CONSEIL D'EXPERT

Robot de nettoyage en GMS : quelles sécurités prévoir en magasin ouvert ?

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💡 Ce qu'il faut retenir :
  • Un robot de nettoyage en magasin ouvert nécessite une analyse des risques avant sa mise en service.
  • Les risques principaux concernent les collisions avec les clients, les chutes sur sol humide et la coactivité avec les équipes.
  • Le fournisseur doit remettre les documents de conformité : marquage CE, déclaration UE de conformité et notice d’utilisation en français.
  • L’exploitant doit mettre à jour le DUERP et prévoir un plan de prévention si un prestataire extérieur intervient.
  • Le zonage du magasin doit distinguer les zones autorisées, sensibles, interdites et temporairement interdites.
  • Le geofencing permet de bloquer l’accès aux zones à risque et d’adapter les passages selon les horaires.
  • Les tests avant lancement doivent vérifier l’arrêt d’urgence, les capteurs, les avertisseurs, la vitesse, la cartographie et le balisage.
  • L’organisation du nettoyage doit varier selon les créneaux : avant ouverture, heures creuses ou heures pleines.
  • Le personnel doit être formé aux consignes de sécurité, aux incidents et aux comportements à adopter près du robot.
  • Le suivi repose sur un registre robot, des contrôles de maintenance et des indicateurs de sécurité et d’exploitation.
Les robots de nettoyage se déploient aujourd'hui dans de nombreuses grandes et moyennes surfaces. Leur exploitation en magasin ouvert au public crée des contraintes de sécurité spécifiques : flux de clients imprévisibles, enfants en bas âge, coactivité avec la mise en rayon, sols temporairement mouillés et zones sensibles comme les caisses ou les rayons fruits et légumes. Sécuriser un tel déploiement combine des mesures techniques propres au cobot, une organisation magasin rigoureuse, une formation des équipes et des documents de preuve.
Devis pour un robot de nettoyage

Quels risques prévoir avec un robot autolaveuse en magasin ouvert ?

En magasin ouvert, les risques à traiter en priorité concernent les collisions, les chutes et la coactivité avec les équipes. Le robot peut croiser des clients aux comportements difficiles à anticiper, comme des enfants, des personnes âgées, des personnes à mobilité réduite ou des clients distraits par leur téléphone. Les angles morts, les têtes de gondole et les croisements d’allées doivent donc être identifiés avant la mise en service. Le risque de chute vient du sol humide laissé après le passage du robot. Cette zone peut rester glissante pendant plusieurs secondes ou plusieurs minutes selon la ventilation, le type de sol et la quantité d’eau utilisée. Les entrées, les rayons frais et les zones réfrigérées demandent une vigilance renforcée, car l’humidité, la condensation ou les salissures au sol peuvent augmenter le risque de glissade.

La coactivité avec les équipes crée aussi des situations à risque. Un transpalette, une benne, un chariot de mise en rayon ou un présentoir déplacé peut gêner le robot, provoquer un arrêt ou créer une collision. Les zones de caisses, les files d’attente, les passages PMR et les allées étroites doivent être évités ou paramétrés comme zones sensibles. Le robot ne doit jamais bloquer une allée principale ni une issue de secours. Les zones interdites, les horaires de passage, la vitesse du robot et le balisage doivent être définis avant l’utilisation en présence du public.

Quelles obligations de conformité s'appliquent à un robot autolaveuse en GMS ?

Conformité du robot autolaveuse

Un robot autolaveuse autonome relève de la directive machines 2006/42/CE (et à terme du règlement UE 2023/1230 selon le calendrier d'application). Le fournisseur ou l'intégrateur doit fournir le marquage CE apposé sur la machine, la déclaration UE de conformité, une notice d'utilisation en langue française et les informations sur les conditions d'usage en site occupé. Les documents à obtenir et conserver sont les suivants :La déclaration UE de conformité précise les directives appliquées et les normes harmonisées retenues pour la conception. La notice doit détailler les conditions d'utilisation sécurisées, notamment la vitesse maximale recommandée en présence de piétons, les distances de sécurité des capteurs et les zones où le fonctionnement autonome n'est pas prévu (escaliers, portes automatiques, rampes supérieures à certains degrés). Le dossier technique reste chez le fabricant mais peut être demandé par les autorités de surveillance du marché. L'exploitant doit conserver la notice, la déclaration de conformité et tout document décrivant les paramètres limites garantis par le fabricant.

