Sommaire
- Quand la vapeur basse pression remplace-t-elle les produits chimiques ?
- Quand la vapeur basse pression ne suffit-elle pas ?
- Quelle différence entre vapeur basse pression, eau chaude et haute pression ?
- Quelles obligations pour le nettoyage en collectivité ?
- Quels sont les avantages du nettoyage basse pression pour l’environnement ?
- Comment réussir un nettoyage vapeur en collectivité ?
- Quels usages pour la vapeur basse pression en collectivité ?
- Combien coûte le nettoyage vapeur en collectivité ?
- Comment rédiger un CCTP pour nettoyage vapeur ?
- FAQ : vapeur basse pression en collectivité
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Sommaire
- Quand la vapeur basse pression remplace-t-elle les produits chimiques ?
- Quand la vapeur basse pression ne suffit-elle pas ?
- Quelle différence entre vapeur basse pression, eau chaude et haute pression ?
- Quelles obligations pour le nettoyage en collectivité ?
- Quels sont les avantages du nettoyage basse pression pour l’environnement ?
- Comment réussir un nettoyage vapeur en collectivité ?
- Quels usages pour la vapeur basse pression en collectivité ?
- Combien coûte le nettoyage vapeur en collectivité ?
- Comment rédiger un CCTP pour nettoyage vapeur ?
- FAQ : vapeur basse pression en collectivité
Temps de lecture estimé : 14min
💡 L'essentiel à retenir :
- Le nettoyage à vapeur basse pression remplace efficacement les traitements chimiques sur les salissures organiques légères (mousses superficielles, biofilms naissants, graisses, chewing-gums) sur supports durs non poreux, sans produire d'effluents chargés en produits actifs.
- La vapeur ne produit aucun effet rémanent : sur les espaces extérieurs exposés (voirie, cimetières), les cycles d'intervention doivent être plus fréquents qu'avec un biocide, ce qui impacte directement la productivité et l'organisation des équipes.
- Le nettoyage des supports poreux (pierre calcaire tendre, enduits anciens, joints de maçonnerie dégradés) et des salissures profondes (graffitis incrustés, infestations fongiques actives) reste hors du périmètre d'action de la vapeur seule, et justifie le maintien d'un traitement chimique encadré.
- En France, la loi Labbé et ses décrets d'application interdisent l'usage de produits phytopharmaceutiques sur les espaces publics depuis 2017 ; les biocides restent autorisés mais soumis au règlement (UE) 528/2012 et nécessitent traçabilité, stockage conforme et formation des agents.
- Un CCTP zéro phyto doit préciser : type de support, nature des salissures, résultats attendus, essais sur site préalables avec critères d'acceptation avant/après, et gestion des effluents selon le règlement d'assainissement local.
- Pour les bâtiments classés ou en secteur sauvegardé, tout protocole de nettoyage à basse pression nécessite une validation préalable de l'Architecte des Bâtiments de France, qui prime sur tout autre critère technique.
Le nettoyage à vapeur basse pression remplace une large partie des traitements chimiques utilisés en collectivité, mais pas la totalité. La réponse dépend du type de salissure, du support concerné et de l'objectif poursuivi : propreté visuelle immédiate ou contrôle durable de la végétation et des micro-organismes. Ce guide donne aux services techniques, acheteurs publics et responsables de patrimoine un cadre décisionnel opérationnel pour arbitrer entre vapeur seule, chimie encadrée et approche hybride, en tenant compte du cadre réglementaire français et des contraintes de marché public.
Devis pour un nettoyeur vapeur basse pression
Quand la vapeur basse pression remplace-t-elle les produits chimiques ?
La vapeur basse pression agit par effet thermique : projetée à une température comprise entre 130 °C et 180 °C selon les équipements, elle ramollit et décolle les matières organiques par choc thermique et humidité contrôlée, sans produit chimique ajouté. Son efficacité est établie sur une catégorie précise de salissures et de supports.
