CONSEIL D'EXPERT

Comment fonctionne une imprimante 3D industrielle ?

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Une imprimante 3D fonctionne selon le principe de la fabrication additive : elle crée un objet en superposant des couches successives de matière à partir d’un modèle numérique. Contrairement à l’usinage, elle ne retire pas de matière mais l’ajoute de manière contrôlée, en suivant des coordonnées XYZ pilotées par un fichier G-code issu d’un modèle 3D (STL ou OBJ).

Dans un environnement industriel, technique ou pédagogique, cette technologie sert au prototypage rapide, à la fabrication de pièces fonctionnelles ou d’outillage sur mesure. Comprendre comment fonctionne une imprimante 3D en pratique — mécaniquement, thermiquement et numériquement — permet d’anticiper la précision, les contraintes thermiques, les coûts d’exploitation et les délais.

La suite de ce guide détaille les principes, technologies, composants et paramètres clés pour vous aider à structurer un projet professionnel.

Quel est le principe de fonctionnement d’une imprimante 3D en fabrication additive ?

Superposition de couches et déplacement selon coordonnées XYZ

Comment fonctionne une imprimante 3D en pratique ? Elle repose sur la fabrication additive, c’est-à-dire la création d’une pièce par superposition de couches pilotée numériquement. La tête d’impression ou le plateau se déplace selon les coordonnées XYZ via des moteurs pas à pas. Chaque couche (20 à 300 microns) est déposée ou solidifiée avant la suivante. Plus l’épaisseur diminue, plus la précision dimensionnelle augmente, avec un temps multiplié par 2 à 4.

  • Axe X : déplacement latéral
  • Axe Y : déplacement longitudinal
  • Axe Z : élévation verticale
  • Pilotage via fichier G-code
  • Répétition jusqu’au volume final

Ce qui signifie concrètement : un prototype produit en 24 à 72 h en interne au lieu de 5 à 10 jours en sous-traitance.

Différences entre fabrication additive et fabrication soustractive

Comment marche une imprimante 3D comparée à l’usinage ? L’additif construit la pièce couche par couche, alors que la fabrication soustractive retire de la matière d’un bloc. Cette différence impacte la complexité géométrique, les déchets et les délais. En prototypage ou petites séries (<200 pièces/an), l’additif réduit les coûts d’outillage et accélère les itérations de 30 à 60 %.

Critère Additif Soustractif Quand choisir ?
Logique matière Ajout Retrait Formes complexes
Déchets <10 % 40–70 % Réduction matière
Tolérances ±0,1 mm ±0,02 mm Pièces fonctionnelles
Outillage Aucun moule Outils dédiés Séries limitées
Critère : Logique matière
Additif Ajout
Soustractif Retrait
Quand choisir ? Formes complexes
Critère : Déchets
Additif <10 %
Soustractif 40–70 %
Quand choisir ? Réduction matière
Critère : Tolérances
Additif ±0,1 mm
Soustractif ±0,02 mm
Quand choisir ? Pièces fonctionnelles
Critère : Outillage
Additif Aucun moule
Soustractif Outils dédiés
Quand choisir ? Séries limitées

Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Quelles sont les principales technologies d’impression 3D et comment fonctionnent-elles ?

Comment fonctionne le dépôt de matière (FDM / FFF) ?

Le procédé FDM / FFF repose sur l’extrusion d’un filament thermoplastique (PLA, ABS, PETG, TPU) fondu dans un hotend puis déposé via une buse sur le plateau d’impression. La matière se solidifie par refroidissement. La précision varie entre 100 et 300 microns. Cette technologie équipe la majorité des ateliers de prototypage interne pour des budgets de 2 000 à 15 000 €.

Éléments techniques déterminants :

  • Température d’extrusion : 180 à 260 °C
  • Plateau chauffant : 50 à 110 °C
  • Double extrusion possible
  • Sensible au warping

Pour une PME produisant 50 gabarits mensuels, le FDM permet une réduction de coût de 40 % par rapport à l’usinage plastique.
Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Comment fonctionne la solidification par lumière (SLA / DLP / MSLA) ?

En SLA, une résine photopolymère liquide est durcie par polymérisation UV via laser ultraviolet ou écran LCD. Le plateau descend progressivement dans le bac. La résolution atteint 25 à 100 microns, adaptée aux pièces fines ou modèles anatomiques.