Évaluation des risques en magasin

Le Code du travail (articles L. 4121-1 à L. 4121-3 et R. 4121-1 et suivants) impose à l'employeur d'évaluer les risques liés à tout nouvel équipement et d'intégrer les résultats au DUERP. L'introduction d'un robot autolaveuse constitue une modification des conditions de travail qui rend la mise à jour du DUERP obligatoire. L'évaluation doit couvrir les risques pour les salariés du magasin (mise en rayon, accueil, sécurité) et pour les intervenants extérieurs (prestataire propreté, livreurs). La signalisation du sol mouillé en cours de nettoyage répond aux prescriptions du Code du travail sur la signalisation de santé et sécurité au travail (décret 92-332 et arrêté du 4 novembre 1993). Les panneaux triangulaires jaunes « attention sol mouillé » doivent être disposés en amont et en aval du robot en activité.

Plan de prévention avec un prestataire

Lorsque le nettoyage est confié à un prestataire extérieur, l'article R. 4511-1 et suivants du Code du travail impose la mise en place d'un plan de prévention dès lors que les travaux dépassent 400 heures par an ou présentent des travaux dangereux. L'achat d'un robot autolaveuse en site occupé entre dans les travaux nécessitant une coordination spécifique. Le plan de prévention formalise les règles de coactivité entre l'entreprise utilisatrice et le prestataire : créneaux d'intervention, zones autorisées, consignes d'urgence, coordination avec les livraisons et la mise en rayon.

Protection des données avec les caméras

Certains robots autolaveuses embarquent des caméras de navigation ou de supervision. Si ces capteurs captent des images de personnes identifiables, le traitement relève du RGPD. L'exploitant doit informer les clients et le personnel de la présence de caméras (affichage à l'entrée du magasin et près de la zone d'évolution du robot), minimiser les données collectées, limiter la durée de conservation et restreindre les accès. Si le volume de données ou la sensibilité du traitement le justifie, une analyse d'impact (DPIA) doit être conduite avec le délégué à la protection des données (DPO) avant la mise en service.

Comment éviter les risques de circulation d’un robot autolaveuse en GMS ?

Zonage du magasin : zones autorisées, sensibles et interdites

Le zonage permet de définir les espaces où le robot autolaveuse peut circuler sans gêner le flux clients, les équipes et les opérations en cours. Il doit être validé avec la direction du magasin, le responsable QHSE et le prestataire ou l’opérateur en charge du nettoyage. Le plan de circulation doit distinguer quatre types de zones :
  • Zones autorisées en continu : allées centrales larges, libres d’obstacles et visibles de loin. Elles conviennent au passage du robot lorsque la circulation clients reste fluide.
  • Zones sensibles : allées étroites, têtes de gondole, rayons fruits et légumes, zones froides et espaces où les clients changent souvent de trajectoire. Le robot peut y circuler sous conditions, sur des créneaux définis, avec une supervision de proximité.
  • Zones interdites : files d’attente aux caisses, passages PMR, issues de secours, zones de stockage de palettes, quais de déchargement, espaces click and collect, escaliers, rampes prononcées et entrées avec portes automatiques.
  • Zones temporairement interdites : allées avec palette au sol, chariot de mise en rayon, produit renversé ou intervention de maintenance. Ces espaces doivent pouvoir être retirés du parcours jusqu’au retour à une situation normale.
Plan de zonage sécurité robot autolaveuse

Geofencing du robot : paramètres à prévoir avant la mise en service

Le geofencing permet de créer des limites virtuelles dans le logiciel du robot. Ces limites bloquent l’accès aux zones interdites et encadrent les passages dans les zones sensibles. Les zones interdites doivent être enregistrées comme espaces infranchissables. Les zones sensibles peuvent être associées à des horaires précis, comme avant l’ouverture, après la fermeture ou pendant les périodes de faible affluence. Les angles morts et les têtes de gondole demandent un réglage spécifique. Le robot doit ralentir, marquer un arrêt, signaler sa présence, puis repartir à vitesse réduite. La cartographie doit être vérifiée après chaque changement d’agencement : déplacement d’un rayon, ajout d’un présentoir, modification d’un espace promotionnel ou nouveau flux client.