Types de salissures et dépôts que la vapeur retire efficacement
La vapeur basse pression retire de façon fiable les mousses superficielles en début de colonisation, les biofilms naissants sur surfaces lisses, les graisses alimentaires sur mobilier urbain et sols de marchés, les chewing-gums incrustés sur béton ou pavés, ainsi que les dépôts organiques légers (feuilles décomposées, salissures d'oiseaux récentes) sur sols et mobiliers.Sur ces salissures, le nettoyage est obtenu sans produit actif, sans rinçage chimique et sans génération d'effluents dangereux. La consommation d'eau reste nettement inférieure à celle d'un nettoyeur haute pression : un générateur vapeur basse pression consomme généralement entre 1 et 4 litres d'eau à l'heure, contre plusieurs dizaines de litres par heure pour un nettoyeur HP.À l'inverse, la vapeur ne remplace pas un biocide sur les lichens anciens, les mousses profondes à système racinaire développé, les champignons lignivores ou les algues en nappe épaisse sur revêtements poreux.
Supports et ouvrages sur lesquelles la vapeur fonctionne
La vapeur basse pression convient aux supports durs et peu poreux : béton bouchardé, granit, pavés calcaires denses, mobilier métallique peint ou galvanisé, plastique, verre et carrelage. Elle décolle les salissures en surface sans humidifier excessivement le substrat.La porosité constitue le critère de décision déterminant. Un support très poreux (pierre calcaire tendre, enduit à la chaux, grès) absorbe la vapeur et crée un gradient thermique susceptible d'altérer la cohésion superficielle : éclatement de grains, décohésion d'enduit, efflorescence différée. Sur ces supports, un essai préalable sur zone témoin de 0,5 m² est obligatoire avant tout passage en régime de production.Les surfaces munies de joints dégradés (dilatation, étanchéité) présentent également un risque : la vapeur peut s'infiltrer dans les interstices et provoquer une dégradation accélérée. L'état des joints doit être vérifié avant intervention.
Quand la vapeur basse pression ne suffit-elle pas ?
La vapeur basse pression ne produit aucun effet rémanent. Une fois la surface refroidie et réhumidifiée par la pluie, aucun agent actif ne subsiste pour ralentir la recolonisation biologique. Sur des espaces extérieurs soumis à l'ombre, à l'humidité et aux apports organiques (arbres, fréquentation), ce cycle de recolonisation peut être inférieur à six semaines en conditions favorables.
Absence de rémanence
Un biocide homologué (algicide, fongicide) agit en deux temps : nettoyage immédiat par destruction des organismes, puis effet rémanent de plusieurs semaines à plusieurs mois selon le produit et les conditions climatiques. La vapeur n'assure que la première phase.
Cas sensibles
Les pierres tendres (tuffeau, travertin, calcaire coquillier), les enduits anciens à la chaux, les bois non protégés, les polychromies et les surfaces vernies ou laquées sont exposés à des dégradations irréversibles en cas de passage vapeur non maîtrisé. La chaleur peut provoquer le décollement des vernis, le fissurement des enduits ou la modification chromatique des pierres ferrugineuses.Sur les monuments historiques et dans les secteurs sauvegardés, toute méthode de nettoyage à vapeur basse pression requiert l'accord préalable de l'Architecte des Bâtiments de France. Cette validation ne remplace pas les essais sur site : elle s'y ajoute. La documentation des essais (photos avant/après, température, accessoire, durée de contact, résultat) constitue la pièce justificative attendue par l'ABF. Il est recommandé de ne substituer en aucun cas ces essais à une expertise de conservateur-restaurateur agréé lorsque l'ouvrage présente une valeur patrimoniale forte.
Quelle différence entre vapeur basse pression, eau chaude et haute pression ?
