Sommaire
- Par où commencer l’aménagement d’un food truck ?
- Comment organiser l’espace intérieur d’un food truck ?
- Quel plan pour aménager un food truck de 12 à 16 m² ?
- Comment aménager une remorque food truck ?
- Quels matériaux choisir pour l’intérieur d’un food truck ?
- Comment installer l’eau dans un food truck ?
- Quelle installation électrique prévoir dans un food truck ?
- Comment sécuriser le gaz dans un food truck ?
- Quelle ventilation prévoir dans un food truck ?
- Quels équipements incendie pour un food truck ?
- Quelles règles HACCP respecter dans un food truck ?
- Comment anticiper le VASP et le PTAC d’un food truck ?
- Quel budget pour aménager un food truck ?
- FAQ : aménagement intérieur d'un food truck professionnel
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Sommaire
- Par où commencer l’aménagement d’un food truck ?
- Comment organiser l’espace intérieur d’un food truck ?
- Quel plan pour aménager un food truck de 12 à 16 m² ?
- Comment aménager une remorque food truck ?
- Quels matériaux choisir pour l’intérieur d’un food truck ?
- Comment installer l’eau dans un food truck ?
- Quelle installation électrique prévoir dans un food truck ?
- Comment sécuriser le gaz dans un food truck ?
- Quelle ventilation prévoir dans un food truck ?
- Quels équipements incendie pour un food truck ?
- Quelles règles HACCP respecter dans un food truck ?
- Comment anticiper le VASP et le PTAC d’un food truck ?
- Quel budget pour aménager un food truck ?
- FAQ : aménagement intérieur d'un food truck professionnel
Temps de lecture estimé : 15min
💡 Ce qu'il faut retenir :
- L'aménagement intérieur d'un food truck professionnel part du menu et du volume de service, car ces deux paramètres fixent la puissance électrique, la ventilation et les besoins en froid.
- Le zonage doit respecter la logique de marche en avant, au minimum dans le temps avec nettoyage entre chaque phase, pour éviter les contaminations croisées entre circuits propres et sales.
- Le lave-mains dédié, avec savon et essuie-mains à usage unique, est un point de contrôle systématique lors des inspections DDPP : il se place dès la phase de conception du plan.
- L'installation gaz doit intégrer un caisson bouteilles accessible uniquement de l'extérieur, étanche vers l'habitacle et ventilé vers l'extérieur, conformément à la norme NF EN 1949.
- L'homologation VASP Magasin auprès de la DREAL conditionne la mise en circulation légale du véhicule : anticiper cette démarche avant l'achat des équipements évite un refus de réception.
- Un projet complet de food truck représente un investissement de 50 000 à 100 000 € HT selon le niveau d'équipement, avec un délai de réalisation de 6 à 12 mois entre la conception et le premier service.
Aménager l'intérieur d'un food truck professionnel impose de coordonner des contraintes techniques, réglementaires et opérationnelles dans un espace de 12 à 16 m² en moyenne. Le plan d'implantation du food truck doit traduire le menu en besoins concrets : puissance installée, ventilation, stockage froid, flux de travail. Il doit aussi satisfaire les exigences du Règlement (CE) n°852/2004, de la norme NF C 15-100 pour l'électricité, de l'arrêté du 2 août 1977 et de la norme NF EN 1949 pour le gaz, ainsi que de la norme NF EN 16282 pour la ventilation.
Par où commencer l’aménagement d’un food truck ?
Questions clés sur le menu, les volumes et la cadence
Avant de placer le moindre équipement dans un food truck, il faut répondre à une série de questions qui conditionnent toutes les décisions techniques suivantes.
Combien de couverts par service, sur combien de services par jour ? La réponse détermine la taille des stockages, la capacité des équipements de cuisson et la quantité d'eau chaude nécessaire. Un food truck de burgers sur deux services de 80 couverts n'a pas les mêmes besoins qu'un camion de crêpes sur un seul service de 50 couverts.
Autres questions à se poser avant de rédiger le premier plan :
- La production se fait-elle entièrement à la minute ou en partie en avance (batch cooking) ?
- Quels équipements de cuisson sont utilisés : friteuse, plancha, four à convection, bain-marie ?
- Y a-t-il besoin de froid positif, de froid négatif ou des deux ?
- Combien de bacs de plonge sont nécessaires pour l'outillage et les contenants ?
