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Moins de 50 % de l’eau potable utilisée dans une habitation peut être remplacée par d’autres sources. Chaque année, une toiture peut en effet récupérer entre 500 et 700 litres d’eau de pluie par mètre carré. Ce qui permet notamment de disposer d’une quantité considérable d’eau pour divers usages, tels que :
  • L’arrosage de votre jardin
  • Le lavage de votre voiture
  • Le remplissage de piscine
L’usage domestique de ces eaux contribue à la réduction du gaspillage d’eau potable, d’autant que le coût lié à la distribution de cette dernière augmente régulièrement. La recuperation eau de pluie constitue donc une solution économique à long terme, bien que son installation puisse représenter un investissement plus ou moins important. En même temps, la mise en place d’un système de récupération d eau de pluie sur gouttière permet de mieux préserver l’environnement en réduisant le déversement abusif de ces eaux dans le réseau public.

Comment faire une récupération d'eau de pluie ?

Respecter les réglementations en vigueur

Il existe trois textes fondamentaux à connaître avant de réaliser un projet d’installation d'un système de récupération d eau de pluie pour la maison :
  • La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 31 décembre 2006, qui donne le droit à l’installation d’un système recuperation eau de pluie, à l’intérieur comme à l’extérieur d'une habitation. Ce texte contient aussi des directives qui permettent à une collectivité d’instaurer une taxe locale et un crédit d’impôt spécifiques liés au système. L’objectif étant d’offrir à la commune les moyens d’améliorer sa capacité à maîtriser les eaux de ruissellement.
  • La norme NF P 16-005, qui sert également de prolongement à la loi de 2006. Elle constitue notamment une référence pour la partie installation du système. Ainsi, selon cette norme, la conception, le dimensionnement, l’installation et l’usage du stockage eau de pluie doivent être conformes aux règles de sécurité sanitaire public en vigueur. Pour ce faire, les différents points de distribution doivent, par exemple, comporter le marquage « eau non potable ». Aussi, dans le cas d’un usage extérieur, l’installation doit s’équiper d’un robinet de verrouillage, pour éviter les risques accidentels de contamination.
  • La législation EN1717, aussi appelée norme de disconnexion EN1717 se destine à la protection du réseau d’eau potable contre les risques de contamination par d’autres réseaux non potables.
  • L’arrêté du 21 août 2008, portant sur les différentes possibilités d’utilisation des eaux de ruissellement. Il s’agit surtout du texte qui vise à détailler l’application de la loi sur l’eau. À ce titre, les eaux de pluie issues de ces installations doivent uniquement se destiner à l’arrosage des espaces verts, comme le jardin, le potager ou autres, à l’alimentation des chasses d’eau ou bien aux lavages des linges. Dans ce dernier cas, l’eau doit cependant être traitée et désinfectée pour éviter tous risques sanitaires.

Faire un dimensionnement précis du projet

Dimension eau de pluie
Cette étape permet de garantir à la fois la qualité de l’eau stockée et le caractère économique de l’installation. On y prend en compte différents paramètres du site d’implantation, tels que :
  • La capacité de la cuve, calculée selon le potentiel de récolte de la toiture et la pluviométrie locale
  • Les besoins en eaux non alimentaires et non corporels, en fonction des saisons. Cela implique donc de trouver une autre application à l’eau collectée durant la période hivernale si le projet initial se limite par exemple à l’arrosage du jardin.

Choisir le bon emplacement

Tout dépend des besoins :
  • Pour l’arrosage du jardin, par exemple, vous pouvez installer une cuve de récupération d eau de pluie enterrée, à l’extérieur.
  • Pour l’alimentation des chasses d’eau, il est recommandé de placer le stockage eau de pluie, à l’intérieur, enterré ou aérien, ou sur la terrasse.