Validation terrain : tests à réaliser avant l’exploitation autonome

Avant l’exploitation autonome, le robot nettoyeur doit être testé dans le magasin avec un opérateur présent. Ce test permet de vérifier les trajectoires, les arrêts, les ralentissements et les réactions face aux obstacles. Les essais doivent reprendre les conditions réelles : sol humide, passage de clients, présence de chariots, allées encombrées, mise en rayon et circulation près des caisses. Le test doit aussi mesurer le temps de supervision. Si l’opérateur intervient trop souvent, le parcours, les horaires ou les zones autorisées doivent être revus. Un zonage compatible avec le flux clients repose sur trois actions : définir les zones de circulation, configurer les limites virtuelles et tester le robot en conditions réelles.

Quelles vérifications réaliser avant de lancer un robot autolaveuse en magasin ?

La mise en service d'un robot autolaveuse en site occupé nécessite une phase de réception technique documentée. Les fonctions à vérifier et les tests à réaliser sont les suivants.
  • L'arrêt d'urgence doit être accessible sans ambiguïté pour tout opérateur ou agent de sécurité. Il doit arrêter la progression et les fonctions mécaniques du robot en moins de 2 secondes après activation. Le test doit être réalisé depuis chaque poste de commande disponible (bouton physique sur le robot, interface tablette, éventuel poste de supervision). La procédure de reprise après arrêt d'urgence doit être documentée et testée.
  • La détection d'obstacle est testée avec des obstacles fixes (palette, carton) et mobiles (passage d'un opérateur). Le robot doit s'immobiliser à une distance de sécurité conforme aux spécifications du fournisseur. Les conditions de performance documentées par le fabricant (type de surface, luminosité minimale, hauteur minimale d'obstacle détectée) doivent être vérifiées sur le site avant de valider les zones autorisées.
  • Les avertisseurs sonores et visuels (bip, signal lumineux rotatif ou bandeau LED) doivent fonctionner en continu pendant le déplacement et se renforcer à l'approche des angles. Le volume sonore doit être audible dans le contexte acoustique du magasin (musique de fond, bruit de climatisation) sans atteindre un niveau nocif pour le personnel.
  • La limitation de vitesse par zone est vérifiée avec un chronomètre sur une distance étalonnée pour chaque zone paramétrée. L'arrêt automatique en cas de défaut matériel (perte de signal GPS interne, batterie critique, obstruction prolongée des brosses) est testé en simulant chaque condition.
Les tests de franchissement de seuils et de rampes de faible pente (entrée de rayon réfrigéré, seuil de porte automatique désactivée) sont réalisés avec le sol mouillé pour confirmer la stabilité. L 'ensemble de ces tests donne lieu à un procès-verbal de réception signé par l'exploitant, le prestataire ou l'opérateur, et le fournisseur ou son représentant.
Point contrôlé Objectif Qui valide Preuve à conserver Fréquence
Marquage CE et déclaration de conformité Confirme la conformité machine avant tout usage Responsable QHSE ou exploitant Copie de la déclaration UE de conformité Initiale, à renouveler si remplacement de robot
Notice d'utilisation en français Garantit la compréhension des limites d'usage Responsable QHSE Notice archivée dans le registre robot Initiale
Test arrêt d'urgence depuis chaque poste Vérifie la réactivité en situation d'urgence QHSE + opérateur désigné PV de test signé Initiale puis semestrielle
Test détection obstacle fixe et mobile Valide les distances de sécurité sur le site QHSE + technicien fournisseur Rapport de test avec conditions de réalisation Initiale puis après chaque mise à jour logicielle
Parcours complet de cartographie validé Confirme que les zones interdites et sous conditions sont bien encodées Direction magasin + QHSE Capture de la cartographie validée Initiale puis après toute réorganisation de rayon
Test avertisseurs sonores et visuels Vérifie l'audibilité et la visibilité dans le contexte acoustique du magasin Opérateur + QHSE Mention dans le PV de réception Initiale puis mensuelle
Intégration au DUERP Preuve de l'évaluation des risques pour les salariés Employeur ou son représentant DUERP mis à jour et daté Initiale puis lors de tout changement de conditions
Plan de prévention (si prestataire extérieur) Formalise la coactivité et les consignes d'urgence Direction magasin + représentant prestataire Plan de prévention signé par les deux parties Initiale puis révision annuelle ou si changement de conditions
Point contrôlé : Marquage CE et déclaration de conformité
Objectif Confirme la conformité machine avant tout usage
Qui valide Responsable QHSE ou exploitant
Preuve à conserver Copie de la déclaration UE de conformité
Fréquence Initiale, à renouveler si remplacement de robot
Point contrôlé : Notice d'utilisation en français
Objectif Garantit la compréhension des limites d'usage
Qui valide Responsable QHSE
Preuve à conserver Notice archivée dans le registre robot
Fréquence Initiale
Point contrôlé : Test arrêt d'urgence depuis chaque poste
Objectif Vérifie la réactivité en situation d'urgence
Qui valide QHSE + opérateur désigné
Preuve à conserver PV de test signé
Fréquence Initiale puis semestrielle
Point contrôlé : Test détection obstacle fixe et mobile
Objectif Valide les distances de sécurité sur le site
Qui valide QHSE + technicien fournisseur
Preuve à conserver Rapport de test avec conditions de réalisation
Fréquence Initiale puis après chaque mise à jour logicielle
Point contrôlé : Parcours complet de cartographie validé
Objectif Confirme que les zones interdites et sous conditions sont bien encodées
Qui valide Direction magasin + QHSE
Preuve à conserver Capture de la cartographie validée
Fréquence Initiale puis après toute réorganisation de rayon
Point contrôlé : Test avertisseurs sonores et visuels
Objectif Vérifie l'audibilité et la visibilité dans le contexte acoustique du magasin
Qui valide Opérateur + QHSE
Preuve à conserver Mention dans le PV de réception
Fréquence Initiale puis mensuelle
Point contrôlé : Intégration au DUERP
Objectif Preuve de l'évaluation des risques pour les salariés
Qui valide Employeur ou son représentant
Preuve à conserver DUERP mis à jour et daté
Fréquence Initiale puis lors de tout changement de conditions
Point contrôlé : Plan de prévention (si prestataire extérieur)
Objectif Formalise la coactivité et les consignes d'urgence
Qui valide Direction magasin + représentant prestataire
Preuve à conserver Plan de prévention signé par les deux parties
Fréquence Initiale puis révision annuelle ou si changement de conditions
Capteurs et sécurité d'un robot autolaveuse

