CONSEIL D'EXPERT

Comment fonctionne l'électrophorèse ?

Pour quelle application souhaitez-vous utiliser le système d'électrophorèse capillaire ? * Vous devez sélectionner une réponse avant de valider

Recevoir mes devis gratuits
Déjà 8 500 acheteurs ont trouvé leur fournisseur ce mois-ci
Temps de lecture estimé : 9min
đź’ˇ Ce qu'il faut retenir :
  • L'Ă©lectrophorèse sĂ©pare des molĂ©cules chargĂ©es (ADN, ARN, protĂ©ines) par migration dans un champ Ă©lectrique appliquĂ© entre deux Ă©lectrodes (anode/cathode).
  • Sur gel, le support agit comme un tamis molĂ©culaire : les petits fragments migrent plus vite et plus loin que les grands fragments.
  • Deux gels sont utilisĂ©s selon l'analyte : le gel d'agarose (0,5–2 %) pour les acides nuclĂ©iques, le gel de polyacrylamide (7,5–15 %) pour les protĂ©ines.
  • En SDS-PAGE, le SDS dĂ©nature les protĂ©ines et leur confère une charge nĂ©gative uniforme, ce qui recentre la sĂ©paration sur la masse molĂ©culaire.
  • Cinq paramètres principaux influencent la rĂ©solution : le pH du tampon, la force ionique, la tension appliquĂ©e, le pourcentage de gel et la durĂ©e de migration.
  • Les rĂ©sultats se lisent sous forme de bandes sur gel (ADN/protĂ©ines) ou d'un Ă©lectrophĂ©rogramme Ă  pics en Ă©lectrophorèse capillaire.
  • L'appareil d'Ă©lectrophorèse associe une cuve (horizontale ou verticale), une alimentation Ă©lectrique et un système de rĂ©vĂ©lation adaptĂ© Ă  la nature des molĂ©cules analysĂ©es.
Obtenez des devis pour un électrophorèse
Lors d'une électrophorèse, des molécules chargées placées dans un support conducteur migrent sous l'effet d'un champ électrique continu. Les molécules chargées négativement se déplacent vers l'anode, tandis que les molécules chargées positivement se déplacent vers la cathode. La taille, la charge et la conformation des molécules déterminent leur vitesse de déplacement dans le support.

Un appareil d'Ă©lectrophorèse regroupe une cuve de migration, une alimentation Ă©lectrique (gĂ©nĂ©rateur) et un système de rĂ©vĂ©lation. Cette technique trouve des applications dans les laboratoires de biologie molĂ©culaire, de biochimie, de biotechnologie, d'agroalimentaire, de mĂ©decine et d'industrie pharmaceutique.
électrophorèse

Quel est le principe de l’électrophorèse ?

Le principe de l'Ă©lectrophorèse repose sur la migration de particules chargĂ©es dans un champ Ă©lectrique. Une tension continue est appliquĂ©e entre deux Ă©lectrodes plongĂ©es dans un tampon conducteur. Ce tampon, tel que le TAE (Tris AcĂ©tate EDTA) ou le TBE (Tris Borate EDTA), maintient un pH stable et assure la conductivitĂ© nĂ©cessaire Ă  la migration. L'Ă©lectrophorèse est rĂ©alisĂ©e en utilisant un support poreux, gĂ©nĂ©ralement un gel d'agarose ou de polyacrylamide, dans lequel les molĂ©cules Ă  sĂ©parer sont dĂ©posĂ©es dans des puits.
Sous l'influence du champ électrique, ces molécules se déplacent à travers le gel en fonction de leur charge et de leur taille. Le réseau tridimensionnel du gel agit comme un tamis moléculaire : les molécules les plus petites traversent les pores plus facilement et migrent plus loin que les molécules de grande taille. Les paramètres déterminants de la séparation sont :
  • La charge Ă©lectrique et son signe (direction de migration).
  • La masse et la taille (vitesse de migration dans le gel).
  • La conformation des molĂ©cules (en conditions natives).
  • La porositĂ© du gel, rĂ©glĂ©e par sa concentration.
En fin de migration, des bandes distinctes de molécules séparées sont observées dans le gel, chaque bande correspondant à des molécules de taille et de charge similaires.
électrophorèses capilaires
Vous êtes fournisseur de Électrophorèse capillaire ?
Recevez des demandes de devis qualifiées de pros en recherche active.
Des milliers de demandes chaque mois. Zéro prospection à froid.
Recevoir des leads

