CONSEIL D'EXPERT

Comment choisir un flexible hydraulique adapté à votre circuit ?

Sur quel équipement sera utilisé le flexible ? * Vous devez sélectionner une réponse avant de valider

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Temps de lecture estimé : 12min
💡 L'essentiel à retenir :
  • La pression de service doit toujours être vérifiée avec les pics transitoires (manœuvres, arrêts brusques) : un flexible sous-dimensionné en pression est la première cause de rupture en service.
  • Le diamètre intérieur (DN) se choisit à partir du débit et de la vitesse cible du fluide : 2 à 4 m/s en aspiration, 2 à 6 m/s en refoulement, jusqu'à 8 m/s dans les lignes de travail sous haute pression.
  • La norme de construction (2SN, 4SP, 4SH, R1, R2…) doit figurer lisiblement sur le corps du flexible et correspondre à la classe de pression du circuit.
  • Le type de renfort (simple tresse, double tresse, spirale 4 ou 6 couches) détermine la tenue aux impulsions et à la fatigue dynamique : la spirale s'impose dès 400 bar ou en flexion répétée intensive.
  • La compatibilité fluide (huile minérale, synthétique, eau-glycol, biodégradable) et la plage de température (de −40 °C à +150 °C selon construction) conditionnent le choix du tube intérieur et de la gaine extérieure.
  • Le rayon de courbure minimal inscrit sur le flexible ne doit jamais être dépassé en service ; toute torsion à la pose provoque une défaillance prématurée.
  • Les raccords (BSP, JIC 37°, ORFS face plane, DIN) doivent être identifiés avec précision sur site avant commande pour garantir l'étanchéité sans adaptateur inutile.
  • Un montage propre (coupe nette, ébavurage, obturateurs, couple de serrage contrôlé, test de mise en pression progressive) conditionne la durée de vie de l'ensemble.
Choisir un flexible hydraulique revient à aligner six paramètres simultanément : pression de service et pics, débit et diamètre intérieur, compatibilité fluide-température, contraintes mécaniques et environnementales, norme de marquage, et raccordement. Une erreur sur l'un d'eux suffit à provoquer fuite, rupture ou contamination du circuit. Cet article propose une méthode terrain complète : du relevé de données machine jusqu'au contrôle après montage, avec un exemple de dimensionnement et une FAQ orientée acheteur.
Devis pour un flexible hydraulique sur mesure

Quelles informations relever sur la machine avant de choisir le flexible hydraulique ?

Avant de consulter un fournisseur ou de commander une référence, il faut collecter des données précises sur site. Un flexible commandé sur des hypothèses approximatives génère systématiquement des problèmes en exploitation.
Les données à relever impérativement sont les suivantes :
  • Pression nominale de service (bar) et pression maximale avec pics transitoires.
  • Débit volumique circulant dans la ligne (L/min).
  • Nature et viscosité du fluide (huile minérale, HFA, HFB, biodégradable, eau-glycol…).
  • Températures : fluide en régime de croisière, température fluide max (démarrages, points chauds), température ambiante min et max.
  • Longueur de la ligne et trajet de routage (mesure sur la machine, mouvements à couvrir).
  • Type de raccords aux deux extrémités (filetage, standard, angle, cotes mesurées).
  • Environnement extérieur : exposition UV, ozone, frottements mécaniques, projections de produits, chaleur rayonnée.
  • Cycle de fonctionnement : continu, intermittent, avec flexion dynamique ou vibrations.

Conditions de service et cycles de fonctionnement

Le comportement en service du flexible varie fortement selon qu'il équipe une ligne statique ou une ligne soumise à des mouvements répétés. Sur un engin mobile (bras de pelleteuse, grappin, outil rotatif), le flexible subit des cycles de flexion à chaque mouvement de l'organe. Sur une presse industrielle ou un banc d'essai hydraulique, les sollicitations sont différentes : pressions élevées et répétées, mais souvent sans flexion dynamique significative.
Un circuit avec vibrations intenses (moteur thermique, pompe à engrenages) fatigue les raccords et le corps du flexible bien plus vite qu'un circuit statique à pression stable. Cette distinction oriente directement le choix du type de renfort et la périodicité d'inspection.