Ces trois méthodes physiques de nettoyage diffèrent par leurs paramètres d'action et leurs conséquences sur le support et l'environnement de travail.
| Critère | Vapeur basse pression | Eau chaude HP | Eau froide HP |
|---|---|---|---|
| Pression de travail | Inférieure à 6 bars | 80 à 250 bars | 80 à 250 bars |
| Température | 130 à 180 °C | 60 à 90 °C | Ambiante |
| Consommation eau | 1 à 4 L/h | 400 à 1 000 L/h | 400 à 1 500 L/h |
| Risque d'abrasion | Faible | Moyen à fort selon pression | Fort |
| Effluents générés | Quasi nuls | Volume important | Volume important |
| Risques brûlures | Projection vapeur | Jet chaud | Jet froid |
| Bruit | Faible | Moyen à fort | Moyen à fort |
| Critère : Pression de travail | |
|---|---|
| Vapeur basse pression | Inférieure à 6 bars |
| Eau chaude HP | 80 à 250 bars |
| Eau froide HP | 80 à 250 bars |
| Critère : Température | |
|---|---|
| Vapeur basse pression | 130 à 180 °C |
| Eau chaude HP | 60 à 90 °C |
| Eau froide HP | Ambiante |
| Critère : Consommation eau | |
|---|---|
| Vapeur basse pression | 1 à 4 L/h |
| Eau chaude HP | 400 à 1 000 L/h |
| Eau froide HP | 400 à 1 500 L/h |
| Critère : Risque d'abrasion | |
|---|---|
| Vapeur basse pression | Faible |
| Eau chaude HP | Moyen à fort selon pression |
| Eau froide HP | Fort |
| Critère : Effluents générés | |
|---|---|
| Vapeur basse pression | Quasi nuls |
| Eau chaude HP | Volume important |
| Eau froide HP | Volume important |
| Critère : Risques brûlures | |
|---|---|
| Vapeur basse pression | Projection vapeur |
| Eau chaude HP | Jet chaud |
| Eau froide HP | Jet froid |
| Critère : Bruit | |
|---|---|
| Vapeur basse pression | Faible |
| Eau chaude HP | Moyen à fort |
| Eau froide HP | Moyen à fort |
La vapeur basse pression se distingue par une très faible consommation d'eau et l'absence quasi totale d'effluents liquides à gérer, ce qui simplifie la conformité avec le règlement d'assainissement. En revanche, elle présente un risque de brûlure par contact de la vapeur chaude : les agents doivent porter des gants résistants à la chaleur et protéger leur visage lors de tout travail en espace confiné ou sur mobilier bas.
Quelles obligations pour le nettoyage en collectivité ?
Loi Labbé et interdiction des phytopharmaceutiques
La loi Labbé (loi n° 2014-110 du 6 février 2014), renforcée par la loi LAAAF et ses décrets d'application, interdit depuis le 1er janvier 2017 l'utilisation de produits phytopharmaceutiques par les personnes publiques pour l'entretien des espaces verts, voiries et promenades. Cette interdiction vise les herbicides, fongicides et insecticides au sens du règlement (CE) n° 1107/2009. Elle ne couvre pas les biocides au sens strict.Les collectivités doivent s'assurer que leurs prestataires respectent cette obligation. Le CCTP d'un marché public d'entretien des espaces publics doit mentionner explicitement l'interdiction des produits phytopharmaceutiques et exiger la traçabilité des méthodes alternatives utilisées.
Biocides : un cadre distinct et encadré
Les biocides (algicides, fongicides de surface, désinfectants) relèvent du règlement européen (UE) 528/2012. Leur usage n'est pas interdit en collectivité, mais conditionné : le produit doit figurer sur la liste des produits autorisés, être utilisé par un applicateur formé (certiphyto pour certains types de biocides), stocké dans des conditions conformes et tracé dans un registre d'application.Un biocide utilisé sur voirie ou façade génère des effluents dont le rejet au réseau d'eau pluviale est soumis au règlement d'assainissement de la commune. Un rejet non conforme engage la responsabilité du maître d'ouvrage. La collectivité doit donc définir, en amont de tout marché, les zones où le biocide reste autorisé et les conditions de gestion des eaux de ruissellement.
