- Quels critÚres faut-il comparer avant de choisir un groupe d'eau glacée ?
- Quelle puissance frigorifique faut-il prévoir ?
- Quel groupe d'eau glacée choisir selon la température recherchée ?
- Quel groupe d'eau glacée choisir selon le fonctionnement du process ?
- Quelle configuration choisir selon l'installation ?
- Quelles informations préparer avant de demander une offre ?
- Quels critÚres faut-il comparer avant de choisir un groupe d'eau glacée ?
- Quelle puissance frigorifique faut-il prévoir ?
- Quel groupe d'eau glacée choisir selon la température recherchée ?
- Quel groupe d'eau glacée choisir selon le fonctionnement du process ?
- Quelle configuration choisir selon l'installation ?
- Quelles informations préparer avant de demander une offre ?
- Le choix d'un groupe d'eau glacée pour process industriel repose sur cinq variables interdépendantes : puissance frigorifique en kW, régime de températures départ/retour, débit du circuit, type de condensation et fluide utilisé.
- La puissance se calcule avec la formule Q = áč Ă Cp Ă ÎT ; un exemple courant sur process plastique ou chimique donne 70 Ă 100 kW pour un dĂ©bit de 10 mÂł/h avec un ÎT de 6 °C, avant ajout des apports parasites.
- Le régime 6/12 °C couvre la majorité des process industriels standards ; en dessous de 0 °C en sortie, de l'eau glycolée est obligatoire et le COP chute de 10 à 20 % par palier de 5 °C.
- Un ballon tampon est indispensable dÚs que le volume hydraulique du circuit est insuffisant pour garantir un débit minimal à l'évaporateur, sous peine de cycles courts qui dégradent le compresseur.
- La condensation à air convient à la majorité des installations extérieures jusqu'à 500 kW ; au-delà ou si l'eau est disponible, la condensation à eau avec tour ou dry cooler améliore le COP de 15 à 30 %.
- Avant toute demande d'offre, il faut fixer les conditions de référence : températures entrée/sortie eau, température ambiante de calcul, nature du fluide et profil de charge, sans quoi les devis ne sont pas comparables.
Quels critÚres faut-il comparer avant de choisir un groupe d'eau glacée ?
- Température de départ d'eau (sortie évaporateur) en °C.
- Température de retour d'eau (entrée évaporateur) en °C.
- Température ambiante de calcul pour la condensation à air en °C.
- Nature du fluide (eau pure ou eau glycolée avec concentration en %).
- Puissance frigorifique garantie dans ces conditions, en kW.
- COP ou EER Ă pleine charge et Ă charge partielle (IPLV).
Puissance frigorifique
Température d'eau
| Régime départ/retour | Application typique | Points d'attention |
|---|---|---|
| 12/17 °C | Refroidissement machines, moules plastique léger | COP favorable, eau pure possible |
| 6/12 °C | Refroidissement process standard | Standard industriel, eau pure en général |
| 0/5 °C | Agroalimentaire, chimie fine | Eau glycolée obligatoire, risque gel |
| -5/-10 °C | Surgélation, process chimique froid | Glycol concentré, COP dégradé |
Débit du circuit
- Déclenchements répétés en alarme basse pression.
- Cycles marche/arrĂȘt courts avec intervalles infĂ©rieurs Ă 3 minutes.
- Instabilité de la température de consigne au départ.
- Givre sur l'évaporateur hors régime glycolé.
Type de condensation
- La condensation à air est la solution la plus simple à installer. Elle ne nécessite pas de réseau d'eau supplémentaire. Ses limites apparaissent par forte chaleur : au-delà de 35 °C d'ambiant, les performances chutent significativement, et certains groupes déclenchent en protection haute pression.
- La condensation à eau via une tour aéroréfrigérante ou un dry cooler maintient une température de condensation plus stable, indépendante de l'air extérieur. Le COP est amélioré de 15 à 30 % selon le régime. La contrainte est la gestion du circuit d'eau : traitement contre l'entartrage, la légionelle pour les tours ouvertes, et le risque de gel pour les dry coolers en hiver.
