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💡 Ce qu'il faut retenir :
- Le réservoir à vessie se raccorde sur la tuyauterie de refoulement de la pompe, après un clapet anti-retour et avant le pressostat, le manomètre et la vanne d'isolement réseau.
- La précharge d'air se règle ballon vide d'eau et pompe hors tension : valeur cible = pression d'enclenchement/démarrage de la pompe – 0,2 bar (±0,1 bar).
- La pression de coupure du pressostat doit rester en dessous de la pression maximale admissible indiquée sur la plaque signalétique du réservoir (4 à 10 bars selon modèles).
- Le contrôle de la précharge s'effectue tous les 6 mois : couper l'alimentation électrique, purger le réservoir, mesurer la pression d'air à la valve, ajuster si nécessaire.
- En cas de démarrages trop fréquents de la pompe, vérifier en priorité la précharge, l'étanchéité du réseau et l'état de la vessie (eau à la valve = vessie percée).
- Pour une installation ballon vessie avec pompe immergée, le pressostat et le manomètre se positionnent dans le local technique, côté refoulement en surface.
- Le tuyau de refoulement enterré doit passer sous la profondeur hors gel, soit à plus de 80 cm de profondeur selon les régions.
L'installation d'un réservoir à vessie sur un système de surpression couvre le raccordement hydraulique sur le refoulement, le réglage de la précharge d'air et la mise en service du pressostat. Ce guide détaille le schéma de branchement, les organes à prévoir, la procédure de gonflage de la vessie et les contrôles à réaliser après remise en eau.
Devis pour un réservoir à vessie
Comment installer un réservoir à vessie ?
L'installation d'un réservoir à vessie repose sur quatre étapes : choisir l'emplacement et rassembler les outils, raccorder le réservoir sur le refoulement de la pompe selon le schéma de branchement, régler la précharge d'air et le pressostat, puis vérifier l'absence de fuites lors de la remise en service.
Schéma installation ballon vessie avec pompe : raccordement type
Le schéma montage réservoir à vessie standard suit cet ordre sur la ligne de refoulement :Pour répondre à la question comment brancher, respecter cet ordre d'organes sur le refoulement et vérifier le sens du clapet anti-retour avant la mise en eau.
Pour l'étanchéité, utiliser du ruban PTFE (téflon) ou de la filasse sur tous les raccords filetés. Serrer les joints sans excès pour éviter de fissurer les corps en laiton ou en plastique. Après raccordement, contrôler visuellement chaque point de liaison avant toute mise en eau.
- Pompe (de surface ou immergée) → refoulement vers le local technique.
- Clapet anti-retour → empêche le retour d'eau vers la pompe lors des arrêts et protège la mise en pression. Sur certaines pompes immergées, il est intégré dans la tête de pompe ; vérifier la notice avant d'en ajouter un.
- Collecteur / raccord multi-voies → point de distribution vers le ballon, le pressostat et le manomètre.
- Réservoir à vessie → raccordé en piquage sur le collecteur via un raccord fileté adapté à la nature du réseau (non fourni avec le réservoir en règle générale).
- Pressostat → branché sur le collecteur, il commande le démarrage et l'arrêt de la pompe selon les seuils de pression réglés.
- Manomètre → lecture de la pression en temps réel, positionné sur le collecteur.
- Vanne d'isolement → placée en aval du collecteur, côté réseau de distribution, pour isoler l'installation lors des interventions de maintenance.
- Soupape de sécurité → à installer si la pompe est susceptible de dépasser la pression maximale admissible du réservoir ; elle se positionne au plus près du réservoir, tarée à sa pression de service maximale.
Choix de l'emplacement
Le réservoir s'installe sur une surface plane et stable, proche du refoulement de la pompe pour limiter les pertes de charge. L'emplacement doit rester accessible en permanence pour les contrôles de précharge et les opérations de maintenance.