Santé et sécurité des agents : obligations DUERP et EPI
Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels doit intégrer les risques liés au nettoyage vapeur : brûlures par contact ou projection, chutes sur sol humide, risques électriques à proximité de matériel électrique, troubles musculosquelettiques liés au port de l'équipement. Les EPI minimaux comprennent des gants de protection thermique (catégorie II minimum), des lunettes de protection contre les projections, des chaussures de sécurité antidérapantes et une veste imperméable.Lorsque le nettoyage vapeur est réalisé par un prestataire externe, un plan de prévention formalisé entre la collectivité et l'entreprise est obligatoire dès lors que les travaux présentent des risques particuliers ou dépassent 400 heures annuelles.
Points à valider localement avant démarrage
Certaines validations dépendent du site et ne peuvent pas être généralisées :La validation de l'ABF est requise pour tout ouvrage classé ou en secteur sauvegardé, y compris lorsque la méthode envisagée est physique et sans chimie.La DREAL peut être consultée si le chantier génère des effluents susceptibles d'atteindre un milieu naturel ou si l'opération se déroule à proximité d'une zone Natura 2000.Le règlement d'assainissement de la commune détermine les conditions de rejet des eaux usées issues du nettoyage, même à faible volume.La gestion des déchets solides issus du nettoyage (mousse décollée, dépôts de chewing-gum, résidus organiques) relève du plan local de gestion des déchets et doit être documentée dans le dossier de marché.Il est recommandé de consigner l'ensemble des validations obtenues dans le dossier marché, avec les dates et les contacts référents.
Quels sont les avantages du nettoyage basse pression pour l’environnement ?
- Le premier bénéfice mesurable est la réduction de l'exposition chimique des agents. Un agent qui n'utilise pas de biocide ou de détergent acide ne subit ni inhalation de vapeurs actives, ni contact cutané avec des produits irritants ou sensibilisants. Ce bénéfice se traduit directement par une diminution du nombre de fiches de données de sécurité à gérer et une simplification des procédures de premiers secours.
- Le second bénéfice concerne la gestion des eaux. Un générateur vapeur basse pression consomme entre 1 et 4 litres d'eau à l'heure, contre 400 à 1 000 litres pour un nettoyeur haute pression. Les effluents produits sont quasi nuls et sans charge chimique, ce qui élimine le risque de rejet non conforme au réseau pluvial et réduit la charge administrative liée à la gestion des eaux usées de chantier.
- Le troisième bénéfice est organisationnel : la vapeur basse pression fonctionne sans bruit important, ce qui permet des interventions en horaires décalés dans les zones à forte fréquentation (marchés, abords d'écoles, sites touristiques) sans générer de nuisances sonores significatives.
Les indicateurs à suivre pour piloter ces bénéfices sont : la consommation d'eau par m² traité, le nombre d'incidents SST liés au nettoyage, la quantité de produits chimiques achetés par an et la fréquence de retour des usagers sur la qualité de propreté visuelle.
Comment réussir un nettoyage vapeur en collectivité ?
Un protocole efficace commence par une inspection préalable du support : état de surface, porosité visible, présence de joints, nature de la salissure, proximité de matériel électrique ou de végétaux à protéger. Cette inspection conditionne le choix de l'accessoire (brosse ronde, lance plate, embout ponctuel) et le réglage de la température et du débit vapeur.La séquence opérationnelle type comprend les étapes suivantes :Le balisage de la zone d'intervention protège les piétons des projections et du sol mouillé.Le préchauffage de l'équipement jusqu'à la température de consigne, généralement 5 à 10 minutes, garantit une vapeur sèche et stable.Le passage de la lance à une distance de 5 à 20 cm du support selon la salissure, avec un mouvement régulier et continu sans point d'arrêt prolongé, évite la surchauffe localisée.Le brossage simultané ou immédiatement après le passage vapeur amplifie le décollage des salissures récalcitrantes sur surfaces rugueuses.L'aspiration ou le balayage des résidus solides décollés (mousses, dépôts) termine l'intervention et évite leur redépôt par ruissellement.