- Le free-cooling intégré utilise directement la fraßcheur de l'air extérieur lorsque la température ambiante est suffisamment basse pour refroidir le circuit sans activer le compresseur. Il s'applique surtout aux process fonctionnant entre 8 et 18 °C de consigne, sur des sites avec des hivers marqués. Le gain énergétique peut atteindre 30 à 50 % des heures de fonctionnement annuelles selon le climat.
| CritĂšre | Condensation Ă air | Tour/Dry cooler | Free-cooling |
|---|---|---|---|
| Coût installation | Faible | Moyen à élevé | Moyen |
| Performance estivale | Dégradée | Stable | Non applicable |
| Contrainte eau | Aucune | Traitement requis | Circuit glycolé |
| Gain énergétique hiver | Standard | Standard | Fort |
| CritÚre : Coût installation | |
|---|---|
| Condensation Ă air | Faible |
| Tour/Dry cooler | Moyen à élevé |
| Free-cooling | Moyen |
| CritĂšre : Performance estivale | |
|---|---|
| Condensation à air | Dégradée |
| Tour/Dry cooler | Stable |
| Free-cooling | Non applicable |
| CritĂšre : Contrainte eau | |
|---|---|
| Condensation Ă air | Aucune |
| Tour/Dry cooler | Traitement requis |
| Free-cooling | Circuit glycolé |
| CritÚre : Gain énergétique hiver | |
|---|---|
| Condensation Ă air | Standard |
| Tour/Dry cooler | Standard |
| Free-cooling | Fort |
Fluide de refroidissement
Quelle puissance frigorifique faut-il prévoir ?
Méthode de calcul
La puissance frigorifique Ă extraire du process peut ĂȘtre estimĂ©e avec la formule : Q (kW) = áč (kg/s) Ă Cp (kJ/kg·K) Ă ÎT (°C)
Avec :
- áč : dĂ©bit massique du fluide caloporteur en kg/s ;
- Cp : chaleur spécifique du fluide, soit environ 4,18 kJ/kg·K pour l'eau pure ;
- ÎT : Ă©cart de tempĂ©rature entre l'entrĂ©e et la sortie de l'Ă©vaporateur en °C.
Exemple : pour un dĂ©bit de 10 mÂł/h, soit 2,78 kg/s, avec un ÎT de 6 °C : Q = 2,78 Ă 4,18 Ă 6 = 69,7 kW
Ă cette charge principale peuvent s'ajouter plusieurs apports thermiques :
- la chaleur dissipée par les pompes hydrauliques ;
- les pertes thermiques des tuyauteries mal isolées ;
- les apports solaires sur les réseaux ou les ballons exposés ;
- les autres Ă©quipements raccordĂ©s au mĂȘme circuit.
Marges et risques
Avec environ 5 % d'apports complĂ©mentaires, la charge atteint prĂšs de 73 kW. Une marge de sĂ©curitĂ© de l'ordre de 10 Ă 15 % peut ensuite ĂȘtre retenue lorsque les donnĂ©es process sont correctement documentĂ©es. Dans cet exemple, une puissance d'environ 80 Ă 85 kW constitue un premier repĂšre pour la consultation. La puissance dĂ©finitive du groupe doit toutefois ĂȘtre vĂ©rifiĂ©e aux conditions rĂ©elles de fonctionnement, notamment la tempĂ©rature de dĂ©part, la tempĂ©rature extĂ©rieure, le ÎT et la prĂ©sence Ă©ventuelle de glycol. Ces donnĂ©es permettent au fournisseur de sĂ©lectionner un chiller capable de dĂ©livrer la puissance nĂ©cessaire au point de fonctionnement demandĂ©.
Quel groupe d'eau glacée choisir selon la température recherchée ?
Régimes courants et implications
- Le régime 12/17 °C convient aux applications de refroidissement de machines, de process plastique non exigeant ou de refroidissement de locaux industriels. C'est le régime le plus favorable pour le COP, car la différence de pression dans le circuit frigorifique est minimale. L'eau pure est utilisée sans précaution de gel.
- Le régime 6/12 °C est le standard industriel le plus répandu. Il couvre les process de transformation alimentaire légÚre, les refroidissements de machines-outils, les moules d'injection et la plupart des applications chimiques courantes. L'eau pure reste utilisable sauf si des parties du circuit sont exposées à des températures inférieures à 4 °C.
- Les rĂ©gimes infĂ©rieurs Ă 4 °C en sortie d'Ă©vaporateur imposent de l'eau glycolĂ©e. La concentration doit ĂȘtre adaptĂ©e Ă la tempĂ©rature minimale attendue, en tenant compte d'une marge de sĂ©curitĂ© de 5 Ă 10 °C par rapport au point de congĂ©lation thĂ©orique. Un rĂ©gime Ă 0/6 °C avec glycol Ă 20 Ă 25 % est courant en agroalimentaire. Pour des process chimiques Ă -5/-10 °C, la concentration de glycol atteint 35 Ă 40 %.
