Sommaire
- Quels critères pour choisir le vitrage d'une serre ?
- Verre horticole ou verre trempé : quelles différences ?
- Quel polycarbonate choisir pour une serre ?
- Quel matériau de serre choisir selon l'usage : semis, hivernage, 4 saisons ?
- Verre ou polycarbonate : quel choix selon le climat ?
- Serre en verre ou polycarbonate : quel confort au quotidien ?
- Serre en verre ou polycarbonate : quel coût sur la durée ?
- FAQ
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Sommaire
- Quels critères pour choisir le vitrage d'une serre ?
- Verre horticole ou verre trempé : quelles différences ?
- Quel polycarbonate choisir pour une serre ?
- Quel matériau de serre choisir selon l'usage : semis, hivernage, 4 saisons ?
- Verre ou polycarbonate : quel choix selon le climat ?
- Serre en verre ou polycarbonate : quel confort au quotidien ?
- Serre en verre ou polycarbonate : quel coût sur la durée ?
- FAQ
Temps de lecture estimé : 12min
💡 L'essentiel à retenir :
- Le verre offre une transmission lumineuse supérieure (environ 90 % pour le verre horticole) et une esthétique proche de la véranda, mais il se casse facilement sous les chocs et sous la grêle.
- Le polycarbonate alvéolaire isole mieux grâce à ses chambres d'air et résiste aux impacts, mais il jaunit avec les UV si le traitement de surface est insuffisant.
- Le verre trempé combine transparence et sécurité accrue, mais son coût reste plus élevé que le verre horticole.
- Un polycarbonate alvéolaire de 10 mm ou 16 mm convient à l'hivernage et aux cultures 4 saisons, tandis qu'une épaisseur de 4 mm reste adaptée aux tunnels légers ou aux semis de courte saison.
- En zone exposée à la grêle ou au vent, le polycarbonate alvéolaire de 6 mm minimum surclasse le verre horticole sur la résistance aux chocs.
- Les performances exactes varient selon les fabricants de serre : vérifier systématiquement le traitement anti-UV, les valeurs de transmission lumineuse annoncées et la garantie avant achat.
Le choix entre une serre en verre ou en polycarbonate repose sur trois dimensions concrètes : la performance lumineuse et thermique, la résistance aux contraintes climatiques, et l'adéquation à l'usage visé. Ce guide présente les critères techniques clés pour trancher sans hésitation entre une serre en verre ou une serre en polycarbonate.
Quels critères pour choisir le vitrage d'une serre ?
Le vitrage d'une serre remplit trois fonctions simultanément : laisser passer la lumière utile aux plantes, conserver la chaleur à l'intérieur, et résister aux contraintes extérieures sur le long terme. Négliger l'un de ces trois axes conduit à un achat inadapté.
Lumière, UV et rendement des cultures en serre
La transmission lumineuse exprime la part du rayonnement solaire qui traverse le vitrage. Le verre horticole standard transmet environ 90 % de la lumière visible, contre 80 à 88 % pour un polycarbonate alvéolaire neuf de bonne qualité. Cet écart a un impact direct sur les semis précoces réalisés en janvier-février, période où l'ensoleillement est faible.Le polycarbonate diffuse la lumière de façon plus homogène grâce à sa structure opalisée, ce qui réduit les zones d'ombre et limite les brûlures foliaires en été. Le verre, plus transparent, concentre davantage les rayons directs.
Les traitements anti-UV jouent un rôle décisif sur la durabilité : un polycarbonate sans protection UV se dégrade en quelques années, jaunit et perd jusqu'à 20 à 30 % de sa transmission. Les fabricants sérieux appliquent un co-extrusion UV sur la face extérieure. La durée de garantie contre le jaunissement (souvent 5 à 15 ans selon les gammes) constitue un indicateur fiable de la qualité du traitement. Le verre, de son côté, ne jaunit pas et conserve sa transparence indéfiniment.