Paramètres à consigner lors d'un essai sur site
Un essai sur site est obligatoire avant tout déploiement à grande échelle. Les données à relever permettent d'objectiver le résultat et de constituer les pièces du dossier marché :La nature et l'état du support, avec photo avant intervention.La température de consigne et le débit vapeur utilisés.L'accessoire employé et la distance de travail.Le temps passé par m² et la surface testée.Le résultat visuel obtenu (photo après), avec mention des retouches nécessaires.La consommation d'eau et d'énergie sur la durée de l'essai.Ces données servent de référence pour définir les critères d'acceptation du marché et les cadences de production attendues du prestataire.
Quels usages pour la vapeur basse pression en collectivité ?
- Voirie et trottoirs : la vapeur retire efficacement les chewing-gums, les taches de gras et les dépôts organiques légers sur béton et pavés denses. Elle ne remplace pas un traitement herbicide (interdit depuis 2017) mais ne le remplace pas davantage par un biocide systématique : en voirie, la stratégie post-loi Labbé repose sur le désherbage mécanique couplé à la vapeur sur les zones de confluences piétonnes. Sur les zones ombragées à mousse épaisse, un biocide algicide encadré reste pertinent en traitement préventif annuel.
- Mobilier urbain : bancs, poubelles, abribus, barrières métalliques et panneaux d'affichage tolèrent parfaitement la vapeur sur leurs surfaces peintes ou galvanisées. La vapeur décape les graisses, les traces biologiques et les petits tags récents sur supports lisses. Les graffitis incrustés à la peinture aérosol sur supports poreux restent hors de sa portée et relèvent de méthodes spécifiques (laser, solvants encadrés).
- Façades et murs de clôture : la vapeur convient aux façades en brique dense, béton lisse ou carrelage. Les façades en pierre tendre ou enduit ancien exigent des essais préalables systématiques. Pour les façades exposées nord avec lichens anciens, un biocide homologué reste la méthode de référence, la vapeur pouvant compléter le nettoyage initial sans assurer la rémanence.
- Monuments et patrimoine : le nettoyage vapeur sur un monument historique mobilise des contraintes cumulées : validation ABF, essais documentés sur zones témoins, expertise possible d'un conservateur-restaurateur, et interdiction de toute méthode susceptible de modifier l'aspect ou la cohésion du matériau. La vapeur basse pression peut être adaptée sur certaines sculptures en granit ou en marbre, jamais sans validation préalable.
- Cimetières : les allées en gravier compacté, les dalles de granit et les monuments funéraires en pierre dure sont compatibles avec la vapeur pour les mousses légères et les salissures de surface. Les allées ombragées à recolonisation rapide et les dalles de calcaire tendre nécessitent une évaluation au cas par cas, et potentiellement une approche hybride.
- Établissements scolaires : la vapeur est particulièrement adaptée aux cours d'école, préaux et sanitaires extérieurs, en raison de l'absence totale de produit chimique et du faible bruit. Elle présente un profil de risque acceptable en milieu fréquenté par des enfants, sous réserve du respect des EPI et du balisage obligatoire lors de l'intervention.
| Critère | Vapeur basse pression | Traitement chimique (biocide/désherbant) |
|---|---|---|
| Efficacité sur salissures organiques légères | Bonne sur supports lisses peu poreux | Bonne à très bonne selon le produit |
| Efficacité sur salissures profondes ou incrustées | Limitée, nécessite brossage | Meilleure selon le produit actif |
| Effet rémanent | Nul | De quelques semaines à plusieurs mois |
| Génération d'effluents | Quasi nulle | Volume important, charge chimique |
| Conformité loi Labbé (phyto) | Conforme | Interdit pour phytopharmaceutiques en espace public |
| Conformité biocides (UE 528/2012) | Non concerné | Autorisé sous conditions (formation, traçabilité) |
| Risques pour les agents | Brûlures thermiques | Exposition chimique (inhalation, contact) |
| Compatibilité supports fragiles | Risque sur poreux/joints | Risque d'altération chimique selon produit |
| Coût investissement matériel | 2 000 à 10 000 euros selon équipement | Pulvérisateur : 200 à 2 000 euros |
| Coût d'exploitation | Énergie + eau (faible) | Produit + EPI + stockage + traçabilité |
| Fréquence d'intervention | Plus élevée (absence rémanence) | Plus faible avec biocide rémanent |
| Formation agents | Courte (demi-journée) | Certiphyto ou habilitation biocide selon type |
| Image publique collectivité | Très favorable (zéro chimie) | Neutre à défavorable si chimie visible |
Combien coûte le nettoyage vapeur en collectivité ?
