CONSEIL D'EXPERT

Process industriel : quels paramètres surveiller avec un data logger ou un système DAQ ?

Quelles mesures souhaitez-vous enregistrer ? * Vous devez sélectionner une réponse avant de valider

Recevoir mes devis gratuits
Déjà 8 500 acheteurs ont trouvé leur fournisseur ce mois-ci
Temps de lecture estimé : 10min
đź’ˇ Ce qu'il faut retenir :
  • Un data logger industriel convient Ă  la surveillance continue longue durĂ©e (jours Ă  mois) avec une cadence typique de 1 Ă  100 S/s par canal, tandis qu'un système DAQ cible les acquisitions dynamiques Ă  cadence Ă©levĂ©e (vibrations, transitoires) oĂą la synchronisation entre voies est critique.
  • Pour les vibrations, le thĂ©orème de Nyquist impose une frĂ©quence d'Ă©chantillonnage d'au moins 2Ă— la frĂ©quence maximale d'intĂ©rĂŞt ; en pratique, un facteur 5 Ă  10 est recommandĂ© pour l'analyse spectrale et la dĂ©tection de dĂ©fauts.
  • Les interfaces sĂ©rie imposent des contraintes de distance : RS-232 est limitĂ© Ă  environ 15 m, RS-485 autorise jusqu'Ă  1 500 m, ce qui conditionne directement le choix d'architecture (centralisĂ©e ou distribuĂ©e).
  • Le signal 4–20 mA reste la rĂ©fĂ©rence pour transporter des mesures (pression, dĂ©bit, tempĂ©rature) sur de longues distances avec une immunitĂ© naturelle au bruit ; la puissance Ă©lectrique se calcule en combinant une mesure de tension et une mesure de courant.
  • Avant tout dĂ©ploiement, il faut dĂ©finir pour chaque variable : sa plage, sa cadence, la rĂ©solution requise (16 bits pour la plupart des grandeurs lentes, 24 bits pour les signaux faibles ou les jauges de contrainte) et la nĂ©cessitĂ© ou non d'un Ă©chantillonnage simultanĂ©.
  • Les protocoles Modbus RTU/TCP, OPC-UA et MQTT permettent d'intĂ©grer les donnĂ©es dans les systèmes de supervision (SCADA) ou vers le cloud sans rupture entre OT et IT.

L’instrumentation d’un process industriel permet de suivre les variables qui influencent la qualitĂ©, la maintenance, la sĂ©curitĂ© et l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique. Une tempĂ©rature non surveillĂ©e, une pression instable, une vibration anormale ou une dĂ©rive de dĂ©bit peut entraĂ®ner des pertes de production, des dĂ©fauts qualitĂ© ou une panne. Le choix entre un data logger et un système DAQ dĂ©pend des grandeurs Ă  mesurer, de la cadence d’acquisition, du nombre de voies et du niveau d’analyse attendu. Un enregistreur de donnĂ©es convient surtout aux suivis longue durĂ©e et aux mesures lentes. Un DAQ devient plus adaptĂ© aux signaux rapides, aux vibrations, aux essais dynamiques et aux architectures de supervision avancĂ©es. Le bon dimensionnement permet d’obtenir des donnĂ©es exploitables sans surĂ©quiper l’installation.

Obtenez des devis pour un data logger

Quelle différence faut-il faire entre data logger et système DAQ ?

Un data logger industriel, ou enregistreur de données, mesure, horodate et stocke des grandeurs physiques sur une durée donnée. Il convient aux suivis continus ou périodiques de température, pression, humidité, débit, courant 4-20 mA ou signaux numériques. Il peut fonctionner sur batterie, sur alimentation secteur ou avec une faible consommation, selon les modèles.

Un système DAQ est une architecture d’acquisition plus complète. Il associe des modules d’entrée, du conditionnement de signal, un logiciel d’exploitation et un stockage adapté aux volumes de données importants. Il répond mieux aux mesures rapides, aux signaux dynamiques, aux essais vibratoires, aux mesures synchronisées et aux besoins d’analyse en temps réel.