Comment se déroule une électrophorèse sur gel en laboratoire ?

Préparer le support, les puits et le tampon de migration

Le choix du support conditionne la qualité de la séparation. Un gel d'agarose est utilisé pour séparer les acides nucléiques (ADN/ARN) : une concentration de 0,5 à 2 % couvre la majorité des applications courantes (fragments de quelques dizaines de paires de bases à plusieurs dizaines de kilobases). Un gel de polyacrylamide convient aux protéines et aux petits fragments d'ADN, avec des concentrations comprises entre 7,5 et 15 % selon la gamme de masses à séparer (par exemple 7,5 % pour des protéines de 45 à 400 kDa, 15 % pour 2,5 à 100 kDa). Le gel est coulé dans une cuve horizontale (agarose) ou verticale (polyacrylamide) avec un peigne qui forme les puits de dépôt.
Le tampon de migration, identique à celui utilisé pour préparer le gel, joue un rôle de conducteur ionique et de stabilisateur de pH. Un marqueur de taille (DNA ladder ou protéine étalon) est déposé dans le premier puits pour permettre l'estimation de la taille des bandes obtenues. Le tampon de charge, ajouté aux échantillons, alourdit les dépôts et permet de suivre visuellement l'avancement de la migration grâce à un colorant traceur.

Choisir des conditions natives ou dénaturantes selon l'analyse

En conditions natives, les molécules conservent leur structure tridimensionnelle. La séparation dépend alors simultanément de la charge, de la masse et de la conformation, ce qui rend l'interprétation plus complexe. Cette approche est néanmoins utile pour étudier des complexes protéiques ou analyser des molécules dont l'activité biologique doit être préservée.

En conditions dĂ©naturantes, un agent chimique est ajoutĂ© pour dĂ©truire la structure native. Pour les acides nuclĂ©iques, l'urĂ©e est couramment utilisĂ©e. Pour les protĂ©ines, c'est le SDS-PAGE qui s'impose : le SDS (dodĂ©cylsulfate de sodium) dĂ©nature les protĂ©ines et leur apporte une charge nĂ©gative proportionnelle Ă  leur masse, ce qui recentre la sĂ©paration principalement sur le poids molĂ©culaire. Lorsque des ponts disulfure interchaĂ®nes sont prĂ©sents, un agent rĂ©ducteur comme le β-mercaptoĂ©thanol est ajoutĂ© au tampon de charge pour les rĂ©duire et dissocier les sous-unitĂ©s. 

Les échantillons sont ensuite chauffés à 95 °C pendant 5 minutes avant le dépôt. Le SDS-PAGE offre une lecture directe de la masse moléculaire apparente des protéines, ce qui en fait la méthode de référence pour le contrôle de pureté et la caractérisation des fractions protéiques en laboratoire.

Quels paramètres influencent la migration et la résolution ?