Isolation et inertie thermique selon verre, alvéolaire et plein
L'isolation thermique détermine la capacité de la serre à conserver sa chaleur la nuit et lors des pics de froid. Elle s'exprime par le coefficient U (en W/m².K) : plus il est bas, mieux le vitrage isole.Un vitrage simple en verre (4 mm) offre une isolation très faible, avec un coefficient U d'environ 5,8 W/m².K. Le polycarbonate alvéolaire améliore sensiblement ce résultat grâce à ses chambres d'air internes :
- Un polycarbonate alvéolaire 4 mm (double paroi fine) atteint environ 3,7 W/m².K, adapté aux tunnels de semis printaniers sans gel fort.
- Un 6 mm descend vers 3,3 W/m².K et convient aux serres 3 saisons.
- Un 10 mm (triple paroi) atteint environ 2,1 W/m².K, adapté à l'hivernage de plantes gélives comme les agrumes.
- Un 16 mm (4 ou 5 parois) atteint environ 1,7 W/m².K, pertinent pour une culture chauffée toute l'année.
Résistance aux chocs, à la grêle et au vent selon les configurations
Le verre horticole (3 mm ou 4 mm recuit) se brise net sous un impact modéré. Un grêlon de taille moyenne suffit à le percer. Le verre trempé résiste bien mieux aux chocs et, en cas de casse, se fragmente en petits morceaux sans arêtes coupantes, ce qui réduit le risque de blessure. Il résiste à des chocs de l'ordre de 5 fois supérieurs au verre recuit classique.
Le polycarbonate, qu'il soit alvéolaire ou plein, absorbe les chocs sans se briser : il se déforme légèrement puis reprend sa forme. Pour une zone exposée à la grêle, un alvéolaire 6 mm minimum offre une résistance nettement supérieure au verre horticole. Au vent, la légèreté du polycarbonate (environ 1 à 2 kg/m² pour un alvéolaire 6 mm, contre 8 à 10 kg/m² pour du verre 4 mm) facilite le montage mais exige un anchrage et une fixation soignée des profilés pour éviter l'arrachement lors de rafales.
Condensation, gouttes, ruissellement et humidité
Le verre lisse génère des gouttes qui tombent directement sur les plantes, ce qui favorise les maladies fongiques comme le botrytis. Certains verres dits « anti-goutte » orientent le ruissellement vers les profilés, mais ce type reste minoritaire dans les serres de jardin.Le polycarbonate alvéolaire génère également de la condensation à l'intérieur des alvéoles si les bords ne sont pas correctement bouchés avec des profilés adaptés. Cette condensation interne piège des dépôts et des algues qui réduisent progressivement la transmission lumineuse. Des bouchons de fermeture en haut des alvéoles et des grilles de ventilation en bas limitent ce phénomène. La ventilation de la serre reste le levier principal pour maîtriser l'humidité relative : un ouvrant de faîtage et un ouvrant de base créent un tirage naturel efficace.
Entretien, nettoyage et remplacement des panneaux sur la durée
Le verre se nettoie facilement à l'eau et au savon, sans risque de rayure avec une brosse souple. Le polycarbonate rayant facilement, il exige un nettoyage à l'eau claire et un chiffon microfibre pour conserver sa transmission lumineuse. Un panneau de verre cassé se remplace panneau par panneau dans la plupart des serres à structure aluminium avec mastic ou joints en caoutchouc.
Le vitrage en verre standard (3 ou 4 mm horticole) reste disponible chez les vitriers locaux. Le polycarbonate alvéolaire se découpe avec un cutter ou une scie circulaire et se remplace par des plaques standard, à condition que les dimensions correspondent aux profilés de la structure. La modularité de remplacement dépend donc de la conception de l'armature : à vérifier avant achat.