- Quel volume de stockage d'emballages, de consommables et de produits d'entretien est prévu ?
Impacts sur la puissance, la ventilation et l'autonomie énergétique
Chaque appareil de cuisson du food truck a une puissance nominale. La friteuse double bac représente typiquement 10 à 15 kW, la plancha professionnelle 4 à 8 kW, le four à convection 3 à 6 kW, le chauffe-eau 2 à 3 kW. La somme des puissances installées, corrigée par un coefficient de simultanéité (tous les appareils ne fonctionnent pas à plein régime en même temps), donne la puissance de pointe à couvrir. Ce calcul oriente directement le choix entre un branchement secteur 32 A ou 63 A, et la taille du groupe électrogène si l'alimentation est autonome. Il conditionne aussi le dimensionnement de la hotte, car selon la norme NF EN 16282-1, une puissance totale de cuisson supérieure à 25 kW impose une extraction et une amenée d'air mécaniques. En dessous de ce seuil, l'extraction mécanique seule suffit.
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Comment organiser l’espace intérieur d’un food truck ?
Zones fonctionnelles à intégrer dans 12 à 16 m²
Un food truck professionnel doit faire coexister les zones suivantes dans un espace contraint. Chaque zone a un critère de positionnement précis.
- Réception et stockage sec : idéalement en fond de camion, à l'opposé de la baie de service, avec rangements fermés.
- Stockage froid : armoire réfrigérée ou table réfrigérée en zone de préparation, accessible sans traverser la zone de cuisson.
- Zone de préparation : plan de travail inox, à côté du froid, avec accès direct au lave-mains.
- Zone de cuisson : sous la hotte, côté paroi opposée à la baie, avec tous les appareils de cuisson regroupés.
- Maintien en température : bain-marie ou lampe chauffante en bout de ligne, côté baie de service.
- Baie de service : face client, avec tablette ou rail de présentation.
- Plonge et lavage : évier double bac, en retrait de la zone de service, avec eau chaude.
- Lave-mains dédié : séparé de l'évier, en position accessible dès l'entrée de la zone de travail, avec savon et essuie-mains à usage unique.
- Zone déchets : poubelle couverte à pédale, en retrait de la zone de préparation.
- Stockage produits d'entretien : placard fermé dédié, physiquement séparé de tout stockage alimentaire.
- Vestiaire minimal : crochet ou espace clos permettant de ranger les vêtements de ville et effets personnels hors zone alimentaire.
Marche en avant dans l'espace ou dans le temps
La marche en avant consiste à organiser le flux de travail pour que les produits et les surfaces propres ne croisent jamais les produits et surfaces sales. Dans un food truck, l'espace ne permet pas toujours de séparer physiquement ces circuits. La marche en avant dans le temps est la solution adaptée aux petits volumes : les opérations propres (préparation, dressage) précèdent les opérations sales (lavage, déchets), et un nettoyage-désinfection du plan de travail intervient entre chaque phase. Les contaminations à éviter absolument sont le croisement cru / cuit et le contact entre produits alimentaires et produits d'entretien.
Quel plan pour aménager un food truck de 12 à 16 m² ?
Schéma texte : côté service et côté technique
Voici un exemple d'implantation type pour un camion de 5,5 m × 2,2 m intérieur utile, soit environ 12 m².
- Paroi côté trottoir (baie de service) : la baie de service occupe environ 1,8 m au centre. À droite de la baie, tablette de finition avec lampe chauffante et poste de caisse. À gauche de la baie, passage protégé.
- Paroi opposée (paroi technique) : de gauche à droite en entrant par la porte arrière : armoire réfrigérée positive (400 L), plan de travail inox de préparation (80 cm), lave-mains dédié (40 cm) avec distributeurs savon et papier, évier double bac de plonge (80 cm), espace déchets (30 cm).
- Zone centrale / cuisson : dans l'axe du camion, sous la hotte, un îlot ou une batterie de cuisson regroupant plancha, friteuse et/ou feux vifs selon le menu. La hotte d'extraction couvre toute la zone de cuisson avec un débordement de 40 cm minimum de chaque côté.
- Fond de camion : coffres de rangement pour stockage sec (emballages, condiments), placard fermé pour produits d'entretien en partie inférieure, et caisson bouteilles gaz accessible uniquement par la trappe extérieure.
