Sommaire
- Quelles informations identifier sur le solvant ?
- Quel recycleur utiliser pour un diluant de peinture ?
- Quel recycleur utiliser pour les solvants d'imprimerie ?
- Quel recycleur utiliser pour un solvant de dégraissage ?
- Quel recycleur utiliser pour les résines et matériaux composites ?
- Comment traiter un solvant chloré ?
- Dans quels cas faut-il utiliser un générateur de vide ?
- Quels mélanges ne faut-il pas introduire sans validation ?
- Comment vérifier la compatibilité avant l'achat ?
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Sommaire
- Quelles informations identifier sur le solvant ?
- Quel recycleur utiliser pour un diluant de peinture ?
- Quel recycleur utiliser pour les solvants d'imprimerie ?
- Quel recycleur utiliser pour un solvant de dégraissage ?
- Quel recycleur utiliser pour les résines et matériaux composites ?
- Comment traiter un solvant chloré ?
- Dans quels cas faut-il utiliser un générateur de vide ?
- Quels mélanges ne faut-il pas introduire sans validation ?
- Comment vérifier la compatibilité avant l'achat ?
Temps de lecture estimé : 8min
💡 À retenir :
- Le choix d'un recycleur de solvant (ou distillateur de solvants) repose d'abord sur quatre données de la fiche SDS : intervalle d'ébullition, point d'éclair, température d'auto-inflammation et stabilité thermique.
- Un recycleur atmosphérique convient aux solvants dont l'ébullition reste en dessous de 170 °C (ordre de grandeur issu des sources web) ; au-delà ou en cas de thermolabilité, la distillation sous vide s'impose pour abaisser la température de chauffe d'environ 30 %.
- Tout solvant présentant un point d'éclair bas nécessite une version ATEX certifiée selon la zone de risque d'explosion identifiée par l'analyse HSE.
- Les solvants chlorés requièrent une validation écrite du fabricant du distillateur avant toute utilisation, en raison de leur compatibilité matériaux spécifique et de leurs exigences réglementaires ; l'option recycleur azéotropique est à envisager selon le cas.
- La cuve ne doit jamais être chargée au-delà de 50 à 70 % de sa capacité totale (ordre de grandeur), sous peine de mousse, d'entraînement de contaminants et de surpression.
- Aucun mélange de solvants de familles différentes, et en particulier aucun mélange solvant chloré/non chloré, ne doit être introduit sans analyse SDS préalable et validation du fabricant du recycleur.
Le choix d’un recycleur de solvant dépend de la composition du produit, de son comportement pendant la chauffe et des contaminants présents après utilisation. Le nom commercial du solvant ne suffit pas pour sélectionner un appareil. La fiche de données de sécurité, les volumes à traiter, le zonage du lieu d’installation et un essai sur le produit permettent de définir la configuration à étudier. Le fournisseur doit aussi vérifier la compatibilité de la cuve, des joints, du condenseur et du circuit vapeur avec le liquide traité.
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Quelles informations identifier sur le solvant ?
Composition chimique
Avant tout achat, il faut extraire cinq données précises de la fiche SDS (anciennement FDS). Ces données structurent l'ensemble des décisions qui suivent. La composition chimique indique la famille du solvant : hydrocarbures aliphatiques, aromatiques, cétones, esters, alcools, glycols, solvants chlorés ou mélanges. Cette classification oriente directement la compatibilité des matériaux du recycleur (inox 304 ou 316, joints PTFE ou Viton) et les risques de réaction entre constituants. Deux règles s'appliquent systématiquement. Premièrement, les flux doivent être ségrégués : distiller des familles chimiques différentes dans le même cycle génère des mélanges imprévisibles, des résidus réactifs et une distillation incomplète. Deuxièmement, tout additif présent (inhibiteur, émulsifiant, biocide) peut modifier le comportement thermique et déclencher de la mousse. La lecture de la rubrique 2 (identification des dangers) et de la rubrique 9 (propriétés physico-chimiques) de la SDS donne ces informations.
Intervalle d'ébullition
L'intervalle d'ébullition détermine le type de distillation à retenir.
- Si l'ébullition se situe en dessous de 170 °C (ordre de grandeur), un recycleur atmosphérique standard convient dans la majorité des cas.
- Si l'ébullition dépasse ce seuil, la distillation sous vide devient nécessaire pour abaisser la température de chauffe et éviter la dégradation du solvant ou l'encrassement accéléré de la cuve.
- Un intervalle d'ébullition large (solvant de mélange) signale un profil de distillation progressif qui impose une gestion précise des paramètres de chauffe.
