuse hydraulique ?
- Quels sont les différents types de sertisseuses hydrauliques ?
- Quelles sont les applications d'une sertisseuse hydraulique ?
- Comment choisir une sertisseuse hydraulique ?
- Comment utiliser une sertisseuse hydraulique ?
- Quelles règles de sécurité respecter avec une sertisseuse hydraulique ?
- FAQ
Temps de lecture estimé : 15min
💡 L'essentiel à retenir :
- La sertisseuse hydraulique s'impose dès que le diamètre de raccord dépasse 16 mm ou que la cadence journalière dépasse 30 sertissages, là où les pinces mécaniques atteignent leurs limites en termes d'effort et de répétabilité.
- La force de sertissage varie de 16 kN pour les petits diamètres en PER/multicouche jusqu'à 120 kN ou plus pour les tubes acier/inox de grand diamètre en environnement industriel.
- Le choix du profil de mors (TH, U, H, V ou M) dépend exclusivement du raccord et du matériau sertis : utiliser le mauvais profil entraîne une non-conformité invisible à l'œil nu, révélée uniquement sous pression.
- Une sertisseuse électrohydraulique sur batterie 18 V ou 22 V couvre la majorité des chantiers en plomberie, chauffage et climatisation avec une autonomie de 150 à 300 cycles par charge selon le modèle.
- Après chaque sertissage, le contrôle visuel du marquage d'insertion, la vérification de la symétrie de l'empreinte et un test d'étanchéité sous pression sont les trois contrôles non négociables.
- Le calibrage périodique de l'outil (force et pression effective) s'effectue selon la fréquence recommandée par le fabricant, généralement tous les 12 à 24 mois ou après un choc identifié, et fait l'objet d'un rapport tracé.
La sertisseuse hydraulique produit une force de déformation contrôlée pour assembler des raccords sur tubes ou câbles sans soudure ni chaleur. Elle intervient en industrie, maintenance, plomberie, chauffage, et HVAC dès que la cadence ou le diamètre justifie une force dépassant les capacités d'un outillage manuel classique. L'utilisation d'une presse à sertir hydraulique utilisation permet d'obtenir des connexions homogènes, rapides à réaliser et adaptées aux exigences de fiabilité des installations professionnelles.
Obtenez des devis pour sertisseuses hydrauliques
Quand utiliser une sertisseuse hydraulique ?
Le sertissage hydraulique prend le relais des raccords à compression ou à visser lorsque trois critères se cumulent : un diamètre supérieur à 16 mm, une cadence répétée sur un même chantier, et une exigence d'étanchéité documentable. À l'inverse de la brasure au chalumeau, il ne nécessite pas de permis feu, génère aucune flamme et s'exécute en environnement sensible (faux plafond, locaux occupés, zones ATEX selon les cas).
Comparé au sertissage à pince mécanique non hydraulique, l'outil hydraulique supprime l'effort physique de l'opérateur sur les diamètres supérieurs à 25 mm, réduit la fatigue sur les chantiers à fort volume et garantit une force constante à chaque cycle, indépendamment de la morphologie ou de la fatigue de l'utilisateur. Les cas d'usage qui déclenchent le recours à une sertisseuse hydraulique sont les suivants :
- Les réseaux multicouche et PER de diamètre 20 mm à 63 mm en plomberie tertiaire ou résidentiel collectif, où la répétabilité du sertissage garantit la conformité de l'installation.
- Les réseaux cuivre, acier et inox de diamètre 28 mm à 108 mm en génie climatique et chauffage industriel, pour lesquels la pince mécanique ne suffit plus.
- Le sertissage de flexibles hydrauliques en maintenance industrielle, où la pression de service dépasse souvent 300 bar et où une non-conformité entraîne un risque grave.
- Le sertissage de cosses et embouts sur câbles de section 16 mm² à 240 mm² en électricité industrielle, où la tenue mécanique et la continuité électrique s'évaluent par traction et mesure de résistance.
Comment fonctionne une sertisseuse hydraulique ?
Cycle de sertissage hydraulique
Une machine à sertir hydraulique fonctionne selon un principe commun à tous les modèles : une pompe envoie un fluide hydraulique sous pression dans un vérin, lequel pousse les mors vers le centre du raccord avec une force calibrée. Le cycle comprend quatre phases distinctes.
- La phase d'approche correspond à la fermeture progressive des mors autour du raccord. L'opérateur positionne l'outil perpendiculairement à l'axe du tube et s'assure que le raccord est centré dans la cavité des mors.