- Vestiaire : un panneau ou une zone délimitée près de la porte arrière avec crochets fermés.
Points de contrôle sur ce schéma
Avant de valider le plan, vérifier les points suivants :
- Le lave-mains est accessible sans traverser la zone de cuisson ou la zone sale.
- Le stockage des produits d'entretien est fermé et physiquement distant de tout stockage alimentaire.
- Le circuit de travail suit la séquence stockage froid → préparation → cuisson → service, sans retour en arrière.
- Tous les équipements sont fixés au plancher ou aux parois, avec des systèmes anti-vibration.
- La vanne générale gaz est accessible depuis l'extérieur du véhicule en moins de 30 secondes.
- La hotte dépasse de chaque côté la surface de cuisson et l'extraction débouche à l'extérieur du véhicule.
Comment aménager une remorque food truck ?
Une remorque food truck présente des contraintes différentes d'un camion. Le PTAC de l'ensemble tracteur + remorque peut dépasser 3 500 kg selon l'équipement, ce qui impose le permis BE. La stabilité de la remorque à l'arrêt et en circulation dépend directement de la répartition des charges.
Règles de placement dans une remorque : les charges lourdes (armoires réfrigérées, groupe froid, cuves à eau) se placent au plus près de l'essieu et le plus bas possible. La répartition gauche / droite doit être équilibrée, avec un écart maximum de 60 kg entre les deux côtés. Les bouteilles de gaz restent dans un caisson extérieur avec accès latéral, étanche vers l'habitacle et ventilé vers l'extérieur par grille haute et basse.
Organisation type d'une remorque de 14 m² : la zone de cuisson se situe sur le côté long opposé à la baie de service, les stockages froids en position centrale basse, la préparation et la plonge en extrémités. Le lave-mains se positionne à proximité immédiate de l'entrée opérateur, côté arrière ou latéral selon la configuration. La fixation renforcée de chaque équipement est impérative : les contraintes de torsion sur une remorque en virage sont supérieures à celles d'un camion rigide. Les constructeurs de remorques professionnelles prévoient des rails et systèmes d'ancrage au sol spécifiquement conçus pour cet usage.
Quels matériaux choisir pour l’intérieur d’un food truck ?
Surfaces en contact et plans de travail
Le Règlement (CE) n°852/2004 impose des surfaces lisses, non absorbantes, lavables et non toxiques au contact des denrées. L'inox (AISI 304 minimum) répond à l'ensemble de ces exigences pour les plans de travail : résistant à la corrosion, facile à désinfecter, sans aspérités. Les jonctions entre plans et parois se traitent avec des joints silicone alimentaire ou des plinthes à gorge pour supprimer les angles difficiles à nettoyer.
Murs, plafonds et sols faciles à désinfecter
Les parois intérieures se revêtent de panneaux PVC alimentaire, d'inox ou de plaques à surface gelcoat non poreuse. Ces matériaux résistent aux détergents et désinfectants et ne favorisent pas la condensation ni les moisissures. Derrière la zone de cuisson, la résistance à la chaleur est un critère prioritaire : l'inox ou les panneaux composite aluminium sont préférables au PVC.Le sol se revêt d'un matériau antidérapant, étanche et résistant aux chocs, de type résine alimentaire ou plaque aluminium striée. Les plinthes à gorge assurent l'étanchéité au niveau du plancher et facilitent le lavage à grande eau. Un siphon de sol facilite l'évacuation lors du nettoyage quotidien.
Comment installer l’eau dans un food truck ?
Lave-mains dédié et points d'hygiène non négociables
Le lave-mains dédié est distinct de l'évier de plonge : il est réservé au lavage des mains du personnel et ne sert à aucune autre opération. Il doit être équipé d'un distributeur de savon bactéricide et d'un distributeur d'essuie-mains à usage unique. La commande non manuelle (genou, pied ou cellule) est recommandée par les inspecteurs DDPP pour limiter les recontaminations après lavage.L'ensemble du réseau est alimenté exclusivement en eau potable, conformément au Règlement (CE) n°852/2004.
Réservoirs, pompe et gestion des eaux usées
Un food truck autonome fonctionne avec deux cuves distinctes.
- Cuve eau propre : capacité minimale de 150 à 200 L pour un service de 80 à 100 couverts, en polyéthylène alimentaire, avec accès extérieur pour le remplissage.
