CONSEIL D'EXPERT

Tout savoir sur la construction d’un bassin de récupération d’eau de pluie

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💡 Ce qu'il faut retenir :

  • Un bassin de récupération d'eau de pluie stocke les eaux pluviales captées depuis une toiture pour des usages non potables : arrosage, irrigation, lavage extérieur, alimentation des WC et, sous conditions strictes, du lave-linge.
  • Le volume récupérable se calcule avec la formule : pluviométrie annuelle (mm) × surface de toiture (m²) × coefficient de pertes (0,7 à 0,9). Pour 100 m² de toiture, cela représente entre 45 et 80 m³/an selon la région.
  • Cinq grandes typologies de bassins existent : à ciel ouvert, enterré/maçonné, étanché par géomembrane (PVC/EPDM/PEHD), souple et paysager. Chaque solution a ses propres contraintes de terrassement, d'étanchéité et d'entretien.
  • Le budget global varie de 1 500 à 5 000 € pour un bassin souple ou géomembrane de 10 à 25 m³, à 5 000–20 000 € ou plus pour un ouvrage béton ou enterré avec filtration, pompage et raccordements intérieurs.
  • En France, aucune autorisation n'est requise pour un usage extérieur seul. En revanche, tout usage intérieur avec rejet vers le réseau d'assainissement collectif déclenche une déclaration obligatoire auprès du service d'assainissement de la mairie.
  • Les réseaux eau de pluie et eau potable doivent rester strictement séparés en permanence, avec des dispositifs anti-retour conformes à la norme NF EN 1717 et une signalisation « eau non potable » sur chaque point de soutirage.
  • L'entretien comprend un nettoyage des filtres tous les 3 mois, une vidange et inspection annuelle du bassin, et la tenue d'un carnet d'entretien sanitaire en cas d'usage intérieur.
  • Les usages alimentaires et l'hygiène corporelle sont strictement interdits, quelle que soit la qualité du traitement appliqué.
Devis pour un bassin récupérateur d'eau de pluie

Un bassin de récupération d'eau de pluie permet de collecter, stocker et redistribuer les eaux pluviales captées depuis une surface de toiture vers des usages non potables. Face à la raréfaction des ressources en eau et à la hausse des tarifs (entre 3,50 et 4,50 €/m³ en France), ce type d'installation répond à des objectifs concrets : réduire la consommation d'eau potable sur site, irriguer des surfaces agricoles ou des espaces verts, alimenter des process industriels de lavage ou encore gérer les ruissellements à la parcelle.

bassin récupération eau de pluie

Quels usages couvrir avec un bassin de récupération d'eau de pluie ?

Usages extérieurs : arrosage, irrigation et lavage

Les usages extérieurs représentent l'application la plus simple et la plus répandue. L'arrosage de pelouses, de potagers, de cultures maraîchères ou de végétation ornementale ne nécessite aucun traitement particulier au-delà d'une préfiltration des débris. Le lavage de terrasses, de véhicules, de bâtiments d'élevage ou de matériel agricole entre également dans ce cadre. Pour des cultures destinées à la consommation humaine, une filtration plus fine est recommandée pour limiter les risques microbiologiques liés au ruissellement sur la toiture.

L'abreuvage du bétail est possible mais reste soumis à des précautions sanitaires spécifiques : la qualité de l'eau doit être contrôlée régulièrement, et des traitements complémentaires (chloration, désinfection UV) peuvent être nécessaires selon les normes en vigueur.

Usages intérieurs : conditions et limites réglementaires

L'alimentation des chasses d'eau de WC et le lavage des sols constituent les deux usages intérieurs les plus courants. Le lave-linge est techniquement possible sous conditions : la réglementation française (arrêté du 21 août 2008) encadre strictement cet usage, qui exige une filtration adaptée, une séparation totale des réseaux et une déclaration préalable. La position réglementaire sur le lave-linge reste nuancée selon les services d'assainissement locaux ; une consultation directe de la mairie ou du SPANC reste nécessaire avant toute installation.

