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💡 L'essentiel à retenir :- Le choix d’un capteur de vibration repose sur trois éléments : la grandeur à mesurer (accélération, vitesse ou déplacement), la plage de fréquences et l’amplitude attendue.
- L’accéléromètre IEPE est le plus utilisé en surveillance industrielle. Il fonctionne avec une alimentation en courant constant, généralement entre 2 et 20 mA.
- La sensibilité dépend du niveau de vibration : 500 mV/g pour les faibles niveaux, 100 mV/g pour un usage courant, 10 mV/g pour les niveaux élevés.
- Le mode de fixation influence la bande passante : environ 500 Hz en pose manuelle, jusqu’à 2,5 kHz en magnétique, 5 à 10 kHz en adhésif et jusqu’à 20 kHz avec un montage fileté.
- La masse du capteur doit rester faible par rapport à la structure pour ne pas fausser la mesure. La fréquence de résonance doit être supérieure à la fréquence analysée.
- Les boucles de masse peuvent créer du bruit électrique. Le blindage doit être relié à la terre en un seul point.
- Avant l’achat, vérifier la courbe de réponse, la sensibilité, l’isolement électrique, l’étanchéité et la certification si nécessaire.
Obtenez un devis pour un capteur de vibration
Le choix d’un
capteur de vibration dépend directement des conditions de mesure et des objectifs d’analyse. Une sélection basée uniquement sur une fiche technique peut conduire à des erreurs d’interprétation du signal. Chaque application impose des contraintes liées à la fréquence, à l’amplitude et à l’environnement. Le type de capteur, son montage et la chaîne de mesure influencent le résultat obtenu. Une analyse préalable permet de définir des critères adaptés à la machine surveillée. Cette approche structure le choix et limite les écarts entre mesure et comportement réel.
Quel besoin clarifier avant de choisir un capteur de vibration ?
Définition de l’objectif opérationnel
L'objectif détermine les exigences de l'ensemble de la chaîne de mesure.
- Surveillance continue sur moteurs, pompes ou ventilateurs : un capteur monoaxial IEPE monté en permanent sur palier suffit dans la majorité des cas ; la bande passante utile se situe généralement entre 2 Hz et 2 kHz.
- Diagnostic terrain sur compresseurs ou réducteurs : la bande passante doit couvrir les harmoniques d'engrenages et les fréquences caractéristiques de défauts de roulements, souvent jusqu'à 10 kHz ou davantage selon la vitesse, dans le cadre d’une analyse vibratoire.
- Essais structuraux ou modaux : l'accent porte sur la phase et la cohérence entre voies ; un capteur triaxial et une chaîne multivoie synchronisée deviennent nécessaires.
Choix de la grandeur mesurée : accélération, vitesse ou déplacement
Le signal d’accélération permet de détecter les défauts de roulements et d’analyser les engrenages grâce aux hautes fréquences. Le signal de vitesse sert au suivi global de l’état des équipements tournants selon les normes en vigueur. Le déplacement est utilisé pour les basses fréquences ou pour mesurer directement les mouvements d’arbre avec une sonde de proximité. Ce choix dépend du
fonctionnement du capteur de vibration, qui transforme un mouvement mécanique en signal exploitable selon la fréquence observée. Un signal d’accélération peut être converti en vitesse par traitement, à condition de disposer d’une chaîne de mesure adaptée.
Détermination de la plage de fréquences et de l’amplitude
La fréquence maximale d'analyse découle directement de la machine : pour un moteur tournant à 3 000 tr/min avec un roulement à 8 éléments roulants, les fréquences caractéristiques de défaut atteignent facilement 1 à 5 kHz. Pour un réducteur à engrenages, les harmoniques de fréquence d'engrènement peuvent dépasser 10 kHz. Sur une éolienne ou une structure génie civil, la plage utile descend en dessous de 10 Hz. L'amplitude attendue conditionne la plage en g du capteur : une plage de 50 g convient à une surveillance standard, mais 80 g offre une marge supplémentaire face aux chocs et aux transitoires, évitant le clipping (écrêtage) qui génère une distorsion harmonique et fausse le spectre.
