- Qu'est-ce que le cellophanage en imprimerie ?
- Quels sont les objectifs clés du cellophanage ?
- Quelles sont les différents procédés de cellophanage ?
- Quels sont les types de rendus et films disponibles pour une cellophaneuse ?
- Quels sont les supports compatibles au cellophanage ?
- Quels sont les avantages et inconvénients du cellophanage
- Cellophanage, vernis ou encapsulage : comment choisir ?
- FAQ
- Qu'est-ce que le cellophanage en imprimerie ?
- Quels sont les objectifs clés du cellophanage ?
- Quelles sont les différents procédés de cellophanage ?
- Quels sont les types de rendus et films disponibles pour une cellophaneuse ?
- Quels sont les supports compatibles au cellophanage ?
- Quels sont les avantages et inconvénients du cellophanage
- Cellophanage, vernis ou encapsulage : comment choisir ?
- FAQ
💡 À retenir
- Le cellophanage désigne l’application d’un film en plastique sur un support imprimé..
- Deux procédés existent : à chaud (standard) et à froid (supports sensibles à la chaleur).
- Les finitions principales sont : brillant, mat, soft touch et anti-rayure.
- Le recto-verso évite le tuilage et rigidifie le support.
- Des alternatives plus écologiques existent (films biodégradables à base de cellulose).
Le cellophanage consiste à appliquer un film plastique fin sur la surface d'un support imprimé, après impression, pour le protéger et modifier son aspect visuel ou tactile. Réalisée avec une cellophaneuse, cette opération de finition s'effectue sur une ou deux faces et s'applique à la grande majorité des supports imprimés professionnels.
Qu'est-ce que le cellophanage en imprimerie ?
Le cellophanage désigne l'application d'un film polymère fin et transparent en polypropylène (BOPP) ou en polyester (PET) sur la surface d'un support imprimé. Ce film adhère à la feuille imprimée par chaleur, par pression, ou par les deux à la fois, selon le procédé retenu.
En pratique, les termes cellophanage, pelliculage et lamination recouvrent la même opération. La nuance est essentiellement régionale ou historique : le mot « cellophane » est à l'origine une marque déposée, désignant un film à base de cellulose, qui est progressivement entré dans le langage courant pour désigner tout film de protection transparent. Aujourd'hui, les films utilisés en imprimerie sont majoritairement à base de polypropylène et non de cellulose mais le terme « cellophanage » reste très utilisé dans le secteur.
Cette opération se distingue fondamentalement de deux autres finitions :
- Le vernis : une couche liquide appliquée sur la surface, moins protectrice mécaniquement, applicable en mode sélectif (zones ciblées).
- L'encapsulage : le document est enfermé entre deux films plastiques soudés sur les bords, ce qui rend le support totalement étanche et rigide (comme pour une carte d'identité).
Quels sont les objectifs clés du cellophanage ?
Le cellophanage remplit trois fonctions distinctes, complémentaires en pratique :
- Protection mécanique : Le film crée une barrière contre les rayures, les taches, les traces de doigts, l'humidité et les déchirures. Cette résistance accrue prolonge la durée de vie du support, particulièrement utile sur les documents soumis à des manipulations fréquentes.
- Amélioration esthétique : Le film modifie la réflectance de la surface imprimée. Un film brillant intensifie les couleurs et crée un effet glacé. Un film mat réduit les reflets et apporte une perception sobre et soignée. Le choix du film influence directement la perception visuelle du document.
- Amélioration structurelle : En s'ajoutant aux fibres du papier, le film augmente la rigidité du support, ce que les imprimeurs appellent la « main ». Cette rigidité est encore plus marquée lorsque le pelliculage est appliqué en recto-verso.
Quelles sont les différents procédés de cellophanage ?
| Critère | À chaud | À froid |
|---|---|---|
| Principe | Thermo-collage par rouleaux chauffants | Adhésif activé par pression seule |
| Supports adaptés | Offset, gros volumes, papiers standards | Supports sensibles, numérique, grand format |
| Coût | Plus économique | Plus élevé |
| Vitesse | Élevée | Modérée |
| Résistance finale | Très bonne | Bonne |
Cellophanage à chaud vs à froid
Les deux procédés de cellophanage se distinguent par le mécanisme d'adhésion du film sur le support.
- Le cellophanage à chaud (ou thermo-collage) est le procédé le plus répandu en production industrielle. Le film est enduit d'une colle thermosensible activée par des rouleaux chauffants. La chaleur fond la colle, et la pression des rouleaux garantit une adhésion uniforme. Ce procédé s'adapte aux volumes importants, imprimés en offset, et offre un bon rapport coût/débit.