- Cuve eaux usées : capacité au moins égale à 1,2 fois celle de la cuve eau propre, pour absorber les volumes sans risque de débordement.
- Pompe 12 V ou 24 V : alimentée par la batterie de service du véhicule, avec pression suffisante (2 à 3 bars) pour le lave-mains et la plonge.
Quelle installation électrique prévoir dans un food truck ?
Méthode simple de calcul de la puissance nécessaire
Le calcul de puissance suit quatre étapes simples. D'abord, lister tous les appareils électriques et leur puissance nominale en kW. Ensuite, appliquer un coefficient de simultanéité : en cuisine mobile, 70 à 80 % est un coefficient réaliste. Puis ajouter une marge de sécurité de 20 % sur le résultat. Enfin, convertir en ampères : puissance (W) / tension (230 V) = intensité (A).Exemple concret : plancha 6 kW + friteuse 12 kW + réfrigérateur 0,5 kW + éclairage 0,5 kW + chauffe-eau 2 kW = 21 kW. Avec un coefficient de simultanéité de 75 %, la puissance de pointe est de 15,75 kW, soit environ 68 A. Un groupe électrogène de 20 kVA ou un branchement secteur en 63 A triphasé couvre ce besoin avec marge.
Protections, mise à la terre et conformité NF C 15-100
L'installation électrique d'un food truck suit les principes de la norme NF C 15-100, adaptée aux véhicules aménagés. Les exigences minimales sont les suivantes.
- Mise à la terre : obligatoire pour tous les équipements métalliques et le châssis du véhicule.
- Interrupteur différentiel 30 mA : protège chaque circuit contre les contacts indirects.
- Disjoncteurs de branche : dimensionnés selon la section de câble et la puissance de chaque circuit.
- Câblage sous gaine protégée : isolation adaptée aux vibrations et variations de température.
- Tableau électrique accessible et verrouillable, éloigné des zones humides.
Comment sécuriser le gaz dans un food truck ?
Caisson bouteilles extérieur, étanche et ventilé
L'installation gaz en véhicule aménagé est encadrée par la norme NF EN 1949 et les principes de l'arrêté du 2 août 1977 pour les installations intérieures. Le principe central est l'étanchéité totale entre le compartiment bouteilles et l'habitacle.Le caisson bouteilles doit respecter les contraintes suivantes :
- Accès uniquement depuis l'extérieur du véhicule, par une trappe dédiée.
- Étanchéité complète vers l'habitacle : aucune fuite de gaz ne doit pouvoir atteindre la zone de travail.
- Ventilation par grille basse (entrée d'air) et grille haute (sortie), pour évacuer tout gaz en cas de fuite.
- Aucun câble électrique ne doit traverser ce caisson.
- La vanne générale d'arrêt est accessible depuis l'extérieur, sans avoir à ouvrir l'habitacle.
Tuyauterie, vannes et certificats de conformité
La tuyauterie intérieure utilise du cuivre rigide brasé ou des flexibles certifiés gaz, sans raccords démontables dans les zones inaccessibles. Chaque appareil dispose de sa propre vanne d'arrêt individuelle. Un contrôle d'étanchéité à la mise en service et après chaque intervention est réalisé par un professionnel. Un certificat de conformité (délivré par un organisme comme Qualigaz ou équivalent) constitue une preuve lors du dépôt du dossier DREAL et rassure l'assureur. Même si la FAQ DREAL précise que ce certificat n'est pas formellement exigé par le Code de la route pour la catégorie "véhicule magasin", il reste fortement recommandé comme preuve de maîtrise des risques gaz.
Quelle ventilation prévoir dans un food truck ?
Extraction, entrées d'air et logique de renouvellement
La hotte de cuisine professionnelle doit couvrir l'intégralité de la surface de cuisson, avec un débordement de 400 mm minimum de chaque côté selon la norme NF EN 16282-2. Elle est construite en inox épaisseur 10/10e minimum, avec gouttière périphérique de 50 × 25 mm pour récupérer les graisses.Le principe de ventilation repose sur une entrée d'air basse et une sortie d'air haute, avec extraction mécanique dans tous les cas. Cette organisation permet d'évacuer la chaleur, les buées de cuisson, les gaz brûlés et de maintenir une légère dépression dans la zone de cuisson (maximum 10 % selon NF EN 16282-1). L'extraction débouche obligatoirement à l'extérieur du véhicule, jamais sous le plancher.La règle pratique de dimensionnement : compter 100 m³/h par kW de puissance de cuisson, avec un minimum de 500 m³/h quelle que soit la configuration. Une plancha de 6 kW et une friteuse de 12 kW représentent donc 1 800 m³/h d'extraction nécessaire.