Comment organiser le nettoyage avec un robot autolaveuse en site occupé ?

Protocoles par créneau horaire

L’organisation du nettoyage dépend du niveau de fréquentation du magasin. Le robot ne doit pas circuler de la même façon avant ouverture, en heures creuses et en heures pleines. En cas de flux client inhabituel, le cycle doit pouvoir être suspendu sans délai. Un collaborateur habilité doit pouvoir mettre le robot en pause depuis l’interface prévue, sans attendre une validation hiérarchique.
Créneau Usage du robot Supervision Limites
Avant ouverture Nettoyage étendu des allées Présence au démarrage Balisage maintenu jusqu’au séchage
Heures creuses Passage dans les zones autorisées sous conditions Contrôle toutes les 10 à 15 min Vitesse réduite et balisage en amont
Heures pleines Passage limité aux zones autorisées en continu Opérateur à portée visuelle Pause en cas d’affluence ou de file d’attente
Créneau : Avant ouverture
Usage du robot Nettoyage étendu des allées
Supervision Présence au démarrage
Limites Balisage maintenu jusqu’au séchage
Créneau : Heures creuses
Usage du robot Passage dans les zones autorisées sous conditions
Supervision Contrôle toutes les 10 à 15 min
Limites Vitesse réduite et balisage en amont
Créneau : Heures pleines
Usage du robot Passage limité aux zones autorisées en continu
Supervision Opérateur à portée visuelle
Limites Pause en cas d’affluence ou de file d’attente

Gestion des incidents pendant le passage du robot

Un incident pendant le nettoyage impose l’arrêt immédiat du robot. Cette règle concerne les collisions, les chutes, les blocages, les produits aspirés, les produits écrasés ou les obstacles non détectés. La zone doit être sécurisée avec un balisage visible. Le responsable de service doit être informé, puis l’incident doit être consigné dans le registre prévu. Si un client est impliqué, la procédure habituelle d’accident client s’applique : assistance sur place, appel des secours si nécessaire et déclaration à l’assureur. Le robot de nettoyage ne doit pas reprendre son cycle avant vérification des capteurs, des brosses, des raclettes et de la cartographie si l’incident révèle une zone mal paramétrée.