- Le cellophanage à froid repose sur un adhésif sensible à la pression : aucune chaleur n'intervient dans l'activation. Ce procédé s'utilise pour les supports sensibles à la chaleur (certains plastiques, supports numériques grand format, papiers spéciaux) et pour des petites séries ou des travaux en impression numérique. Son coût est généralement plus élevé.
Procédés manuels vs automatiques
En production industrielle, les cellophaneuses automatiques assurent une pression constante (hydraulique ou pneumatique), une vitesse élevée et une qualité homogène sur l'ensemble du tirage. Elles traitent des formats allant du A4 au grand format.
En contexte artisanal ou de prototypage, les cellophaneuses manuelles ou semi-automatiques permettent de traiter de très petites séries. Leur principal risque est la formation de bulles d'air entre le film et le papier, due à une pression insuffisante ou à une application irrégulière. Ces défauts restent acceptables pour des maquettes mais s'avèrent rédhibitoires pour une production commerciale.
Quels sont les types de rendus et films disponibles pour une cellophaneuse ?
Finition mate, brillante et soft touch
Le cellophanage brillant ravive les couleurs et intensifie les contrastes, notamment sur les visuels photographiques. Il produit un effet glacé avec des reflets lumineux. C'est le film le plus économique et le plus résistant aux rayures superficielles. Son point faible : l'écriture au stylo n'adhère pas facilement sur cette surface.
Le cellophanage mat absorbe la lumière plutôt qu'il ne la réfléchit. Il apporte un rendu sobre, très utilisé pour les supports à dominante textuelle (rapports, dossiers institutionnels, couvertures de livres). Sur les aplats foncés, la finition mat révèle plus facilement les rayures et les traces de manipulation — un point de vigilance à anticiper lors de la conception.
Le cellophanage soft touch — aussi appelé « peau de pêche » — combine un aspect visuel extra-mat et un toucher velouté caractéristique. Plus épais que les films mat/brillant, il génère un surcoût mais offre une expérience tactile recherchée pour les supports premium (plaquettes institutionnelles, packaging haut de gamme, couvertures de catalogues luxe). Comme le mat, il reste sensible aux traces de doigts sur les fonds sombres.
Films techniques et créatifs utilisés
- Le film anti-rayure (mat renforcé) s'impose dès que le support présente des fonds foncés ou des aplats larges en finition mat. Il offre une résistance aux éraflures nettement supérieure aux films mat standards, sans modifier significativement le rendu visuel.
- Le film satiné représente un compromis entre mat et brillant : une légère brillance sans reflets marqués, idéal pour les documents qui doivent allier lisibilité et dynamisme visuel.
- Les films texturés (effet toilé, cuir, sable) ajoutent une dimension tactile supplémentaire et créent un effet matière sans passer par un gaufrage. Ils s'utilisent notamment pour des menus de restaurant ou des supports à forte valeur perçue.
D'autres films répondent à des besoins techniques spécifiques : les films antibactériens (intégrant des ions argent, réduisant les bactéries à 99,9 %) conviennent aux menus de restauration et aux supports médicaux ; les films holographiques servent à des usages de sécurité documentaire ou à des packagings à effet visuel fort.
Quels sont les supports compatibles au cellophanage ?
Le cellophanage s'applique en priorité aux supports dont le grammage dépasse 250 g/m², voire 300 g/m² pour les cartes de visite. En dessous de 135 g/m², le risque de tuilage (déformation du papier liée à la tension du film) augmente significativement, surtout si un seul côté est pelliculé.
Les produits imprimés les plus fréquemment pelliculés sont :
- Les cartes de visite : le pelliculage y est quasi systématique pour rigidifier le support et protéger l'impression.
- Les couvertures de brochures et de catalogues : le film protège le document des manipulations répétées lors de sa distribution.
- Les menus de restaurant : le film brillant ou toilé assure une résistance à l'humidité et aux graisses, et facilite le nettoyage.
- Les chemises à rabats et dossiers de présentation : la rigidité apportée par le recto-verso améliore la tenue en main.
À l'inverse, le cellophanage reste déconseillé sur les papiers texturés (le film écrase le grain de surface), sur les papiers de création à forte épaisseur irrégulière, et sur les supports très fins dont la déformation serait difficile à maîtriser.
Quels sont les avantages et inconvénients du cellophanage
Les avantages du cellophanage sont mesurables : un document pelliculé présente une durée de vie multipliée par 10 par rapport au même document non traité. Le film protège contre l'eau, les graisses, les salissures et l'abrasion quotidienne. Il valorise visuellement et tactiellement le support, ce qui influe sur la perception de marque.