- La phase de sertissage débute lorsque les mors exercent la force de déformation : le métal du raccord se déforme plastiquement autour du tube, créant l'étanchéité et le maintien mécanique. La force développée est mesurée en kilonewtons et varie selon le diamètre et le matériau : de 16 kN pour un raccord PER 16 mm à plus de 80 kN pour un raccord inox 54 mm.
- La phase de fin de cycle est signalée par un retour automatique des mors dans la grande majorité des modèles électrohydrauliques modernes : l'outil s'arrête seul lorsque la course est complète.
- La phase de retrait consiste à écarter les mors et à retirer l'outil sans tirer sur le raccord.
Profils de mors et résultat du sertissage
Le profil de mors détermine la géométrie de l'empreinte laissée sur le raccord après sertissage. Chaque profil correspond à une gamme de raccords définie par le fabricant du raccord, pas par l'outil. Utiliser un profil incompatible produit une déformation insuffisante ou asymétrique, invisible à l'œil nu sur certains matériaux, mais qui génère une fuite ou un arrachement sous pression.
- Le profil TH est le plus répandu en plomberie et chauffage : il s'applique sur les raccords multicouche, PER et cuivre de nombreux fournisseurs, avec une gorge trapézoïdale qui comprime le raccord sur toute sa largeur.
- Le profil U produit une empreinte en forme de U arrondi, utilisé notamment sur certains raccords cuivre et laiton de systèmes chauffage. Le profil H est symétrique et couvre une gamme de raccords spécifiques à certaines marques pour les réseaux sanitaires et chauffage.
- Le profil V est plus étroit et profond, adapté aux raccords inox de type pressing.
- Le profil M s'applique aux raccords multicouche de certains fabricants avec une géométrie légèrement différente du TH.
Quels sont les différents types de sertisseuses hydrauliques ?
- La sertisseuse manuelle hydraulique utilise le pompage manuel d'un levier pour monter en pression. Elle reste légère (moins de 3 kg pour la tête seule), sans besoin d'énergie externe, et convient aux interventions ponctuelles ou aux zones difficiles d'accès. Sa limite principale réside dans l'effort répété à exercer sur la pompe, qui fatigue l'opérateur dès que le volume de sertissages dépasse une vingtaine par poste.
- La sertisseuse électrohydraulique filaire offre la force la plus élevée de la gamme portable, avec des cycles courts et une répétabilité maximale. Elle convient aux chantiers fixes disposant d'une alimentation secteur et aux diamètres supérieurs à 54 mm qui dépassent la capacité des modèles sur batterie d'entrée de gamme.
- La sertisseuse sur batterie représente aujourd'hui la solution la plus déployée sur les chantiers de plomberie, chauffage et climatisation. Les modèles à 18 V ou 22 V développent généralement entre 32 et 60 kN, couvrant les diamètres courants de 14 à 54 mm. L'autonomie varie de 150 à 300 cycles par charge selon la capacité de la batterie et le diamètre travaillé. En température inférieure à 0°C, l'autonomie chute de 20 à 40 % selon la chimie de la cellule.
- La sertisseuse stationnaire équipe les ateliers de préfabrication de flexibles hydrauliques ou les lignes de production. Elle peut développer plusieurs centaines de kN et travailler en cycle semi-automatique, mais ne se transporte pas sur chantier.
| Type | Source d'énergie | Plage de force typique | Mobilité | Cadence | Point de vigilance |
|---|---|---|---|---|---|
| Manuelle hydraulique | Effort manuel sur pompe | 16 à 60 kN | Très élevée, légère | Faible (fatigue opérateur) | Effort variable selon opérateur |
| Électrohydraulique filaire | Secteur 230 V | 32 à 120 kN | Moyenne (câble d'alimentation) | Élevée | Besoin d'une prise à proximité |
| Sur batterie (18 à 22 V) | Batterie Li-Ion | 32 à 60 kN | Maximale | Moyenne à élevée | Autonomie à surveiller en grand froid |
| Stationnaire/atelier | Groupe hydraulique fixe | 60 à 300 kN | Nulle | Très élevée | Coût d'installation, encombrement |
| Type : Manuelle hydraulique | |
|---|---|
| Source d'énergie | Effort manuel sur pompe |
| Plage de force typique | 16 à 60 kN |
| Mobilité | Très élevée, légère |
| Cadence | Faible (fatigue opérateur) |
| Point de vigilance | Effort variable selon opérateur |
| Type : Électrohydraulique filaire | |
|---|---|
| Source d'énergie | Secteur 230 V |
| Plage de force typique | 32 à 120 kN |
| Mobilité | Moyenne (câble d'alimentation) |
| Cadence | Élevée |
| Point de vigilance | Besoin d'une prise à proximité |
| Type : Sur batterie (18 à 22 V) | |
|---|---|
| Source d'énergie | Batterie Li-Ion |
| Plage de force typique | 32 à 60 kN |
| Mobilité | Maximale |
| Cadence | Moyenne à élevée |
| Point de vigilance | Autonomie à surveiller en grand froid |
| Type : Stationnaire/atelier | |
|---|---|
| Source d'énergie | Groupe hydraulique fixe |
| Plage de force typique | 60 à 300 kN |
| Mobilité | Nulle |
| Cadence | Très élevée |
| Point de vigilance | Coût d'installation, encombrement |
Quelles sont les applications d'une sertisseuse hydraulique ?