Usages interdits

L'eau de pluie récupérée n'est pas potable et ne doit jamais alimenter des usages alimentaires (boisson, cuisine, préparation d'aliments), ni des usages d'hygiène corporelle (douche, bain, lavage des mains). Cette interdiction s'applique quelle que soit la qualité du traitement mis en œuvre, conformément au Code de la santé publique. La présence de polluants atmosphériques, de résidus de toiture (zinc, bitume, plomb sur bâtiments anciens) et de micro-organismes rend l'eau de pluie impropre à tout contact alimentaire ou corporel régulier.

Schéma implantation bassin eau de pluie

Bassin, cuve enterrée, cuve aérienne, citerne : quelles différences pratiques ?

Récupération vs rétention : deux logiques différentes

Un bassin de récupération stocke l'eau dans l'objectif de la réutiliser. Un ouvrage de rétention (ou tamponnement) stocke temporairement les eaux pluviales pour réguler le débit rejeté vers le réseau ou vers le milieu naturel, avec un débit de fuite contrôlé (typiquement 0,5 à 3 L/s). Ces deux fonctions sont souvent complémentaires : certaines solutions combinent un volume de stockage réutilisable en partie basse et un volume de tamponnement en partie haute.

Solution Volume typique Terrassement Usages courants Durée de vie indicative
Bassin à ciel ouvert (géomembrane) 20 m³ à plusieurs centaines de m³ Oui, excavation Irrigation, incendie, industrie 15–25 ans (membrane)
Cuve enterrée béton 3 à 60 m³ Oui, excavation + grue Tous usages (intérieur possible) 30–50 ans
Cuve enterrée PEHD/PRV 3 à 20 m³ Oui, excavation Tous usages (intérieur possible) 20–30 ans
Cuve hors-sol (aérienne) 300 L à 5 m³ Non Arrosage, petit lavage 10–15 ans
Solution : Bassin à ciel ouvert (géomembrane)
Volume typique 20 m³ à plusieurs centaines de m³
Terrassement Oui, excavation
Usages courants Irrigation, incendie, industrie
Durée de vie indicative 15–25 ans (membrane)
Solution : Cuve enterrée béton
Volume typique 3 à 60 m³
Terrassement Oui, excavation + grue
Usages courants Tous usages (intérieur possible)
Durée de vie indicative 30–50 ans
Solution : Cuve enterrée PEHD/PRV
Volume typique 3 à 20 m³
Terrassement Oui, excavation
Usages courants Tous usages (intérieur possible)
Durée de vie indicative 20–30 ans
Solution : Cuve hors-sol (aérienne)
Volume typique 300 L à 5 m³
Terrassement Non
Usages courants Arrosage, petit lavage
Durée de vie indicative 10–15 ans

Les cuves béton neutralisent l'acidité naturelle de l'eau de pluie par effet de reminéralisation, ce qui les rend particulièrement adaptées aux usages intérieurs. Les cuves PEHD sont plus légères et économiques, mais nécessitent des précautions de remblaiement pour éviter tout déplacement en zone à nappe phréatique proche. Les citernes souples s'installent sans terrassement, sous une terrasse ou dans un vide sanitaire, mais requièrent un sol parfaitement plat et ne permettent pas de hauts volumes sous haute pression.

Quels sont les types de bassins de récupération d'eau de pluie ?

Bassin à ciel ouvert technique

Le bassin à ciel ouvert est la solution retenue pour les grands volumes (à partir de 20–30 m³ et jusqu'à plusieurs milliers de m³ pour des usages agricoles ou industriels). Il s'agit d'une excavation dont les parois et le fond sont rendus étanches par une géomembrane. Il présente l'avantage d'un coût de construction au m³ stocké relativement faible, mais impose une gestion active des algues, des moustiques et de l'évaporation (pouvant atteindre 20 à 30 % du volume annuel dans les régions ensoleillées).