Les inconvénients méritent une attention particulière, notamment dans un contexte de responsabilité environnementale. Le film plastique ajoute une couche polymère au papier, ce qui complique la filière de recyclage. Des films modernes à base de cellulose ou d'amidon existent comme alternatives plus durables, mais restent moins répandus et plus onéreux. Par ailleurs, il est impossible d'écrire sur un document pelliculé en brillant ou en mat standard — une contrainte à anticiper si le document doit recevoir des annotations manuscrites.
Cellophanage, vernis ou encapsulage : comment choisir ?
| Critère | Cellophanage | Vernis | Encapsulage |
|---|---|---|---|
| Nature | Film polymère solide | Couche liquide | 2 films soudés sur les bords |
| Application | Plein (toute la face) | Plein ou sélectif | Plein (enveloppe le document) |
| Protection mécanique | Élevée | Modérée | Très élevée |
| Aspect | Mat, brillant, soft touch... | Brillant, mat, sélectif | Plastique marqué |
| Rigidité apportée | Modérée à élevée | Faible | Très élevée |
| Étanchéité | Partielle | Non | Totale |
| Coût | Moyen | Faible à moyen | Élevé |
| Recyclabilité | Complexe | Plus simple | Très complexe |
| Critère : Nature | |
|---|---|
| Cellophanage | Film polymère solide |
| Vernis | Couche liquide |
| Encapsulage | 2 films soudés sur les bords |
| Critère : Application | |
|---|---|
| Cellophanage | Plein (toute la face) |
| Vernis | Plein ou sélectif |
| Encapsulage | Plein (enveloppe le document) |
| Critère : Protection mécanique | |
|---|---|
| Cellophanage | Élevée |
| Vernis | Modérée |
| Encapsulage | Très élevée |
| Critère : Aspect | |
|---|---|
| Cellophanage | Mat, brillant, soft touch... |
| Vernis | Brillant, mat, sélectif |
| Encapsulage | Plastique marqué |
| Critère : Rigidité apportée | |
|---|---|
| Cellophanage | Modérée à élevée |
| Vernis | Faible |
| Encapsulage | Très élevée |
| Critère : Étanchéité | |
|---|---|
| Cellophanage | Partielle |
| Vernis | Non |
| Encapsulage | Totale |
| Critère : Coût | |
|---|---|
| Cellophanage | Moyen |
| Vernis | Faible à moyen |
| Encapsulage | Élevé |
| Critère : Recyclabilité | |
|---|---|
| Cellophanage | Complexe |
| Vernis | Plus simple |
| Encapsulage | Très complexe |
Le vernis est un liquide appliqué comme une encre, généralement en machine d'impression offset ou UV. Moins protecteur mécaniquement que le pelliculage, il autorise en revanche une application sélective sur des zones ciblées (logo, visuel, titre). Son coût reste inférieur au pelliculage.
L'encapsulage génère un débord plastique soudé sur les quatre bords du document : le support se retrouve totalement enfermé entre deux films. Ce procédé rend le document totalement imperméable et très rigide (usage typique : cartes d'identité plastifiées, badges). L'aspect « plastique » est cependant très marqué, ce qui le réserve à des usages fonctionnels plutôt qu'esthétiques.
Les critères de choix se résument à trois paramètres : la durée de vie souhaitée du document, le budget disponible, et l'esthétique attendue (rendu visuel, toucher, positionnement de marque).
FAQ
Peut-on écrire sur un document cellophané ?
Sur un film brillant standard, l'encre du stylo n'adhère pas à la surface : l'écriture est impossible ou instable. En finition mat, le résultat reste aléatoire selon l'encre utilisée. Certains films soft touch permettent une écriture au stylo-bille, car leur surface extra-mate accroche légèrement l'encre. Des films spéciaux dits « écrivables » existent pour les applications nécessitant une écriture manuscrite (cartes de menu effaçables, fiches de terrain). Dans tous les cas, il convient de cellophaner uniquement le recto si le verso doit recevoir des annotations.
Le cellophanage est-il recyclable ?
Le film plastique ajouté au papier complique sa séparation dans les filières de recyclage standard. Certains films modernes sont conçus pour se décoller plus facilement du papier en milieu de recyclage, mais ce n'est pas encore la norme. Des alternatives à base de cellulose ou d'amidon offrent une meilleure fin de vie, mais leur disponibilité reste limitée. En pratique, un document pelliculé est moins facilement recyclable qu'un document non traité ou simplement verni.
Faut-il cellophaner recto ou recto-verso ?
Le cellophanage recto-verso est recommandé pour éviter le tuilage : lorsqu'un seul côté est pelliculé, la tension du film sur une face crée une déformation en courbe du support. Le recto-verso compense cette tension et rigidifie l'ensemble du document. Le cellophanage recto seul reste justifié lorsque le dos du document n'est pas imprimé, ou pour réduire le coût de finition sur des supports peu exposés.