Sertissage des flexibles hydrauliques industriels
Le sertissage de raccords d'embouts sur flexibles haute pression est l'une des applications les plus contraignantes. Le diamètre du flexible (de 6 mm à 50 mm de diamètre extérieur de tresse), la pression de service et le type d'embout (embout sertissable, insert et écrou) conditionnent le réglage de la sertisseuse et le diamètre cible après sertissage. Ce réglage se fait à partir de tables fournies par le fabricant de l'embout, qui indiquent le diamètre de sertissage final à atteindre selon le matériau du flexible. Après sertissage, un contrôle au pied à coulisse vérifie que le diamètre mesuré correspond à la tolérance prescrite (généralement ± 0,1 mm). Tout assemblage hors tolérance est mis au rebut sans exception.
Sertissage des réseaux multicouches et PER
Les tubes multicouche (aluminium/polyéthylène) et PER constituent le terrain de prédilection de la sertisseuse hydraulique portable en plomberie et chauffage résidentiel ou tertiaire. Les diamètres courants vont de 14 mm à 63 mm. La préparation du tube exige une coupe d'équerre stricte à l'aide d'un coupe-tube adapté, suivie d'un calibrage et d'un ébavurage pour rétablir la circularité et supprimer les bavures internes. Un tube mal calibré ou coupé en biseau entraîne une insertion incomplète du raccord : le marquage de profondeur d'insertion tracé au marqueur sur le tube ne disparaît plus derrière la bague du raccord, signal immédiat de non-conformité.
Après sertissage, les points à vérifier sont les suivants :
- Le marquage d'insertion reste visible à la profondeur correcte selon la documentation du raccord.
- L'empreinte du mors est symétrique et centrée sur la bague.
- Aucune fissure ni déformation anormale n'est visible sur la bague.
- Le raccord ne tourne pas librement autour du tube à la main.
Sertissage des installations en cuivre, acier et inox
Le cuivre en diamètre 15 à 54 mm, l'acier et l'inox de 15 mm à 108 mm représentent les matériaux les plus exigeants en termes de force de sertissage. Un raccord inox 54 mm nécessite entre 60 et 80 kN selon le fabricant, ce qui oriente vers une machine à sertir filaire ou un modèle batterie haut de gamme. L'accès au chantier joue un rôle déterminant dans le choix de la tête. Certains outils proposent une tête rotative à 360° ou orientable à 45° et 90°, autorisant le sertissage en angle de mur, dans un espace de 80 mm de dégagement autour du raccord. Une tête non orientable sur un réseau encastré en faux plafond impose des dégagements de 150 mm minimum, ce qui contraint parfois la configuration du réseau.
Sertissage de cosses et de câbles électriques
Le sertissage de cosses sur câbles de puissance nécessite des matrices spécifiques, distinctes des mors utilisés pour les raccords de tube. Les sections traitées vont généralement de 16 mm² à 240 mm², avec une empreinte hexagonale ou en B selon la cosse et le fabricant. Ces matrices sont strictement dédiées à l'application cosses : elles ne sont pas interchangeables avec les mors de sertissage de tube. Le contrôle après sertissage comprend un examen visuel de l'empreinte, un test de traction à la main, et selon le protocole en vigueur, une mesure de résistance de contact pour les connexions critiques.
Comment choisir une sertisseuse hydraulique ?
Dimensionnement de la force et des capacités de sertissage
La méthode de dimensionnement part de quatre paramètres concrets identifiés avant tout achat ou location.