Les deux solutions suivent une chaîne de mesure comparable :

  • capteur : conversion d’une grandeur physique en signal Ă©lectrique ;
  • conditionnement : amplification, filtrage ou isolation du signal ;
  • conversion analogique-numĂ©rique : transformation du signal en donnĂ©es numĂ©riques ;
  • logiciel : visualisation, enregistrement et analyse ;
  • stockage : conservation locale, rĂ©seau ou cloud selon l’architecture.

Dans certains process, les deux systèmes peuvent coexister. Un DAQ peut suivre les vibrations d’un roulement, tandis qu’un data logger surveille la température du four ou la pression du réseau associé.

Schéma chaîne acquisition de données
Vous ĂŞtes fournisseur de data logger ?
Recevez des demandes de devis qualifiées de pros en recherche active.
Des milliers de demandes chaque mois. Zéro prospection à froid.
Recevoir des leads

Quelles grandeurs physiques faut-il surveiller dans un process industriel ?

Un plan de mesure industriel doit couvrir les variables qui influencent directement la performance du process. Les grandeurs à surveiller dépendent du type d’installation, du risque à maîtriser et des données nécessaires pour la maintenance, la qualité ou l’énergie.

Grandeurs thermiques

La température est l’une des grandeurs les plus surveillées dans l’industrie. Elle intervient dans les fours, enceintes climatiques, circuits de refroidissement, lignes agroalimentaires, procédés chimiques ou stockages sensibles. Les capteurs les plus utilisés sont :

  • thermocouples pour les plages larges et les environnements robustes ;
  • sondes RTD / PT100 pour les mesures plus stables et prĂ©cises ;
  • thermistances pour les plages plus limitĂ©es et les applications de contrĂ´le fin.

Un data logger convient souvent à ces mesures lorsque l’évolution est lente et que l’objectif est la traçabilité ou le suivi longue durée.

Grandeurs mécaniques

Les grandeurs mécaniques concernent les vibrations, la force, la déformation, la position ou la vitesse. Elles sont importantes pour la maintenance prédictive, les bancs d’essai, le suivi des machines tournantes et le contrôle de composants sous charge. Les vibrations se mesurent avec des accéléromètres. Elles nécessitent souvent une cadence élevée, surtout sur un compresseur, un moteur, une pompe ou un roulement. Dans ce cas, un DAQ est généralement plus adapté qu’un enregistreur classique. Les jauges de contrainte et les cellules de charge permettent de mesurer une déformation, une force ou un poids. Ces capteurs délivrent souvent des signaux faibles qui exigent un conditionnement et une résolution adaptés.

Grandeurs fluides

La pression et le débit permettent de surveiller l’intégrité d’un circuit, le rendement d’une pompe, la consommation d’un fluide ou la présence d’une fuite. Les capteurs de pression utilisent souvent un signal 4-20 mA, compatible avec de nombreuses chaînes d’acquisition industrielles. Les débitmètres peuvent fournir un signal 4-20 mA, une sortie impulsionnelle ou une communication numérique. Un data logger convient aux suivis lents ou périodiques. Un DAQ devient utile lorsque les variations sont rapides ou lorsque la mesure doit être corrélée avec d’autres signaux dynamiques.

Grandeurs électriques

La surveillance électrique porte sur la tension, le courant, la puissance et l’énergie consommée. Ces mesures alimentent les indicateurs de performance énergétique, de rendement machine et d’OEE. Un suivi simple de courant ou de tension peut être réalisé avec un enregistreur adapté. Une analyse plus avancée de la qualité réseau, des transitoires ou des signaux rapides peut nécessiter un DAQ ou un analyseur dédié.

Grandeurs environnementales

Les grandeurs environnementales incluent l’humidité, le CO2, la température ambiante, la pression différentielle ou les conditions d’air. Elles sont importantes dans les salles propres, les entrepôts, les procédés agroalimentaires, les installations HVAC et les zones de stockage sensibles. Ces paramètres évoluent généralement lentement. Ils sont donc bien adaptés aux data loggers, avec une cadence de mesure faible et une exploitation sous forme de rapports ou d’alertes.