Bassin enterré ou maçonné béton

Le bassin béton enterré est coulé en place ou livré en éléments préfabriqués. Il offre une excellente résistance aux pressions du sol, une stabilité thermique (l'eau se conserve mieux à basse température, limitant la prolifération bactérienne) et une longue durée de vie. Les volumes courants vont de 3 à 15 m³ pour l'habitat individuel et de 15 à 100 m³ pour les sites professionnels. La pose nécessite un engin de levage et un lit de sable de 15 à 20 cm.

Bassin étanché par géomembrane ou liner (PVC / EPDM / PEHD)

La géomembrane consiste à tapisser une excavation terrassée d'une membrane souple (1 à 2 mm d'épaisseur). Les matériaux les plus courants sont :

  • EPDM : très résistant aux UV, adapté aux bassins paysagers et aux petites retenues collinaires.
  • PVC plastifié (PVC.P) : économique, soudable thermiquement pour les grandes surfaces.
  • PEHD : robuste, résistant aux produits chimiques, utilisé pour des applications industrielles.

Ce type de bassin convient aux volumes importants (20 m³ à plusieurs milliers de m³). L'étanchéité est contrôlée par des tests de soudures lors de la pose. La conformité à la norme NF P 84500 est recommandée pour les membranes utilisées en contact avec l'eau destinée à l'irrigation ou à l'industrie.

Comment dimensionner le volume d'un bassin selon votre site ?

La méthode de référence pour dimensionner un bassin de rétention est la formule suivante :

Volume récupérable (m³/an) = Pluviométrie annuelle (mm) × Surface de toiture (m²) × Coefficient de pertes

Le coefficient de pertes varie de 0,7 à 0,9 selon le matériau de la toiture (tuiles : 0,8 ; zinc ou acier : 0,85 ; toiture végétalisée : 0,5 à 0,6). Il intègre les pertes par évaporation en gouttière, les premières eaux de pluie (qui rincent la toiture et sont souvent évacuées) et les fuites de circuit.

Pour une toiture de 100 m² en région Loire (pluviométrie ≈ 650 mm/an), le potentiel récupérable atteint : 650 × 100 × 0,8 = 52 000 L/an soit 52 m³/an. En région Bretagne (pluviométrie ≈ 900 mm/an), ce même toit produit environ 72 m³/an.

La saisonnalité joue un rôle central : les précipitations se concentrent souvent en automne et hiver, alors que les besoins d'arrosage culminent en été. Un volume de stockage couvrant 15 à 30 jours de consommation estivale constitue un bon équilibre entre coût et autonomie.

Coeffs de perte toiture récupération eau
Usage Consommation indicative
Arrosage potager (100 m²) 20 à 40 m³/saison
Pelouse (200 m²) 30 à 60 m³/été
Lavage véhicules (1×/semaine) 3 à 6 m³/an
Alimentation WC (1 personne) 10 à 15 m³/an
Nettoyage sols industriels (500 m²) 15 à 30 m³/an

Prise en compte des pertes complémentaires

Au-delà du coefficient de pertes à la collecte, trois facteurs dégradent le bilan annuel :

  • L'évaporation : sur un bassin à ciel ouvert non couvert, elle peut atteindre 500 à 800 mm/an dans le Sud de la France.
  • Les fuites : un bassin mal étanché ou une membrane vieillie peut perdre 5 à 15 % de son volume.
  • Les premières eaux : les 0,5 à 1 mm de pluie initiale rinçant la toiture transportent la majorité des polluants. Un filtre de déviation des premières eaux limite cette contamination.

Quelles sont les étapes de construction d'un bassin de récupération d'eau ?

Étude et conception

L'étude préalable fixe le volume de stockage, le type de bassin, le tracé hydraulique (arrivée, trop-plein, aspiration, distribution), les niveaux de filtration requis et les conditions de raccordement. Un professionnel établit les plans d'exécution, réalise les métrés de terrassement et dimensionne les ouvrages hydrauliques (diamètre du trop-plein, type de pompe, pression de service).