Plusieurs paramètres opérationnels déterminent la qualité de la séparation obtenue. Leur maîtrise permet d'optimiser la résolution selon les molécules analysées.
  • pH et force ionique du tampon : le pH agit directement sur la charge des protĂ©ines (plus le pH s'Ă©loigne du pI, plus la protĂ©ine est chargĂ©e et migre rapidement). Une force ionique trop Ă©levĂ©e gĂ©nère un Ă©chauffement excessif et distord les bandes.
  • Tension appliquĂ©e : une tension Ă©levĂ©e (ex. 100–120 V) accĂ©lère la migration mais produit davantage de chaleur. Une tension plus faible amĂ©liore la rĂ©solution sur les molĂ©cules de tailles proches.
  • Pourcentage de gel : un gel plus concentrĂ© ralentit davantage les molĂ©cules et amĂ©liore la rĂ©solution sur les petites tailles ; un gel moins concentrĂ© convient aux molĂ©cules de grande taille.
  • DurĂ©e de migration : une durĂ©e insuffisante empĂŞche la sĂ©paration complète ; une durĂ©e excessive provoque la diffusion des bandes et leur fusion partielle.
  • Volume de tampon dans la cuve : un excès de tampon diminue la rĂ©sistance entre les Ă©lectrodes, peut ralentir la migration et favorise la distorsion des bandes.
Sur le plan de la sécurité, deux points méritent une attention particulière en usage professionnel. La visualisation de l'ADN par fluorescence nécessite une exposition aux UV : un écran de protection adapté est requis. Le polyacrylamide est préparé à partir d'acrylamide monomère, un composé neurotoxique qui doit être manipulé sous hotte, avec des équipements de protection individuelle appropriés.

Comment interpréter les résultats d'une électrophorèse ?

Après la migration, les molécules séparées restent invisibles à l'œil nu et nécessitent une étape de révélation. La méthode choisie dépend de la nature des molécules analysées.
Pour les acides nucléiques, des colorants intercalants fluorescents (GelRed, SYBR Safe, ou bromure d'éthidium) sont utilisés. Ils s'intercalent entre les bases de l'ADN et émettent une fluorescence visible sous UV ou lumière bleue (470 nm selon le colorant). Le gel peut être pré-coloré avant la migration ou plongé dans un bain de coloration après. Les bandes sont ensuite photographiées et comparées au marqueur de taille pour estimer la longueur des fragments.
Pour les protéines, les méthodes de révélation les plus courantes sont :
  • Le bleu de Coomassie : coloration simple, irrĂ©versible, de sensibilitĂ© modĂ©rĂ©e ; adaptĂ© Ă  la routine et Ă  l'archivage.
  • Le nitrate d'argent (coloration argentique) : très sensible, permettant de dĂ©tecter des quantitĂ©s de protĂ©ines très faibles ; protocole plus long et complexe.
  • Les colorants fluorescents (SYPRO) et les colorations rĂ©versibles (cuivre CuClâ‚‚) : adaptĂ©s Ă  des applications spĂ©cifiques, notamment si un transfert en immunoblot (Western blot) est prĂ©vu.
La lecture des bandes repose sur la comparaison avec le marqueur de taille déposé en parallèle. La position d'une bande indique la masse ou la longueur d'un fragment ; l'intensité de la bande reflète semi-quantitativement la quantité de molécules présentes. Une analyse densitométrique permet d'intégrer les profils d'intensité pour une quantification plus précise. En électrophorèse capillaire, la séparation ne produit pas de bandes sur gel mais un électrophérogramme : chaque pic correspond à une molécule migrée selon son temps de migration, et l'aire sous chaque pic reflète la quantité détectée.
électrophorèses

Quels sont les différents types d'électrophorèses existants ?

Techniques traditionnelles sur gel

Les deux techniques de base reposent sur une séparation en gel selon la nature des molécules à analyser :
  • L'Ă©lectrophorèse des acides nuclĂ©iques : rĂ©alisĂ©e sur gel d'agarose (0,5–2 %), elle sĂ©pare des fragments d'ADN ou d'ARN selon leur longueur (en paires de bases ou kilobases). Elle couvre les applications courantes de contrĂ´le PCR, de vĂ©rification de digestions enzymatiques et de contrĂ´le d'intĂ©gritĂ© de l'ARN.
  • L'Ă©lectrophorèse des protĂ©ines : rĂ©alisĂ©e sur gel de polyacrylamide (PAGE), elle sĂ©pare les protĂ©ines selon leur masse molĂ©culaire (en kDa). En conditions dĂ©naturantes (SDS-PAGE), la sĂ©paration est principalement liĂ©e Ă  la masse et offre une rĂ©solution plus fine qu'en conditions natives.
Le choix entre agarose et polyacrylamide dépend de la taille cible et du niveau de résolution requis : l'agarose convient aux grandes molécules et aux fragments longs, le polyacrylamide aux protéines et aux petits fragments nécessitant une haute résolution.