Analyse des contraintes d’installation et d’environnement
Ces contraintes filtrent souvent la technologie avant même d'examiner les spécifications :
- Accès et perçage : un montage sur goujon fileté demande un alésage propre et un couple de serrage contrôlé ; si le perçage est impossible, les alternatives magnétique ou adhésif s'imposent avec leurs limites fréquentielles associées.
- Température : au-delà de 120 à 150 °C, l'électronique intégrée d'un capteur IEPE atteint ses limites ; au-delà de 260 °C, un capteur piézoélectrique sans électronique interne devient nécessaire.
- Humidité, immersion, corrosion : vérifier l'indice IP (IP67 ou IP68 pour une immersion prolongée) et demander un modèle hermétique si l'environnement est agressif.
- Zones ATEX : la certification doit correspondre à la zone de l'installation (zone 1, 2, 21 ou 22).
- EMI/ESD : dans un environnement à forte perturbation électromagnétique, l'isolation électrique du capteur et le blindage continu du câble deviennent déterminants.
Quelle technologie de capteur choisir selon votre cas d'usage ?
Accéléromètre IEPE pour l'industrie
L'
accéléromètre IEPE est le choix courant en maintenance conditionnelle industrielle. Son électronique intégrée convertit le signal de charge piézoélectrique en une tension basse impédance, ce qui le rend peu sensible aux perturbations électriques sur des longueurs de câble atteignant 80 à 100 m selon les conditions (courant d'alimentation, capacité du câble, fréquence). L'alimentation se fait par courant constant, typiquement 2 à 20 mA sous 18 à 30 V. La plage de température opérationnelle est généralement limitée à 120-150 °C pour les modèles standard, et peut atteindre 150-200 °C pour certaines gammes hautes températures. L'IEPE convient parfaitement à la surveillance de moteurs, pompes, ventilateurs et compresseurs.
Accéléromètre piézoélectrique en mode charge
Le mode charge (exprimé en pC/g) s'impose lorsque l'électronique intégrée constitue une limite. Sans amplificateur embarqué, le capteur supporte des températures bien supérieures, jusqu'à 260 °C pour les versions standard et au-delà pour les capteurs haute température spéciaux. En revanche, ce mode exige un amplificateur de charge ou un convertisseur de charge en ligne, et le câble de liaison doit être de type "faible bruit" (câble triboélectrique traité), car tout mouvement mécanique du câble peut injecter des charges parasites directement dans la mesure. Ce type de capteur s'utilise typiquement sur des turbines, des fours, des moteurs de traction ou tout équipement exposé à de fortes températures.
Accéléromètre MEMS
Les
accéléromètres MEMS présentent trois atouts opérationnels : compacité, faible consommation et capacité à mesurer jusqu'au courant continu (DC), ce qui les rend adaptés aux très basses fréquences (structures, éoliennes, génie civil) et aux capteurs connectés IoT. Leurs interfaces numériques (SPI, I²C) ou analogiques simplifient l'intégration embarquée, et des capteurs LoRaWAN MEMS triaxiaux IP68 permettent des déploiements multi-actifs sans câblage. Toutefois, la
densité de bruit est généralement supérieure à celle des capteurs piézoélectriques, et la stabilité du biais doit être vérifiée sur la durée. La qualité d'alimentation influence directement les performances : une tension régulée à ±0,1 % avec un bruit d'ondulation inférieur à 1,5 mV RMS est recommandée. Le débit de sortie (ODR) doit être cohérent avec le besoin : 100 à 200 Hz pour la surveillance structurelle, 1 kHz ou plus pour le diagnostic vibratoire.
Sonde de proximité pour la mesure d’arbre
Sur les turbomachines et les machines à paliers film fluide (paliers lisses), les vibrations se transmettent mal du rotor vers le carter. La mesure sur le carter via un accéléromètre peut alors manquer les mouvements d'arbre réels. La sonde de proximité mesure sans contact le déplacement radial de l'arbre par rapport au palier, en courant de Foucault. Elle fournit une mesure directe du jeu et des orbites d'arbre, ce qui est requis pour les turbines à vapeur, les compresseurs centrifuges et les grandes machines de procédé industriel conformément aux normes API 670.