Contrôles rapides avant chaque cycle

Avant chaque lancement, l’opérateur doit réaliser des contrôles simples en 30 à 60 secondes. Ces vérifications évitent de lancer le robot avec un défaut visible, une batterie insuffisante ou une zone de départ encombrée.

Point contrôlé Vérification Action si anomalie Trace
Brosses et raclettes Inspection visuelle Remplacement Registre journalier
Batterie Lecture sur l’interface Recharge ou report Registre journalier
Arrêt d’urgence Test du bouton Appel technicien Résultat du test
Balisage sol mouillé Présence des panneaux Remplacement Registre journalier
Zone de départ Contrôle de la première allée Dégagement ou report Signalement si blocage
Avertisseurs Test son et lumière Appel technicien Mention si anomalie
Point contrôlé : Brosses et raclettes
Vérification Inspection visuelle
Action si anomalie Remplacement
Trace Registre journalier
Point contrôlé : Batterie
Vérification Lecture sur l’interface
Action si anomalie Recharge ou report
Trace Registre journalier
Point contrôlé : Arrêt d’urgence
Vérification Test du bouton
Action si anomalie Appel technicien
Trace Résultat du test
Point contrôlé : Balisage sol mouillé
Vérification Présence des panneaux
Action si anomalie Remplacement
Trace Registre journalier
Point contrôlé : Zone de départ
Vérification Contrôle de la première allée
Action si anomalie Dégagement ou report
Trace Signalement si blocage
Point contrôlé : Avertisseurs
Vérification Test son et lumière
Action si anomalie Appel technicien
Trace Mention si anomalie
Comparatif horaires pour robot de nettoyage

Comment baliser les zones de passage d’un robot autolaveuse en magasin ?

Le balisage permet de signaler la présence du robot, d’alerter sur le sol humide et de limiter les risques de chute sans bloquer la circulation des clients. Il doit rester visible pendant toute la durée du nettoyage et jusqu’au séchage complet du sol. L’objectif consiste à informer les clients sans surcharger les allées avec trop de panneaux ou de messages. Les règles à prévoir sont les suivantes :
  • Placer les panneaux « sol mouillé » en amont et en aval du robot.
  • Utiliser un panneau centré en allée étroite pour signaler la zone de passage.
  • Positionner deux panneaux sur les côtés en allée large pour préserver la circulation des chariots.
  • Maintenir le balisage jusqu’au séchage complet du sol.
  • Installer un pictogramme « robot en service » aux entrées des allées concernées.
  • Diffuser un message vocal discret en heures pleines si le robot circule près du public.
  • Former le personnel d’accueil et de sécurité à répondre aux questions des clients.
  • Exclure ou surveiller les zones proches des jouets, confiseries et caisses pendant les périodes de forte présence d’enfants.
Balisage de sécurité autour du robot laveur

Qui est responsable de l’usage d’un robot autolaveuse en magasin ?

La responsabilité dépend du rôle de chaque acteur dans le projet. Le magasin reste responsable de la sécurité du site occupé. Le prestataire applique les procédures de nettoyage prévues. Le fournisseur du robot de nettoyage garantit la conformité de la machine et les limites d’usage prévues par la documentation technique. Les responsabilités à répartir sont les suivantes :
  • Exploitant du magasin : définition des règles d’usage du robot, sécurité du site, mise à jour du DUERP, supervision, signalisation, formation des équipes et coordination avec la mise en rayon ou la sécurité incendie.
  • Prestataire de propreté : mise à disposition d’un opérateur formé, respect du plan de prévention, contrôles quotidiens, remontée des incidents et maintenance de premier niveau si le contrat le prévoit.
  • Fournisseur ou intégrateur : conformité machine, documentation technique, paramétrage initial, formation des opérateurs, support technique, mises à jour logicielles et fourniture des pièces de rechange.
  • Assureur : vérification de la couverture responsabilité civile exploitation du magasin et de la responsabilité civile professionnelle du prestataire.
En cas d’accident lié à un défaut de la machine, la responsabilité du fabricant ou de l’importateur peut être engagée. En cas d’accident lié à un mauvais usage, l’analyse porte sur le respect du plan de prévention, du paramétrage, du balisage et des consignes d’exploitation.