Le local technique doit être hors gel : la température ambiante ne doit pas descendre en dessous de 0 °C, car le gel endommage la vessie et les raccords. Si le local n'est pas chauffé en hiver, prévoir une protection thermique ou choisir un emplacement en sous-sol. Le tuyau de refoulement enterré doit passer à plus de 80 cm de profondeur pour rester sous la limite hors gel dans la majorité des régions françaises.
Limiter les vibrations en évitant de poser le réservoir directement sur un sol en béton sans amortisseur, surtout si la pompe est fixée à proximité immédiate.
Préparation des outils
Avant de commencer le montage, rassembler les outils suivants :
- Clé à molette et clés plates pour serrer les raccords filetés.
- Manomètre de contrôle pour mesurer la pression d'air à la valve du réservoir.
- Compresseur ou pompe à pied avec manomètre intégré pour gonfler la vessie.
- Ruban PTFE (téflon) et/ou filasse pour l'étanchéité des raccords filetés.
- Tournevis et pince pour les ajustements du pressostat.
Avant toute intervention, couper l'alimentation électrique de la pompe pour éviter un démarrage intempestif. Pour comment purger un ballon surpresseur avec vessie, ouvrir tous les robinets en aval afin de vidanger l'eau contenue dans le circuit et dépressuriser l'installation avant de démonter ou de raccorder un élément. Cette purge préalable est obligatoire pour travailler en sécurité.
Installation du réservoir à vessie
L'installation ballon vessie avec pompe suit cet ordre opératoire. Positionner le réservoir à son emplacement définitif, puis raccorder le piquage sur la tuyauterie de refoulement via le collecteur multi-voies. Appliquer du ruban PTFE ou de la filasse sur chaque filetage avant assemblage.
Le montage pompe ballon vessie nécessite d'insérer le pressostat et le manomètre sur les piquages du collecteur, puis de raccorder la vanne d'isolement côté réseau. Serrer fermement tous les joints pour éviter les fuites ; un joint mal serré entraîne une perte de pression progressive et des démarrages fréquents de la pompe.
Le montage ballon surpresseur se finalise en vérifiant l'orientation du clapet anti-retour (sens de passage obligatoire indiqué par une flèche sur le corps) et en contrôlant que la soupape de sécurité est présente si la pression maximale du réservoir peut être atteinte. Avant la mise en eau, resserrer à la main tous les raccords et réaliser un dernier contrôle visuel de l'ensemble de la ligne.
Installation ballon vessie avec pompe immergée : points spécifiques
Le schéma installation pompe immergée surpresseur diffère d'une installation avec pompe de surface sur plusieurs points.
- La pompe descend dans le puits ou le forage via un filin de suspension dimensionné à son poids, à environ 1 à 1,5 m du fond pour éviter d'aspirer les dépôts.
- Le tuyau de refoulement remonte jusqu'au local technique et s'enterre à plus de 80 cm de profondeur sur son trajet horizontal.
- Sur de nombreuses pompes immergées, le clapet anti-retour est intégré dans la tête de pompe. Vérifier la documentation technique avant d'en monter un supplémentaire en surface.
- Le collecteur multi-voies, le pressostat et le manomètre se positionnent dans le local technique, côté surface, sur la ligne de refoulement.
- Le réservoir à vessie se raccorde en piquage sur ce collecteur, dans le local technique, et non en fond de puits.
- Le pressostat se câble dans un coffret de protection électrique situé dans le local technique, à l'abri de l'humidité.
- La profondeur de pompage et les pertes de charge du tuyau de refoulement influencent les seuils à régler sur le pressostat : s'assurer que la pompe peut fournir au réseau une pression supérieure d'au moins 1 bar au-dessus de la pression de coupure réglée.
Mise en pression du réservoir
La mise en pression correcte du réservoir conditionne le bon fonctionnement de l'ensemble du système. Respecter impérativement cet ordre opératoire.
