Sommaire
- Pourquoi la mise à la terre d'un groupe électrogène est-elle nécessaire ?
- Quelles valeurs de résistance de terre impose la norme NF C 15-100 ?
- Quel matériel prévoir pour la mise à la terre d'un groupe électrogène ?
- Comment installer la mise à la terre d'un groupe électrogène en pratique ?
- Comment mesurer la résistance de terre avec un tellurohmètre ?
- Quelles précautions éviter les risques électriques lors du raccordement ?
- FAQ : questions fréquentes des professionnels sur la mise à la terre
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Sommaire
- Pourquoi la mise à la terre d'un groupe électrogène est-elle nécessaire ?
- Quelles valeurs de résistance de terre impose la norme NF C 15-100 ?
- Quel matériel prévoir pour la mise à la terre d'un groupe électrogène ?
- Comment installer la mise à la terre d'un groupe électrogène en pratique ?
- Comment mesurer la résistance de terre avec un tellurohmètre ?
- Quelles précautions éviter les risques électriques lors du raccordement ?
- FAQ : questions fréquentes des professionnels sur la mise à la terre
Temps de lecture estimé : 7min
đź’ˇ L'essentiel Ă retenir :
- La mise à la terre groupe électrogène évacue les courants de défaut et déclenche le différentiel 30 mA pour protéger les personnes.
- La résistance de terre cible est ≤ 100 Ω avec un différentiel 500 mA, et < 50 Ω avec un différentiel 30 mA.
- Le conducteur de terre doit avoir une section de 16 mm² s'il est protégé mécaniquement, ou 25 mm² s'il est nu ou enterré.
- Un groupe de classe II alimentant uniquement des appareils de classe II peut être dispensé de terre.
- Un groupe de secours raccordé à un bâtiment exige un inverseur de source pour séparer le réseau public.
- Un groupe mobile sur chantier nécessite un piquet temporaire, une mesure à chaque implantation et un différentiel 30 mA.
La mise à la terre d'un groupe électrogène industriel consiste à relier le châssis métallique et la borne de terre à une électrode enterrée pour évacuer les courants de défaut. Cette liaison permet au dispositif différentiel 30 mA de détecter une fuite et de couper l'alimentation. La valeur de résistance de terre doit rester inférieure à 100 Ω avec un différentiel 500 mA. Elle doit être inférieure à 50 Ω avec un différentiel 30 mA. La section du conducteur de terre atteint 16 mm² s'il est protégé mécaniquement, ou 25 mm² s'il est nu ou enterré. La protection des personnes, les valeurs normatives, le matériel, la mise en œuvre, la mesure, les précautions de raccordement et la FAQ sont traités dans ce qui suit.
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Pourquoi la mise à la terre d'un groupe électrogène est-elle nécessaire ?
La mise à la terre protège les personnes contre les contacts indirects. Le châssis métallique du groupe doit être relié à une prise de terre par un conducteur vert-jaune pour évacuer un courant de défaut. Le différentiel 30 mA détecte la fuite et coupe le circuit. Un groupe de classe II peut être dispensé de terre sous certaines conditions.
Protection des personnes face aux contacts électriques indirects
Un défaut d'isolement met la carcasse métallique sous tension. La liaison du châssis à la terre évacue le courant de défaut vers le sol et évite une tension de contact dangereuse supérieure à 50 V. La liaison équipotentielle entre masses maintient toutes les parties métalliques accessibles au même potentiel.
Les éléments suivants doivent être reliés à la terre :
Les éléments suivants doivent être reliés à la terre :
- Le châssis du groupe électrogène.
- Les carcasses des appareils de classe I alimentés.
- Les structures métalliques du local abritant le groupe.
- La barrette d'équipotentialité.
Fonctionnement du dispositif différentiel 30 mA haute sensibilité
Le dispositif différentiel 30 mA surveille la différence entre le courant qui entre et celui qui sort. Une fuite de 30 mA déclenche la coupure dans le temps requis. Une terre de qualité permet l'écoulement du courant de défaut et assure le fonctionnement du différentiel.
Dispense de terre pour les groupes de classe II
La mise à la terre n'est pas nécessaire quand le groupe et tous les matériels alimentés sont de classe II à double isolation. La terre devient obligatoire dès qu'un appareil de classe I est raccordé.
Les critères de reconnaissance d'un matériel de classe II sont :
Les critères de reconnaissance d'un matériel de classe II sont :
- Le symbole double carré.
- Une isolation renforcée.
- L'absence de borne de terre.
- La confirmation dans la notice du constructeur.
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Quelles valeurs de résistance de terre impose la norme NF C 15-100 ?