Choisir le bon équipement

Plusieurs équipements composent une recuperation eau de pluie. Ces matériels peuvent être subdivisés en trois différentes catégories :
La collecte
Le stockage
La distribution
La gouttière
La cuve
L’unité de surpression 
La crapaudine
La sonde
Le réservoir
La descente
Le flotteur
Le disconnecteur
Le filtre
La crépine
Les différents filtres
Le trop-plein
Le système d’aération
Le système anti-retour
En fonction des besoins quotidiens en eau et des contraintes du chantier, vous pouvez choisir un système complet de récupération d’eau de pluie en kit. Cette solution s’avère à la fois être économique et facile d’utilisation. À noter cependant que plusieurs accessoires pour récupération d’eau de pluie sont aussi disponibles sur le marché pour permettre de personnaliser les installations. 

Mettre davantage de considération sur la qualité de la cuve de stockage

Cuve entérrée
Un matériau inerte à l’eau, une ouverture certifiée anti-remous, la présence d’un trou d’homme et d’un système d’aération anti-moustique comptent parmi les principaux critères utilisés pour choisir votre cuve de stockage. Cependant, le type de citerne adapté à la récupération d’eau de pluie doit également répondre à deux contraintes supplémentaires :
  • La contrainte de chantier
  • La contrainte financière
La solution à tous ces indispensables peut notamment se retrouver sur différents types de cuves, comme :

Type de matériaux de fabrication
Capacité maximale conseillée
Disposition adaptée
Cuve en béton
10 à 20 mètres cubes
Enterrée
Citerne maçonnée in situ
Plus de 20 mètres cubes
Aérienne
Cuve en acier
Plus de 20 mètres cubes
Enterrée
Cuve en polyéthylène
10 à 20 mètres cubes
Aérienne / enterrée
Bâche souple
Plus de 10 mètres cubes
Aérienne

Comment fonctionne une cuve de récupération d'eau de pluie ?

Le principe de base de la récupération des eaux de pluie reste identique d’un modèle à un autre : l’eau qui ruissèle à partir du toit est collectée par les gouttières, puis acheminée par la descente jusqu’à la citerne de stockage, en passant par des crapaudines et des filtres. Ces dernières garantissent donc la pureté de l’eau arrivant dans la citerne pendant que le système de trop-plein installé assure le refoulement des ruissèlements si le réservoir venait à se remplir.
Pour la partie stockage et distribution, la norme AFNOR NFP16 – 005 propose trois (3) différentes solutions :
  • La récupération d’eau de pluie à aspiration directe
C’est le type de branchement recuperateur eau de pluie le plus populaire existant. Simple d’installation, elle fonctionne avec une pompe, située en général hors de la cuve, une vanne trois voies et un dispositif de disconnexion, conforme à la norme EN1717.  Au moment de l’utilisation de l’eau de pluie, celle-ci s’aspire donc directement à partir de la citerne grâce à la pompe. Ce qui assure un approvisionnement continu et régulier.
  • La récupération d’eau de pluie à pompe de surpression intégrée
Adapté aux poses à l’étroit, ce système reste fortement réglementé en raison notamment des risques techniques qu’il représente. Dans cette configuration, le dispositif de disconnexion doit en effet être intégré au local technique. Ce qui rend l’installation contraignante et l’entretien, délicat. Par ailleurs, certains installateurs fixent le dispositif de disconnexion du système au pied de la cuve. Pourtant, il s’agit d’une disposition prohibée notamment par la norme EN1717.  Selon cette dernière, le disconnecteur ne doit en aucun cas s’installer dans une zone inondable.
  • La récupération d’eau de pluie à fonctionnement hybride
Ce type d’installation est entièrement flexible. On peut la réaliser, quelles que soient les contraintes de chantier. Cependant, la liste d’équipements indispensables à sa mise en œuvre s’avère plus longue puisqu’elle combine les deux précédentes techniques. Deux pompes travaillent simultanément au sein du système : l’une à l’intérieur de la cuve et l’autre à l’aval d’un réservoir d’appoint hybride. Ce qui permet aussi de limiter les pertes de charge au niveau de la distribution.

Quelle cuve pour récupérer l'eau de pluie ?