Techniques avancées pour des analyses plus spécialisées

Plusieurs techniques avancées répondent à des besoins d'analyse plus spécifiques :
  • L'Ă©lectrophorèse capillaire (CE, Capillary Electrophoresis) : utilisĂ©e pour sĂ©parer des molĂ©cules en solution libre dans un capillaire de silice, sous de hautes tensions (15–30 kV). Elle produit un Ă©lectrophĂ©rogramme Ă  pics plutĂ´t que des bandes. Elle convient aux analyses de petites molĂ©cules, de peptides, d'oligonuclĂ©otides et aux contrĂ´les de puretĂ© avec une haute rĂ©solution.
  • L'Ă©lectrophorèse bidimensionnelle (2D-Ă©lectrophorèse) : elle enchaĂ®ne une isoĂ©lectrofocalisation (sĂ©paration par pI) puis un SDS-PAGE (sĂ©paration par masse). Elle permet de cartographier des mĂ©langes protĂ©iques complexes (protĂ©omique) et de distinguer jusqu'Ă  plusieurs centaines de protĂ©ines sur un mĂŞme gel sous forme de spots.
  • Le DGGE (Denaturing Gradient Gel Electrophoresis) : sĂ©pare des fragments d'ADN de mĂŞme taille selon leur sĂ©quence (teneur en GC) dans un gradient de dĂ©naturant (urĂ©e/formamide). UtilisĂ© pour Ă©valuer la diversitĂ© microbienne.
  • Le TGGE (Temperature Gradient Gel Electrophoresis) : applique le mĂŞme principe par gradient de tempĂ©rature au lieu d'un gradient chimique.

Comment fonctionne l'électrophorèse capillaire ?

L'électrophorèse capillaire utilise un tube capillaire en silice d'environ 50 µm de diamètre intérieur et d'environ 1 m de longueur. Ce capillaire est rempli d'un électrolyte tamponné qui sert de milieu de séparation. Le système fonctionne sous une tension élevée, généralement comprise entre 15 et 30 kV, ce qui génère une migration rapide des molécules. Les volumes d'échantillon injectés sont de l'ordre du nanolitre, ce qui limite fortement la consommation de réactifs.

Le prix d'un Ă©lectrophorèse capillaire varie en fonction des spĂ©cifications de l'appareil et des besoins du laboratoire.
électrophorèse capillaire

Les étapes de séparation des molécules

Les molécules chargées sont injectées dans le capillaire par injection hydrodynamique (différence de pression) ou par injection électrocinétique. Une différence de potentiel est établie entre les deux extrémités du capillaire pour créer le champ électrique. Une électrode négative (cathode) est placée à l'extrémité d'injection et une électrode positive (anode) à l'extrémité opposée.
Sous l'influence du champ électrique, les molécules se séparent selon leur mobilité électrophorétique et migrent à travers le capillaire. La vitesse de migration est proportionnelle à la mobilité électrophorétique des molécules. À mesure que les molécules traversent le capillaire, elles passent par un point de détection où leur présence est mesurée. Selon la nature des molécules, cette détection peut se faire par divers moyens, tels que :

Les conditions d’analyse des résultats

Les données de détection sont collectées pour générer un électrophérogramme. Ce dernier représente graphiquement la séparation des molécules en fonction de leur temps de migration. Chaque pic de l'électrophérogramme correspond à une molécule distincte présente dans l'échantillon : la position du pic (temps de migration) permet l'identification par comparaison à des standards, et l'aire sous le pic reflète semi-quantitativement la quantité de cette molécule dans l'échantillon.