Sécurité des personnes et du jardin
Le verre horticole (verre recuit 3 mm) se brise en éclats longs et coupants. Il représente un risque réel pour les enfants, les animaux et les adultes qui travaillent à proximité. Le verre trempé ou sécurité réduit ce risque : en cas de casse, il se fragmente en petits morceaux émoussés. Pour une serre proche d'une zone de passage, d'une cour ou d'un espace de jeu, le verre trempé constitue un choix plus prudent que le verre horticole ordinaire.Le polycarbonate ne génère pas d'éclats : en cas de choc très violent, il se fissure ou se déchire sans projeter de débris coupants. C'est le matériau le plus sûr dans les environnements fréquentés.
Verre horticole ou verre trempé : quelles différences ?
Verre horticole
Le verre horticole (verre recuit 3 ou 4 mm) représente le vitrage standard des serres de jardin d'entrée et de milieu de gamme. Il convient à un jardin peu exposé au vent et à la grêle, sans enfants ni animaux domestiques circulant près des parois. Son coût d'achat reste le plus bas des options en verre. La transmission lumineuse dépasse 90 %, ce qui en fait un choix cohérent pour les semis précoces et les cultures sensibles à la lumière.Ses limites sont claires : il se brise facilement (impact modéré, grêle, chute d'outil), génère des éclats dangereux et exige un remplacement de panneau dès la première casse. Dans les régions exposées à la grêle ou aux tempêtes, ce vitrage engendre des coûts de remplacement récurrents.
Verre trempé
Le verre trempé (4 mm, 5 mm ou 6 mm) s'impose dans trois situations : une serre en zone exposée à la grêle, une installation proche d'une zone de passage fréquentée, et un usage dans un jardin avec enfants ou animaux. Il coûte sensiblement plus cher que le verre horticole (de l'ordre du simple au double ou plus selon les épaisseurs et les fabricants), mais réduit fortement le risque de blessure et de remplacement fréquent.À noter : le verre trempé ne se coupe pas après traitement. Les panneaux se commandent aux dimensions exactes de la structure, ce qui complexifie le remplacement en cas de casse partielle. Ce point mérite attention lors de l'achat d'une serre ancienne ou peu répandue dont les dimensions de panneaux seraient atypiques.
Quel polycarbonate choisir pour une serre ?
Le polycarbonate se présente sous deux formes radicalement différentes en usage serre : l'alvéolaire multi-parois et le plein (aussi appelé compact ou massif).
Plaque alvéolaire de 4 à 16 mm
Le polycarbonate alvéolaire comporte des alvéoles (chambres d'air longitudinales) qui améliorent l'isolation et allègent la plaque. Plus l'épaisseur augmente, plus le nombre de parois internes croît, et plus le coefficient d'isolation s'améliore. Voici comment raisonner selon l'usage :
| Épaisseur | Parois | Usage typique | Isolation relative |
|---|---|---|---|
| 4 mm | 2 | Tunnel saisonnier, semis printaniers | + |
| 6 mm | 2 | Serre 3 saisons, hiver doux | ++ |
| 8 mm | 3 | Serre 3 saisons à 4 saisons, hiver modéré | ++ |
| 10 mm | 3 | Hivernage agrumes, culture 4 saisons | +++ |
| 16 mm | 4 ou 5 | Culture chauffée, serre semi-professionnelle | ++++ |
| Épaisseur : 4 mm | |
|---|---|
| Parois | 2 |
| Usage typique | Tunnel saisonnier, semis printaniers |
| Isolation relative | + |
| Épaisseur : 6 mm | |
|---|---|
| Parois | 2 |
| Usage typique | Serre 3 saisons, hiver doux |
| Isolation relative | ++ |
| Épaisseur : 8 mm | |
|---|---|
| Parois | 3 |
| Usage typique | Serre 3 saisons à 4 saisons, hiver modéré |
| Isolation relative | ++ |
| Épaisseur : 10 mm | |
|---|---|
| Parois | 3 |
| Usage typique | Hivernage agrumes, culture 4 saisons |
| Isolation relative | +++ |
| Épaisseur : 16 mm | |
|---|---|
| Parois | 4 ou 5 |
| Usage typique | Culture chauffée, serre semi-professionnelle |
| Isolation relative | ++++ |
Polycarbonate plein
Le polycarbonate plein (4 à 5 mm) présente une transparence proche du verre (transmission lumineuse de 88 % environ) et une résistance aux chocs très élevée, supérieure à celle de l'alvéolaire. Il s'utilise dans les serres où la transparence visuelle prime (serre adossée à la maison, véranda de jardin) ou dans les zones soumises à des impacts fréquents et violents.Ses contraintes : il isole peu (coefficient U proche du verre simple), pèse plus lourd que l'alvéolaire de même épaisseur, et son prix au m² dépasse généralement celui de l'alvéolaire 6 mm. Pour une serre destinée à l'hivernage, l'alvéolaire 10 mm reste plus adapté.