- Les diamètres réels utilisés sur le chantier ou dans l'atelier : lister le diamètre minimal et le diamètre maximal traités. Un outil couvrant de 14 mm à 54 mm suffit pour 90 % des chantiers de plomberie et chauffage en tertiaire.
- Le matériau et le profil exigés par les raccords : vérifier que les mors disponibles pour l'outil ciblé couvrent le profil requis (TH, V, U, etc.) dans toute la plage de diamètres nécessaire.
- La cadence journalière : moins de 30 sertissages par jour oriente vers une manuelle hydraulique ou une batterie d'entrée de gamme. Entre 30 et 150 sertissages, une batterie de milieu de gamme convient. Au-delà de 150 sertissages par poste, une sertisseuse filaire ou un groupe stationnaire s'impose.
- Les contraintes d'accès : espaces restreints, besoin de rotation de tête, absence de prise secteur à proximité.
Compatibilité des mors et des raccords
Avant de démarrer un chantier ou d'acheter des mors supplémentaires, les vérifications suivantes s'imposent :
- Confirmer le profil exigé par le fabricant du raccord dans sa documentation technique.
- Vérifier que le mors disponible porte le même marquage de profil et correspond au diamètre du raccord.
- Contrôler que le diamètre nominal inscrit sur le mors correspond au diamètre extérieur du tube et non au diamètre intérieur.
- Tester l'assemblage sur un raccord de même référence hors chantier avant de démarrer la série.
Critères d'ergonomie et de sécurité de la sertisseuse
Le poids de l'outil en configuration de travail (tête + corps + batterie) varie entre 2,5 kg pour les modèles compacts et 5 kg pour les modèles de forte puissance. Au-delà de 4 kg, la fatigue musculaire du membre supérieur apparaît dès 50 cycles en position bras levés, ce qui concerne fréquemment les travaux en faux plafond.
Les critères ergonomiques et de sécurité des sertisseuses hydrauliques à examiner sont les suivants :
- La rotation de tête (360° continu ou indexations 45°/90°) facilite l'accès aux angles et aux espaces confinés.
- Le système anti-pincement protège les doigts de l'opérateur lors de la fermeture des mors.
- L'éclairage LED intégré améliore la visibilité du marquage d'insertion en zone sombre.
- Le déclenchement par gâchette ou par bouton poussoir sécurisé évite les cycles accidentels.
- Les EPI associés comprennent des lunettes de protection contre les projections, des gants anti-coupure et des chaussures de sécurité.
Maintenance et entretien de la sertisseuse hydraulique
La maintenance d'une sertisseuse hydraulique portable concerne quatre points distincts qui conditionnent la répétabilité des sertissages.
- Le niveau d'huile hydraulique se vérifie selon la périodicité indiquée dans la notice, généralement tous les 6 à 12 mois ou après 2 000 à 3 000 cycles. Un niveau insuffisant entraîne une montée en pression incomplète et une force de sertissage réduite sans alarme visible.
- Les joints du vérin et des raccords hydrauliques se remplacent à l'apparition de fuites d'huile ou selon le tableau d'entretien du fabricant. Une fuite même minime affecte la force développée.
- Les mors et matrices s'inspectent visuellement à chaque prise de poste : rayures profondes, déformations de la gorge ou jeu excessif entre les deux demi-mors indiquent le remplacement. Un mors fissuré ne se répare pas.
- La batterie des modèles sans fil se charge selon les recommandations du fabricant : éviter les charges à température inférieure à 5°C ou supérieure à 40°C pour préserver la durée de vie des cellules. Une batterie dont l'autonomie a chuté de plus de 30 % par rapport au neuf mérite un remplacement.
| Application | Type de sertisseuse recommandé | Plage de diamètres courante |
|---|---|---|
| Plomberie multicouche et PER résidentiel/tertiaire | Sur batterie ou manuelle hydraulique | 14 à 32 mm |
| Chauffage cuivre et multicouche tertiaire | Sur batterie ou filaire | 14 à 54 mm |
| Climatisation cuivre et inox | Sur batterie haut de gamme ou filaire | 15 à 54 mm |
| Génie climatique inox grand diamètre | Filaire ou stationnaire | 42 à 108 mm |
| Sertissage cosses câbles industriels | Sur batterie ou filaire avec matrices cosses | 16 à 240 mm² |
| Flexibles hydrauliques atelier | Stationnaire avec réglage diamètre | 6 à 50 mm extérieur de flexible |
| Maintenance industrielle polyvalente | Sur batterie avec kit de mors | 14 à 54 mm |
Comment utiliser une sertisseuse hydraulique ?