Pression de service, pics et impulsions à prendre en compte

La pression de service nominale correspond à la pression de fonctionnement continu annoncée par la machine. Elle ne suffit pas seule pour dimensionner un flexible. Les pics de pression transitoires, générés par les arrêts brusques de vérin, les commutations de distributeur ou les coups de bélier, peuvent dépasser de 30 à 50 % la pression nominale pendant quelques millisecondes.
La règle de sécurité standard est de sélectionner un flexible dont la pression de travail maximale admissible est au moins égale à la pression de service majorée des pics. La pression d'éclatement, indiquée sur le marquage, doit être au minimum quatre fois supérieure à la pression de travail (coefficient de sécurité SAE/EN standard).
Un flexible simple tresse métallique offre une pression d'éclatement de 800 bar pour une pression max de 200 à 400 bar selon le DN. Un flexible double tresse métallique monte jusqu'à 1 600 bar d'éclatement pour une pression de travail de 400 à 600 bar.
Schéma circuit hydraulique avec points de mesure

Comment dimensionner le diamètre intérieur avec débit et vitesse du fluide ?

DN (mm) Débit max (< 20 m) Débit max (> 20 m) Vitesse cible type
DN 6 jusqu'à 600 L/h jusqu'à 500 L/h Ligne pilotage
DN 8 600 – 1 000 L/h 500 – 800 L/h Retour / drain
DN 10 800 – 1 200 L/h 800 – 1 000 L/h Travail basse P
DN 12 > 1 200 L/h > 1 000 L/h Travail haute P
DN (mm) : DN 6
Débit max (< 20 m) jusqu'à 600 L/h
Débit max (> 20 m) jusqu'à 500 L/h
Vitesse cible type Ligne pilotage
DN (mm) : DN 8
Débit max (< 20 m) 600 – 1 000 L/h
Débit max (> 20 m) 500 – 800 L/h
Vitesse cible type Retour / drain
DN (mm) : DN 10
Débit max (< 20 m) 800 – 1 200 L/h
Débit max (> 20 m) 800 – 1 000 L/h
Vitesse cible type Travail basse P
DN (mm) : DN 12
Débit max (< 20 m) > 1 200 L/h
Débit max (> 20 m) > 1 000 L/h
Vitesse cible type Travail haute P
Le diamètre intérieur (ID) conditionne directement la vitesse du fluide, les pertes de charge et l'échauffement du circuit. Un DN trop petit crée une vitesse excessive, des turbulences, du bruit et un échauffement anormal. Un DN surdimensionné alourdit et encombre inutilement le circuit.
La démarche de dimensionnement en 4 étapes :
  1. Relever le débit volumique Q de la ligne (L/min).
  2. Choisir la vitesse cible V selon le type de ligne.
  3. Calculer la section intérieure nécessaire, puis identifier le DN normalisé correspondant.
  4. Vérifier la cohérence avec la longueur (pertes de charge augmentent avec la longueur).

Débit, vitesse et échauffement du circuit

Les vitesses de référence couramment appliquées en hydraulique industrielle sont les suivantes : 1 à 2 m/s en ligne d'aspiration (risque de cavitation), 2 à 4 m/s en ligne de retour, 3 à 6 m/s dans les lignes de travail sous pression courante, et jusqu'à 8 m/s dans les lignes haute pression sur de courtes longueurs.
Un flexible en aspiration nécessite souvent un DN supérieur à ce que le débit seul imposerait, pour maintenir une vitesse suffisamment basse et éviter la dépression. En refoulement, une vitesse excessive se traduit par un bruit caractéristique et une montée en température du fluide qui réduit la durée de vie de l'huile et des joints.

Exemple de dimensionnement simple

Données d'entrée : débit Q = 40 L/min, ligne de travail, longueur 1,5 m, pression 250 bar.
Conversion : 40 L/min = 667 L/h.
Choix du DN : d'après le tableau, un DN 10 supporte jusqu'à 1 200 L/h sur moins de 20 m. La vitesse estimée reste dans la plage 3–6 m/s. DN 10 convient.
Vérification pression : à 250 bar + pics estimés à 350 bar, un flexible 2SN DN 10 (pression de travail 275 bar sur ce DN) est juste limite. On retient un 4SP DN 10 (pression de travail 350 bar) pour disposer d'une marge sur les impulsions.
Graphique diamètre intérieur et vitesse fluide

Quels critères mécaniques déterminent la tenue du flexible sur site ?