Repères comparatifs :

Critère SLA FDM Quand choisir ?
Résolution 25–100 µm 100–300 µm Détails fins
Post-traitement Lavage + post-curing UV Retrait supports Pièces esthétiques
Contraintes Ventilation résine Warping thermique Environnement ventilé requis
Critère : Résolution
SLA 25–100 µm
FDM 100–300 µm
Quand choisir ? Détails fins
Critère : Post-traitement
SLA Lavage + post-curing UV
FDM Retrait supports
Quand choisir ? Pièces esthétiques
Critère : Contraintes
SLA Ventilation résine
FDM Warping thermique
Quand choisir ? Environnement ventilé requis

Une pièce imprimée en SLA peut présenter une rugosité divisée par 3 comparée au FDM. Cela signifie concrètement moins d’heures de ponçage en atelier.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Comment fonctionne le frittage laser (SLS / DMLS) ?

Le frittage laser (SLS polymère, DMLS métal) utilise un faisceau pour fusionner une poudre polymère ou poudre métallique couche par couche dans une chambre contrôlée thermiquement. La poudre non fusionnée sert de support naturel. Les tolérances dimensionnelles atteignent ±0,1 mm sur des pièces techniques.

Caractéristiques opérationnelles :

  • Température chambre >150 °C (polymère)
  • Atmosphère inerte en DMLS
  • Récupération et recyclage poudre
  • Adapté à la production de petites séries

Dans l’industrie manufacturière, rentable à partir de 200 à 500 pièces/an. Cela signifie concrètement une autonomie de production pour pièces de rechange critiques.
Identifier ces paramètres en amont accélère le dialogue avec les fournisseurs.

Comment fonctionne la projection de liant (Binder Jetting / 3DP) ?

Le binder jetting projette un liant liquide sur un lit de poudre (métallique ou céramique). La pièce obtenue est fragile puis consolidée par frittage secondaire en four. La précision est intermédiaire, adaptée à des géométries volumineuses.

Séquence simplifiée :

  1. Dépôt couche de poudre
  2. Projection de liant
  3. Abaissement plateau
  4. Répétition
  5. Frittage final

Ce procédé autorise des volumes d’impression supérieurs à 400 mm et des cadences élevées, jusqu’à 2 à 5 fois plus rapides que SLS sur grandes pièces.

Quels sont les composants clés d’une imprimante 3D ?

Rôle de l’extrudeur et de la tête d’impression

L’extrudeur entraîne le filament thermoplastique vers la tête d’extrusion. En extrusion directe, le moteur est intégré à la tête ; en système tube Bowden, il est déporté pour alléger les mouvements. Le hotend chauffe la matière, la buse en contrôle le débit. Une mauvaise rétractation génère du stringing, impactant la précision dimensionnelle.

Points déterminants :

  • Diamètre de buse : 0,2 à 0,8 mm
  • Compatibilité double extrusion
  • Température maximale hotend
  • Gestion de la rétractation

Pour un atelier réalisant 100 pièces/mois, un système stable limite les défauts et réduit les rebuts de 10 à 20 %.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Fonction du plateau d’impression et du système de nivellement

Le plateau d’impression supporte la pièce durant la fabrication. Un plateau chauffant améliore l’adhérence de la première couche et limite le warping. Le nivellement du plateau, manuel ou via capteurs de nivellement, conditionne la réussite de l’impression.

Paramètres critiques :

  • Température du plateau
  • Surface (verre, PEI, métal)
  • Calibration automatique
  • Planéité mécanique

Une calibration mal réglée peut provoquer 15 à 30 % d’échecs sur séries répétées. Ce qui signifie concrètement un surcoût matière et temps opérateur.
Identifier ces paramètres en amont accélère le dialogue avec les fournisseurs.

Cinématique des axes X, Y, Z et moteurs pas à pas

Les déplacements reposent sur des moteurs pas à pas, guidages linéaires et courroies ou vis trapézoïdales. La précision dépend de la rigidité du châssis et de la répétabilité mécanique. Les systèmes CoreXY ou cartésiens influencent la vitesse d’impression et la stabilité.