Avant de gonfler la vessie, s'assurer que le réservoir est entièrement vide d'eau et que la pompe est hors tension. Mesurer ensuite la pression d'enclenchement/démarrage réglée sur le pressostat à l'aide d'un manomètre sur le réseau. La règle de réglage pression vessie surpresseur est la suivante : précharge = pression d'enclenchement – 0,2 bar (tolérance de ±0,1 bar). Si la pression d'enclenchement du pressostat est réglée à 2 bars, gonfler la vessie à 1,8 bar.
Utiliser un compresseur équipé d'un manomètre précis pour injecter l'air via la valve Schrader du réservoir. Pour les réservoirs de petite capacité (inférieurs à 24 L), une pompe à pied avec manomètre suffit.
Le réglage pressostat surpresseur doit garantir que la pression de coupure/arrêt reste inférieure à la pression maximale admissible inscrite sur la plaque signalétique du réservoir. Un delta de 1,5 à 2 bars entre la pression de démarrage et la pression d'arrêt est recommandé pour limiter les cycles. Si ce delta est trop faible, la pompe démarre trop souvent et s'use prématurément.
Installer une soupape de sécurité si la pompe est capable de dépasser la pression maximale de service du réservoir : la tarer à la pression maximale admissible du réservoir et la positionner à moins d'1 m de ce dernier.
Lors de la vérification finale, remettre l'eau progressivement, surveiller l'absence de fuite sur tous les raccords, puis remettre la pompe sous tension. Contrôler la stabilité de la pression quelques minutes après la mise en charge et vérifier que le pressostat déclenche et coupe la pompe aux seuils attendus.
Quelle est la composition d’un réservoir à vessie ?
Un réservoir à vessie se compose des éléments suivants, chacun jouant un rôle direct lors du raccordement et des réglages :
- Vessie : poche flexible en caoutchouc ou en butyle, placée à l'intérieur de l'enveloppe métallique. Elle contient l'eau sous pression et se raccorde côté eau via l'orifice d'entrée fileté du réservoir.
- Enveloppe métallique : corps en acier ou en inox qui supporte la pression de service. La pression maximale admissible (de 4 à 10 bars selon les modèles) est indiquée sur la plaque signalétique et conditionne le réglage du pressostat.
- Valve à air (valve Schrader, de type valve de pneumatique) : point de connexion du compresseur ou de la pompe à pied pour régler la précharge. Lorsque de l'eau sort de cette valve, cela indique une vessie percée.
- Pressostat : organe de commande qui se raccorde sur le collecteur multi-voies et pilote le démarrage et l'arrêt de la pompe en fonction des seuils de pression basse (enclenchement) et haute (coupure).
- Soupape de sécurité : dispositif taré à la pression maximale du réservoir, à installer sur le circuit si la pompe peut dépasser cette limite, pour prévenir toute surpression.
- Vanne d'isolement : placée en aval du réservoir, côté réseau, elle permet d'isoler l'ensemble pour toute intervention sans vider tout le circuit.
Comment fonctionne un réservoir à vessie ?
Un réservoir à vessie fonctionne en association avec une pompe pour stocker de l'eau sous pression et alimenter le réseau entre deux démarrages de la pompe. Lorsque la pompe envoie de l'eau dans le réservoir, elle remplit la vessie et comprime l'air entre la vessie et la paroi métallique. La pression monte jusqu'au seuil de coupure du pressostat, qui coupe la pompe. Lors d'un puisage, l'air comprimé pousse l'eau hors de la vessie vers le réseau, sans solliciter la pompe, jusqu'au seuil de démarrage.
La conséquence directe concerne le nombre de cycles de la pompe : un réservoir correctement préchargé réduit les démarrages fréquents, limite l'usure du moteur et garantit une distribution continue de l'eau sans à-coups. Si le réservoir est sous-gonflé ou si la vessie est percée, la pompe démarre à chaque petit puisage, ce qui accélère son usure et se traduit par des variations de pression perceptibles aux points de soutirage.
Comment regonfler un réservoir à vessie ?
Savoir comment gonfler une vessie de surpresseur requiert de respecter un ordre précis pour obtenir une mesure fiable et un réglage correct.