Au-delà de la pression et du débit, les contraintes mécaniques dictent la durée de vie réelle du flexible. Un flexible correctement dimensionné en pression mais mal routé ou sans protection peut céder en quelques semaines.
Les contraintes mécaniques à anticiper sont :
  • Flexion dynamique : cycles répétés sur engins mobiles ou vérins.
  • Vibrations : transmises par le moteur, la pompe ou le compresseur.
  • Traction : effort axial si la longueur est insuffisante et le débattement mal calculé.
  • Torsion : rotation du flexible sur son axe lors de la connexion ou du mouvement.
  • Abrasion externe : frottement contre des arêtes, des structures métalliques ou le sol.
  • Chocs mécaniques : impacts ponctuels sur chantier ou en atelier.

Rayon de courbure et routage sans torsion

Chaque flexible hydraulique porte sur son marquage ou sa fiche technique un rayon de courbure minimal (Rmin). Ce Rmin ne doit jamais être atteint ni dépassé en service, sous peine d'aplatissement du tube intérieur, de réduction de section et de fatigue accélérée de l'armature.
Les règles de routage à respecter :
  • Laisser toujours une longueur droite de 1,5 à 2 fois le diamètre extérieur avant chaque raccord.
  • Éviter toute torsion à la pose (le flexible doit rester dans son plan naturel de flexion).
  • Prévoir un jeu de longueur de 10 à 15 % pour absorber les allongements sous pression et les débattements mécaniques.
  • Placer des points de fixation tous les 500 mm environ sur les lignes exposées à des vibrations.
  • Ne jamais faire passer un flexible sur une arête vive sans protection interposée.
Rayon de courbure d'un flexible hydraulique

Protection contre abrasion, UV/ozone et agressions externes

Type de manchon Matériau Usage principal
Textile polyester Polyester tressé Abrasion + UV extérieur
Textile nylon Nylon tressé Flexion dynamique + impacts
Fibre de verre silicone Verre + silicone Chaleur rayonnée + projections
Aramide tressé Aramide Abrasion sévère + risque de perçage
PET extensible PET Regroupement de lignes + abrasion légère
La gaine extérieure du flexible (généralement en caoutchouc EPDM ou néoprène) assure une première protection. Elle ne suffit pas dans des environnements sévères. Les manchons de protection ajoutent une couche dédiée selon le risque dominant :

Le polyester offre la meilleure stabilité aux UV et une haute résistance à l'abrasion : il convient aux lignes exposées en extérieur sur engins. Le nylon apporte plus de souplesse et résiste mieux aux tractions et chocs ponctuels : il s'adapte aux lignes en mouvement permanent. Ces deux types se posent et se retirent facilement, ce qui facilite l'inspection lors des maintenances.
Coupe d'un flexible hydraulique et ses couches

Comment choisir la construction du flexible (renfort, tresse, spirale) ?

Construction Pression max typique Pression d'éclatement Flexibilité Application type
Simple tresse synthétique jusqu'à 200 bar 400 bar Très bonne Retour, basse pression, pilotage
Simple tresse métallique 200 – 400 bar 800 bar Bonne Travail pression moyenne
Double tresse métallique 400 – 600 bar 1 600 bar Moyenne Haute pression, presses
Spirale 4 couches (4SP/4SH) 350 – 450 bar selon DN > 1 400 bar Limitée Haute pression + impulsions sévères
Spirale 6 couches > 500 bar > 2 000 bar Faible Très haute pression, forgeage
Construction : Simple tresse synthétique
Pression max typique jusqu'à 200 bar
Pression d'éclatement 400 bar
Flexibilité Très bonne
Application type Retour, basse pression, pilotage
Construction : Simple tresse métallique
Pression max typique 200 – 400 bar
Pression d'éclatement 800 bar
Flexibilité Bonne
Application type Travail pression moyenne
Construction : Double tresse métallique
Pression max typique 400 – 600 bar
Pression d'éclatement 1 600 bar
Flexibilité Moyenne
Application type Haute pression, presses
Construction : Spirale 4 couches (4SP/4SH)
Pression max typique 350 – 450 bar selon DN
Pression d'éclatement > 1 400 bar
Flexibilité Limitée
Application type Haute pression + impulsions sévères
Construction : Spirale 6 couches
Pression max typique > 500 bar
Pression d'éclatement > 2 000 bar
Flexibilité Faible
Application type Très haute pression, forgeage
La construction du flexible détermine sa tenue en pression, sa résistance aux impulsions, sa flexibilité et sa durée de vie en fatigue dynamique. Trois familles couvrent la majorité des applications hydrauliques.