| Critère | Verre horticole | Verre trempé | Polycarbonate alvéolaire |
|---|---|---|---|
| Transmission lumineuse | +++ (environ 90 %) | +++ (environ 90 %) | ++ (80 Ã 88 %) |
| Isolation thermique | + (faible) | + (faible) | ++ à +++ (selon épaisseur) |
| Résistance aux chocs et grêle | + (fragile) | ++ (résistant) | +++ (très résistant) |
| Sécurité en cas de casse | + (éclats coupants) | +++ (fragments émoussés) | +++ (pas d'éclats) |
| Poids au m² | ++ (lourd, 8 à 10 kg) | ++ (lourd) | +++ (léger, 1 à 2 kg) |
| Facilité de montage | + (lourd, fragile) | + (lourd, à commander sur mesure) | +++ (léger, découpable) |
| Durabilité et résistance UV | +++ (indéfinie, pas de jaunissement) | +++ (indéfinie) | + à +++ (selon traitement anti-UV) |
| Condensation | ++ (gouttes directes) | ++ (gouttes directes) | + (risque dans alvéoles si mal bouché) |
| Entretien et nettoyage | +++ (eau + savon, résiste au grattage) | +++ (facile) | ++ (microfibre, pas de grattage) |
| Esthétique et transparence | +++ (claire, élégante) | +++ (claire) | ++ (légèrement opalisé) |
| Coût à l'achat | ++ (modéré) | + (élevé) | + à +++ (selon épaisseur) |
| Remplacement des panneaux | ++ (vitrier local) | + (sur mesure, coûteux) | ++ (découpe sur place) |
| Bruit sous la pluie | + (fort, claquement) | + (fort) | +++ (amorti, discret) |
| Critère : Transmission lumineuse | |
|---|---|
| Verre horticole | +++ (environ 90 %) |
| Verre trempé | +++ (environ 90 %) |
| Polycarbonate alvéolaire | ++ (80 à 88 %) |
| Critère : Isolation thermique | |
|---|---|
| Verre horticole | + (faible) |
| Verre trempé | + (faible) |
| Polycarbonate alvéolaire | ++ à +++ (selon épaisseur) |
| Critère : Résistance aux chocs et grêle | |
|---|---|
| Verre horticole | + (fragile) |
| Verre trempé | ++ (résistant) |
| Polycarbonate alvéolaire | +++ (très résistant) |
| Critère : Sécurité en cas de casse | |
|---|---|
| Verre horticole | + (éclats coupants) |
| Verre trempé | +++ (fragments émoussés) |
| Polycarbonate alvéolaire | +++ (pas d'éclats) |
| Critère : Poids au m² | |
|---|---|
| Verre horticole | ++ (lourd, 8 Ã 10 kg) |
| Verre trempé | ++ (lourd) |
| Polycarbonate alvéolaire | +++ (léger, 1 à 2 kg) |
| Critère : Facilité de montage | |
|---|---|
| Verre horticole | + (lourd, fragile) |
| Verre trempé | + (lourd, à commander sur mesure) |
| Polycarbonate alvéolaire | +++ (léger, découpable) |
| Critère : Durabilité et résistance UV | |
|---|---|
| Verre horticole | +++ (indéfinie, pas de jaunissement) |
| Verre trempé | +++ (indéfinie) |
| Polycarbonate alvéolaire | + à +++ (selon traitement anti-UV) |
| Critère : Condensation | |
|---|---|
| Verre horticole | ++ (gouttes directes) |
| Verre trempé | ++ (gouttes directes) |
| Polycarbonate alvéolaire | + (risque dans alvéoles si mal bouché) |
| Critère : Entretien et nettoyage | |
|---|---|
| Verre horticole | +++ (eau + savon, résiste au grattage) |
| Verre trempé | +++ (facile) |
| Polycarbonate alvéolaire | ++ (microfibre, pas de grattage) |
| Critère : Esthétique et transparence | |
|---|---|
| Verre horticole | +++ (claire, élégante) |
| Verre trempé | +++ (claire) |
| Polycarbonate alvéolaire | ++ (légèrement opalisé) |