Entretien, filtres et traçabilité des interventions
Les filtres à baffles (séparateurs à effet de force mécanique, conformes NF EN 16282-6) se nettoient a minima une fois par semaine en exploitation intense. Les conduits d'extraction font l'objet d'un entretien professionnel au moins une fois par an, avec conservation des rapports d'intervention. Ces documents sont des preuves exigibles lors d'une inspection DDPP et constituent un élément du Plan de Maîtrise Sanitaire.
Quels équipements incendie pour un food truck ?
Extincteurs, couverture anti-feu et signalétique
Deux types d'extincteurs sont nécessaires dans un food truck avec cuisson à l'huile.
- Extincteur CO2 (2 ou 5 kg) : pour les feux électriques, sans résidu ni dommage sur les équipements.
- Extincteur à poudre ou à eau avec additif (6 kg) : adapté aux feux de type A (solides) et K (huiles de cuisson) selon la configuration de cuisson.
- Couverture anti-feu : placée à portée immédiate de la friteuse ou de la plancha, pour étouffer un départ de feu sur un feu d'huile.
Maintenance et preuves de vérification
Chaque extincteur fait l'objet d'une vérification annuelle par un prestataire agréé, qui délivre une étiquette de contrôle et un bon d'intervention à conserver. L'accès aux extincteurs reste libre en permanence : aucun équipement ni carton ne doit les masquer. Ces attestations de contrôle font partie des documents à présenter lors d'une inspection ou pour l'obtention d'une autorisation d'occupation de l'espace public.
Quelles règles HACCP respecter dans un food truck ?
La réglementation impose qu'au moins une personne dans l'établissement ait suivi une formation en hygiène alimentaire d'une durée minimale de 14 heures auprès d'un organisme agréé (liste disponible via la DRAAF). La dispense s'applique aux personnes justifiant de 3 ans d'expérience comme gestionnaire ou exploitant dans le secteur alimentaire, ou titulaires d'un diplôme intégrant ces enseignements.Si l'activité implique des denrées d'origine animale (viandes, œufs, produits laitiers, poissons), une déclaration préalable à la DDPP est obligatoire avant le premier service. Cette déclaration permet à l'administration de planifier ses visites de contrôle. Le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) repose sur des enregistrements quotidiens. Ces registres sont conservés au minimum 2 ans et présentés à l'inspecteur lors de tout contrôle. Voici les documents à tenir dès le premier jour d'exploitation.
| Document | Fréquence | Contenu minimal |
|---|---|---|
| Relevé de températures froids | 2 fois par jour | Température relevée, heure, signature |
| Plan de nettoyage-désinfection | Après chaque service | Surface, produit utilisé, heure, opérateur |
| Registre maintenance hotte | À chaque intervention | Date, prestataire, nature de l'intervention |
| Suivi huile de friture | Par bain | Date d'ouverture, test qualité, date de vidange |
| Traçabilité réception | À chaque livraison | Fournisseur, produit, DLC, température à réception |
| Fiche non-conformité | En cas d'écart | Nature, cause, correction, action préventive |
Comment anticiper le VASP et le PTAC d’un food truck ?
Dossier DREAL, plans et documents à réunir
Après transformation, le véhicule doit obtenir la mention VASP Magasin sur sa carte grise (ou RESP Magasin pour une remorque). Cette mention s'obtient via une Réception à Titre Isolé (RTI) auprès de la DREAL régionale. Le coût de la réception est de l'ordre de 90 € HT pour les cas standards.Le dossier comprend généralement les éléments suivants :
- Plans cotés de l'aménagement intérieur avec positionnement de chaque équipement.
- Certificats des équipements fixés (conformité CE).
- Attestation d'installation gaz si applicable.
- Justificatif de répartition des charges et respect du PTAC.
- Tout document attestant de la fixation des équipements au châssis.