Estimation de prix
Entre 2 000 et 15 000 euros
Le coût d'un générateur vapeur basse pression varie selon la puissance, la mobilité et les accessoires : un équipement portable d'entrée de gamme se situe entre 2 000 et 4 000 euros, un équipement semi-professionnel monté sur remorque entre 8 000 et 15 000 euros. Ces fourchettes s'entendent hors accessoires spécifiques (brosses, lances longues, raccords) qui représentent un poste complémentaire de 500 à 2 000 euros selon les besoins.
La productivité terrain dépend fortement du type de salissure, du support et de l'accessoire employé. Sur voirie lisse avec chewing-gums, un agent produit entre 50 et 150 m² par heure. Sur mobilier urbain avec dépôts organiques, la cadence est plus élevée. Sur façades avec mousses légères et brossage inclus, elle tombe à 20 à 60 m² par heure. Ces écarts doivent être intégrés dans le dimensionnement des tournées et le calcul du coût unitaire au m².
La formation des agents est courte : une demi-journée à une journée suffit pour maîtriser la sécurité, le réglage des paramètres et les protocoles par support. Elle doit être formalisée et tracée dans le DUERP.La maintenance de l'équipement comprend le détartrage régulier du générateur (fréquence selon la dureté de l'eau locale), le remplacement des joints et la vérification annuelle des sécurités thermiques. Le coût de maintenance annuel représente généralement 5 à 10 % du prix d'achat.En TCO sur cinq ans, la vapeur devient compétitive face aux solutions chimiques lorsque la collectivité internalise la prestation, dispose de personnels formés et traite un volume suffisant de surfaces pour amortir l'investissement. Une collectivité traitant moins de 5 000 m² par an a souvent intérêt à externaliser la prestation plutôt qu'à acquérir le matériel.
Comment rédiger un CCTP pour nettoyage vapeur ?
Un CCTP de nettoyage d'espaces publics sans produits phytopharmaceutiques doit articuler quatre exigences complémentaires pour être juridiquement solide et techniquement précis.
- Exigences de performance : le CCTP définit un résultat attendu par type de surface et de salissure, pas une méthode unique. Par exemple : « élimination des mousses et biofilms sur les allées pavées des parcs, résultat visuel conforme à la classe A de la grille d'évaluation jointe, sans produit phytopharmaceutique ». Cette formulation laisse le prestataire proposer sa méthode tout en l'obligeant au résultat.
- Critères techniques : le CCTP précise les types de supports concernés, leur état (neuf, dégradé, patrimonial), la nature des salissures traitées, les contraintes d'accès et de bruit, les horaires d'intervention et les exigences de balisage.
- Essais sur site obligatoires : avant démarrage, le prestataire réalise un essai sur une zone témoin de surface définie (par exemple 10 m²) par type de support et de salissure. Les critères d'acceptation sont mesurés avant et après par les deux parties. L'essai est documenté photographiquement et intégré au dossier marché. Cette clause protège la collectivité contre les mauvaises surprises et permet de valider la méthode sur les supports les plus sensibles.
- Gestion des effluents et des déchets : le CCTP exige que le prestataire décrive son plan de gestion des eaux de lavage et des résidus solides, en conformité avec le règlement d'assainissement local. Il précise les zones où aucun rejet au réseau pluvial n'est toléré (proximité de cours d'eau, zones inondables).