Comment dimensionner les caractéristiques du capteur de vibration ?
Dimensionnement de la plage de mesure
Le clipping survient lorsque l'amplitude du signal dépasse la plage maximale du capteur. Il génère une distorsion harmonique sévère : des composantes fréquentielles apparaissent dans le spectre sans qu'aucun défaut mécanique ne les explique, ce qui conduit à de faux diagnostics. La règle pratique est de choisir une plage couvrant l'amplitude maximale attendue avec une marge de sécurité. Un capteur de 50 g convient à la surveillance standard ; 80 g est préférable si des chocs ou des démarrages brusques sont possibles. La sensibilité et la plage sont liées en sens inverse : une sensibilité de 500 mV/g offre une meilleure résolution sur les faibles amplitudes mais sature rapidement ; une sensibilité de 10 mV/g permet de mesurer de très fortes amplitudes au prix d'une résolution réduite sur les petits niveaux.
Choix de la sensibilité et lecture du certificat d’étalonnage
Le
certificat d'étalonnage fournit la valeur exacte de sensibilité mesurée, exprimée en mV/g (IEPE) ou en pC/g (mode charge), à une fréquence de référence (généralement 100 Hz ou 159,2 Hz selon les pratiques de laboratoire) et à une température proche de 23 °C. Cette valeur doit être saisie dans le système d'acquisition pour garantir la cohérence des tendances dans le temps. Une tolérance de ±5 % assure une meilleure reproductibilité lors du remplacement d'un capteur ; une tolérance de ±10 à 20 % est acceptable si le système d'acquisition permet d'entrer la sensibilité individuelle de chaque capteur. Trois repères pratiques :
- 10 mV/g : turbines grande vitesse, engrenages, niveaux d'accélération élevés.
- 100 mV/g : surveillance industrielle courante sur équipements rotatifs.
- 500 mV/g : machines lentes, pales d'éoliennes, structures flexibles.
Définition de la bande passante utile
La bande passante utile du capteur doit couvrir la fréquence maximale d'analyse avec une tolérance acceptable. Les spécifications expriment cette tolérance de trois façons : ±10 % (en pourcentage de la sensibilité nominale), ±1 dB (précision élevée, soit environ ±12 %) ou ±3 dB (limite usuelle de la bande passante, soit une variation de sensibilité de 30 %). Pour une analyse jusqu'à 5 kHz, il est préférable de choisir un capteur dont la bande passante à ±10 % ou ±1 dB couvre cette fréquence, plutôt que de se fier à la limite à ±3 dB qui introduit une erreur d'amplitude significative.
Gestion des phénomènes de résonance
La fréquence de résonance d'un capteur seul est une valeur catalogue souvent mesurée dans des conditions idéales. En conditions réelles de montage, cette fréquence peut s'abaisser significativement selon la rigidité de l'interface. La règle de pouce la plus citée est de viser une fréquence de résonance du capteur monté nettement supérieure à la fréquence maximale d'analyse, avec comme repère prudent un facteur d'au moins 2 entre la fréquence utile et la résonance. En pratique, utiliser la courbe de réponse fournie dans les conditions de montage prévues par le fabricant, et non la valeur mesurée sur goujon rigide si le montage terrain est magnétique ou adhésif.
Choix entre capteur mono-axe et triaxial
Un capteur monoaxial suffit pour les rondes de mesure en maintenance conditionnelle ou pour la surveillance permanente sur un axe prédéfini (radial sur palier, par exemple). Un capteur triaxial devient utile lorsqu'on cherche à caractériser la direction d'une vibration (déséquilibre vs défaut d'alignement), à réduire le temps de pose sur plusieurs machines, ou à éviter de manquer un angle de mesure lors d'un diagnostic. Le volume de données triplant, la chaîne d'acquisition doit être dimensionnée en conséquence.
Quels paramètres vérifier avant de choisir un capteur de vibration ?
Sensibilité transversale
La sensibilité transversale d’un capteur de vibration correspond à la capacité du capteur à capter des vibrations hors de son axe principal de mesure. Elle s’exprime en pourcentage de la sensibilité axiale. Une valeur inférieure à 5 % constitue un repère dans les spécifications techniques. Une sensibilité transversale élevée introduit des composantes parasites dans le signal. Ce phénomène apparaît lorsque les vibrations réelles ne sont pas parfaitement alignées avec l’axe du capteur. Le spectre vibratoire peut alors présenter des amplitudes non représentatives de la réalité mécanique.