Signaux process et événements

Les signaux TOR, les impulsions et les événements permettent de suivre l’état d’un actionneur, le déclenchement d’un arrêt, le comptage de pièces, les cycles machine ou le fonctionnement d’un moteur. Ces données sont utiles pour :

  • analyser les arrĂŞts ;
  • calculer le TRS / OEE ;
  • suivre la production ;
  • documenter les causes de dĂ©faut ;
  • corrĂ©ler un Ă©vĂ©nement avec une dĂ©rive process.

Un enregistreur de données peut suffire pour la journalisation simple. Une intégration plus avancée avec un automate, un SCADA ou un système MES peut nécessiter une architecture communicante.

Paramètre Raison de mesurer Capteur / entrée typique Cadence indicative Data logger ou DAQ
Température four / fluide Contrôle process, traçabilité qualité, détection dérive Thermocouple type K ou J, RTD/PT100, entrée mV ou RTD 1 à 10 S/s Data logger
Pression circuit hydraulique Surveillance intégrité, calcul puissance hydraulique Capteur 4–20 mA, entrée courant 1 à 10 S/s Data logger
Débit Bilan matière, rendement, détection fuite Débitmètre 4–20 mA ou impulsions 1 à 10 S/s Data logger
Vibrations roulement / compresseur Maintenance prédictive, détection de défauts Accéléromètre ICP/piézoélectrique, entrée tension AC 5 000 à 50 000 S/s (voir Nyquist) DAQ
Déformation / contrainte Contrôle charge, fatigue structure Jauge de contrainte, entrée pont de Wheatstone 100 à 1 000 S/s DAQ
Courant / tension / puissance Monitoring énergétique, OEE Capteur courant Hall, shunt, analyseur 4–20 mA 10 à 1 000 S/s Data logger (lent) ou DAQ (qualité réseau)
Humidité / CO2 Conditions ambiantes, qualité produit Capteur capacitif, sortie 4–20 mA ou Modbus 0,1 à 1 S/s Data logger
États TOR / comptage Suivi production, REX, OEE Entrée numérique opto-isolée, compteur d'impulsions Sur événement Data logger
Paramètre : Température four / fluide
Raison de mesurer Contrôle process, traçabilité qualité, détection dérive
Capteur / entrée typique Thermocouple type K ou J, RTD/PT100, entrée mV ou RTD
Cadence indicative 1 Ă  10 S/s
Data logger ou DAQ Data logger
Paramètre : Pression circuit hydraulique
Raison de mesurer Surveillance intégrité, calcul puissance hydraulique
Capteur / entrée typique Capteur 4–20 mA, entrée courant
Cadence indicative 1 Ă  10 S/s
Data logger ou DAQ Data logger
Paramètre : Débit
Raison de mesurer Bilan matière, rendement, détection fuite
Capteur / entrée typique Débitmètre 4–20 mA ou impulsions
Cadence indicative 1 Ă  10 S/s
Data logger ou DAQ Data logger
Paramètre : Vibrations roulement / compresseur
Raison de mesurer Maintenance prédictive, détection de défauts
Capteur / entrée typique Accéléromètre ICP/piézoélectrique, entrée tension AC
Cadence indicative 5 000 Ă  50 000 S/s (voir Nyquist)
Data logger ou DAQ DAQ
Paramètre : Déformation / contrainte
Raison de mesurer ContrĂ´le charge, fatigue structure
Capteur / entrée typique Jauge de contrainte, entrée pont de Wheatstone
Cadence indicative 100 Ă  1 000 S/s
Data logger ou DAQ DAQ
Paramètre : Courant / tension / puissance
Raison de mesurer Monitoring énergétique, OEE
Capteur / entrée typique Capteur courant Hall, shunt, analyseur 4–20 mA
Cadence indicative 10 Ă  1 000 S/s
Data logger ou DAQ Data logger (lent) ou DAQ (qualité réseau)
Paramètre : Humidité / CO2
Raison de mesurer Conditions ambiantes, qualité produit
Capteur / entrée typique Capteur capacitif, sortie 4–20 mA ou Modbus
Cadence indicative 0,1 Ă  1 S/s
Data logger ou DAQ Data logger
Paramètre : États TOR / comptage
Raison de mesurer Suivi production, REX, OEE
Capteur / entrée typique Entrée numérique opto-isolée, compteur d'impulsions
Cadence indicative Sur événement
Data logger ou DAQ Data logger

Quel système choisir selon le paramètre à mesurer ?