Démarches et autorisations

Pour un usage extérieur seul, aucune formalité n'est en principe requise. Pour un usage intérieur avec rejet des eaux vers le réseau d'assainissement collectif, une déclaration auprès du service assainissement de la mairie est obligatoire (identification du bâtiment, évaluation des volumes). Certaines communes imposent également une déclaration ou une autorisation au titre du PLU pour les ouvrages dépassant un certain volume ou modifiant l'imperméabilisation de la parcelle. Il convient de vérifier le zonage pluvial local (article L. 2224-10 du CGCT) avant tout terrassement.

Terrassement et gestion des déblais

Le terrassement consiste à creuser l'excavation aux dimensions précisées par le fabricant ou le bureau d'études (prévoir 30 à 50 cm supplémentaires en largeur et en longueur pour le remblaiement). Les déblais sont stockés sur site ou évacués selon leur nature (sol pollué, nappe). Le fond de fouille est nivelé et compacté. Un lit de sable de 15 à 20 cm est étalé pour les cuves en PEHD ou en PRV afin de répartir les charges et protéger le fond de la cuve.

Fondations et radier (zones sensibles)

En zone humide ou sur sol argileux, un radier béton de 15 à 20 cm d'épaisseur est coulé avant la pose de la cuve. Pour un bassin maçonné en béton armé, le radier est intégré à la structure. Pour un bassin géomembrane sur grande surface, un géotextile de protection est posé avant la membrane pour éviter les perforations.

Mise en œuvre de l'étanchéité

Pour une cuve préfabriquée (béton ou PEHD), l'étanchéité est intrinsèque au matériau. Pour un bassin géomembrane, la membrane est déroulée sur le fond et les parois, découpée et soudée aux jonctions (soudure par thermo-fusion ou air chaud). Chaque soudure est testée par contrôle pneumatique ou visuel. Les pénétrations (arrivée d'eau, trop-plein, aspiration) sont étanchées par platines et manchettes adaptées. Pour un bassin maçonné, l'enduit d'étanchéité (mortier hydrofuge ou revêtement cimentaire bitumiré) est appliqué en deux passes.

Ouvrages hydrauliques

Quatre équipements constituent le cœur du système hydraulique :

  • L'arrivée d'eau : raccordement depuis la descente de gouttière via un filtre de collecte (maille 800 microns minimum).
  • L'entrée anti-remous : diffuseur placé en fond de bassin pour éviter la remise en suspension des sédiments lors du remplissage.
  • Le trop-plein : tuyau ou orifice calibré dirigé vers l'exutoire, dimensionné pour le débit de pointe.
  • Le clapet anti-retour : obligatoire en cas de raccordement à un réseau intérieur, il empêche tout retour d'eau vers le bassin ou vers le réseau potable (NF EN 1717).

Filtration et pompage

Pour un usage extérieur gravitaire, un robinet de soutirage en partie basse suffit. Pour un usage sous pression (arrosage par aspersion, alimentation des WC), une pompe de surface ou une pompe immergée est installée. La filtration après pompe (5 à 25 microns) est nécessaire pour protéger les équipements en aval et améliorer la qualité d'eau distribuée. Pour les usages intérieurs, un gestionnaire automatique assure le basculement vers l'eau du réseau potable lorsque le bassin est vide.

Raccordements

Les raccordements intérieurs (WC, lave-linge) forment un réseau séparé et clairement identifié, physiquement distinct du réseau d'eau potable. Aucun raccord croisé n'est autorisé. Chaque point de soutirage porte une étiquette « eau non potable » avec pictogramme, y compris les robinets extérieurs.

Tests d'étanchéité, rinçage et mise en eau

Avant la mise en service, un test d'étanchéité est réalisé : remplissage partiel du bassin, maintien du niveau pendant 24 à 48 heures, contrôle visuel des parois et des raccords. Le bassin est ensuite rincé à grande eau pour éliminer les résidus de chantier (sable, poussière de béton). La mise en eau définitive est réalisée après validation de l'ensemble des raccordements et du bon fonctionnement du trop-plein.