| Critère : Coût à l'achat | |
|---|---|
| Verre horticole | ++ (modéré) |
| Verre trempé | + (élevé) |
| Polycarbonate alvéolaire | + à +++ (selon épaisseur) |
| Critère : Remplacement des panneaux | |
|---|---|
| Verre horticole | ++ (vitrier local) |
| Verre trempé | + (sur mesure, coûteux) |
| Polycarbonate alvéolaire | ++ (découpe sur place) |
| Critère : Bruit sous la pluie | |
|---|---|
| Verre horticole | + (fort, claquement) |
| Verre trempé | + (fort) |
| Polycarbonate alvéolaire | +++ (amorti, discret) |
Quel matériau de serre choisir selon l'usage : semis, hivernage, 4 saisons ?
Semis précoces et tomates : priorité lumière et gestion des pics de chaleur
Pour les semis précoces réalisés de janvier à mars, la transmission lumineuse prime. Le verre horticole ou trempé offre le meilleur rendement lumineux à cette saison. Le polycarbonate alvéolaire de 6 mm représente un compromis solide : il transmet environ 83 % de lumière et apporte une isolation supplémentaire qui protège les jeunes plantules des gelées nocturnes tardives.La gestion de la surchauffe estivale constitue le défi principal pour les tomates et les cultures de chaleur. Une serre bien orientée (faîtage est-ouest) avec au moins deux ouvrants de faîtage et une porte ventilée limite les pics à l'intérieur. Un voile d'ombrage ou un badigeon de chaux appliqué sur les parois exposées au sud réduit encore la montée en température en juillet-août. Le polycarbonate diffuse la lumière de façon plus homogène et réduit légèrement les pics thermiques par rapport au verre.
Hivernage d'agrumes et plantes gélives : priorité isolation et étanchéité
Pour l'hivernage d'agrumes, d'oleanders, de fuchsias ou d'autres plantes sensibles au gel, l'isolation thermique prime. Un polycarbonate alvéolaire 10 mm ou 16 mm réduit sensiblement les pertes de chaleur nocturnes et limite la consommation d'un chauffage d'appoint. Les joints périmétriques entre panneaux et profilés jouent un rôle tout aussi décisif que le vitrage lui-même : un joint usé ou absent annule le gain d'isolation du matériau.L'humidité constitue le deuxième facteur de risque pour les plantes hivernées. La ventilation contrôlée (ouvrant de faîtage entrouvert lors des journées douces) et l'absence de ruissellement direct sur les feuilles réduisent les risques de pourriture. Le verre simple n'isole pas assez pour l'hivernage sans chauffage dans la plupart des régions françaises.
Culture toute l'année : compromis lumière, isolation et durabilité UV
Une serre 4 saisons destinée à la production continue demande un vitrage qui cumule bonne transmission lumineuse, isolation correcte et durabilité dans le temps. Le polycarbonate alvéolaire 10 mm avec traitement anti-UV garanti 10 ans ou plus constitue le choix le plus cohérent pour ce profil. Le verre trempé en double vitrage représente une alternative haut de gamme, mais son coût reste significativement plus élevé et sa disponibilité en serre de jardin grand public limitée.Le vieillissement UV reste le point de vigilance principal pour le polycarbonate en usage permanent. Une garantie courte (3 à 5 ans) signale souvent un traitement superficiel, insuffisant pour une serre exposée plein sud pendant 10 à 15 ans.