Impact sur le COP et le dimensionnement
Quel groupe d'eau glacée choisir selon le fonctionnement du process ?
Fonctionnement continu
Fonctionnement intermittent
- Assurer un volume hydraulique minimal d'environ 10 Ă 15 litres par kW de puissance frigorifique.
- Installer un ballon tampon si ce volume n'est pas atteint dans le circuit process.
- ParamĂ©trer un diffĂ©rentiel de rĂ©gulation suffisant (au moins 2 Ă 3 °C entre seuil de dĂ©marrage et seuil d'arrĂȘt).
- Utiliser une temporisation anti-court-cyclage au niveau de l'automate du groupe.
Variations de charge
Quelle configuration choisir selon l'installation ?
Installation intérieure
- Débit d'air de ventilation suffisant pour évacuer la chaleur rejetée (condenseur à air).
- AccÚs pour les interventions de maintenance : dégagement minimal de 1 m autour du groupe et accÚs aux filtres et aux compresseurs.
- Niveau sonore acceptable dans le bùtiment : la plupart des groupes industriels émettent entre 55 et 75 dB(A) à 1 m.
- Collecte des condensats si le régime d'eau glacée est inférieur au point de rosée ambiant.
- Résistance du plancher au poids de la machine : un groupe de 100 à 200 kW pÚse typiquement 800 à 2 000 kg.
Installation extérieure
- Température ambiante hivernale : prévoir des résistances antigel sur l'évaporateur et les tuyauteries si T° < 0 °C.
- Environnement corrosif (bord de mer, atmosphĂšre industrielle acide) : exiger un traitement anticorrosion des batteries de condensation.
- PoussiÚres et encrassement : prévoir un accÚs pour nettoyage régulier des batteries et des filtres.
- Bruit de voisinage : vĂ©rifier les niveaux sonores Ă 5 et 10 m, et la conformitĂ© aux arrĂȘtĂ©s prĂ©fectoraux du site.
- Sécurité : baliser la zone autour de la machine et prévoir un accÚs sécurisé pour la maintenance.
Circuit hydraulique intégré
Les critÚres de décision pour choisir entre monobloc et skid séparé sont :
- La puissance frigorifique : au-delà de 150 kW, le circuit séparé est généralement préférable.
- La fréquence des interventions de maintenance prévues.
- La présence de compétences hydrauliques en interne ou chez l'installateur.
- La possibilité d'évolution future du process (ajout de points de refroidissement, modification du réseau).
Ballon tampon
- Placer le ballon en aval du groupe et en amont du circuit de distribution, sur le départ ou le retour selon que la régulation est en température de départ ou de retour.
- Positionner la sonde de régulation du groupe en sortie de ballon et non directement en sortie d'évaporateur, pour éviter que le groupe ne réagisse aux petites fluctuations du process.
- Ăviter d'installer le ballon avec un by-pass hydraulique mal Ă©quilibrĂ©, qui crĂ©erait un court-circuit hydraulique entre dĂ©part et retour, annulant l'effet tampon.
Quelles informations préparer avant de demander une offre ?
Préparer les principales données du process et du site permet aux fournisseurs de proposer un groupe d'eau glacée adapté et de comparer les offres sur une base identique.
- Données du process : puissance frigorifique nécessaire en kW ; températures de départ et de retour de l'eau ; débit du circuit en m³/h ; fluide utilisé : eau ou eau glycolée ; fonctionnement continu ou intermittent et variations de charge.
- Contraintes du site : installation intérieure ou extérieure ; température ambiante maximale et minimale ; espace disponible et contraintes d'accÚs ; niveau sonore à respecter ; environnement particulier (poussiÚres, corrosion ou zone ATEX le cas échéant).
- Alimentation et régulation : tension et puissance électrique disponibles ; besoin de raccordement à une GTB ou à un systÚme de supervision ; protocole de communication requis si nécessaire.
- PérimÚtre de la prestation : fourniture seule ou fourniture avec installation ; mise en service souhaitée ; contraintes de délai ; exigences de maintenance et de SAV.
Les normes relatives aux groupes d'eau glacĂ©e doivent Ă©galement ĂȘtre prises en compte lorsque le projet impose des exigences particuliĂšres en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, de fluide frigorigĂšne, d'installation Ă©lectrique ou d'environnement ATEX. Ces informations permettent au fournisseur de vĂ©rifier la puissance du groupe, son implantation, ses raccordements et les options de rĂ©gulation nĂ©cessaires.