Quel budget pour la construction d'un bassin de récupération d'eau de pluie ?

Scénario Volume Budget estimé (fourniture + pose)
Cuve PEHD enterrée 5–10 m³ 3 000–7 000 €
Bassin géomembrane 20–50 m³ 4 000–12 000 €
Cuve béton enterrée 5–15 m³ 5 000–15 000 €
Système complet avec pompe et raccordement intérieur 10–20 m³ 8 000–20 000 €

La construction d’un bassin de récupération d’eau pluie coûte entre 3 000 et 20 000 €. Le budget se décompose en plusieurs postes distincts, dont les poids relatifs varient selon le type d'ouvrage :

  • Terrassement : de 500 € pour une fouille simple à 3 000–5 000 € pour un terrassement en zone difficile (nappe, argile, accès restreint).
  • Cuve ou membrane : de 800–1 500 € pour une citerne souple 10–15 m³ à 3 000–8 000 € pour une cuve béton 10 m³.
  • Filtration amont : filtre de collecte gouttière 50–150 €, filtre de préfiltration 200–500 €.
  • Pompe et gestionnaire : pompe de surface 200–600 €, pompe immergée 400–900 €, gestionnaire automatique 500–2 000 €.
  • Trop-plein et raccordements : 200–800 € selon la complexité du réseau.
  • Sécurité (clôture, couverture, accès) : 300–1 500 € pour un bassin à ciel ouvert.
  • Raccordement intérieur (si applicable) : 1 500–5 000 € selon la surface et la complexité.
Budget d'un bassin de récupération d'eau

Quelles obligations et règles respecter en France pour un bassin de récupération ?

Urbanisme, PLU et gestion des eaux pluviales à la parcelle

Certaines communes, via leur Plan Local d'Urbanisme (PLU), imposent une gestion des eaux pluviales à la parcelle (article L. 2224-10 du CGCT). Ces obligations peuvent inclure un volume minimum de rétention, des règles d'infiltration ou un débit de fuite limité vers le réseau. Le zonage pluvial local doit être consulté avant tout projet, auprès des services techniques de la mairie ou de la métropole. Un Décret de 2011 a instauré une taxe sur les surfaces imperméabilisées dans certaines communes, dont l'existence d'un bassin peut exonérer partiellement.

Obligations en cas d'usage intérieur

L'arrêté du 21 août 2008 encadre les conditions d'usage de l'eau de pluie à l'intérieur des bâtiments. Dès qu'un usage intérieur est prévu (WC, lave-linge, lavage des sols) et que les eaux grises sont rejetées vers le réseau d'assainissement collectif, une déclaration auprès du service assainissement de la mairie est obligatoire. Cette déclaration précise l'identification du bâtiment, les usages envisagés et les volumes estimés. Pour le lave-linge, certains services exigent une déclaration auprès de la préfecture (référence R.1322-100 du Code de la santé publique) : se rapprocher du service d'assainissement local pour confirmer le régime applicable.

Séparation des réseaux et protections anti-retour

La règle est absolue : le réseau d'eau de pluie et le réseau d'eau potable ne doivent jamais être interconnectés. La norme NF EN 1717 fixe les exigences de protection contre la pollution du réseau public d'eau potable. Chaque point de connexion entre les deux réseaux doit être équipé d'un dispositif de disconnexion (clapet anti-retour ou disconnecteur hydraulique à zone de pression réduite). L'appoint en eau potable dans le bassin ou la cuve, si prévu, ne doit jamais se faire par injection directe mais par alimentation par surverse dans un bac tampon, avec air libre entre les deux circuits.

Signalisation des points de soutirage

Tous les robinets, vannes ou points de distribution alimentés en eau de pluie doivent porter une signalétique visible et durable : « eau non potable » avec le pictogramme réglementaire. Cette obligation s'applique y compris en extérieur. Il est interdit d'installer un robinet d'eau de pluie dans une même pièce qu'un robinet d'eau potable, à l'exception des garages, sous-sols et locaux techniques.

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