Ce paramètre intervient lors d’un choix de capteur de vibration en diagnostic ou en analyse modale. Sur des machines où les directions de vibration sont multiples, l’utilisation d’un capteur triaxial limite ce type d’erreur. Sur une installation mono-axe, le positionnement doit être cohérent avec la direction principale attendue.
Polarité de sortie
La polarité de sortie d’un capteur de vibration définit le sens de variation du signal électrique en fonction du mouvement mécanique. Une inversion de polarité ne modifie pas l’amplitude du signal, mais affecte la phase. Ce paramètre intervient dans une analyse vibratoire multi-voies. En analyse modale ou en diagnostic de défaut, la cohérence de phase entre capteurs conditionne l’interprétation. Une inversion de polarité entraîne une lecture erronée des relations de phase.
La vérification de la polarité fait partie des étapes du choix d’un capteur de vibration. Les certificats d’étalonnage ou les fiches techniques précisent ce point. Une cohérence entre les voies doit être maintenue sur l’ensemble de la chaîne de mesure.
Linéarité d’amplitude
La linéarité d’un capteur de vibration décrit la capacité du capteur à produire un signal proportionnel à l’accélération mesurée sur toute sa plage de fonctionnement. Une déviation de linéarité apparaît lorsque le capteur approche de ses limites. Une non-linéarité du capteur génère des distorsions dans le signal temporel. Dans le domaine fréquentiel, cela se traduit par l’apparition d’harmoniques qui ne correspondent à aucun phénomène mécanique réel.
Ce paramètre doit être vérifié lors du dimensionnement d’un capteur de vibration. Une plage de mesure trop faible augmente le risque de saturation et de non-linéarité. Les spécifications constructeur indiquent la linéarité en pourcentage de la pleine échelle.
Isolement électrique
L’isolement électrique d’un capteur de vibration concerne la séparation entre le corps du capteur et le signal de mesure. Un capteur isolé électriquement empêche le passage de courants parasites entre la machine et le système d’acquisition. L’absence d’isolement peut créer des boucles de masse lorsque plusieurs points de mise à la terre coexistent. Ce phénomène génère un bruit à 50 ou 60 Hz visible dans le spectre vibratoire.
Le choix d’un capteur de vibration isolé permet de limiter ce problème, en particulier sur des installations comportant plusieurs masses électriques. Le blindage du câble doit être relié à la terre en un seul point.
Quel mode de montage choisir pour garantir la performance du capteur ?
Influence de la rigidité et de la masse de montage
Le montage forme un système masse-ressort entre le capteur et la structure. Tout élément interposé (base magnétique, colle, rondelle) ajoute une compliance (souplesse) qui fait office de filtre passe-bas mécanique. Plus l'interface est souple, plus la fréquence de résonance du montage s'abaisse, et plus la bande passante utile se réduit. La masse de la base de montage (pad magnétique, par exemple) s'ajoute à la masse du capteur et accentue cet effet. La règle de pouce de 10 % de la masse de la structure testée s'applique surtout en essais dynamiques sur pièces légères : sur un arbre de pompe de 15 kg, un capteur de 50 g ne modifie pas la dynamique ; sur une pale de 500 g, un capteur de 60 g devient problématique.
Limites fréquentielles selon la méthode de fixation
Ces valeurs constituent des ordres de grandeur typiques issus de pratiques terrain et de données fabricants. Elles varient selon le capteur, la surface et les conditions réelles :
- Pose portable (pointe) : la limite haute fréquence se situe autour de 500 Hz. Cette méthode convient uniquement aux rondes de surveillance rapide ou aux prises de mesures préliminaires.
- Montage magnétique sur surface courbe : la limite pratique se situe autour de 2 à 2,5 kHz ; sur une surface plane et propre, de bonnes conditions de contact peuvent permettre d'atteindre 5 à 7 kHz selon le contexte.