Le choix entre data logger et DAQ dépend de la grandeur surveillée, du capteur utilisé et de la cadence nécessaire. Les fréquences suivantes sont des ordres de grandeur à ajuster selon l’application.

  • TempĂ©rature de four, fluide ou enceinte : suivi qualitĂ©, contrĂ´le process, dĂ©tection de dĂ©rive. Les capteurs courants sont les thermocouples et les sondes PT100. Une cadence de 1 Ă  10 S/s suffit souvent. Un data logger est gĂ©nĂ©ralement adaptĂ©.
  • Pression de circuit hydraulique ou pneumatique : surveillance d’intĂ©gritĂ©, diagnostic de fuite, calcul de performance. Les capteurs 4-20 mA sont frĂ©quents. Une cadence de 1 Ă  10 S/s convient aux phĂ©nomènes lents. Un enregistreur industriel peut suffire.
  • DĂ©bit : bilan matière, rendement, dĂ©tection de fuite ou suivi de consommation. Les sorties sont souvent en 4-20 mA ou en impulsions. Un data logger convient lorsque la variation reste lente.
  • Vibrations de roulement, moteur ou compresseur : maintenance prĂ©dictive et dĂ©tection de dĂ©fauts. Les accĂ©lĂ©romètres demandent une cadence Ă©levĂ©e, souvent de plusieurs milliers d’échantillons par seconde. Un DAQ est prĂ©fĂ©rable.
  • DĂ©formation ou contrainte : contrĂ´le de charge, fatigue structurelle, validation mĂ©canique. Les jauges de contrainte nĂ©cessitent un conditionnement spĂ©cifique. Un DAQ est gĂ©nĂ©ralement plus adaptĂ©.
  • Courant, tension et puissance : monitoring Ă©nergĂ©tique, suivi OEE, calcul de rendement. Un data logger peut suffire pour une tendance lente. Un système DAQ ou un analyseur spĂ©cialisĂ© devient plus pertinent pour la qualitĂ© rĂ©seau ou les transitoires.
  • HumiditĂ© et CO2 : conditions ambiantes, qualitĂ© produit, conformitĂ© de stockage. Les Ă©volutions sont lentes. Un data logger avec capteurs adaptĂ©s rĂ©pond souvent au besoin.
  • États TOR et comptage : suivi de production, cycles machine, arrĂŞts et Ă©vĂ©nements. Un enregistreur avec entrĂ©es numĂ©riques ou compteurs d’impulsions convient pour la journalisation. Une architecture plus intĂ©grĂ©e peut ĂŞtre nĂ©cessaire en supervision industrielle.
Comparaison data logger et DAQ

Quels critères techniques retenir pour choisir le système d’acquisition ?

Nombre de canaux et types d’entrées

Le nombre de canaux correspond au nombre de capteurs ou de signaux à mesurer. Une marge d’évolution doit être prévue si de nouveaux points de mesure peuvent être ajoutés par la suite. Les types d’entrées à vérifier sont notamment :

  • tension ;
  • courant 0-20 mA ou 4-20 mA ;
  • thermocouples ;
  • sondes RTD / PT100 ;
  • impulsions ;
  • Ă©tats TOR ;
  • entrĂ©es numĂ©riques ;
  • signaux dynamiques.

Un data logger convient aux entrées standards et aux mesures lentes. Un DAQ devient plus pertinent lorsque les signaux sont rapides, faibles, variés ou nécessitent un conditionnement spécifique.

Résolution et précision

La résolution détermine la finesse de quantification du signal. Une résolution 16 bits couvre de nombreuses applications de process. Une résolution 24 bits devient utile pour les signaux faibles, les jauges de contrainte ou les mesures à forte dynamique. La précision dépend aussi du capteur, du câblage, du conditionnement et de l’environnement. Une résolution élevée ne suffit pas si le signal est perturbé ou mal conditionné.