La spirale s'impose dès que le circuit génère des impulsions fréquentes et sévères, même à pression nominale modérée. Une ligne de direction sur engin de travaux publics, soumise à des milliers de cycles par heure, nécessite une armature spiralée même à 200–250 bar nominaux.

Lecture orientée choix des classes 1 tresse, 2 tresses, 4 spires

Les désignations normalisées permettent de comparer les constructions indépendamment du fabricant. Les correspondances principales à connaître :
  • R1/1SN : simple tresse métallique, pression de travail modérée, bon compromis flexibilité/résistance.
  • R2/2SN : double tresse métallique, utilisé sur la majorité des circuits de travail entre 200 et 350 bar.
  • R9/4SP : spirale 4 couches haute pression, lignes de travail sur engins lourds et presses.
  • R12/4SH : spirale 4 couches très haute pression, avec résistance accrue aux impulsions.
  • 2SC : double tresse compacte, diamètre extérieur réduit pour les installations encombrées, pression comparable à 2SN.
Le choix entre R2 et 4SP, à pression de service équivalente, se fait sur la base des cycles d'impulsions : un circuit à plus de 2 000 impulsions/heure oriente vers la spirale.

Quelle compatibilité fluide et température vérifier avant commande ?

Fluide Tube intérieur compatible Tube à éviter
Huile minérale (ISO VG 32–68) Caoutchouc NBR, HNBR EPDM
Fluide HFA/HFB (émulsion eau) HNBR, PTFE NBR standard
Eau-glycol (HFC) PTFE, HNBR NBR, Néoprène
Fluide biodégradable (HETG/HEES) HNBR, PTFE NBR (dégradation rapide)
Fluide phosphate ester (HFDR) PTFE Tous caoutchoucs courants
Le tube intérieur du flexible est en contact permanent avec le fluide. Son matériau doit résister chimiquement au fluide sans gonfler, se fissurer, ni libérer de particules. Un tube intérieur dégradé contamine le circuit, obstrue les filtres et endommage les servo-valves et distributeurs.

La température du fluide est le second paramètre de validation. La plage de service standard d'un flexible hydraulique NBR est de −40 °C à +100 °C, avec des pointes jusqu'à +120 °C sur certaines constructions. Au-delà, le HNBR (jusqu'à +150 °C) ou le PTFE (jusqu'à +200 °C dans d'autres familles de flexibles) prennent le relais.
La température ambiante compte autant que la température du fluide. Un flexible posé à proximité d'un échappement ou d'un collecteur thermique subit un vieillissement accéléré de sa gaine extérieure, même si la température du fluide reste dans les normes.

Plage de température et contraintes de chocs thermiques

Les circuits soumis à des cycles chaud/froid marqués (démarrages hivernaux sur engins, circuits proches de fours industriels) subissent des contraintes supplémentaires. Le matériau du tube et de la gaine se contracte et se dilate à chaque cycle, ce qui fatigue le joint à l'interface raccord/flexible.
Repères de décision par palier de température fluide :
  • < 80 °C : NBR standard, toutes constructions disponibles.
  • 80 °C à 120 °C : vérifier la classe thermique sur le marquage ; HNBR recommandé.
  • > 120 °C : HNBR ou PTFE obligatoire ; valider avec la fiche technique fabricant.
  • Température ambiante < −20 °C : vérifier la flexibilité à froid (gaine risque de fissuration si le flexible est manipulé ou mis en pression en dessous de sa température minimale d'utilisation).

Comment lire les normes et marquages pour valider la conformité ?

Le marquage imprimé sur le corps du flexible concentre toutes les informations de sélection. Savoir le lire en 30 secondes permet d'éviter les erreurs de substitution lors d'un remplacement.
Lecture d'un marquage standard :
[Fabricant] – [Norme EN/ISO ou SAE] – [Désignation] – [DN] – [Pression de travail max en bar] – [Température] – [Année de fabrication]
Exemple de marquage fictif :
XXFLEX – EN857 2SC – DN10 – 350 bar – −40/+100°C – 2024
Norme Désignation courante Usage principal Équivalent SAE
EN 853 1SN R1 / 1SN Basse/moyenne pression, retour SAE 100 R1
EN 853 2SN R2 / 2SN Travail, circuit standard SAE 100 R2
EN 857 2SC 2SC Double tresse compacte, encombrement réduit SAE 100 R16
EN 856 4SP 4SP Haute pression, spirale 4 couches SAE 100 R9
EN 856 4SH 4SH Très haute pression spirale SAE 100 R12
Norme : EN 853 1SN
Désignation courante R1 / 1SN
Usage principal Basse/moyenne pression, retour
Équivalent SAE SAE 100 R1
Norme : EN 853 2SN
Désignation courante R2 / 2SN
Usage principal Travail, circuit standard
Équivalent SAE SAE 100 R2
Norme : EN 857 2SC
Désignation courante 2SC
Usage principal Double tresse compacte, encombrement réduit
Équivalent SAE SAE 100 R16
Norme : EN 856 4SP
Désignation courante 4SP
Usage principal Haute pression, spirale 4 couches
Équivalent SAE SAE 100 R9
Norme : EN 856 4SH
Désignation courante 4SH
Usage principal Très haute pression spirale
Équivalent SAE SAE 100 R12