La norme NF C 15-100 encadre la mise à la terre des installations électriques basse tension. Les normes et réglementations sur les groupes électrogènes industriels précisent les valeurs cibles selon le différentiel associé et le régime de neutre. Le schéma TT impose une condition de sécurité fondée sur la tension de contact.
Seuils de résistance de terre selon la protection différentielle
Pour un différentiel 500 mA, la résistance de terre doit rester inférieure ou égale à 100 Ω. Pour un différentiel 30 mA, la valeur cible est inférieure à 50 Ω afin de limiter la tension de contact.
| Protection différentielle | Valeur maximale de résistance de terre |
|---|---|
| Différentiel 500 mA | ≤ 100 Ω |
| Différentiel 30 mA | < 50 Ω |
Régimes de neutre TT et IT des groupes électrogènes
Le régime TT relie le neutre à la terre. La protection repose sur le différentiel, avec la condition RA × IΔn ≤ 50 V. Le régime IT utilise un contrôleur d'isolement et convient à certains chantiers. Pour les groupes mobiles, le guide UTE C 15-401 fournit les prescriptions.
Différence entre le cadre français et le cadre suisse
La valeur de 100 Ω relève du cadre français NF C 15-100. La valeur de 10 Ω concerne les installations domestiques suisses. La valeur exacte dépend du projet, du régime de neutre et de la protection différentielle.
Quel matériel prévoir pour la mise à la terre d'un groupe électrogène ?
Le matériel nécessaire comprend un piquet de terre, un conducteur cuivre de section adaptée, une cosse, un collier de serrage, un regard de visite et une barrette d'équipotentialité. Les instruments de mesure incluent le tellurohmètre.
Piquet de terre et conducteur cuivre 16 à 25 mm²
La section minimale du conducteur de terre en cuivre est de 16 mm² s'il est protégé par gaine ou conduit. Elle passe à 25 mm² pour un conducteur nu ou enterré directement. La règle de proportionnalité avec la phase s'applique également.
| Condition du câble de terre | Section minimale en cuivre |
|---|---|
| Protégé mécaniquement | 16 mm² |
| Nu ou enterré directement | 25 mm² |
Accessoires de raccordement, cosse et regard de visite
Les accessoires suivants sont requis :
- Une cosse sertie pour le raccordement au châssis.
- Un collier de serrage pour fixer le conducteur au piquet.
- Un regard de visite pour accéder à la connexion.
- Une barrette d'équipotentialité pour relier les masses métalliques.
Instruments de mesure de la résistance de terre
Le tellurohmètre en méthode 3 pôles constitue l'instrument de référence. La pince de terre convient aux réseaux multipoints bouclés. Le multimètre ordinaire est inadapté car il n'injecte pas le courant requis.
- Instrument adapté : tellurohmètre 3 pôles.
- Instrument adapté : pince de terre pour réseaux bouclés.
- Instrument inadapté : multimètre ou ohmmètre classique.
Comment installer la mise à la terre d'un groupe électrogène en pratique ?
L'installation consiste à implanter le piquet dans le sol, à relier la borne de terre et le châssis au piquet par un conducteur cuivre, puis à distinguer le cas d'un groupe fixe de celui d'un groupe mobile.
Implantation et profondeur d'enfoncement du piquet de terre
Le piquet doit être enfoncé verticalement dans un sol humide et conducteur, hors couche remaniée. Une boucle en fond de fouille reste plus performante qu'un simple piquet.
Les critères d'implantation sont :
Les critères d'implantation sont :
- Terrain naturel, non rocheux et non remblayé.
- Profondeur d'enfoncement d'au moins 2 m.
- Proximité du groupe pour limiter la longueur du conducteur.
- Éloignement de toute canalisation ou structure métallique.
Raccordement du châssis et de la borne de terre
La borne de terre et le châssis métallique sont reliés au piquet par un conducteur vert-jaune, avec cosse et collier serrés. La continuité du conducteur de protection et le serrage sont vérifiés à chaque maintenance.
- Enfoncer le piquet de terre dans le sol.
- Fixer le conducteur sur la tĂŞte du piquet avec un collier de serrage.
- Relier l'autre extrémité à la borne de terre du groupe.
- Serrer la connexion au châssis du groupe.
- Vérifier la continuité du conducteur de protection.