Comment fonctionne l'électrophorèse bidimensionnelle ?

L'électrophorèse bidimensionnelle (ou 2D-électrophorèse) est choisie pour analyser des mélanges protéiques complexes, notamment en protéomique. Elle combine deux séparations successives et orthogonales sur le même échantillon, ce qui augmente considérablement le pouvoir de résolution par rapport à une électrophorèse classique. Le résultat final se présente sous forme de spots positionnés selon deux axes :
  • L'Ă©lectrophorèse en gel selon les propriĂ©tĂ©s de charge : l'isoĂ©lectrofocalisation (IEF), première dimension.
  • L'Ă©lectrophorèse en gel selon les propriĂ©tĂ©s de taille : le SDS-PAGE, seconde dimension.

L’isoélectrofocalisation (IEF)

L'échantillon de est mélangé avec un tampon contenant des substances dénaturantes pour déployer les protéines en une forme linéaire et uniforme. Un gel avec un gradient de pH est préparé dans un tube capillaire ou sur une plaque bidimensionnelle.

L'échantillon est déposé à un bout du gel IEF. Ensuite, un champ électrique est appliqué, provoquant la migration des protéines vers leur point isoélectrique (pI) spécifique dans le gel en fonction de leur pH. Chaque protéine se fixe à l'endroit où le pH du gel est égal à son pI, où elle n'a pas de charge nette.

L’électrophorèse en gel selon la taille (SDS-PAGE)

Un gel de polyacrylamide est préparé dans une deuxième dimension, cette fois-ci avec un gradient de concentration d'un détergent, le dodécylsulfate de sodium (SDS). Ce dernier dénature les protéines et leur confère une charge négative.
Le gel IEF est placé sur le dessus du gel SDS-PAGE. Un champ électrique est à nouveau appliqué, mais cette fois-ci dans une direction perpendiculaire à celle de la première dimension. Les protéines se déplacent dans le gel SDS-PAGE en fonction de leur poids moléculaire. Les protéines se séparent en bandes verticales en fonction de leur poids moléculaire.
Le gel bidimensionnel résultant présente des taches où chaque protéine est localisée en fonction de son pI et de son poids moléculaire. Les protéines peuvent ainsi être identifiées, quantifiées et analysées à l'aide de détecteur tel que la spectrométrie de masse.

Quels sont les avantages l'électrophorèse ?

  • L'Ă©lectrophorèse permet une sĂ©paration efficace des molĂ©cules biologiques en fonction de leur taille et de leur charge. C’essentiel pour l'analyse et la caractĂ©risation de divers types de biomolĂ©cules.
  • L'Ă©lectrophorèse peut ĂŞtre adaptĂ©e pour sĂ©parer diffĂ©rents types de molĂ©cules, notamment les acides nuclĂ©iques (ADN et ARN), les protĂ©ines et d'autres macromolĂ©cules biologiques.
  • Les rĂ©sultats de l'Ă©lectrophorèse peuvent ĂŞtre obtenus assez rapidement, ce qui permet un flux de travail efficace en laboratoire.
En ce qui concerne l'électrophorèse capillaire, elle offre des avantages significatifs, tels qu'une résolution accrue, une rapidité d'analyse, une faible consommation de réactifs et une automatisation élevée. Son potentiel d'applications est vaste et continue d'évoluer grâce à des développements technologiques constants.

L'électrophorèse bidimensionnelle, quant à elle, permet d'obtenir un profil complexe de séparation des protéines. Il s’agit ainsi d’un outil puissant pour l'étude des protéomes et l'identification de protéines spécifiques dans des échantillons biologiques complexes.
Demandez conseil Ă  nos vendeurs.
1 minute pour décrire votre besoin. 24h pour obtenir des devis compétitifs.
Faire une demande groupée (1min)
Sélectionnez votre structure si elle s’affiche :
Ma structure n’est pas dans la liste