Logique de déplacement :

X/Y → positionnement horizontal
Z → incrément hauteur couche
Synchronisation → lecture fichier G-code

Une machine industrielle atteint 150 à 300 mm/s avec une répétabilité <0,05 mm. Cela impacte directement la productivité sur séries de 200 pièces.
Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Pilotage par carte mère, firmware et systèmes de chauffe

La carte mère interprète le fichier G-code généré par le slicer. Le firmware contrôle moteurs, résistances chauffantes et capteurs thermiques. L’interface utilisateur permet gestion via connexion USB, Wi-Fi ou carte SD.

Fonctions clés :

  • Régulation thermique PID
  • Sécurité coupure thermique
  • Gestion des vitesses
  • Mise à jour du firmware

Une électronique stable réduit les arrêts machine imprévus. Dans une print farm de 10 machines, cela peut représenter plusieurs dizaines d’heures économisées mensuellement.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Sources d’énergie selon la technologie (résistance, laser, UV)

Chaque technologie mobilise une source énergétique spécifique pour transformer la matière. En FDM, une résistance chauffe le filament. En SLA, un laser ultraviolet ou écran UV déclenche la polymérisation UV. En SLS ou DMLS, un laser haute puissance assure le frittage poudre métallique.

Synthèse technique :

Technologie Source d’énergie Conséquence métier
FDM Résistance chauffante Installation simple
SLA UV / laser Ventilation requise
SLS/DMLS Laser haute énergie Environnement contrôlé

Ces choix influencent consommation électrique, sécurité et coûts d’exploitation.

Quelles sont les étapes du processus d’impression 3D ?

Modélisation CAO et export des fichiers STL / OBJ

Le processus commence dans un logiciel de CAO ou de modélisation 3D. Le modèle est exporté en fichier STL ou fichier OBJ, formats basés sur un maillage triangulaire. La qualité du maillage influence la précision dimensionnelle et les tolérances finales (±0,1 à ±0,3 mm en usage standard).

Points de vigilance :

  • Vérification des surfaces fermées
  • Contrôle des épaisseurs minimales
  • Orientation selon contraintes mécaniques
  • Anticipation de l’anisotropie mécanique

Pour un bureau d’études réalisant 30 prototypes/mois, un modèle optimisé réduit les itérations de 20 %.
Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Slicing et génération du G-code

Le slicer réalise le tranchage du modèle en couches et génère le fichier G-code. C’est à cette étape que s’effectue le paramétrage d'impression : hauteur de couche, taux d’infill, vitesse d’impression, gestion des supports.

Séquence opérationnelle :

  1. Import du fichier STL
  2. Choix hauteur de couche (ex : 0,1 ou 0,2 mm)
  3. Définition remplissage (%)
  4. Génération supports
  5. Estimation temps et matière

Une réduction de hauteur de couche de 0,2 à 0,1 mm peut doubler le temps d’impression.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Paramétrage machine et calibration du plateau

Avant lancement, l’opérateur ajuste la température d’extrusion, la température du plateau, et réalise la calibration. Le nivellement du plateau garantit l’adhérence de la première couche.

Contrôles essentiels :

  • Vérification axes X Y Z
  • Test extrusion
  • Chargement matériau
  • Stabilisation thermique

Une calibration incorrecte peut entraîner un taux d’échec supérieur à 25 % sur pièces techniques. Ce qui signifie concrètement un retard de production et un gaspillage matière.
Identifier ces paramètres en amont accélère le dialogue avec les fournisseurs.

Impression couche par couche et contrôle du processus

L’impression suit une séquence répétitive : chauffe, déplacement, dépôt ou solidification, montée sur axe Z. La surveillance permet de détecter sous-extrusion, décollement ou défaut de structures de support.

Cycle simplifié :
Chauffe → Déplacement XY → Dépôt → Incrément Z → Répétition

Une pièce de 150 mm de hauteur peut nécessiter 6 à 12 heures selon résolution et vitesse. En environnement industriel, la supervision à distance réduit les interruptions et améliore la productivité de 10 à 15 %.
Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Post-traitement des pièces imprimées

Le post-traitement dépend de la technologie : retrait des supports en FDM, lavage alcool isopropylique et post-curing UV en SLA, dépoudrage en SLS. Des opérations de ponçage, polissage ou traitement thermique peuvent suivre.

Interventions courantes :

  • Nettoyage supports
  • Lissage surface
  • Traitement UV
  • Contrôle qualité

En SLA, le post-curing ajoute 15 à 60 minutes par pièce. Ce qui signifie concrètement une planification supplémentaire dans le cycle de production.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Quels matériaux sont utilisés en impression 3D selon la technologie ?