- Exigences SST : le prestataire fournit le plan de prévention, la liste des EPI utilisés et les formations des agents affectés au marché. En cas d'utilisation résiduelle de biocides dans une approche hybride autorisée, les certificats d'habilitation correspondants sont joints.
Approche hybride vapeur et chimie encadrée
L'approche hybride consiste à réserver la vapeur au nettoyage courant et à maintenir un usage de biocide homologué pour des situations précises, documentées et limitées dans le marché.
Les scénarios qui justifient un biocide résiduel sont les suivants : les infestations fongiques actives sur bois ou maçonnerie ancienne nécessitant un traitement curatif à effet rémanent ; les zones à recolonisation rapide (inférieure à quatre semaines) sur espaces ombragés et humides où la fréquence vapeur seule serait économiquement non viable ; les supports très poreux sur lesquels la vapeur ne pénètre pas suffisamment pour détruire les spores en profondeur ; les contraintes sanitaires spécifiques sur certains espaces (sanitaires publics, aires de jeux) où un niveau de désinfection certifié est requis.Dans le CCTP, cette approche hybride est encadrée en précisant : la liste des zones concernées, le produit biocide autorisé et son numéro d'autorisation, la fréquence maximale d'application, les EPI requis et les conditions de gestion des rejets. Cette traçabilité protège la collectivité et son prestataire en cas de contrôle.
FAQ : vapeur basse pression en collectivité
La vapeur basse pression est-elle conforme à la réglementation zéro phyto ?
Oui, la vapeur basse pression n'utilise aucun produit phytopharmaceutique et est pleinement conforme à la loi Labbé et à ses décrets d'application. Elle constitue l'une des méthodes alternatives recommandées pour le désherbage et le nettoyage des espaces publics depuis 2017.
La vapeur basse pression peut-elle remplacer tous les biocides ?
Non. La vapeur remplace les biocides de surface sur les salissures organiques légères (mousses superficielles, biofilms, graisses) sans effet rémanent. Elle ne remplace pas les biocides sur les infestations profondes, les supports très poreux ou les situations nécessitant un niveau de désinfection certifié.
Faut-il un agrément ou une formation spécifique pour utiliser un nettoyeur vapeur en collectivité ?
Aucun agrément n'est requis pour l'usage d'un nettoyeur vapeur basse pression. Une formation aux risques thermiques (brûlures, projections), aux paramètres de réglage et aux protocoles par support est cependant obligatoire au titre du DUERP et du Code du travail.
Comment gérer les effluents d'un nettoyage vapeur en collectivité ?
Les effluents liquides générés par la vapeur basse pression sont quasi nuls (1 à 4 litres d'eau par heure). Les résidus solides décollés (mousses, dépôts) doivent être balayés ou aspirés et évacués selon le plan local de gestion des déchets. Aucun effluent chargé en produit chimique n'est généré.
La vapeur basse pression est-elle utilisable sur un monument historique sans accord préalable ?
Non. Tout monument classé ou inscrit, et tout ouvrage en secteur sauvegardé, requiert une validation préalable de l'Architecte des Bâtiments de France, quelle que soit la méthode de nettoyage envisagée, y compris physique et sans chimie.
Quel matériel vapeur convient à une collectivité de taille moyenne ?
Un équipement semi-professionnel monté sur chariot ou petite remorque, avec une puissance comprise entre 3 et 9 kW et un réservoir de 5 à 15 litres, couvre les besoins courants d'une collectivité de 5 000 à 30 000 habitants. Pour les interventions sur voirie longue ou sites distants, un équipement sur remorque autonome est plus adapté.
Comment intégrer la vapeur basse pression dans un marché public existant ?
Un avenant au marché en cours peut suffire si le titulaire propose une méthode conforme aux exigences du CCTP. Lors d'un nouveau marché, l'exigence zéro phyto et la méthode vapeur doivent figurer dès le CCTP, avec les critères d'évaluation des offres et les essais sur site obligatoires.