PTAC, répartition des charges et fixation des équipements
Le PTAC (poids total autorisé en charge) figurant sur la carte grise doit être respecté véhicule entièrement chargé, y compris les bouteilles de gaz, les cuves à eau et les denrées. Un dépassement remet en cause l'assurance en cas de sinistre.Les règles de répartition sont les suivantes : charges lourdes au plus bas et entre les essieux, équilibre gauche / droite, arrimage de chaque équipement pour résister à un freinage d'urgence. Un essieu surchargé ou un centre de gravité trop haut constituent des motifs de refus lors de la réception DREAL.
Quel budget pour aménager un food truck ?
Estimation de prix
Entre 10 000 et 30 000 € HT
L'aménagement intérieur du food truck seul (hors achat du véhicule) représente entre 10 000 et 30 000 € HT selon le niveau d'équipement. Un projet complet (véhicule + aménagement + homologation + assurance + fonds de roulement) se situe entre 50 000 et 100 000 € HT.Les postes les plus lourds sont le groupe froid (3 000 à 8 000 €), la hotte et l'extraction (2 000 à 6 000 €), les plans de travail inox et habillage (3 000 à 8 000 €), et le groupe électrogène si nécessaire (3 000 à 10 000 € selon la puissance).
Le délai réaliste entre le début du projet et le premier service est de 6 à 12 mois. Les points bloquants fréquents sont les délais de livraison des équipements inox ou frigorifiques (4 à 10 semaines), la disponibilité du carrossier / aménageur (souvent 2 à 4 mois d'attente), la prise de rendez-vous DREAL et le traitement du dossier RTI (4 à 8 semaines), et l'obtention des autorisations d'emplacement auprès des mairies.
FAQ : aménagement intérieur d'un food truck professionnel
La marche en avant est-elle obligatoire dans un food truck ?
La marche en avant est une exigence du Règlement (CE) n°852/2004. Dans un food truck, elle s'applique au minimum dans le temps : les opérations propres précèdent les opérations sales, et un nettoyage-désinfection est réalisé entre chaque phase. La marche en avant dans l'espace est recommandée mais n'est pas toujours possible dans 12 m².
Quelle est la capacité minimale des réservoirs d'eau ?
Il n'existe pas de volume réglementaire minimal imposé par la loi. En pratique, une cuve de 150 à 200 L d'eau propre couvre un service de 80 à 100 couverts avec cuisson. La cuve d'eaux usées doit être au moins 20 % plus grande que la cuve d'eau propre.
Le certificat Qualigaz est-il obligatoire pour obtenir la VASP Magasin ?
Selon la FAQ DREAL, aucun certificat de conformité gaz n'est exigé par le Code de la route pour la catégorie "véhicule magasin". Cependant, ce certificat reste utile pour l'assureur et pour documenter la conformité lors d'un contrôle DDPP ou en cas de sinistre.
Peut-on utiliser un évier double bac comme lave-mains ?
Non. La DDPP exige un lave-mains séparé et dédié exclusivement au lavage des mains, avec savon et essuie-mains à usage unique. L'évier de plonge, même nettoyé, n'est pas accepté comme substitut lors des contrôles.
Faut-il une formation HACCP pour exploiter un food truck ?
Au moins une personne de l'équipe doit justifier d'une formation hygiène de 14 heures auprès d'un organisme agréé, sauf en cas de dispense (3 ans d'expérience comme gestionnaire dans le secteur alimentaire ou diplôme équivalent).
Quelle est la différence entre VASP Magasin et RESP Magasin ?
La mention VASP Magasin s'applique à un camion aménagé (véhicule automoteur). La mention RESP Magasin s'applique à une remorque. Ces deux mentions sont les seules permettant d'exploiter légalement un food truck ou une remorque snack sur le territoire français.
Quand déclarer son activité à la DDPP ?
La déclaration doit être effectuée avant le premier jour d'exploitation si l'activité implique des denrées d'origine animale (viandes, produits laitiers, œufs, poissons). Elle permet à l'administration d'intégrer l'établissement dans son planning de contrôles sanitaires.
Un food truck peut-il fonctionner sans groupe électrogène ?
Oui, à condition de disposer d'un branchement secteur adapté sur chaque emplacement d'exploitation. Un branchement en 63 A triphasé est nécessaire pour les installations à forte puissance. Pour les emplacements sans prise, le groupe électrogène reste la seule alternative.
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