Filaments thermoplastiques (PLA, ABS, PETG)

En FDM, le matériau se présente sous forme de filament thermoplastique. Le PLA s’extrude vers 180–210 °C, l’ABS entre 230–250 °C, le PETG autour de 220–240 °C. Les propriétés mécaniques varient : le PLA est rigide, l’ABS plus résistant aux chocs, le PETG plus stable dimensionnellement.

Repères matière / propriété :

Matériau Température d’extrusion Usage type Quand choisir ?
PLA 180–210 °C Prototypage visuel Pièces non sollicitées
ABS 230–250 °C Pièces mécaniques Résistance thermique requise
PETG 220–240 °C Pièces fonctionnelles Milieu humide
Matériau : PLA
Température d’extrusion 180–210 °C
Usage type Prototypage visuel
Quand choisir ? Pièces non sollicitées
Matériau : ABS
Température d’extrusion 230–250 °C
Usage type Pièces mécaniques
Quand choisir ? Résistance thermique requise
Matériau : PETG
Température d’extrusion 220–240 °C
Usage type Pièces fonctionnelles
Quand choisir ? Milieu humide

Pour un atelier produisant 100 pièces/mois, le coût matière varie entre 20 et 60 €/kg.
Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Résines photopolymères

Les résines photopolymères utilisées en SLA offrent une résolution fine (25 à 100 microns). Elles permettent des détails précis pour modèles anatomiques, bijouterie ou maquettes architecturales. La manipulation impose ventilation et protection, en raison des vapeurs et du contact chimique.

Contraintes techniques :

  • Stockage à l’abri UV
  • Lavage obligatoire
  • Post-curing UV
  • Sensibilité thermique

Le coût varie de 80 à 200 €/litre selon propriétés mécaniques. Ce qui signifie concrètement un budget matière supérieur au FDM, compensé par une meilleure finition.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Poudres polymères et métalliques (polyamide, métaux)

En SLS, la poudre polymère (souvent polyamide) est frittée par laser. En DMLS, la poudre métallique (acier, aluminium, titane) est fusionnée en atmosphère inerte. Les pièces présentent une résistance mécanique proche de l’usinage.

Caractéristiques clés :

  • Température chambre élevée
  • Recyclage partiel poudre
  • Tolérances ±0,1 mm
  • Adapté petites séries

Dans l’industrie manufacturière, rentable à partir de 200 pièces/an. Cela signifie concrètement une réduction des délais d’approvisionnement de plusieurs semaines.
Identifier ces paramètres en amont accélère le dialogue avec les fournisseurs.

Matériaux composites chargés fibres

Les filaments composites intègrent fibres carbone ou verre. Ils améliorent rigidité et résistance thermique, au prix d’une usure plus rapide de la buse. Compatibilité machine et hotend renforcé sont requis.

Spécificités :

  • Température >240 °C
  • Buse acier trempé
  • Rigidité accrue
  • Poids réduit

Pour un gabarit de production soumis à contrainte mécanique, la durée de vie peut doubler par rapport au PLA standard. Ce qui signifie concrètement moins de remplacements annuels.

Quels paramètres influencent la qualité, le coût et le délai d’une impression 3D ?

Réglages de résolution et hauteur de couche

La hauteur de couche (20 à 300 microns) détermine la résolution d'impression et la rugosité de surface. Plus la couche est fine, plus la précision dimensionnelle est élevée, mais le temps machine augmente. En dessous de 100 microns, le temps peut doubler par rapport à 200 microns.

Impact opérationnel :

Paramètre Valeur type Impact qualité Impact délai Quand choisir ?
0,3 mm Rapide Surface marquée -40 % temps Prototypes volumineux
0,2 mm Standard Bon compromis Référence Pièces fonctionnelles
0,1 mm Fine Détails élevés ×2 temps Pièces visuelles
Paramètre : 0,3 mm
Valeur type Rapide
Impact qualité Surface marquée
Impact délai -40 % temps
Quand choisir ? Prototypes volumineux
Paramètre : 0,2 mm
Valeur type Standard
Impact qualité Bon compromis
Impact délai Référence
Quand choisir ? Pièces fonctionnelles
Paramètre : 0,1 mm
Valeur type Fine
Impact qualité Détails élevés
Impact délai ×2 temps
Quand choisir ? Pièces visuelles

Pour une série de 50 pièces, le choix de couche influence plusieurs dizaines d’heures machine.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Paramètres thermiques et vitesse d’impression

La température d’extrusion, la température du plateau et la vitesse d'impression conditionnent l’adhérence inter-couches et la fiabilité. Une vitesse excessive (>150 mm/s en FDM standard) peut générer sous-extrusion ou défauts de surface.