La norme EN fixe les exigences européennes de construction, d'essais et de marquage. La norme SAE (américaine) couvre les mêmes familles avec des tolérances légèrement différentes. Pour un circuit européen standard, les deux systèmes sont croisés dans la pratique : un 2SN EN 853 et un SAE 100 R2 sont techniquement équivalents sur la majorité des dimensions courantes.
Le marquage doit également indiquer si le flexible est compatible MSHA (mines), FDA (alimentaire), ou porte une certification spécifique. Ces mentions conditionnent l'utilisation en environnements réglementés.

Quels raccords et interfaces choisir pour éviter fuites et incompatibilités ?

Standard Type d'étanchéité Identification rapide Usage courant
BSP (G) Filetage cylindrique + joint plat ou cône 60° Filets parallèles, pas en pouces Europe, machines industrielles
NPT Filetage conique auto-étanche Filets coniques, léger effilement Amérique du Nord
JIC 37° Siège conique 37° Écrou hexagonal large, cône intérieur 37° Machines mobiles, engins TP
ORFS (face plane) Joint torique sur face plane Gorge circulaire visible sur la portée Haute pression, outils rapportés
DIN (Ermeto 24°) Cône 24° + bague de sertissage Cône intérieur 24°, bague visible Hydraulique industrielle Europe
Standard : BSP (G)
Type d'étanchéité Filetage cylindrique + joint plat ou cône 60°
Identification rapide Filets parallèles, pas en pouces
Usage courant Europe, machines industrielles
Standard : NPT
Type d'étanchéité Filetage conique auto-étanche
Identification rapide Filets coniques, léger effilement
Usage courant Amérique du Nord
Standard : JIC 37°
Type d'étanchéité Siège conique 37°
Identification rapide Écrou hexagonal large, cône intérieur 37°
Usage courant Machines mobiles, engins TP
Standard : ORFS (face plane)
Type d'étanchéité Joint torique sur face plane
Identification rapide Gorge circulaire visible sur la portée
Usage courant Haute pression, outils rapportés
Standard : DIN (Ermeto 24°)
Type d'étanchéité Cône 24° + bague de sertissage
Identification rapide Cône intérieur 24°, bague visible
Usage courant Hydraulique industrielle Europe
Le choix du raccord est aussi critique que celui du flexible lui-même. Un raccord mal identifié ou mal adapté provoque une fuite même avec un flexible parfaitement dimensionné.

Identifier un filetage sur site en 4 étapes :
  1. Mesurer le diamètre extérieur du filetage mâle au pied à coulisse.
  2. Compter le nombre de filets sur 25 mm (TPI) ou relever le pas avec un peigne à filet.
  3. Vérifier la forme du filetage : cylindrique (BSP/NPT) ou conique (NPT/BSPT).
  4. Observer la portée d'étanchéité : face plane avec gorge (ORFS), cône 37° (JIC), cône 24° (DIN), ou filetage seul (BSP avec joint).
Mesure du filetage d'un raccord hydraulique

Angles, orientables et contraintes d'encombrement

Un raccord droit imposé dans un espace contraint oblige parfois à plier le flexible immédiatement après la connexion, ce qui peut dépasser le rayon de courbure minimal. Les raccords coudés (45°, 90°) ou orientables résolvent ce problème directement à l'embout.
Les raccords orientables à angle variable (90° à 180°, rotation libre à 360°) offrent une configuration unique qui couvre plusieurs angles sans multiplier les références en stock. La section de passage reste constante quelle que soit l'orientation choisie, ce qui préserve la perte de charge. Ce type de raccord se verrouille en position via un écrou central après réglage sur machine.
Un raccord coudé à 90° réduit aussi la contrainte de torsion sur le corps du flexible lors de l'installation et évite les contraintes mécaniques parasites en service.