- Couper l'alimentation électrique de la pompe pour éviter tout démarrage pendant l'opération.
- Ouvrir un robinet en aval pour faire baisser progressivement la pression dans le circuit et permettre de relever la pression d'enclenchement/démarrage du pressostat au manomètre réseau. Cette valeur sert de référence pour calculer la cible de précharge.
- Noter la pression d'enclenchement affichée au manomètre au moment où la pompe démarre, en répétant l'opération deux à trois fois pour confirmer la valeur. Cette lecture est à réaliser sur un manomètre fiable et récemment étalonné.
- Débrancher la pompe de son alimentation électrique pour éviter tout démarrage intempestif durant l'opération.
- Ouvrir complètement le robinet en aval pour vidanger entièrement l'eau contenue dans le réservoir. Le réservoir doit être vide d'eau pour que la mesure de précharge soit fiable.
- Connecter le compresseur à la valve du réservoir et injecter de l'air à plusieurs reprises pour évacuer toute l'eau résiduelle restant dans la vessie.
- Gonfler le réservoir à une pression inférieure de 0,2 bar à la pression d'enclenchement de la pompe relevée à l'étape précédente (tolérance ±0,1 bar). Se référer aux recommandations du fabricant pour confirmer cette valeur. Pour gonfler vessie surpresseur, utiliser un compresseur avec manomètre de précision pour les réservoirs de grande capacité et une pompe à pied avec manomètre pour les réservoirs inférieurs à 24 L.
- Contrôler la valve à air : si de l'eau sort de la valve lors de la dépressurisation du réservoir, la vessie est percée et doit être remplacée.
- Rebrancher l'alimentation électrique de la pompe et vérifier que le système démarre et s'arrête aux seuils attendus, sans démarrages répétés à court intervalle.
Comment entretenir un réservoir à vessie ?
L'entretien régulier d'un réservoir à vessie garantit la stabilité de la pression, limite les cycles de démarrage de la pompe et prolonge la durée de vie des composants. Les contrôles à réaliser couvrent la pression d'air, le niveau de précharge, l'état de la vessie et des organes annexes, ainsi qu'un test de fonctionnement après chaque intervention.
Vérification de la pression d'air
Tous les 6 mois, contrôler la pression d'air se fait pompe hors tension et réservoir vidé : couper l'alimentation électrique, ouvrir un robinet en aval pour dépressuriser et vidanger, puis mesurer la pression à la valve. Si un ajustement est nécessaire, appliquer la même règle que lors de l'installation : précharge = pression d'enclenchement/démarrage – 0,2 bar (±0,1 bar), puis remettre en eau et vérifier le bon déclenchement/coupure du pressostat.
Contrôle du niveau de pression
Une fois le réservoir dépressurisé et vidé, la pression d'air doit être ajustée en cohérence avec le réglage du pressostat : la précharge se mesure à la valve, réservoir vide, et se règle en pratique à environ 0,2 bar en dessous de la pression d'enclenchement/démarrage. Éviter de figer une valeur unique : la pression cible dépend des seuils du pressostat, de l'installation (pertes de charge) et des recommandations du fabricant.
Inspection des composants
Lors de chaque entretien, contrôler l'état des composants (valve à air, soupape de sécurité, raccords et joints) ainsi que le clapet anti-retour et le filtre s'ils sont présents sur l'installation. Une fuite même faible, un clapet qui laisse revenir l'eau, ou un filtre colmaté peuvent provoquer des cycles courts (démarrages rapprochés) et une instabilité de pression ; remplacer immédiatement toute pièce défectueuse.
Test du système
Après réglage ou remplacement d'un élément, remettre en service et observer : la stabilité de la pression au manomètre, l'absence de fuite sur les raccords, et la fréquence de démarrage de la pompe (pas de démarrages répétés à court intervalle). Vérifier que le pressostat déclenche à la pression d'enclenchement et coupe à la pression d'arrêt attendues, en restant sous la pression maximale admissible du réservoir.
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