Vous pouvez choisir entre plusieurs types de solutions pour votre stockage d’eau de pluie :

Les récupérateurs

Récupérateur d'eau
Souvent appelés collecteurs, bien qu’il s’agisse de deux équipements bien distincts, les récupérateurs d’eau de pluie se présentent en général comme un récipient que l’on installe au pied d’un mur, à l’intérieur ou à l’extérieur de votre habitation. Conçus avec des matériaux en plastique ou avec de la terre cuite, ces dispositifs proposent une capacité de stockage comprise entre 200 et 2 000 litres. Cependant, des modèles à enterrer, avec une capacité de près de 5 000 litres, sont également disponibles sur le marché. 

Les cuves et citernes

Cuves et citernes
Les cuves et citernes s’adaptent tout aussi bien aux usages domestiques qu’industriels puisqu’elles peuvent contenir jusqu’à environ 50 000 litres d’eau. Elles proposent également une grande capacité à se conformer aux contraintes de chantier en place en raison notamment de leurs matériaux de construction diversifiés, dont le béton, le bois, le polyéthylène, la fibre de verre ou l’acier. Vous pouvez ainsi enterrer ou disposer ces récipients en surface pour la récupération d’eau de pluie, selon vos besoins.

Les bassins de récupération

Bassins de récupération
Les bassins de récupération d’eau de pluie sont des équipements modulables, et donc, personnalisables en fonction de vos besoins. Toutefois, leur conception s’adapte moins aux usages domestiques d’autant que leur installation peut faire appel à d’importants moyens logistiques et techniques. En revanche, tout comme les cuves et citernes, les bassins de récupération peuvent être soit enterrés soit disposés à l’air libre.

Les tunnels de rétention

Tunnel d'infiltration et de rétention
Les tunnels de rétention servent surtout de récipients destinés à limiter l’accumulation des eaux de ruissellement en surface. Construits avec des matériaux en plastique, les tunnels de rétention sont cependant conçus de manière à pouvoir supporter des poids pouvant atteindre 5 tonnes par mètre carré. Raison pour laquelle ils sont le plus souvent installés sous une voie de circulation ou un parking. À la différence des autres solutions, ces installations jouent donc le rôle d’une zone tampon plutôt que d’un accumulateur d’eau. D’où le nom tunnel d’infiltration et de rétention.

Comment utiliser l'eau de pluie ?

L’utilisation de l’eau de pluie obéit à des règlementations sévères, comme l’arrêté du 21 août 2008. Ce texte en interdit, par exemple, la consommation domestique liée au repas, au sanitaire ou aux vaisselles. Il en est de même pour l’utilisation dans des secteurs sensibles, comme :
  • Les établissements sanitaires (hôpitaux, cabinets médicaux, laboratoires d’analyses, etc.)
  • Les établissements sociaux
  • Les établissements médico-sociaux
  • Les établissements d’hébergement de personnes âgées
  • Les crèches et écoles maternelles
Une des raisons de cette interdiction consiste au fait que l’eau de pluie est non potable. Elle pourrait en effet être porteuse d’agents contaminants issus de l’atmosphère ou différents types de pollutions qui ont pu s’accumuler au niveau de la toiture de votre maison.
Pour savoir donc les scénarios d’utilisation autorisés pour votre eau de pluie, voici un petit récapitulatif :
Type d’utilisation professionnelle et industrielle conseillée
Type d’utilisation extérieure prévue
Type d’utilisation intérieure prévue
Arrosage de champ agricole
Nettoyage du sol d’entrepôt
Lavage d’engin agricole
Horticulture
Jardinage
Arrosage du jardin
Lavage de véhicules
Remplissage de piscine
Nettoyage du sol
Nettoyage du sol
Arrosage de plants d’intérieurs
Alimentation des chasses d’eau
La lessive
Les textes en vigueur exigent cependant un traitement préalable de l’eau de pluie si vous souhaitez l’utiliser pour la lessive. 

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Jean-Marc BRISSOT
Guide écrit par :
Jean-Marc BRISSOT
Spécialiste environnement chez Hellopro
Ingénieur en traitement de l’eau et des déchets, j'excerce aujourd’hui en tant que consultant pour plusieurs collectivités et rédige divers articles sur les problématiques associées.