Quelle longueur et quel routage prévoir pour réduire les contraintes ?

La longueur du flexible ne se choisit pas au plus court. Une longueur juste suffisante met le flexible en traction lors des débattements de l'organe raccordé. Une longueur excessive crée des coudes non maîtrisés, des risques de frottement et des pertes de charge supplémentaires.
Méthode de mesure sur machine :
  1. Reproduire le mouvement de l'organe à son amplitude maximale.
  2. Mesurer la longueur de flexible nécessaire dans la position la plus tendue (pas la plus courte).
  3. Ajouter 10 à 15 % de surlongueur maîtrisée pour absorber les débattements et l'allongement sous pression (un flexible sous pression se raccourcit légèrement).
  4. Tracer le chemin de routage en évitant les arêtes, les sources de chaleur et les zones de frottement.
  5. Prévoir les points de fixation pour guider le flexible sans le contraindre.

Plus un flexible est long, plus les pertes de charge linéaires augmentent. Sur DN 10, une longueur de 30 m peut réduire le débit exploitable de 15 à 20 % par rapport à une longueur de 5 m. Cette incidence justifie de ne pas surdimensionner la longueur au-delà du nécessaire.

Cas des machines mobiles et lignes auxiliaires d'outils

Sur un engin de travaux publics ou une machine agricole avec outils rapportés, les flexibles d'alimentation, de retour et de drain doivent être distingués. La ligne d'alimentation (haute pression) et la ligne de retour (basse pression, débit important) ne portent pas les mêmes contraintes et ne réclament pas les mêmes DN ni les mêmes constructions.
Les erreurs de branchement les plus fréquentes dans ce contexte : relier une ligne retour sur un port haute pression, ou inverser alimentation et drain. Un drain raccordé à contre-sens détruit le joint de l'hydromotor en quelques minutes. La pose de coupleurs codés par couleur ou diamètre différent par ligne supprime ce risque.

Quelles recommandations de montage et de mise en service appliquer en atelier ?

La qualité du montage conditionne directement l'étanchéité, la durée de vie et la sécurité. Un flexible de bonne construction mal assemblé fuit ou rompt prématurément.
Procédure de montage pas à pas :
  1. Couper le flexible à la bonne longueur avec une tronçonneuse dédiée ou une scie à métaux à dents fines. Ne jamais utiliser une meuleuse (bavures importantes, chaleur).
  2. Ébavurer soigneusement les deux extrémités pour éliminer toute particule métallique à l'intérieur du tube.
  3. Obturer immédiatement les deux extrémités avec des capuchons propres pour éviter la contamination particulaire.
  4. Sertir ou visser les raccords selon la technologie retenue (sertissage atelier avec machine calibrée, ou raccords à vis sur tube).
  5. Contrôler le diamètre de sertissage avec un pied à coulisse selon les tables du fabricant de raccords.
  6. Retirer les capuchons uniquement au moment de la connexion sur machine.
  7. Visser les raccords à la main jusqu'au contact, puis serrer au couple prescrit (ne jamais utiliser la méthode "tours après contact" sans référence fabricant).
  8. Tester en pression progressive : monter à 50 % de la pression de service, contrôle visuel, puis montée à 100 %, nouveau contrôle. Ne pas effectuer le test de pression avec le personnel à proximité immédiate du flexible.
Contamination particulaire : point critique. Un flexible contaminé lors de l'assemblage (copeaux, poussières, chiffons pelucheux) introduit des particules dans le circuit dès la mise en service. Ces particules détruisent les arêtes de commutation des distributeurs et obstruent les filtres. La propreté ISO du circuit peut passer de NAS 8 à NAS 11 en quelques heures avec un flexible sale.

Contrôles après montage et pendant l'exploitation

Après la première mise en service, un contrôle visuel à froid et à chaud est nécessaire dans les premières heures. Les points à surveiller :
  • Absence de suintement ou de fuite aux raccords après montée en pression et en température.
  • Vérification que le flexible ne frotte pas sur une structure ou un organe mobile à aucun point de sa course.
  • Contrôle de l'absence de torsion visible sur le corps du flexible (une torsion crée un bourrelet caractéristique).
  • Vérification des points de fixation (colliers non tranchants, bien positionnés).
  • En exploitation : inspection visuelle périodique (fréquence selon environnement, minimum annuelle en industrie fixe, tous les 6 mois sur engins soumis à contraintes sévères).
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