Le mode opératoire s'applique aux sertissages de raccords sur tube, de la préparation à la validation de l'assemblage.
Étape 1 - Préparer le tube.
Couper le tube à l'équerre avec un coupe-tube adapté au matériau. Calibrer et ébavurer l'extrémité pour lui restituer sa circularité. Toute déformation résiduelle conduit à un mauvais positionnement du raccord.
Étape 2 - Insérer le raccord et marquer la profondeur.
Tracer une ligne au marqueur sur le tube à la profondeur d'insertion prescrite par le fabricant du raccord. Insérer le raccord jusqu'à ce que le tube vienne en butée contre l'épaulement interne. Le marquage doit coïncider avec le bord du raccord.
Étape 3 - Sélectionner et positionner les mors.
Installer les mors correspondant au profil et au diamètre du raccord. Centrer l'outil sur la bague du raccord, perpendiculairement à l'axe du tube. Vérifier que le raccord est en butée et que le marquage est visible.
Étape 4 - Déclencher le cycle de sertissage.
Activer l'outil selon le mode de déclenchement prévu. Maintenir l'outil stable pendant tout le cycle. Ne pas relâcher avant le signal de fin de course (retour automatique ou indicateur visuel/sonore selon le modèle).
Étape 5 - Retirer l'outil et contrôler.
Écarter les mors et retirer l'outil sans forcer. Vérifier visuellement l'empreinte et la position du marquage d'insertion.
Étape 6 - Tester l'étanchéité. Procéder au test de pression selon le protocole chantier (pression d'eau ou d'air selon les exigences) après raccordement du réseau. Sur les installations soumises à réglementation, consigner le résultat du test.
Immédiatement après le cycle, l'opérateur applique les quatre vérifications suivantes :
- Le marquage d'insertion reste visible à la bonne position : il atteste que le tube était en butée lors du sertissage.
- L'empreinte du mors est complète, symétrique et sans discontinuité sur toute la circonférence de la bague.
- La bague ne présente ni fissure, ni bourrelet anormal, ni zone non déformée.
- Le raccord ne pivote pas librement autour du tube, ce qui traduirait une force de sertissage insuffisante.
Quelles règles de sécurité respecter avec une sertisseuse hydraulique ?
Risques, EPI et précautions d'usage
Les risques associés au sertissage hydraulique sont le pincement des doigts entre les mors lors du positionnement, la projection de particules métalliques lors du sertissage sur des raccords défectueux, et le contact avec le fluide hydraulique sous pression en cas de fuite sur un circuit interne endommagé.
Les EPI obligatoires comprennent des lunettes ou masque de protection, des gants anti-coupure de niveau adapté, et des chaussures de sécurité. Sur les chantiers HVAC impliquant des fluides frigorigènes ou des réseaux sous pression, les exigences EPI peuvent s'étendre à la protection auditive selon l'environnement.
La conformité des sertissages repose sur la chaîne de compatibilité : raccord homologué par son fabricant pour le profil utilisé, mors certifiés pour le diamètre et le matériau, outil calibré et en état. Les fabricants de raccords publient des listes d'outils et de mors compatibles : s'y référer avant tout démarrage.
Contrôle périodique et calibrage
Le calibrage d'une sertisseuse hydraulique consiste à vérifier que la force réelle développée en tête correspond à la valeur nominale déclarée par le constructeur. Un outil non calibré peut développer une force insuffisante sans que l'opérateur s'en aperçoive : le cycle se termine normalement mais l'empreinte reste hors tolérance. La périodicité recommandée varie selon l'intensité d'utilisation de la machine à sertir :
- Usage intensif (plus de 100 cycles par jour en production) : contrôle annuel ou tous les 1 000 à 1 500 cycles.
- Usage courant sur chantier (20 à 80 cycles par jour) : contrôle tous les 12 à 18 mois.
- Après tout choc identifié (chute de l'outil, impact sur la tête) : contrôle avant remise en service.
La traçabilité documentaire d'un chantier comprend : le type et le numéro de série de l'outil, le profil et la référence des mors, le diamètre des raccords sertis, le nom de l'opérateur, la date d'intervention, et le résultat du test d'étanchéité. Ces éléments sont consignés dans un procès-verbal ou une fiche de contrôle chantier, exigibles sur les installations réglementées.
FAQ
Quelle est la différence entre le sertissage hydraulique et le sertissage à pince mécanique ?