Échantillonnage et anti-aliasing

La fréquence d’échantillonnage doit être adaptée à la vitesse du phénomène. Une température peut être suivie lentement. Une vibration, un choc ou une variation rapide de pression demande une cadence beaucoup plus élevée. Un échantillonnage insuffisant peut créer des valeurs trompeuses. Pour les signaux rapides, un filtre anti-aliasing permet d’éviter que des fréquences non souhaitées apparaissent comme de fausses variations dans les données.

Multiplexage et acquisition simultanée

Le multiplexage consiste à lire plusieurs voies les unes après les autres. Cette solution est suffisante pour des phénomènes lents comme la température, l’humidité ou certains signaux process. L’échantillonnage simultané mesure plusieurs voies au même instant. Il devient nécessaire lorsque les signaux doivent être comparés précisément dans le temps, par exemple pour le calcul de puissance, l’analyse vibratoire ou les essais mécaniques.

Isolation et qualité du signal

L’environnement industriel peut générer du bruit de mesure. Les variateurs, moteurs, armoires électriques et câbles longs peuvent perturber les signaux. Plusieurs critères permettent de sécuriser la mesure :

  • entrĂ©es diffĂ©rentielles ;
  • isolation galvanique ;
  • câbles blindĂ©s ;
  • connecteurs robustes ;
  • filtrage adaptĂ© ;
  • sĂ©paration des signaux faibles et des câbles de puissance.

Ces points deviennent essentiels lorsque les signaux sont faibles ou lorsque l’installation se trouve dans un environnement électromagnétique perturbé.

Connectivité et topologie

La connectivité dépend de la distance, de l’infrastructure disponible et du niveau d’intégration attendu. Les interfaces les plus courantes sont USB, RS-485, Ethernet, Wi-Fi, Modbus RTU/TCP, OPC-UA ou MQTT. Deux architectures sont possibles :

  • architecture centralisĂ©e : les modules d’acquisition sont regroupĂ©s dans un boĂ®tier ou une armoire. Cette solution simplifie la synchronisation, mais peut augmenter les longueurs de câble ;
  • architecture distribuĂ©e : les modules sont placĂ©s près des capteurs et reliĂ©s par un bus ou un rĂ©seau. Cette solution rĂ©duit le câblage terrain et facilite la couverture de zones Ă©loignĂ©es sur un mĂŞme site.
Principe de l'isolation galvanique

Quelle méthode suivre pour définir un plan de mesure industriel ?

Une démarche structurée évite de poser des capteurs sans objectif clair. Chaque mesure doit répondre à un besoin : maintenance, qualité, énergie, sécurité, traçabilité ou diagnostic. Les sept étapes principales sont les suivantes :

  • DĂ©finir les objectifs : prĂ©ciser la raison de la mesure, par exemple maintenance prĂ©dictive, contrĂ´le qualitĂ©, bilan Ă©nergĂ©tique ou dĂ©tection d’alarme.
  • Recenser les variables critiques : identifier les grandeurs dont la dĂ©rive ou la dĂ©faillance affecte la qualitĂ© produit, la sĂ©curitĂ©, le rendement ou le coĂ»t d’exploitation.
  • DĂ©finir les plages et prĂ©cisions attendues : indiquer les valeurs minimales et maximales, la prĂ©cision nĂ©cessaire et la rĂ©solution utile, sans surdimensionner le besoin.
  • Fixer les cadences d’échantillonnage : adapter la frĂ©quence de mesure Ă  la vitesse du phĂ©nomène. Les signaux lents nĂ©cessitent peu de points. Les vibrations et transitoires exigent une cadence Ă©levĂ©e.
  • Choisir l’architecture matĂ©rielle : sĂ©lectionner un data logger, un DAQ, une architecture centralisĂ©e ou distribuĂ©e selon les distances, la cadence, la synchronisation et l’alimentation disponible.
  • Valider et Ă©talonner les capteurs : vĂ©rifier les mesures avant la mise en service, documenter les Ă©carts et prĂ©voir une pĂ©riodicitĂ© d’étalonnage adaptĂ©e aux exigences qualitĂ©.
  • Organiser l’exploitation des donnĂ©es : dĂ©finir les exports, les seuils d’alarme, les règles d’archivage, les tableaux de bord et les interfaces de visualisation.