Points de contrôle :

  • Stabilité thermique
  • Adaptation matériau
  • Limitation du warping
  • Refroidissement contrôlé

Une optimisation correcte réduit les rebuts de 10 à 15 % sur production interne. Ce qui signifie concrètement une économie matière annuelle mesurable en centaines d’euros par machine.
Identifier ces paramètres en amont accélère le dialogue avec les fournisseurs.

Gestion des supports, rétraction et double extrusion

Les structures de support permettent d’imprimer des géométries complexes. La rétractation limite les fils résiduels. La double extrusion autorise matériau support soluble ou impression bi-matière.

Éléments techniques :

  • Paramétrage supports
  • Rétractation filament
  • Compatibilité PVA soluble
  • Augmentation temps impression

Une pièce complexe peut voir son temps augmenter de 20 à 40 % avec supports. Cela signifie concrètement un arbitrage entre liberté géométrique et productivité.
Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Volume d’impression et productivité

Le volume d’impression (ex : 220×220×250 mm ou 500×500×500 mm) définit la taille maximale des pièces. Plus le volume est grand, plus l’investissement et l’encombrement augmentent. Les machines industrielles peuvent fonctionner en continu 24/7.

Synthèse opérationnelle :

Volume Usage type Impact productivité Profils concernés
<250 mm Prototypage Séries limitées PME R&D
250–400 mm Outillage Polyvalence Atelier intégré
>400 mm Grandes pièces Production interne Industrie manufacturière
Volume : <250 mm
Usage type Prototypage
Impact productivité Séries limitées
Profils concernés PME R&D
Volume : 250–400 mm
Usage type Outillage
Impact productivité Polyvalence
Profils concernés Atelier intégré
Volume : >400 mm
Usage type Grandes pièces
Impact productivité Production interne
Profils concernés Industrie manufacturière

Pour une entreprise produisant 200 pièces/mois, un volume adapté évite l’assemblage et réduit le temps global de 15 %.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Quelles sont les limites et contraintes techniques d’une imprimante 3D ?

Contraintes de temps et opérations de post-traitement

L’impression 3D reste un procédé lent comparé à l’injection plastique. Une pièce fonctionnelle peut nécessiter 4 à 12 heures selon résolution d'impression et volume. À cela s’ajoutent les étapes de post-traitement : retrait des supports, ponçage, traitement thermique ou post-curing UV.

Contraintes à anticiper :

  • Temps machine incompressible
  • Main-d’œuvre post-production
  • Planification par lot
  • Contrôle qualité interne

Pour une production de 100 pièces, le post-traitement peut représenter 20 à 30 % du temps total.
Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Contraintes environnementales et de ventilation

Certaines technologies imposent un atelier ventilé ou une hotte aspirante. Les résines génèrent des vapeurs nécessitant gestion des odeurs et protection opérateur. Les systèmes SLS demandent stabilité thermique et gestion des particules fines.

Points d’installation :

  • Ventilation résine obligatoire
  • Température ambiante contrôlée
  • Alimentation électrique sécurisée
  • Espace dédié

Une mauvaise gestion environnementale peut provoquer arrêts machine ou non-conformité sécurité. Ce qui signifie concrètement des interruptions d’activité et des coûts indirects.
Identifier ces paramètres en amont accélère le dialogue avec les fournisseurs.

Limites de précision et de rugosité selon la technologie

La précision varie selon le procédé. Le FDM présente une rugosité visible liée à la superposition de couches. Le SLA offre une finition plus fine. Le SLS atteint une bonne homogénéité mais avec surface légèrement granuleuse.

Repères comparatifs :

Technologie Résolution Rugosité de surface Limite principale
FDM 100–300 µm Stries visibles Anisotropie mécanique
SLA 25–100 µm Surface lisse Fragilité résine
SLS ~100 µm Texture poudre Coût machine élevé
Technologie : FDM
Résolution 100–300 µm
Rugosité de surface Stries visibles
Limite principale Anisotropie mécanique
Technologie : SLA
Résolution 25–100 µm
Rugosité de surface Surface lisse
Limite principale Fragilité résine
Technologie : SLS
Résolution ~100 µm
Rugosité de surface Texture poudre
Limite principale Coût machine élevé

Si la tolérance requise est <±0,05 mm, un post-usinage peut être nécessaire.
Ces informations facilitent la comparaison des offres sur le marché.