La pince mécanique génère la force par l'effort manuel sur des bras de levier. Elle se limite généralement aux diamètres inférieurs à 25 mm et produit une force variable selon l'opérateur. La sertisseuse hydraulique produit une force constante et calibrée, indépendante de l'effort physique, ce qui garantit la répétabilité sur toute la plage de diamètres de 14 mm à 108 mm selon le modèle.
Peut-on utiliser les mors d'une marque sur l'outil d'une autre marque ?
Non, dans la grande majorité des cas. Les systèmes de fixation des mors (clips, baïonnettes, vis) et les géométries de logement varient d'un constructeur d'outil à l'autre. De plus, la compatibilité profil/raccord est validée par le fabricant du raccord pour un couple outil/mors précis. Utiliser des mors d'une autre marque invalide cette validation et peut engager la responsabilité de l'installateur.
Comment savoir quel profil de mors utiliser pour un raccord donné ?
Le profil requis figure dans la documentation technique du fabricant du raccord, généralement accessible sur son site internet ou fourni avec le raccord. Il ne faut jamais déduire le profil à partir de l'aspect visuel du raccord seul.
Quelle force en kN faut-il pour sertir un raccord inox 54 mm ?
La force nécessaire pour sertir un raccord inox 54 mm se situe généralement entre 60 et 80 kN selon le fabricant du raccord. Cela oriente vers une sertisseuse filaire 230 V ou un modèle batterie de gamme professionnelle haute puissance, les modèles entrée de gamme plafonnant souvent à 32 ou 40 kN.
La sertisseuse sur batterie convient-elle pour les raccords inox de grand diamètre ?
Les sertisseuses sur batterie développant 60 kN ou plus couvrent les raccords inox jusqu'à 54 mm. Pour les diamètres 76 mm et au-delà, une sertisseuse filaire ou stationnaire s'impose. En dessous de 0°C, la capacité de la batterie se réduit, ce qui peut rendre le cycle incomplet sur les diamètres proches de la limite maximale de l'outil.
À quelle fréquence faut-il remplacer les mors d'une sertisseuse hydraulique ?
Il n'existe pas de durée de vie fixe en nombre de cycles : cela dépend du matériau sertis, du diamètre, de la fréquence d'utilisation et des conditions de stockage. L'inspection visuelle à chaque prise de poste reste le critère principal. Un mors présentant des rayures profondes dans la gorge, un jeu entre les deux demi-mors supérieur à 0,3 mm ou une déformation de l'empreinte se remplace immédiatement.
Que faire si le cycle de sertissage ne se complète pas ?
Un cycle incomplet indique soit un niveau d'huile insuffisant, soit une pression interne anormale, soit des mors inadaptés au diamètre sertis. L'assemblage en cours se met au rebut. L'outil s'envoie en contrôle avant toute remise en service, et le niveau d'huile se vérifie en premier.
Le sertissage hydraulique respecte-t-il des normes spécifiques ?
Les raccords à sertir sont soumis à des normes de produit selon leur usage : EN 1254 pour les raccords cuivre, EN 15632 pour les raccords de tubes multicouche, ou DIN 2353 pour certains raccords hydrauliques industriels. Ces normes définissent les exigences sur les assemblages et non sur l'outil lui-même. L'outil doit être compatible avec les raccords certifiés selon ces normes, ce que le fabricant du raccord valide via ses listes d'outils homologués.
Peut-on louer une sertisseuse hydraulique plutôt que l'acheter ?
La location est pertinente pour des chantiers ponctuels inférieurs à 5 jours ou pour des diamètres rarement travaillés. Au-delà, le rapport entre le coût de location journalier et le coût d'achat oriente vers l'investissement. La location nécessite de vérifier que l'outil loué est calibré, livré avec les mors compatibles et accompagné de sa documentation de contrôle.
Comment tracer les sertissages sur un chantier réglementé ?
La traçabilité minimale comprend : la référence de l'outil et de ses mors utilisés, le profil et le diamètre des raccords sertis, la date d'intervention, l'identité de l'opérateur, et le résultat du test d'étanchéité. Ces informations s'intègrent dans un procès-verbal de chantier ou dans le dossier des ouvrages exécutés pour les installations soumises à inspection.
Nos sertisseuses hydrauliques les plus populaires sur hellopro.fr
Sertisseuse manuelle avec pompe
Prix sur demande
Envoyer un message
D31 - presse hydraulique de sertissage
Prix sur demande
Envoyer un message
Presses à sertir manuelle finn power
Prix sur demande
Envoyer un message