Point d'éclair
Le point d'éclair conditionne la classification ATEX du recycleur. Un point d'éclair inférieur à 21 °C classe le solvant en catégorie de danger maximale. Un point d'éclair compris entre 21 et 55 °C nécessite également une analyse de risque sur la zone d'implantation. La règle opérationnelle est la suivante : si le solvant présente un point d'éclair inférieur à la température ambiante du local, le recycleur doit être ATEX et le local doit disposer d'une ventilation forcée adaptée. La non-conformité ATEX expose à un risque d'atmosphère explosive non maîtrisée.
Température d'auto-inflammation
La température d'auto-inflammation (TAI) fixe une limite supérieure absolue. Si la température de distillation atmosphérique se rapproche de la TAI, deux actions s'imposent : basculer vers la distillation sous vide pour réduire la température de travail, et valider l'ensemble de l'analyse de risque avec le service HSE. Cette donnée figure à la rubrique 9 de la SDS. Elle ne doit jamais être ignorée lors du dimensionnement thermique du recycleur, même si le point d'éclair semble déjà satisfaisant.
Stabilité thermique
Un solvant thermolabile se dégrade sous l'effet de la chaleur avant même d'atteindre son point d'ébullition atmosphérique. Cette dégradation produit des résidus carbonés qui encrassent la cuve et détériorent la qualité du distillat. Pour les solvants thermolabiles (certains esters, glycols, solvants biosourcés), la distillation sous vide réduit la température de travail d'environ 30 % (ordre de grandeur). Elle limite la dégradation thermique et allonge la durée de vie de la cuve. La rubrique 10 de la SDS (stabilité et réactivité) indique les risques de décomposition thermique.
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Quel recycleur utiliser pour un diluant de peinture ?
Les diluants de peinture peuvent contenir des hydrocarbures, des cétones, des esters ou un mélange de solvants. Après utilisation, ils se chargent en pigments, résines, vernis et charges minérales. Ces contaminants peuvent produire de la mousse ou former un résidu pâteux dans la cuve. Le taux de remplissage doit donc respecter la valeur indiquée par le fabricant pour le produit traité. La configuration peut comprendre :
- un chauffage indirect par huile diathermique ;
- un système de récupération du distillat ;
- un sac thermorésistant ou un autre dispositif d’extraction ;
- un générateur de vide lorsque le produit se dégrade pendant la chauffe ;
- une version compatible avec le zonage ATEX du local.
Le volume collecté, le taux de remplissage et le nombre de cycles servent à choisir la capacité d’un recycleur de solvant. Le choix final repose sur la composition du diluant et sur un test de distillation. Le volume collecté, le taux de remplissage et le nombre de cycles servent à choisir la capacité d’un recycleur de solvant.
Quel recycleur utiliser pour les solvants d'imprimerie ?
Les solvants d’imprimerie servent au nettoyage des rouleaux, clichés, encriers et circuits. Ils peuvent contenir des alcools, des hydrocarbures ou des mélanges formulés pour le procédé d’impression. Après utilisation, le liquide contient des encres, des pigments, des liants et des additifs. La composition peut varier selon les postes et les produits employés. Les flux doivent être séparés lorsque leur traitement commun n’a pas été validé. Cette séparation limite la modification du distillat et facilite le réglage des cycles. Le fournisseur doit examiner :
- la composition de chaque produit ;
- le type d’encre ;
- la proportion de résidus ;
- la présence de tensioactifs ;
- le comportement pendant la chauffe ;
- la pureté attendue après distillation.
Un essai sur un échantillon permet de vérifier la récupération et l’état des résidus.
Quel recycleur utiliser pour un solvant de dégraissage ?
Les solvants de dégraissage se chargent en huiles, graisses, particules métalliques et boues d’usinage. Ces contaminants restent dans la cuve pendant l’évaporation du solvant. Le recycleur doit permettre une extraction compatible avec l’état du résidu. Un système de basculement, une vidange ou un sac thermorésistant peut être étudié selon la viscosité et la quantité de matières présentes. Le contrôle porte aussi sur :
- la compatibilité de la cuve et des joints ;
- le taux de remplissage autorisé ;
- le nettoyage du circuit vapeur ;
- le refroidissement du condenseur ;
- la séparation des particules avant chargement ;
- le contrôle du distillat avant réutilisation.
La configuration ATEX dépend du zonage établi pour le lieu d’installation et non du seul nom du solvant.
Quel recycleur utiliser pour les résines et matériaux composites ?
Les ateliers de composites utilisent des solvants pour le nettoyage des outils, des circuits et des équipements d’application. Les liquides usagés peuvent contenir des résines polyester, époxy ou vinylester, du gelcoat, des charges et des produits de réaction. Les résidus deviennent visqueux ou solides pendant le cycle. Leur comportement peut réduire le taux de remplissage autorisé et augmenter le temps de nettoyage. La sélection du recycleur doit vérifier :
- la stabilité thermique du mélange ;
- le risque de polymérisation ;
- la présence de catalyseurs ou de durcisseurs ;
- la méthode d’extraction des résidus ;
- la compatibilité des matériaux ;
- la nécessité d’une distillation sous vide.