Un plan de mesure n’est complet que si les données collectées peuvent être exploitées. Une acquisition sans stratégie d’analyse produit surtout du stockage inutile.

Quels pièges éviter lors de la mise en œuvre de l’acquisition ?

Plusieurs erreurs peuvent dégrader la qualité des mesures ou rendre les données difficiles à exploiter.

  • Sous-Ă©chantillonnage : une frĂ©quence de mesure trop faible peut masquer un phĂ©nomène rapide ou crĂ©er une interprĂ©tation erronĂ©e du signal.
  • Absence de filtrage adaptĂ© : les signaux rapides ou perturbĂ©s peuvent produire des donnĂ©es trompeuses si aucun filtre n’est prĂ©vu avant la numĂ©risation.
  • Boucles de masse : des rĂ©fĂ©rences Ă©lectriques diffĂ©rentes entre Ă©quipements peuvent injecter du bruit ou un dĂ©calage dans la mesure.
  • Mauvais choix de capteur : un capteur mal dimensionnĂ© par rapport Ă  la plage rĂ©elle du process peut saturer ou manquer de prĂ©cision.
  • Absence de continuitĂ© d’alimentation : une coupure secteur ou rĂ©seau peut crĂ©er des trous dans l’historique si aucune alimentation de secours ou mĂ©moire locale n’est prĂ©vue.
  • DonnĂ©es difficiles Ă  intĂ©grer : un mauvais protocole, un format d’export inadaptĂ© ou un horodatage incohĂ©rent peut empĂŞcher la corrĂ©lation des donnĂ©es avec un SCADA, un MES ou une base de donnĂ©es.

Ces pièges doivent être anticipés dès la conception. Ils influencent le choix du système, des capteurs, du câblage, de l’alimentation et du mode de stockage.

Quelles informations préparer avant de demander une proposition ?

Une demande bien structurée permet d’obtenir une solution adaptée et de comparer les offres sur des bases équivalentes.

Les informations à préparer sont les suivantes :

  • type de process concernĂ© : four, ligne de conditionnement, compresseur, pompe, circuit hydraulique, salle propre, stockage ou banc d’essai ;
  • objectif de la mesure : maintenance prĂ©dictive, qualitĂ©, Ă©nergie, traçabilitĂ©, sĂ©curitĂ©, diagnostic ou supervision ;
  • grandeurs Ă  surveiller : tempĂ©rature, pression, dĂ©bit, vibration, courant, tension, humiditĂ©, CO2, Ă©vĂ©nements ou comptage ;
  • nombre de points de mesure ;
  • types de capteurs utilisĂ©s ou envisagĂ©s ;
  • plages de mesure et prĂ©cision attendue ;
  • cadence d’acquisition nĂ©cessaire ;
  • durĂ©e de la campagne ou fonctionnement en continu ;
  • besoin de visualisation en temps rĂ©el ou d’analyse diffĂ©rĂ©e ;
  • mode de stockage et format d’export attendu ;
  • interfaces de communication souhaitĂ©es : USB, Ethernet, Wi-Fi, RS-485, Modbus, OPC-UA, MQTT ;
  • contraintes d’environnement : tempĂ©rature, humiditĂ©, poussière, vibration, projections, distance de câblage ;
  • contraintes d’alimentation : batterie, secteur, alimentation secourue ou Ă©nergie solaire ;
  • besoin d’alarmes, de rapports ou d’intĂ©gration Ă  une supervision ;
  • exigences d’étalonnage, de traçabilitĂ© ou de conformitĂ© qualitĂ©.

Ces éléments permettent de choisir entre data logger, système DAQ, architecture centralisée ou architecture distribuée, tout en évitant le sous-dimensionnement et le suréquipement.

HelloproDécouvrez d'autres guides expert
h
Quels sont les différents types d'enregistreurs de données ?
h
Data logger ou système d'acquisition de données : comment choisir ?
Demandez conseil Ă  nos vendeurs.
1 minute pour décrire votre besoin. 24h pour obtenir des devis compétitifs.
Faire une demande groupée (1min)
Sélectionnez votre structure si elle s’affiche :
Ma structure n’est pas dans la liste