Verre ou polycarbonate : quel choix selon le climat ?
Zone ventée : poids, rigidité, ancrage et nombre d'ouvrants
Dans une zone exposée au vent (littoral, altitude, couloir rhodanien), la légèreté du polycarbonate réduit les efforts exercés sur la structure, mais exige une fixation soignée des plaques dans les profilés. Un polycarbonate alvéolaire mal ancré peut se décoller et partir lors de rafales. L'armature en aluminium ou en acier galvanisé doit comporter des raidisseurs, et la structure doit être fixée sur une semelle ou des longrines ancrées dans le sol.Le nombre d'ouvrants influence également la pression sur la structure : trop de surface vitrée non fixée rigidement crée des points de faiblesse. En zone ventée, une serre avec deux ou trois ouvrants de faîtage verrouillables par câble ou par vérin thermosensible est plus sûre qu'un simple ouvrant basculant.
Zone grêle : priorité résistance aux impacts et choix du type de verre
En zone à risque grêle modéré à fort (Pyrénées, Alpes, Ardèche, Vosges, zones de convection orageuse), le polycarbonate alvéolaire de 6 mm minimum résiste aux grêlons de taille courante. Les grêlons exceptionnels peuvent perforer même le polycarbonate alvéolaire fin, mais la casse reste ponctuelle et ne génère pas d'éclats dangereux. Le verre horticole 3 mm se brise sous des grêlons même modérés. Le verre trempé résiste mieux, mais sans garantie absolue contre les grêlons de forte taille.Si la zone est régulièrement touchée par des épisodes de grêle, le bilan économique penche clairement vers le polycarbonate : le coût de remplacement de panneaux de verre cassés sur plusieurs saisons dépasse rapidement le surcoût initial d'une serre en polycarbonate.
Zone très ensoleillée : limiter la surchauffe sans perdre trop de lumière
Dans le sud de la France ou sur tout terrain très exposé au soleil, la surchauffe estivale représente le risque principal pour les cultures. Le polycarbonate alvéolaire, par sa diffusion lumineuse, limite légèrement les pics de température intérieurs par rapport au verre. Mais l'essentiel de la régulation thermique passe par :
- L'orientation de la serre, en évitant une façade plein ouest exposée à l'ensoleillement de fin d'après-midi.
- L'installation d'un voile d'ombrage 30 à 50 % de juin à août, fixé sur la face intérieure ou extérieure.
- L'ouverture automatique des ouvrants via des vérins thermosensibles qui s'ouvrent à partir de 20 à 25 °C sans intervention manuelle.
- Un arrosage au sol qui abaisse la température intérieure par évaporation.
Serre en verre ou polycarbonate : quel confort au quotidien ?
Le polycarbonate alvéolaire amortit le bruit de la pluie : les alvéoles absorbent une partie des vibrations, ce qui rend la serre nettement plus silencieuse qu'une serre en verre lors des averses. Ce point revêt de l'intérêt pour les serres adossées à la maison ou proches d'un espace de repos.Le verre offre une transparence totale qui s'intègre mieux dans un jardin soigné et produit un rendu visuel proche d'une véranda. Le polycarbonate alvéolaire présente un aspect légèrement opalisé, perceptible de l'extérieur, qui peut déplaire dans un contexte esthétique exigeant. Le polycarbonate plein, plus transparent, réduit cet écart visuel mais isole peu.
Serre en verre ou polycarbonate : quel coût sur la durée ?
Le prix d'achat d'une serre en verre ne constitue qu'une partie du coût réel d'une serre sur 10 à 15 ans.