Mise Ă la terre d'un groupe fixe versus mobile
Un groupe fixe se raccorde en permanence à la terre du bâtiment avec un inverseur de source. Un groupe mobile utilise un piquet temporaire et un différentiel 30 mA. Le branchement sur une prise murale est interdit.
| Critère | Groupe fixe | Groupe mobile |
|---|---|---|
| Raccordement | Permanent à la terre du bâtiment | Piquet temporaire sur le site |
| Protection | Inverseur de source et différentiels | Différentiel 30 mA |
| Câble | Section selon installation | Souple H07RN-F |
| Neutre | Relié à la terre en un point unique | Configuration selon notice |
Comment mesurer la résistance de terre avec un tellurohmètre ?
La mesure au tellurohmètre exige la consignation du groupe, l'isolement des chemins parallèles et l'implantation des piquets aux distances requises. La valeur relevée s'interprète selon les seuils de conformité.
Méthode de chute de potentiel à 62 %
Le tellurohmètre injecte un courant entre la prise de terre et un piquet de courant placé à 4 à 5 fois la longueur de l'électrode. La tension est mesurée au piquet de potentiel placé à 62 % de cette distance. Un écart minimal de 20 m entre électrodes est requis. La formule de calcul est R = U / I.
- Piquet de courant : distance de 4 à 5 fois la longueur de l'électrode.
- Piquet de potentiel : position Ă 62 % de la distance.
- Écart minimal de 20 m entre électrodes.
Interprétation des résultats de mesure et seuils de conformité
La valeur relevée se compare aux seuils du projet : ≤ 100 Ω avec différentiel 500 mA, < 50 Ω avec 30 mA. Une mesure estivale sur sol sec peut être plus élevée sans traduire une terre défaillante.
- Différentiel 500 mA : seuil ≤ 100 Ω.
- Différentiel 30 mA : seuil < 50 Ω.
- Variation saisonnière possible selon l'humidité du sol.
Périodicité de contrôle et cas des groupes mobiles
Un groupe mobile ou sur remorque exige une nouvelle mesure à chaque implantation. Une mesure réalisée sur un chantier précédent n'a aucune valeur. Les résultats doivent être consignés et le serrage des connexions contrôlé.
Quelles précautions éviter les risques électriques lors du raccordement ?
Le raccordement exige de ne jamais brancher un groupe sur une prise murale, de poser un inverseur de source, de réaliser la liaison neutre-terre en un seul point et d'interconnecter les masses. En environnement humide, la protection doit être renforcée.
Inverseur de source et séparation du réseau public
Le groupe électrogène de secours doit être séparé du réseau public par un inverseur de source posé par un électricien qualifié. L'inverseur coupe tous les conducteurs actifs, y compris le neutre. La réinjection de courant dans le réseau est interdite.
- Ne jamais utiliser un câble mâle-mâle.
- N'interconnecter jamais le neutre du groupe avec celui du réseau.
- Poser un inverseur de source avec coupure du neutre.
Mise en œuvre de la liaison équipotentielle des masses
La carcasse du groupe est interconnectée avec les masses des appareils alimentés pour maintenir une équipotentialité. La barrette d'équipotentialité relie toutes les parties métalliques du local du groupe.
Protection renforcée dans les environnements humides et extérieurs
Les zones très humides ou proches de plans d'eau exigent des valeurs de terre plus basses et un différentiel 30 mA. Les connexions doivent être vérifiées régulièrement en extérieur.
- Utiliser un différentiel 30 mA systématique.
- Rechercher une résistance de terre plus faible que les seuils standards.
- Contrôler le serrage et l'état des connexions.
FAQ : questions fréquentes des professionnels sur la mise à la terre
Faut-il une terre pour un groupe de classe II ?
Non. Un groupe de classe II alimentant uniquement des appareils de classe II peut être dispensé de terre. La terre devient obligatoire dès qu'un appareil de classe I est raccordé.
Quelle valeur de résistance de terre viser ?
Viser ≤ 100 Ω avec un différentiel 500 mA, et < 50 Ω avec un différentiel 30 mA. La valeur exacte dépend du régime de neutre et du projet.
Quelle section de câble de terre choisir ?
Choisir 16 mm² pour un câble protégé mécaniquement, ou 25 mm² pour un conducteur nu ou enterré directement.
Peut-on mesurer la terre avec un multimètre ?
Non. Le multimètre ordinaire ne mesure pas une résistance de terre. Le tellurohmètre en méthode 3 pôles est l'instrument de référence.
Un groupe mobile exige-t-il une terre Ă chaque site ?
Oui. Un groupe mobile ou sur remorque exige une nouvelle mesure de terre à chaque implantation, car une mesure d'un chantier précédent n'a aucune valeur.
Pourquoi ne pas brancher le groupe sur une prise murale ?
Le branchement sur une prise murale crée un risque d'électrocution et de réinjection de courant dans le réseau public. Un inverseur de source est obligatoire.
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