Quelles consignes transmettre aux équipes avant d’utiliser le robot ?

La formation doit préparer les opérateurs et les équipes magasin à travailler avec le robot autolaveuse en site occupé. Elle doit rester courte, visuelle et répétée lors des périodes à fort turnover, comme les remplacements, les recrutements saisonniers ou les périodes commerciales. Les opérateurs doivent maîtriser :
  • le lancement du cycle depuis l’interface ;
  • la vérification de la cartographie chargée ;
  • la sélection du créneau horaire ;
  • la confirmation des zones actives ;
  • l’arrêt d’urgence et la procédure de reprise ;
  • la surveillance pendant le cycle ;
  • le nettoyage des brosses, du réservoir et des capteurs ;
  • la remontée des incidents dans le registre ;
  • la conduite à tenir en cas de panne ou de fuite de produit nettoyant.
Les équipes magasin doivent savoir reconnaître le robot en activité, garder une distance minimale d’un mètre et éviter de déposer un obstacle sur son trajet programmé. Elles doivent aussi prévenir l’opérateur en cas de palette, de chariot ou de produit renversé, puis signaler tout comportement anormal du robot, comme un bruit inhabituel, une trajectoire incohérente ou un excès de produit au sol. La diffusion des consignes peut reposer sur une fiche réflexe A4 affichée en salle de pause, un briefing de 5 minutes en début de semaine et un rappel avant les périodes de forte affluence. Ce format facilite l’intégration des nouveaux salariés, des intérimaires et des équipes en rotation.

Comment suivre la maintenance et les incidents du robot ?

Le suivi du robot repose sur un plan de maintenance, un registre d’exploitation et des règles de sécurité pour les accès numériques. Ces éléments permettent de limiter les pannes, de tracer les incidents et de vérifier que le robot reste compatible avec le magasin. Les contrôles de maintenance à prévoir sont les suivants :
  • vérification hebdomadaire des brosses, raclettes et filtres ;
  • contrôle mensuel de l’arrêt d’urgence en conditions réelles ;
  • calibration semestrielle des capteurs selon les recommandations du fournisseur ;
  • vérification annuelle par un technicien qualifié ;
  • contrôle de la batterie, des moteurs de traction et du circuit d’arrosage.
Le registre robot doit regrouper :
  • les cycles réalisés, avec zone, durée, date et opérateur ;
  • les incidents et quasi-accidents ;
  • les actions immédiates après incident ;
  • les interventions de maintenance préventive et corrective ;
  • les mises à jour logicielles ;
  • les modifications de vitesse, cartographie ou zones ;
  • les résultats des tests périodiques.
Pour un robot connecté, les accès doivent aussi être encadrés. Les identifiants doivent être nominatifs et les mots de passe par défaut doivent être supprimés. Les droits doivent distinguer les opérateurs, les techniciens et les administrateurs. Le réseau du robot doit rester séparé du réseau de caisse et du réseau client. Les mises à jour et les accès à distance doivent être validés, puis notés dans le registre.

Quels KPI suivre pour piloter la sécurité et l'amélioration continue ?

Indicateurs de sécurité à suivre

Les KPI sécurité permettent de repérer les incidents, les situations à risque et les écarts dans les contrôles. Ils concernent le nombre d’arrêts d’urgence déclenchés, les causes associées, les quasi-accidents, les signalements clients liés au robot, les chutes ou glissades dans les zones nettoyées et le taux de réalisation des contrôles quotidiens.

Indicateurs d’exploitation à suivre

Les KPI d’exploitation mesurent l’usage réel du robot et sa compatibilité avec l’organisation du magasin. Ils portent sur la surface nettoyée par rapport à la surface programmée, les interruptions de cycle pour obstacle ou incident, la proportion de cycles réalisés sur les bons créneaux, les zones non couvertes sur la semaine et le temps de supervision réel.

Une revue mensuelle QHSE permet ensuite d’ajuster les horaires, la cartographie, les zones interdites et les consignes de formation. Les décisions prises doivent être notées dans un compte rendu, puis reportées dans le registre robot si elles modifient le paramétrage.

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