Quelles sont les applications professionnelles d’une imprimante 3D ?

Prototypage rapide et validation fonctionnelle

Le prototypage rapide permet de tester un concept en 24 à 72 heures, contre plusieurs semaines en sous-traitance traditionnelle. Les bureaux d’études utilisent la fabrication additive pour valider formes, assemblages et contraintes mécaniques avant industrialisation.

Usages concrets :

  • Validation de concept
  • Tests d’ergonomie
  • Essais fonctionnels
  • Ajustement de tolérances

Pour une PME développant 10 produits/an, cela peut réduire le cycle de développement de 30 à 50 %. Ce qui signifie concrètement un gain de plusieurs semaines sur la mise sur le marché.
Ces critères vous permettront de mieux définir votre besoin lors de votre demande de devis.

Fabrication de pièces fonctionnelles et outillage

Au-delà du prototype, l’impression 3D sert à la fabrication de pièces fonctionnelles, gabarits de production ou outillage sur mesure. En FDM renforcé ou SLS, les pièces supportent contraintes mécaniques modérées à élevées.

Applications internes :

  • Gabarit de perçage
  • Pièce de rechange
  • Support de montage
  • Petite série (<500 unités/an)

Pour un atelier produisant 200 gabarits/an, l’impression interne peut réduire les coûts de 20 à 40 % par rapport à l’usinage aluminium.
Identifier ces paramètres en amont accélère le dialogue avec les fournisseurs.

Usages sectoriels (industrie, automobile, aérospatial, médecine, architecture, éducation)

L’industrie manufacturière l’utilise pour outillages et composants légers. Dans le secteur automobile et l’aérospatial, elle sert à l’allègement de structures. Le secteur médical produit guides chirurgicaux et modèles anatomiques. L’architecture imprime maquettes, l’éducation technique forme aux procédés numériques.

Secteurs concernés :

  • Industrie et maintenance
  • Automobile et aéronautique
  • Médical et prothèse
  • BTP et architecture
  • Centres de formation

Dans les grandes organisations, plusieurs centaines de pièces peuvent être produites mensuellement en interne.

Quelle technologie d’imprimante 3D choisir selon l’usage professionnel ?

Analyse des critères techniques de sélection

Choisir une technologie dépend de la précision requise, du matériau, du volume d’impression et de l’environnement d’installation. Si la priorité est la robustesse mécanique à coût maîtrisé, le FDM convient. Si la finesse de détail <50 microns est déterminante, une solution SLA est adaptée. Pour production de petites séries techniques, le SLS ou DMLS s’impose.

Repère d’aide à décision :

Critère FDM SLA SLS / DMLS Profils concernés
Résolution 100–300 µm 25–100 µm ~100 µm Bureau d’études
Matériaux PLA, ABS, PETG Résine Polyamide, métal Industrie
Volume Moyen à grand Moyen Industriel Atelier intégré
Environnement Simple Ventilé Contrôlé Production interne
Budget indicatif 2 000–15 000 € 3 000–20 000 € >80 000 € PME à grande industrie
Critère : Résolution
FDM 100–300 µm
SLA 25–100 µm
SLS / DMLS ~100 µm
Profils concernés Bureau d’études
Critère : Matériaux
FDM PLA, ABS, PETG
SLA Résine
SLS / DMLS Polyamide, métal
Profils concernés Industrie
Critère : Volume
FDM Moyen à grand
SLA Moyen
SLS / DMLS Industriel
Profils concernés Atelier intégré
Critère : Environnement
FDM Simple
SLA Ventilé
SLS / DMLS Contrôlé
Profils concernés Production interne
Critère : Budget indicatif
FDM 2 000–15 000 €
SLA 3 000–20 000 €
SLS / DMLS >80 000 €
Profils concernés PME à grande industrie

Pour une PME traitant moins de 50 pièces/mois, une machine FDM avec double extrusion suffit. Pour un service R&D réalisant 300 pièces techniques/an, un SLS peut réduire les délais fournisseurs de plusieurs semaines.

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