- Montage adhésif : entre 2,5 et 5 kHz selon la colle et l'épaisseur déposée ; avec un adhésif rigide et une préparation de surface soignée, certaines pratiques documentées atteignent 7 à 10 kHz.
- Montage sur goujon fileté : repère prudent à 6 kHz selon certains guides, et jusqu'à 10 à 20 kHz selon les conditions de serrage, la qualité du filetage et le couplage mécanique avec la structure.
Préparation de surface et sécurisation de la pose
La préparation de surface conditionne directement la transmission des vibrations aux hautes fréquences. La surface doit être propre, plane et dégraissée, sans bavure ni rouille. Pour un montage magnétique, une fine couche de graisse silicone améliore le couplage acoustique et augmente la fréquence de résonance du montage (à utiliser si compatible avec l'environnement). Pour un montage fileté, vérifier que le capteur n'atteint pas le fond du trou avant d'être serré ("bottoming out"), et respecter le couple de serrage recommandé par le fabricant. Pour les campagnes de mesure répétées, marquer l'emplacement sur la machine assure la reproductibilité des tendances.
Positionnement du capteur de vibration sur la machine
Placer le capteur au plus près de la source mécanique à surveiller est la règle de base : sur le palier côté charge pour détecter les défauts de roulement, dans la direction radiale pour le déséquilibre, dans la direction axiale pour le désalignement. Sur une structure flexible, le capteur doit être positionné sur un nœud rigide et non sur un ventre de résonance de la structure support, sous peine d'amplifier des composantes liées à la structure plutôt qu'à la machine.
Quelle chaîne de mesure prévoir avec le capteur de vibration ?
Choix de l’alimentation et du conditionnement du signal
Pour un capteur IEPE, le système d'acquisition doit fournir un courant constant (généralement 2 à 20 mA) sur la ligne de signal coaxiale, avec une tension d'alimentation de 18 à 30 V. La sortie du capteur est une tension modulée autour d'un point de repos continu (DC bias) qu'il faut supprimer par couplage AC avant numérisation. Pour un capteur en mode charge, un amplificateur de charge ou convertisseur de charge externe est indispensable : il convertit la faible charge piézoélectrique (en pC) en tension utilisable, en fixant la bande passante basse fréquence via sa constante de temps. En très basse fréquence (sous 0,5 Hz), le mode quasi-statique de l'amplificateur de charge devient nécessaire. La gamme dynamique de l'acquisition doit être vérifiée pour ne pas saturer l'entrée.
Gestion des contraintes de câblage
Les câbles vibrants en "vol libre" génèrent des microphonies (vibrations mécaniques converties en signal électrique) qui contaminent la mesure. Le câble doit être fixé en plusieurs points le long de son trajet, avec des attaches souples qui ne créent pas de points de contrainte. En mode charge, tout mouvement de câble peut induire des charges parasites : l'utilisation d'un câble triboélectrique (traitement interne limitant cet effet) est recommandée. Le routage du câble doit éviter les sources EMI (chemins de câbles courants forts, variateurs de fréquence) autant que possible, ou être protégé par un blindage continu jusqu'au boîtier d'acquisition.
Prévention des boucles de masse et des perturbations électriques
La signature d'une boucle de masse est une composante 50 ou 60 Hz (et ses harmoniques) persistante dans le spectre, indépendante des conditions de fonctionnement de la machine. Elle survient quand le blindage du câble ou le corps du capteur est mis à la terre à deux points de potentiels différents. La correction pratique consiste à relier le blindage à la terre en un seul point (côté acquisition ou côté capteur, selon l'architecture) et à utiliser des capteurs à isolation électrique (base isolée) lorsque la machine est elle-même mise à la terre. Un capteur isolé interrompt le chemin de retour de courant, supprimant la boucle.