Un mélange contenant des composants réactifs ne doit pas être traité sans validation du fabricant
Comment traiter un solvant chloré ?
Les solvants chlorés (perchloroéthylène, trichloréthylène, DCM, chloroforme) constituent un cas à part entière. Ils ne se comportent pas comme les solvants hydrocarbonés standards et imposent des précautions spécifiques à chaque étape. Trois points les distinguent :
- Compatibilité matériaux : certains solvants chlorés attaquent les élastomères courants et peuvent dégrader des composants internes du recycleur non prévus à cet effet.
- Risques de décomposition thermique : à des températures trop élevées ou en présence d'humidité, certains solvants chlorés se décomposent et génèrent des produits acides corrosifs (acide chlorhydrique notamment). Ce risque impose une validation précise des températures de distillation.
- Exigences réglementaires HSE : ces solvants sont soumis à des restrictions strictes (classification CMR, réglementation REACH) qui encadrent leur manipulation, leur stockage et leur recyclage.
Dans quels cas faut-il utiliser un générateur de vide ?
Un générateur de vide peut être étudié lorsque la température nécessaire à la distillation dépasse la plage de fonctionnement de l’appareil ou risque de dégrader le solvant et ses contaminants. La réduction de la pression dans la cuve abaisse la température d’ébullition du produit. Cette configuration peut concerner un solvant sensible à la chaleur, un mélange dont les résidus durcissent pendant le cycle ou un produit dont la distillation atmosphérique se rapproche des limites définies par l’analyse du risque.
Le niveau de vide doit être adapté au solvant. Une dépression mal réglée peut provoquer une ébullition turbulente ou du moussage. Le circuit doit aussi rester étanche afin de maintenir les conditions de distillation prévues. La nécessité du vide doit être validée à partir de la FDS, des caractéristiques du recycleur et d’un essai sur le produit. La distillation sur site constitue une méthode de recyclage du solvant adaptée aux flux dont la composition et le comportement thermique ont été validés.
Quels mélanges ne faut-il pas introduire sans validation ?
Un mélange dont la composition ou le comportement pendant la distillation n’a pas été vérifié ne doit pas être introduit dans le recycleur. Une validation est requise pour :
- les mélanges de familles chimiques différentes ;
- les solvants chlorés associés à des solvants non chlorés ;
- les produits contenant des résines réactives ;
- les mélanges contenant des peroxydes ou des isocyanates ;
- les liquides chargés en tensioactifs ;
- les produits dont la FDS manque ;
- les déchets issus de postes non identifiés.
Le mélange peut modifier l’intervalle d’ébullition, la composition du distillat, le point d’éclair, la compatibilité des matériaux et le classement du résidu. La collecte séparée des flux facilite l’analyse et le réglage de la machine.
| Propriétés du solvant | Type de recycleur | Options prioritaires |
|---|---|---|
| Ébullition < 170 °C, point d'éclair > 55 °C | Atmosphérique standard | Sacs thermorésistants, inox 304 |
| Ébullition < 170 °C, point d'éclair < 55 °C | Atmosphérique ATEX | Version ATEX zone 1 ou 2, ventilation |
| Ébullition > 170 °C, thermostable | Atmosphérique ou sous vide | Générateur de vide, chauffe huile diathermique |
| Ébullition > 170 °C ou thermolabile | Sous vide obligatoire | Générateur de vide, ATEX si point éclair bas |
| Solvant chloré | Validation fabricant préalable | Option azéotropique selon profil, inox 316 |
| Mélange inconnu ou multi-familles | Analyse SDS + test pilote | Aucune mise en production sans validation |
Comment vérifier la compatibilité avant l'achat ?
La sélection d’un recycleur doit reposer sur les caractéristiques du produit réel. Une fiche commerciale ne suffit pas pour confirmer la compatibilité. La vérification comprend :
- l’analyse des rubriques 2, 3, 9 et 10 de la FDS ;
- l’identification des contaminants ;
- la mesure du volume total à traiter ;
- la vérification du zonage ATEX ;
- la validation des matériaux ;
- le choix entre distillation atmosphérique et sous vide ;
- l’essai sur un échantillon ;
- le contrôle du distillat obtenu ;
- l’analyse du résidu après le cycle.
Le fabricant doit aussi préciser le taux de remplissage, la température maximale, les besoins en refroidissement et la méthode d’extraction des résidus. La capacité, la distillation sous vide, la configuration ATEX et les matériaux utilisés influencent le prix d’un recycleur de solvant.
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