- Le verre horticole reste l'option la moins coûteuse à l'achat pour le vitrage seul, mais chaque panneau cassé représente un coût de remplacement (vitrage + pose) non négligeable. En zone grêle, ce coût peut se répéter chaque saison.
- Le polycarbonate alvéolaire de milieu de gamme coûte plus cher à l'achat que le verre horticole, mais se remplace sans artisan, par simple découpe. Sa durée de vie annoncée atteint 10 à 15 ans pour les gammes avec traitement UV sérieux, contre une durée indéfinie pour le verre qui ne vieillit pas optiquement.
En termes de niveaux de coût relatif :
- Verre horticole : + (achat) / ++ (remplacement si casse fréquente)
- Verre trempé : +++ (achat et remplacement sur mesure)
- Polycarbonate alvéolaire 6 mm : ++ (achat) / + (remplacement facile)
- Polycarbonate alvéolaire 10 mm ou 16 mm : +++ (achat) / + (remplacement)
FAQ
Le polycarbonate jaunit-il forcément avec le temps ?
Le polycarbonate sans traitement anti-UV ou avec un traitement superficiel jaunit en 3 à 7 ans, selon l'exposition solaire. Un polycarbonate avec co-extrusion UV sur la face extérieure et une garantie de 10 ans ou plus conserve une transmission lumineuse correcte sur la durée annoncée. Vérifier la garantie anti-jaunissement dans la fiche produit avant achat.
Quelle épaisseur de polycarbonate choisir pour hiverner des agrumes ?
Un polycarbonate alvéolaire de 10 mm (triple paroi, coefficient U d'environ 2,1 W/m².K) constitue le minimum raisonnable pour hiverner des agrumes dans la majorité des régions françaises. Le 16 mm améliore encore l'isolation pour les hivers rigoureux ou une utilisation sans chauffage d'appoint.
Le verre horticole résiste-t-il à la grêle ?
Le verre horticole recuit 3 mm ne résiste pas aux grêlons de taille supérieure à quelques millimètres. Des grêlons courants lors d'un orage estival suffisent à le perforer. Le verre trempé résiste mieux, mais le polycarbonate alvéolaire 6 mm ou plus reste le matériau le plus adapté en zone exposée à la grêle.
Peut-on remplacer soi-même un panneau de polycarbonate cassé ou abîmé ?
Oui, à condition que les dimensions de la plaque correspondent aux profilés de la structure. Le polycarbonate alvéolaire se découpe à la scie circulaire ou au cutter et se glisse dans les profilés existants. Le remplacement d'un panneau de verre, en revanche, nécessite souvent l'intervention d'un vitrier, sauf si la serre est conçue avec des glissières accessibles.
La serre en polycarbonate est-elle plus bruyante sous la pluie que la serre en verre ?
C'est l'inverse : le polycarbonate alvéolaire amortit le bruit des gouttes de pluie grâce à ses alvéoles. Une serre en verre produit un bruit de crépitement net lors des averses, parfois gênant pour les serres adossées à la maison ou proches d'une terrasse.
Quelle est la durée de vie d'une serre en polycarbonate par rapport à une serre en verre ?
La structure aluminium ou acier d'une serre bien entretenue dure 20 à 30 ans. Le vitrage en verre ne vieillit pas optiquement et peut durer indéfiniment s'il ne casse pas. Le polycarbonate alvéolaire de bonne qualité dure de 10 à 15 ans avant un jaunissement notable, selon le traitement UV et l'exposition. Ces fourchettes varient selon les fabricants : une garantie longue est un indicateur fiable de qualité.
Faut-il ancrer une serre en polycarbonate différemment d'une serre en verre ?
La légèreté du polycarbonate expose davantage la serre aux effets du vent sur les panneaux eux-mêmes. L'ancrage de la structure au sol reste tout aussi nécessaire que pour une serre en verre, mais il convient également de vérifier la qualité de fixation des plaques dans les profilés : des clips ou des vis insuffisants permettent aux panneaux de battre et de se désolidariser par vent fort.
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