Arbitrage entre solutions filaires, sans fil et intégrées
Le filaire offre la bande passante la plus large et la robustesse la plus élevée ; il convient au monitoring permanent et au diagnostic approfondi nécessitant le signal brut. Le sans fil (LoRaWAN, Bluetooth, Wi-Fi industriel) simplifie le déploiement sur des actifs dispersés ou difficiles d'accès ; la bande passante et l'ODR sont limités selon les protocoles (typiquement quelques centaines de Hz en LoRaWAN), ce qui oriente vers des indicateurs calculés en bord de capteur plutôt que vers du signal brut. Les systèmes intégrés (capteur + conditionnement + calcul d'indicateurs embarqués) réduisent la mise en service mais nécessitent de vérifier l'accès aux données brutes si un diagnostic approfondi par FFT est envisagé.
| Critère |
Question à se poser |
Impact sur la mesure |
Recommandation |
| Objectif |
Surveillance, diagnostic ou essais ? |
Définit bande passante et type de capteur |
IEPE monoaxial (surveillance), ≥10 kHz (diagnostic), triaxial (essais) |
| Grandeur |
Accélération, vitesse ou déplacement ? |
Définit le type de mesure |
Accélération (défauts), vitesse (suivi), déplacement (arbre) |
| Fréquence |
Fréquence maximale ? |
Conditionne la bande passante |
Adapter à la machine |
| Amplitude |
Niveau max attendu ? |
Risque de saturation |
50 g courant, 80 g si chocs |
| Sensibilité |
Niveau à détecter ? |
Compromis précision / dynamique |
500 mV/g (faible), 100 mV/g (courant), 10 mV/g (élevé) |
| Montage |
Type de fixation ? |
Limite les hautes fréquences |
Goujon prioritaire, sinon magnétique ou adhésif |
| Environnement |
Température, humidité, ATEX ? |
Contraint la technologie |
IEPE ≤150 °C, charge si température élevée, IP/ATEX si besoin |
| Isolement |
Présence de perturbations ? |
Risque de bruit électrique |
Capteur isolé + terre en un point |
| Interface |
Compatible acquisition ? |
Signal exploitable ou non |
Vérifier IEPE ou ampli de charge |
| Axes |
Direction connue ? |
Risque d’erreur de mesure |
Mono-axe si connu, triaxial sinon |
|
Critère : Objectif |
| Question à se poser |
Surveillance, diagnostic ou essais ? |
| Impact sur la mesure |
Définit bande passante et type de capteur |
| Recommandation |
IEPE monoaxial (surveillance), ≥10 kHz (diagnostic), triaxial (essais) |
|
Critère : Grandeur |
| Question à se poser |
Accélération, vitesse ou déplacement ? |
| Impact sur la mesure |
Définit le type de mesure |
| Recommandation |
Accélération (défauts), vitesse (suivi), déplacement (arbre) |
|
Critère : Fréquence |
| Question à se poser |
Fréquence maximale ? |
| Impact sur la mesure |
Conditionne la bande passante |
| Recommandation |
Adapter à la machine |
|
Critère : Amplitude |
| Question à se poser |
Niveau max attendu ? |
| Impact sur la mesure |
Risque de saturation |
| Recommandation |
50 g courant, 80 g si chocs |
|
Critère : Sensibilité |
| Question à se poser |
Niveau à détecter ? |
| Impact sur la mesure |
Compromis précision / dynamique |
| Recommandation |
500 mV/g (faible), 100 mV/g (courant), 10 mV/g (élevé) |
|
Critère : Montage |
| Question à se poser |
Type de fixation ? |
| Impact sur la mesure |
Limite les hautes fréquences |
| Recommandation |
Goujon prioritaire, sinon magnétique ou adhésif |
|
Critère : Environnement |
| Question à se poser |
Température, humidité, ATEX ? |
| Impact sur la mesure |
Contraint la technologie |
| Recommandation |
IEPE ≤150 °C, charge si température élevée, IP/ATEX si besoin |
|
Critère : Isolement |
| Question à se poser |
Présence de perturbations ? |
| Impact sur la mesure |
Risque de bruit électrique |
| Recommandation |
Capteur isolé + terre en un point |
|
Critère : Interface |
| Question à se poser |
Compatible acquisition ? |
| Impact sur la mesure |
Signal exploitable ou non |
| Recommandation |
Vérifier IEPE ou ampli de charge |
|
Critère : Axes |
| Question à se poser |
Direction connue ? |
| Impact sur la mesure |
Risque d’erreur de mesure |
| Recommandation |
Mono-axe si connu, triaxial sinon |
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